Trèfles contre phosphates
Date Issued
1986Language
frType
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CTA. 1986. Trèfles contre phosphates. Spore 1. CTA, Wageningen, The Netherlands.
Permanent link to cite or share this item: https://hdl.handle.net/10568/58507
Abstract/Description
Deux chercheurs du Centre International pour l'Elevage en Afrique (CIPEA) ont mis en évidence les « réponses extraordinairement élevées » des trèfles indigènes africains à des applications, faibles ou modérées de phosphore (P). Ces...
Notes
Deux chercheurs du Centre International pour l'Elevage en Afrique (CIPEA) ont mis en évidence les « réponses extraordinairement élevées » des trèfles indigènes africains à des applications, faibles ou modérées de phosphore (P). Ces trèfles à haut potentiel proviennent des zones reculées des hauts plateaux d'Ethiopie.
Si l'on sait depuis longtemps que la carence des sols éthiopiens en phosphore est un problème, on croit en général que la réponse des espèces indigènes ne peut égaler ni surpasser celle des lignées commerciales importées du monde développé en raison de leur grande fécondité. Les résultats de ces expériences ont des conséquences importantes sur la politique de vulgarisation des engrais en Ethiopie ; ils font naître de nouveaux espoires quant à la viabilité économique des cultures fouragères sur les hauts plateaux africains.
Les engrais commerciaux (phosphate di ammonium, superphosphate) recommandés aux agriculteurs par les services de vulgarisation sont trop chers pour pouvoir être réellement utilisables à grande échelle. La découverte de légumineuses fourragères indigènes pouvant obtenir de bons résultats en dépit de conditions p~doIogiques difficiles, et ce avec de faibles apports en P, ouvre des perspectives encourageantes : plutôt que les lignées importées, on pourrait utiliser des semences locales moins chères. Quant à la fertilisation, l'engrais phosphate suffira dans le cycle de culture, ce qui permettra d'améliorer les rendements des cultures fourragères et vivrières tout en réduisant les coûts de production.
Autant de perspectives qui méritent des travaux plus poussés. Mais par où commencer ?
Il faudrait d'abord intensifier l'exploration des plantes : les hauts plateaux constituent en effet un véritable « creuset » de variétés génétiques de trèfle.
CIPEA,
B.P. 5689 Addis Abeba,
ETHIOPIE.
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- CTA Spore (French) [3719]