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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dc.date.accessioned2015-03-19T14:18:56Z
dc.date.available2015-03-19T14:18:56Z
dc.date.issued2004en_US
dc.identifier.citationCTA. 2004. La lutte biologique : un espoir contre le Striga au Burkina.. Dossier d'information radio 04/01. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10568/59498
dc.descriptionLa lutte biologique : un espoir contre le Striga au Burkina. CHAPEAU Sous les climats semi-arides d’Afrique sahélienne, la mauvaise herbe parasite Striga Hermontica cause des pertes de rendement considérables aux cultures céréalières. Bien qu’il n’existe pour l’instant aucun moyen de lutte efficace à la disposition des paysans à faible revenus, de nombreux chercheurs ont m, is au point des stratégies de lutte. Ainsi au Burkina, l’IRD, l’Institut de Recherche pour le Développement a développé un programme biologique de lutte anti-Striga. Le directeur de ce programme, le Docteur Robin Duponnois répond aux questions de Crépin hilaire Dadjo à Ouagadougou. DURÉE DE LA BANDE : 3’52 Duponnois C’est une plante parasite qui se développe à partir des ressources au niveau des racines de ces plants de mil …Cette plante qui mesure environ 40 centimètres dans le champ de mil produit des petits pétales roses et lorsqu’on arrache cette plante, on s’aperçoit que ses racines sont profondément ancrées dans le système racinaire du plant de mil et cet ancrage permet à cette plante parasite donc de parasiter le plant et de pomper toutes les ressources minérales au détriment de la production en grains. Dadjo En terme de pertes, on estime à combien, a quel pourcentage les pertes ? Duponnois Bon il existe pas mal de chiffres mais cette perte est évaluée à environ 50%, 60% … Dadjo Maintenant d’un point de vue technique, comment, concrètement la plante Striga, pourrit pour ainsi dire les plantations ? Duponnois Le problème de ce Striga c’est qu’après avoir fleuri, fructifié etc.… elle produit des fruits contenant une espèce de poudre, ce sont des graines qui vont être propagées par le vent et qui vont pouvoir coloniser et infester des surfaces très très importantes dans un minimum de temps. Dadjo Concrètement comment est ce que vous, à travers votre étude, votre recherche, vous avez pu mettre au point, cette approche qui arrive à contrecarrer l’action du Striga ? Duponnois Alors il existe pas mal de différents programmes de recherche qui s’appuient sur la sélection variétale, sur des amendements en matière organique, des amendements azotés mais nous nous développons des programmes axés sur la gestion sur la biologie des sols, des ressources microbiennes du sol naturellement présentes dans ces sols donc on introduit aucune source exotique ou étrangère, on essaie de gérer et d’optimiser certaines catégories microbiennes susceptibles de contrecarrer l’invasion par Striga. Dans ces catégories microbiennes, il y a eu des travaux qui ont été faits il y a une dizaine d’années dans plusieurs pays, Niger, Mali et Burkina, ou on identifiait des souches microbiennes, « azo-spirilum », ce sont des fixateurs d’azote libre, qui …dont certains isolats peuvent inhiber la germination de ces graines, de ces semences de Striga, donc pour nous ces azo-spirilum sont naturellement présents généralement dans les sols de culture au Burkina et ce qu’on essaye de faire, c’est d’optimiser leur développement de telle façon à stimuler leur activités vis à vis de Striga donc cette gestion de ces populations d’azo-spirilum peut se faire par différentes façons, par des amendements organiques mais aussi par des cultures intercalaires car on sait qu’il y a certaines plantes, par exemple des petites légumineuses, des petites crotalaires, c’est des petites plantes qu’on trouve aussi naturellement dans ces régions, et ces crotalaires ont un effet positif sur ces azo-spirilum à travers, directement ou indirectement à travers d’autres micro-organismes style champignons mycorhisiens, des champignons symbiotiques que l’on trouve aussi généralement dans ces sols. Dadjo En revenant sur les légumineuses, comme plantes de couverture, hein c’est ça…, quel exemple ici on peut prendre ? Duponnois Alors tout dépend de la situation et du lieu ou on se trouve : Si vous vous trouvez dans une zone péri-urbaine, nous aurons la possibilité d’utiliser des plantes à plus-value importante par rapport à d’autres régions ou la pression démographique est moindre et là on aura, on pourra utiliser des plantes, plantes fourragères style arachide fourrager, style niébé fourrager, toutes ces variétés qui sont développées par les différents organismes de recherche en milieu sahélien. Dadjo Si je veux résumer sur le plan technique, il s’agit donc de développer des compétences locales dans le sous-sol pour lutter contre le Striga, aidé en cela par des légumineuses qu’on planterait en surface ? Duponnois Voilà, exactement ! Et donc maintenant l’idée c’est d’expliquer le phénomène de façon à l’optimiser, ça c’est le domaine de la recherche en tant que tel et aussi de le faire partager aux exploitants, aux producteurs etc…et c’est là qu’il y aura interaction avec les gens dans les différents programmes de recherche-action ou de recherche-développement, qui permettront d’identifier telle plante dans telle région et pour telle population.en_US
dc.language.isofren_US
dc.publisherCTAen_US
dc.relation.ispartofseriesDossier d'information radio 04/01, Radio Ruraleen_US
dc.titleLa lutte biologique : un espoir contre le Striga au Burkina.en_US
dc.typeAudioen_US
cg.subject.ctaPRODUCTION ET PROTECTION VÉGÉTALEen_US
cg.identifier.statusOpen Accessen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US
cg.coverage.regionWEST AFRICAen_US
cg.coverage.regionAFRICAen_US
cg.coverage.countryBURKINA FASOen_US


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