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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dc.date.accessioned2015-03-19T14:19:10Zen_US
dc.date.available2015-03-19T14:19:10Zen_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/59587en_US
dc.titleLes huiles essentielles : pour la parfumerie et la cosmétique mais aussi à usage médicinal.en_US
cg.subject.ctaPRODUCTION ET PROTECTION VÉGÉTALEen_US
dcterms.abstractParmi les cultures a haute valeur commerciale, les plus recherchées sont les huiles essentielles.en_US
dcterms.accessRightsOpen Accessen_US
dcterms.bibliographicCitationCTA. 2005. Les huiles essentielles : pour la parfumerie et la cosmétique mais aussi à usage médicinal.. Programme de radio rurale 05/2. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dcterms.descriptionLes huiles essentielles CHAPEAU Parmi les cultures a haute valeur commerciale, les plus recherchées sont les huiles essentielles. Les huiles essentielles ne contiennent pas de corps gras comme les huiles végétales obtenues par pression. L’huile essentielle est une sécrétion naturelle élaborée par le végétal et contenue dans les cellules de la plante, soit dans le calice, la tige, l'écorce ou tout autre partie de la plante et qui est extraite par la distillation de la plante en alambic. Selon l'huile désirée, on prendra tout ou partie d'une plante spécifique pour en extraire la quintessence, afin de la capturer à des fins médicales ou pour la parfumerie ou la cosmétique. Kounaso Thérèse fait cette activité depuis huit ans et en parle au micro de Euloge Aidasso. DURÉE DE LA BANDE : 6’28 Kounasso Bon, ça m’a plu parce que j’aime le parfum, tout ce qui est bonne odeur, j’aime ça, j’aime les fleurs, j’aime les plantes et surtout l’agriculture parce que ça donne du travail aux agriculteurs, aux paysans : je donne un peu d’argent, les paysans plantent et je leur achète les plantes et je fais mes essences. Aidasso L’essence que vous extrayez des plantes et consort, vous vendez cela ? Quelle utilisation en faites-vous ? Kounasso Je fais plusieurs variétés d’essence. Ces essences servent à faire du parfum dans un premier temps. Aussi ça peut servir à parfumer le yaourt, les biscuits, les bonbons …bon que sais-je encore, même la nourriture parce que c’est naturel, c’est les plantes, ce n’est pas synthétique. Aidasso Quelles sont les plantes que vous utilisez ? Kounasso Les feuilles de citronnelle. Il y a deux variétés de citronnelle : Il y a notre citronnelle que nous buvons à la maison et il y a une autre variété qui vient de l’extérieur et que nous plantons. C’est un peu le genre de notre citronnelle que nous buvons mais les feuilles sont plus épaisses. Donc c’est ça l’essence de citronnelle, celle qui vient de l’extérieur, celle que les gens appellent souvent l’essence de citronnelle ici à Cotonou. Pas le synthétique parce que le Nigéria fait aussi le synthétique et les odeurs ne sont pas les mêmes : l’odeur du naturel et du synthétique ne sont pas les mêmes. Aidasso Vous dites que vous faites de l’extraction d’huiles essentielles qui entrent dans la parfumerie. Vous faites du parfum ou bien vous exportez ? Kounasso En ce moment j’exporte. Mais je suis en train de mettre ne place une petite usine de parfumerie et comme ça je n’aurais plus à exporter mes essences mais c’est plutôt les parfums que je vais exporter Aidasso Sinon, pour le moment vous exportez les essences ? Kounasso Oui. Aidasso Comment vous avez découvert cette activité ? Kounasso Bon j’ai lu dans les livres ! J’ai lu, j’ai un livre qui ne parle que de plantes … de ce que font les plantes, de leurs vertus et tout ça là. Ça m’a donné l’idée de créer cette unité de production et c’est le CBDD qui m’avait aidé à mettre en place cette petite usine. Aidasso Quel est le risque que vous aviez pris ? Si vous devez parler de cette entreprise, quel est le risque initial que vous aviez pris ? Kounasso Bon… je fabrique les produits …bon, au départ je fabriquais sans trouver de marché donc je fabrique pour le Bénin uniquement. Ensuite j’ai commencé par participer aux foires internationales dans tous les pays du monde entier, j’ai trouvé des marchés et de plus en plus je vais à l’extérieur, je découvre encore d’autres marchés jusqu'à ce que j’aie découvert encore le marché des essences mais dans l’Afrique, les marchés de l’Afrique, ce n’est pas tellement intéressant parce qu’il faut vendre à crédit obligatoirement. Aidasso Vous arrivez à vendre vos produits sur le plan international ? Kounasso Oui oui, je vends bien mes produits sur le plan international. Les produits cosmétiques comme les pommades à cheveux, enfin tout ce qui concerne la beauté de la femme, je les vends bien. Aidasso Et vous utilisez combien de personnes ? Kounasso J’ai au moins dix personnes à mon service. Aidasso Sans compter ceux qui produisent les plantes et fleurs ? Kounasso Non. Sans compter bien sûr ceux qui produisent les plantes et fleurs. Aidasso Et quel contrat vous lie avec ceux qui produisent les plantes et fleurs ? Kounasso Le contrat n’est pas autre chose que de leur fournir de l’argent. Ils plantent et je leur achète par kilo les plantes. Aidasso Ça coûte combien un kilo ? Kounasso 15 francs le kilo. Les feuilles de citronnelle, 15 francs. Ou les feuilles d’eucalyptus, bon je ne paye pas parce que je vais dans les forêts, je vais prendre les feuilles d’eucalyptus pour extraire. Evidemment ces feuilles là ne donnent pas beaucoup d’essence mais le peu qu’elles donnent, je peux dire que je dépense pas pour les acheter. Et c’est les fleurs de citronnelle ou bien l’essence d’orange, même de citron, pour celles la je dépense parce qu’il faut acheter les oranges pourries pour pouvoir utiliser le zeste et tout ça. Aidasso Et en termes de revenus, est ce que vous arrivez à vous en tirer ? Kounasso Oui je me débrouille. On se débrouille au Bénin. On se débrouille toujours. (rires) Aidasso Est ce que l’activité est rentable ? Kounasso Ah moi je trouve que c’est plus ou moins rentable. Aidasso Mais ceux qui achètent, est ce qu’ils n’ont pas d’exigences particulières. Kounasso Non. Je leur offre ce qu’ils ont demandé. Mais la plupart du temps, dans la sous-région les gens ne réclament que l’essence de citronnelle, naturelle, pas le synthétique qui vient du Nigéria. Donc le naturel c’est à partir des plantes que nous faisons. Aidasso Mais dites nous, en plus de l’argent que vous gagnez, vous tirez un autre avantage particulier ? Kounasso Oui parce que les essences de citronnelle traitent aussi certaines maladies, eucalyptus, les essences d’orange, les essences de citron traitent beaucoup de maladies. Par exemple les essences d’orange traitent le cœur par exemple, oui, les maladies de cœur. Aidasso Ça veut dire que vous soignez encore des gens malades ? Kounasso …des gens qui souffrent d’asthme, de sinusites, de tout …simple … et puis il y a beaucoup de choses. Aidasso Il y a des gens qui vous reconnaissent pour ça indépendamment de ce que vous faites ? Kounasso Ah oui oui oui. Pour se traiter, il y a des gens qui m’écrivent sur mon e mail pour se traiter, ils me parlent de leurs maladies et je leur dis à peu près ce qu’ils vont utiliser. Aidasso Donc en plus de spécialiste en extraction d’huiles essentielles, vous êtes aussi médecin traitant ! Kounasso (Rires ) Oh oh, je ne suis pas médecin mais bon… c’est à travers les bouquins que j’ai connu un peu les vertus de ces plantes là. Aidasso Mais au niveau étatique, est ce qu’il y a eu des structures d’accompagnement qui vous ont soutenu ? Kounasso Zéro. Il n’y a rien du tout. Le ministère de l’Industrie avait dit un temps qu’on allait me soutenir avec deux alambics. J’ai rempli tout un tas de documents et jusqu’aujourd’hui, niet ! C’est à dire qu’il faut avoir, il faut les connaître, il faut connaître les gens sur place, il faut avoir les bras longs comme on dit et comme moi je n’en ai pas au niveau du Ministère de l’Industrie, il y a personne pour me soutenir. Aidasso Jusque là ? Kounasso Jusque là, personne ne m’a soutenu. J’ai demandé mille et une fois. Personne ne m’a soutenu. Aidasso Ni de façon technique, ni financière ? Kounasso Rien du tout, rien du tout.en_US
dcterms.isPartOfProgramme de radio rurale 05/2, Radio Ruraleen_US
dcterms.issued2005en_US
dcterms.languagefren_US
dcterms.publisherTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dcterms.typeAudioen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US
cg.coverage.regionAfricaen_US


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