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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dc.date.accessioned2015-03-19T14:19:16Z
dc.date.available2015-03-19T14:19:16Z
dc.date.issued2007en_US
dc.identifier.citationCTA. 2007. Pour l’exploitation durable des plantes médicinales, respecter les espaces protégés.. Programme de radio rurale 07/3. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/59631
dc.descriptionPour l’exploitation durable des plantes médicinales, respecter les espaces protégés CHAPEAU Comme on le constate de plus en plus, certaines plantes médicinales deviennent des espèces en voie de disparition, une disparition qui a deux causes essentielles : l’urbanisation galopante et l’exploitation anarchique des plantes en question, notamment par un arrachage sauvage des racines ou des écorces. Pour le professeur Axel Avoni-Koblan, naturothérapeute et créateur d’un Centre de recherches en biomédecine africaine à Abidjan, la solution est de laisser la forêt à son rôle de réservoir de la biodiversité et de domestiquer les plantes médicinales rares. Il répond aux questions de Félix Eba Aman Kouadio. COMMENCEMENT DE LA BANDE: «Pour la conservation, il ne faut …» FIN DE LA BANDE : « .... et de préserver la biodiversité.» DURÉE DE LA BANDE : 5’58 ANNONCE DE FIN: Cette émission vous était proposée par le CTA. Transcription Avoni-Koblan Pour la conservation, il ne faut surtout pas superposer les plantes. On voit au marché des femmes qui vendent des plantes, elles les mélangent, elles superposent les plantes et il y a un effet de chaleur qui se dégage, qui abîme la plante. Ça c’est un point et deuxièmement, le jus d’une plante peut glisser dans une autre et alors ces deux plantes-là peuvent devenir toxiques. Donc il est dangereux de superposer les plantes, de les mettre en tas comme ça et surtout dans des sachets en plastique, il y a un effet de chaleur qui abîme les plantes et il y a des processus chimiques qui peuvent se passer entre les plantes qui peuvent donc rendre ces plantes dangereuses. Il faut les suspendre, ranger chaque plante de même famille dans un cadre bien précis, sur une étagère pour qu’elle ne touche pas d’autres plantes avec lesquelles elle pourrait avoir un effet négatif. Kouadio Ça c’est au marché mais par rapport à la nature, on sait que de plus en plus dans nos villages il y a des feux de brousse, on détruit un peu la nature alors qu’est-ce qu’il faudrait faire par exemple au niveau des forêts pour qu’on puisse conserver, qu'en conservant la forêt bien sûr on puisse conserver aussi les plantes médicinales ? Avoni-Koblan Il faudrait arriver à cultiver les plantes les plus utiles. On doit pouvoir faire des champs et ça évite d’ailleurs d’aller faire de la déforestation. Les plantes les plus utiles on peut les cultiver et l’ « Apropro » par exemple va devenir bientôt beaucoup plus rentable que le cacao parce qu'on va faire du biocarburant avec. Donc c’est une grande ressource, c’est une grande richesse qui est là, qui dort et qu’on ne connaît pas mais qui heureusement avec le développement des nouvelles sources d’énergie, du biocarburant, notamment en Inde, au Brésil et tout ça, bientôt nous allons pouvoir exporter de l’huile d’ « Apropro » et faire du carburant avec. Donc on peut faire des champs. Les autres plantes elles aussi peuvent être cultivées et quand on les cultive, on en prend beaucoup plus soin et on peut sélectionner les espèces les plus rentables d’un point de vue médicinal. Il y a donc une nécessité de conservation du patrimoine génétique végétal qui est en disparition : l’urbanisation a défriché, a balayé beaucoup de plantes médicinales autour d’Abidjan. Pour la conservation encore, il faut développer les espaces protégés. Nous avons des parcs, il y a un Office national des parcs et réserves en Côte d’Ivoire. Il faut donner des moyens à ces gens-là de faire véritablement leur travail pour que ces espaces protégés soient effectivement protégés et qu’on ne retrouve pas des plantations de cacao dans les parcs nationaux ! Dans les villages, les gens ont encore le sens des forêts parce qu’il ya des forêts classées, il y a des bois sacrés qu’on ne touche pas où vous trouvez des espèces qui ont disparu partout ailleurs mais qui sont encore là. Kouadio Est-ce qu’il y a un lien qu’on pourrait établir entre conservation de la nature, de la biodiversité de la forêt par exemple et l’exploitation durable des plantes médicinales ? Avoni-Koblan Oui, le lien c’est par la culture. Il faut domestiquer certaines plantes pour laisser la forêt sauvage à son état sauvage. Il faut laisser la forêt sauvage à son état sauvage. Les espèces qui sont plus fortement médicinales, celles dont on a le plus souvent besoin, pour celles-là on doit pouvoir faire des champs ! Nous faisons des champs pour cultiver du riz, nous faisons des champs pour cultiver de la banane, du cacao, du café. Pourquoi ne ferions-nous pas des champs pour cultiver nos plantes médicinales ? Une fois que l’espace de culture de la plante médicinale a été déterminé, comme je disais tantôt, on n’a plus besoin d’aller en forêt. Donc pour mieux conserver la forêt, pour lutter contre la déforestation, il faut que nous fassions des champs de plantes médicinales. On sélectionne les plantes qui sont les plus riches en médicaments : celles-là feront l’objet d'une culture et les espèces seront ainsi protégées contre la déforestation et contre l’avancée de l’urbanisation galopante dans nos villes. Kouadio On sait qu’en Afrique on a des champs de cacao, de café et de palmier à huile mais on n’a pas encore véritablement de champs de plantes médicinales, alors quels conseils pouvez-vous donner aux paysans pour qu’ils exploitent ces plantes médicinales ? Avoni-Koblan D’abord ce n’est pas aux paysans qu’il faut donner des conseils. Il y a au ministère de la Santé en Côte d’Ivoire une sous-direction, un Programme de promotion de la médecine traditionnelle. C’est ce programme-là qui doit sensibiliser d’abord les tradipraticiens eux-mêmes à ne pas aller en brousse et couper les plantes n’importe comment, tailler les écorces n’importe comment : on blesse les plantes, on les fait mourir ! Donc si nous les tradipraticiens, nous allons vers les villageois pour dire voici les plantes dont nous avons besoin, est-ce que vous ne pouvez pas nous les cultiver ? Si nous créons la demande, il va y avoir une offre ! Aujourd’hui, sans avoir attendu personne, les femmes cultivent le Philantus amarus. A Abidjan aujourd’hui, on ne peut plus trouver un brin de Philantus amarus, ça s’arrache comme ça ! Aujourd’hui une botte de Philantus amarus, une toute petite botte qui ne fait même pas 100 grammes, ça coûte 100 francs ! Donc quand le marché est créé, quand la demande est forte, eh bien un opérateur économique lui il cherche des opportunités de gagner de l’argent. Kouadio Ce que vous avez dit pour la Côte d’Ivoire est aussi valable pour l’Afrique, je présume ? Avoni-Koblan Bien entendu, je me suis appesanti sur le cas de la Côte d’Ivoire parce que nous sommes ivoiriens, nous sommes en Côte d’Ivoire mais ce que nous disons là est valable pour toute l’Afrique, est valable pour le reste du monde, que ce soit au Brésil … toutes les forêts tropicales aujourd’hui menacées peuvent être sauvées grâce à une culture intelligente des plantes médicinales : c’est une bonne façon de protéger et de conserver les forêts et de préserver la biodiversité. Fin de la bande.en_US
dc.description.abstractLaisser la forêt à son rôle de réservoir de la biodiversité et domestiquer les plantes médicinales rares sont des solutions d’avenir pour notre environnement.en_US
dc.language.isofren_US
dc.publisherCTAen_US
dc.relation.ispartofseriesProgramme de radio rurale 07/3, Radio Ruraleen_US
dc.titlePour l’exploitation durable des plantes médicinales, respecter les espaces protégés.en_US
dc.typeAudioen_US
cg.identifier.statusOpen Accessen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US
cg.coverage.regionAFRICAen_US


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