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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dc.date.accessioned2015-03-19T14:19:20Z
dc.date.available2015-03-19T14:19:20Z
dc.date.issued2003en_US
dc.identifier.citationCTA. 2003. Un nouveau moyen pour éliminer les tiques des bovins. Programme de radio rurale 03/03. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/59658
dc.descriptionCHAPEAU En période d’hivernage, les bovins souffrent particulièrement des tiques qui se fixent sur les flancs arrière, sur les mamelles des vaches et sur les parties génitales des bœufs et des taureaux. Ces parasites en se gorgeant du sang de l’animal, peuvent causer de graves blessures pouvant aller jusqu’à la destruction des mamelles des vaches. Ils peuvent aussi être les vecteurs de la cowdriose, une maladie affectant uniquement les bovins. Frédéric Starchruski est vétérinaire au CIRDES de Bobo Dioulasso et son équipe a cherché de nouveaux moyens d’éliminer ces tiques. Il en parle au micro de Crépin Hilaire Dadjo. DUREE DE LA BANDE 6’38 Starchruski Traditionnellement, les éleveurs luttent contre les tiques en faisant des détiquages manuels, ils arrachent les tiques, ils les jettent sur le feu ou ils les écrasent et il font ça régulièrement pendant la saison des pluies qui est celle pendant laquelle le stade le plus dangereux de la tique c’est à dire l’adulte, est présent sur les animaux. Ces méthodes de lutte sont longues, prennent du temps, sont douloureuses pour les animaux et les éleveurs ont de plus en plus tendance à utiliser maintenant les nouveaux produits développés par les industries, notamment donc ce qu’on appelle les acaricides qui sont les équivalents des insecticides qui eux permettent de lutter par exemple contre les mouches tsé-tsé. Malheureusement comme ces produits sont onéreux ou que les éleveurs les trouvent, les estiment onéreux. ils ont tendance à mal utiliser les produits c’est à dire à utiliser des doses insuffisantes ou alors à ne traiter les animaux à des intervalles trop grands. Les infestations les plus importantes qu’on peut observer sont évidemment variables selon la région dans laquelle vous travaillez mais en zone sub humide comme ici, on peut avoir des infestations pouvant aller jusqu’à 300 ou 400 tiques par animal si on ne traite pas. Alors justement pour limiter ces pertes et pour empêcher d’avoir des infestations aussi importantes, on cherche des méthodes de lutte et nous nous avons fait beaucoup de travail pour essayer de comprendre la tique et le bovin, et l’hôte et au cours de ces expériences, au cours de ces études, nous avons découvert que les tiques, avant de venir se fixer sur le corps des animaux, se fixent d’abord sur le pied c’est à dire que pendant que les animaux sont en brousse, dans les pâturages, ils viennent se fixer entre les onglons de la vache, ils restent ici toute la journée et c’est simplement la nuit quand l’animal va se coucher dans son parc qu’elles vont se détacher de cette zone des pieds pour aller se fixer sur le corps. Donc l’idée que nous avons eu c’est d’essayer d’éliminer les tiques tant qu’elles sont sur les pieds et avant qu’elles ne viennent se fixer sur le corps. Et pour ça nous avons construit ce qu’on appelle des pédiluves c’est à dire des petits bacs en ciment de 3 mètres de long et 80 cm de large dans lequel on met un mélange d’eau et de produit acaricide sur une hauteur de à peine 20 cm et les animaux quand ils reviennent du pâturage le soir, passent dans ces pédiluves et et donc traitent leurs pieds. Ensuite ils vont dans leurs parcs de nuit, ils se reposent, le produit agit et ils éliminent les tiques qu’ils ont sur leur pieds. Dadjo Décrivez moi en fait tous les avantages qu’il y a à procéder de la façon que vous avez décrit. Starchruski Alors moi ce que je voyais comme avantage principal avant de faire les expériences, c’était que on éliminait les tiques avant que’elles viennent se fixer sur le corps donc on empêchait les blessures de se développer. Les deux avantages qu’on a vu au cours des études et au cours des essais et qui ont d ‘ailleurs été pointés et mis en avant par les éleveurs, le premier c’est que c’est très rapide : une fois que les animaux sont habitués à passer dans ce pédiluve, il y a un troupeau de 100 ou 120 têtes peut passer en moins d’un quart d’heure alors que normalement quand on traite les animaux individuellement, il faut attraper chaque animal, le traiter chacun pendant une ou deux minutes, ça prend donc énormément de temps. Le deuxième avantage n’a pu être mis en évidence qu’une fois qu’on avait fait tous les calculs à savoir le coût du traitement. On s’est rendu compte que à chaque passage, chaque animal ne prend que environ 200 ml de mélange acaricide sur ses pieds, ce qui fait que au bout des deux mois et demi de traitement, car les tiques n’étant présentes que au tout début de la saison des pluies, il ne faut traiter les animaux que depuis la mi-mai jusqu’en fin juillet, ceci dans la zone de Bobo Dioulasso, dans d’autres régions il faudrait adapter en fonction de la saison des pluies mais ici donc c’est deux mois et demi et au cours de ces deux mois et demi les animaux sont traités entre 30 et 40 fois puisque ils passent tous les deux jours et en tout ils utilisent 7 litres de produit par animal, ce qui représente donc par animal moins de 200 Francs CFA de coût du traitement. Donc c’était ça le dernier avantage, le coût par rapport à d’autres méthodes de lutte qui elles sont plus onéreuses. Dadjo Mais tout de même il y a des contraintes, est ce que vous pouvez les évoquer rapidement ? Starchruski Oui il y a des contraintes comme dans tout traitement, rien n’est parfait. La première contrainte d’abord c’est qu’il faut construire cette installation. Il faut pouvoir trouver le financement pour l’installer. Alors ça pourrait être fait, on peut imaginer que ça peut être installé ou construit par des coopératives d’éleveurs étant donné que cette installation peut servir pour 300 ou 400 animaux et donc plusieurs éleveurs pourraient se regrouper pour payer cela ensemble. Le coût étant d’environ 300 mille CFA pour ceux que moi j’ai construit mais je pense que avec la main d’œuvre des villages ou avec les éleveurs eux même qui mettraient la main à la pâte, on pourrait réduire ce coût jusqu’a 200 mille ou 150 mille francs, l’essentiel du coût étant constitué des sacs de ciment nécessaires pour construire le bac en béton et également des tiges en métal qui permettent de faire le couloir pour canaliser les animaux. La deuxième contrainte est que, comme je le disais, c ‘est une méthode prophylactique c’est à dire il faut absolument que le rythme de traitement soit respecté c’est à dire que les animaux passent tous les deux jours de façon à ce que les tiques soient éliminées au fur et à mesure de leur fixation. Si on laisse une semaine les animaux sans traitement, le produit aura le temps de disparaître des pieds et certains des tiques auront le temps de se fixer sur le corps et on perdra l’avantage de la méthode. Voila les deux contraintes essentielles. Dadjo Dernière question, Docteur, est ce que la méthode que vous avez trouvé, on peut l’appliquer à d’autres pays de la sous région ? Starchruski La méthode pourrait certainement être utilisée partout où les méthodes d’élevage sont similaires à celles que nous avons au Burkina et que je vous ai décrit à savoir les animaux pâturent dans la journée et sont ramenés la nuit dans leurs parcs de nuit. Probablement la méthode serait moins efficace dans des ranchs, dans des grands ranchs privés ou publics qui existent par exemple dans des stations de recherche ou autres parce que là les animaux sont laissés en permanence au pâturage. Il faut que les animaux ne se couchent pas dans la journée pour que les tiques soient encore sur les pieds le soir mais partout ou les éleveurs traditionnels utilisent encore la méthode de conduite de troupeaux que je vous ai décrite, à savoir les animaux partent le matin en brousse, reviennent le soir et restent au parc de nuit pratiquement pendant 12 heures par jour, à ce moment là la méthode pourrait sûrement être efficace puisque le soir quand les animaux reviennent de brousse, toutes les tiques qu’ils ont capturé pendant la journée, sont encore fixées sur le pied.en_US
dc.description.abstractEn période d’hivernage, les bovins souffrent particulièrement des tiques qui se fixent sur les flancs arrière, sur les mamelles des vaches et sur les parties génitales des bœufs et des taureaux.en_US
dc.language.isofren_US
dc.publisherCTAen_US
dc.relation.ispartofseriesProgramme de radio rurale 03/03, Radio Ruraleen_US
dc.titleUn nouveau moyen pour éliminer les tiques des bovinsen_US
dc.typeAudioen_US
cg.subject.ctaBETAILen_US
cg.identifier.statusOpen Accessen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US
cg.coverage.regionSAHELen_US
cg.coverage.regionAFRICAen_US
cg.coverage.regionWEST AFRICAen_US
cg.coverage.countryBURKINA FASOen_US


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