Utiliser des pesticides doux, naturels et non toxiques
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Date Issued
2008Language
frType
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CTA. 2008. Utiliser des pesticides doux, naturels et non toxiques. Programme de radio rurale 08/2. CTA, Wageningen, The Netherlands.
Permanent link to cite or share this item: https://hdl.handle.net/10568/59679
Abstract/Description
La lutte intégrée passe également par l’utilisation de pesticides doux, naturels et non toxiques comme l’essence de piment ou de neem.
Notes
Utiliser des pesticides doux, naturels et non toxiques
Introduction suggérée
En dehors des méthodes de prévention et la lutte biologique, la lutte intégrée comprend également un élément de lutte chimique qui a elle-même deux composantes, l’utilisation de pesticides doux, naturels et non toxiques et en dernier ressort, si tout le reste n’a pas marché, l’utilisation de pesticides de synthèse mais avec modération. Voyons tout d’abord avec Madame Tambou Rose de quoi il s’agit quand on parle de pesticides doux et naturels. Elle répond aux questions de Charles N’forgang.
Début de la bande : « Nous avons les insecticides naturels, généralement contre les … »
Fin de la bande : « … c’est la larve qui détruit la plante et non l’insecte adulte. »
Durée de la bande : 4’19
Annonce de fin : Cette émission vous était proposée par le CTA.
Transcription
Tambou Nous avons les insecticides naturels, généralement contre les maladies fongiques et contre les insectes. On peut utiliser le piment, les feuilles de neem, les feuilles de papayer, la cendre de bois etc.
N’forgang Comment arrive-t-on à fabriquer des insecticides à partir d’une plante comme le piment ?
Tambou Bon pour fabriquer un insecticide à partir d’une plante comme le piment, il faut un récipient, il faut deux cent cinquante grammes de piment, quatre litres d’eau, une cuillérée à soupe de savon liquide, de savon de ménage. Bon la préparation : on place une casserole au feu avec les quatre litres d’eau, on y verse le piment. Il faut un pilon pour tourner pour que le mélange soit homogène pour libérer tout le principe actif du piment, porter ça à ébullition donc laisser bouillir pendant trente minutes. Après on y ajoute le savon, ceci pour permettre l’adhésion de la solution obtenue aux feuilles de plante. Après on enlève du feu, on laisse refroidir, on filtre le mélange. Quand le mélange est obtenu, on utilise un verre de cette décoction pour quatre verres d’eau donc on fait un mélange proportion un quart, on met dans un pulvérisateur et on applique sur les cultures. Le piment a une substance, la substance qui pique, là, c’est ça qui détruit les pucerons et les chenilles. La durée de rémanence est de quatre jours.
N’forgang L’insecticide obtenu à partir de ce que vous venez d’expliquer est utilisé pour quel type de cultures ?
Tambou ça s’utilise pour les cultures maraîchères.
N’forgang Vous avez cité beaucoup d ‘insectes nuisibles, est-ce que ce type de décoction peut être également valable pour les rongeurs, pour certains oiseaux qui s’attaquent également aux cultures maraîchères ?
Tambou Non, pas les rongeurs, ils attaquent les graines stockées donc pour les rongeurs, nous pouvons utiliser la cendre de cuisine ou bien même les feuilles de neem. La cendre : quand on a de la cendre, on essaye de tamiser pour enlever les particules. Bon, la partie qu’on obtient après le tamisage, on incorpore ça aux grains, aux grains de haricots, aux grains de maïs pour la conservation et ça lutte efficacement contre les rongeurs, contre les insectes qui détruisent les produits stockés. Bon, pour le neem, il faut prendre les feuilles de neem, les sécher, broyer et incorporer ça dans les grains. Ça permet de lutter contre les insectes.
N’forgang Quel est l’avantage d’utiliser ces pesticides doux ?
Tambou Les produits chimiques coûtent très cher et ce n’est pas à la portée du petit paysan. Ensuite ça n’a pas d’impact sur l’organisme : même si après utilisation, par mégarde on ne lave pas bien un produit, ça ne donne pas la maladie comme les produits chimiques. Ce n’est pas toxique. La manipulation est facile, le coût n’est pas élevé comme des produits chimiques et ça ne détruit pas l’environnement.
N’forgang Oui, Madame Tambou, je souhaiterais qu’on puisse revenir sur l’action de ces insecticides doux. Comment est-ce qu’ils parviennent à tuer ces insectes ou ces rongeurs ?
Tambou C’est par contact. Dés qu’on traite et que le produit touche le corps de l’insecte, ça détruit l’épiderme et ça le dessèche et il finit par mourir.
N’forgang Est-ce à dire que les insectes qui auraient des carapaces ne pourraient pas être inquiétés par ce type de pesticides ou d’insecticides doux ?
Tambou Pour les insectes qui ont des carapaces, on essaye de les détruire quand ils sont au stade de larves parce que c’est même le stade larvaire qui est nocif à la plante. Quand c’est déjà adulte, la carapace ne nuit pas à la plante mais c’est au stade larvaire qu’ils sont nuisibles parce que c’est la larve qui détruit la plante et non l’insecte adulte. Fin de la bande
Subjects
PRODUCTION ET PROTECTION VÉGÉTALE;Regions
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