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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dc.date.accessioned2015-03-19T14:19:23Zen_US
dc.date.available2015-03-19T14:19:23Zen_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/59685en_US
dc.titleCameroun: hiatus entre les mesures officielles visant à interdire l’utilisation des gaz aggravant l’effet de serre utilisés dans les appareils ménagers et la réalité du terrainen_US
cg.subject.ctaENVIRONNEMENTen_US
dcterms.abstractAprés avoir ratifié en 1989, la Convention de Vienne portant sur l’interdiction des substances appauvrissant la couche d’ozone, le Cameroun a signé en 1994 la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.en_US
dcterms.accessRightsOpen Accessen_US
dcterms.bibliographicCitationCTA. 2003. Cameroun: hiatus entre les mesures officielles visant à interdire l’utilisation des gaz aggravant l’effet de serre utilisés dans les appareils ménagers et la réalité du terrain. Programme de radio rurale 03/04. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dcterms.descriptionCHAPEAU Aprés avoir ratifié en 1989, la Convention de Vienne portant sur l’interdiction des substances appauvrissant la couche d’ozone, le Cameroun a signé en 1994 la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Et puis en 2002, il a également adhéré au protocole de Kyoto sur les changements climatiques. Pour mettre en pratique les recommandations de tous ces accords, le gouvernement camerounais a pris un certain nombre de mesures visant à interdire l’utilisation des gaz aggravant l’effet de serre. L’une de ces mesures concerne les gaz utilisés dans de nombreux appareils ménagers comme les frigos, les congélateurs et les climatiseurs, des gaz qui sont donc en principe interdits. Mais qu’en est il sur le terrain ? Une enquête de Blandine Kanga à Douala DUREE DE LA BANDE : 7’22” Studio Richard Mouasso Priso Madengue est chef de service provincial au Ministère de l’Industrie. Il nous parle des mesures concrètes que le gouvernement camerounais a pris pour appliquer la Convention de Vienne sur l’interdiction des substances appauvrissant la couche d’ozone. Mouasso Il y a deux décisions que notre ministre a prises : il y a la décision No 64 Mindic/CAB du 12 mai 1995 qui rend obligatoire l’obtention d’un visa technique du ministère de l’environnement et des forêts avant toute importation des substances appauvrissant la couche d’ozone, parmi lesquels il y avait cinq types de CFC, trois types de Alon, le tétrachlorure de carbone, le trichloroéthane et le bromure de méthyle. Ensuite il y a une autre décision qui interdisait l’importation de tous les réfrigérateurs domestiques allant des appareils électroménagers en passant par les utilisations commerciales qui utilise notamment les divers types de cloro-fluoro-carbone, les CFC comme on appelle, détruisant la couche d’ozone. Ce sont les deux principales décisions que notre département ministériel a prises. Et entre temps aussi au niveau du ministère de l’environnement et des forêts, il y a un Bureau National de l’Ozone qui a été créé en 1994 qui coiffait tout ce qui concerne les substances appauvrissant la couche d’ozone. Kanga Et quelles sont les mesures concrètes qui sont prises pour être sur que les différents acteurs du secteur respectent bien ces textes là ? Mouasso Bon ici à notre niveau, en ce qui concerne surtout les importations de ces équipements, je vous ai dit tantôt qu’avant l’importation, il y a le visa technique préalable que le Bureau National de l’Ozone doit d’abord apposer sur une déclaration d’importation, avant que nous, du Service technique du Mindic compétent, nous la signions. Et d’autre part, il y a les contrôles inopinés qui peuvent se faire, qui se sont même fait dans le temps, toujours conjointement avec le Ministère de l’environnement et des forêts. Ce sont les mesures que nous prenons pour essayer d’endiguer…. Pour que les consommateurs enfin respectent ces mesures. Kanga Au niveau du port, sachant que le port est la principale porte d’entrée de tous ces produits, quelles sont les mesures qui sont prises à ce niveau là ? Mouasso Malheureusement nous, au niveau du port, nous n’avons pas un bureau. Mais par contre, la délégation provinciale de l’environnement et des forêts ici a un bureau permanent au port qui, je crois, avant que tout équipement sorte, vérifie si le visa technique a été apposé sur ces documents. Mais comme nous n’avons pas aussi un bureau au port, nous sommes un peu limités. Donc nous procédons plutôt à des contrôles à posteriori dans la ville pour voir si les équipements qui entrent, respectent effectivement ces conditions c’est à dire le remplissage avec le nouveau gaz, le C134. Mais au niveau du port pour le moment, nous sommes un peu limités parce que nous n’avons aucun représentant là-bas. Kanga Qu’est ce qui explique d’après vous que l’on ait sur le marché une abondance de frigos, de vieux frigos venant d’Europe ? Est ce que ces frigos là n’utilisent pas des gaz interdits ? Mouasso Un usager qui va en Europe passer ses vacances, il revient, il peut revenir avec dans sa voiture ou bien dans ses voitures des frigos d’occasion. Donc on va libeller ça sous l’appellation des effets personnels. Or les effets personnels ne sont pas interdits. Mais je crois que c’est plutôt au pays de provenance, enfin si ces frigos ont été déjà mis au rebus, c’est là où on devait déjà les détruire au départ ou les recycler avant de les laisser aux mains des usagers. Studio On voit donc que malgré les lois, la position sur le terrain est loin d’être claire. C’est ce que confirme Michel Tchamaleu, ingénieur a l’UCE , l’Union Camerounaise des Entreprises, une société de fabrication d’appareils électroménagers. Grâce au soutien de l’ONUDI,cette entreprise a effectué une reconversion de ses produits en changeant les gaz interdits par des gaz autorisés. Mais si les responsables affirment que la reconversion s’est déja opérée, en réalité la nouvelle technologie n’est pas encore tout à fait au point. Michel Tchamaleu : Tchamaleu Un pareil changement implique également un changement au sein de l’entreprise parce que la nouvelle technologie implique une formation des techniciens qui doivent effectivement manipuler ce type de gaz et en même temps les nouveaux équipements. Donc il y a eu une formation au niveau du personnel et notre personnel a dû se déplacer pour aller à Vienne et en même temps en Italie dans l cadre de cette formation pour être vraiment à la pointe de cette technologie. Kanga L’impact que la reconversion a eu sur votre chiffre d’affaire ? Tchamaleu Oui il va sans dire qu’à chaque fois qu’il faut installer, faire de nouvelles installations dans une unité de production, il y a un temps qu’il faut observer. Et ce temps là est un gain à gagner que l’entreprise perd, ça c’est tout à fait évident. Non seulement l’entreprise perd un manque à gagner considérable mais également le personnel est parfois obligé d’être mis en congé technique. Donc il y a un effet sur le plan social qui n’est pas toujours très positif et il y a un effet sur le portefeuille de l’entreprise également qui n’est pas toujours positif. Kanga Quand un consommateur vient chez vous et qu’il a entre les mains un appareil comme un climatiseur, un réfrigérateur ou un congélateur, qu’est ce qui lui permet de savoir qu’il a entre les mains un appareil dont le gaz répond aux normes ? Tchamaleu Non dans tous nos appareils, nous avons des étiquettes qui sont collées sur nos appareils qui permettent effectivement d’identifier que ces appareils ont été faits conformément à la nouvelle réglementation, avec le nouveau produit, le nouveau type de gaz. Kanga Quand est ce que vous avez pris connaissance des textes qui interdisaient les gaz polluants ? Tchamaleu Oui la connaissance de ce projet nous est parvenue depuis 1996 par le biais de l’ONUDI Kanga Et quand est ce que vous avez commencé l’application de ces textes ? Tchamaleu Et bien immédiatement il fallait se mettre au boulot et attendre les équipements. Donc je peux dire immédiatement que dés 96 on s’est attelé à être en phase avec cette reconversion. Studio Mais dans la réalité cette reconversion est loin d’être complétée et les équipements sortant de cette entreprise camerounaise sont loin de correspondre encore aux normes officielles . Donc pour le moment les gaz appauvrissant la couche d’ozone continuent à se déverser impunément dans l’atmosphère et à accentuer l’effet de serre.en_US
dcterms.isPartOfProgramme de radio rurale 03/4, Radio Ruraleen_US
dcterms.issued2003en_US
dcterms.languagefren_US
dcterms.publisherTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dcterms.typeAudioen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US
cg.coverage.regionMiddle Africaen_US
cg.coverage.regionAfricaen_US
cg.coverage.regionCentral Americaen_US
cg.coverage.regionLatin Americaen_US
cg.coverage.countryCameroonen_US
cg.coverage.iso3166-alpha2CMen_US


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