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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dc.date.accessioned2015-03-19T14:19:34Z
dc.date.available2015-03-19T14:19:34Z
dc.date.issued2002en_US
dc.identifier.citationCTA. 2002. La bière de maïs traditionnelle produite à la chaîne. Une affaire potentiellement rentable pour un entrepreneur béninois. Programme de radio rurale 02/2. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/59755
dc.descriptionLA BIERE DE MAIS TRADITIONNELLE PRODUITE A LA CHAINE : UNE AFFAIRE POTENTIELLEMENT RENTABLE POUR UN ENTREPRENEUR BENINOIS. CHAPEAU Le tchapalo, la bière de mais ou de sorgho artisanale bue dans toute l’Afrique de l’Ouest dans une bouteille de brasserie soigneusement étiquetée, il fallait y penser ! Et bien c’est ce qu’a fait un jeune entrepreneur béninois Zacharie Satchivi, qui a mis au point un procédé industriel permettant de fabriquer le breuvage en usine pour un prix de revient raisonnable et tout en lui conservant son goût bien particulier. Zacharie Satchivi est optimiste quant a la diffusion de ce nouveau produit mais il ne cache pas dans son entretien avec Gregoire Yacouto qu’il rencontre de grosses difficultés de marketing DUREE DE LA BANDE 6’05” Satchivi Le Tchapalo, ce n’est pas seulement une boisson béninoise mais plutôt une boisson africaine et la garantie qu’on offre aux consommateurs c’est que ils ont un produit qui est sûr, ils ont un produit qu’ils connaissent et qui reflètent effectivement le goût du tchapalo traditionnel qu’on connaît et on est toujours dans la ligne qualité. Yacouto Comment vous arrivez à vous faire connaître ? Satchivi C’est le hic chez nous …vous savez c’est une toute petite entreprise donc notre problème c’est effectivement la distribution, la promotion, la vente de nos produits. Yacouto Mais comment vous arrivez à contourner cette difficulté ? Satchivi On participe soit à des actions de sponsoring, des actions de bienfaisance, à des promotions, on donne des produits …On fait …Vous savez que c’est tout un mélange d’actions qui se font pour que on connaisse le tchapalo mais ce qui est intéressant c’est que on participe aussi à des foires et à toutes sortes de manifestations …vraiment je vous assure que c’est très très difficile mais on essaie de faire avec les moyens qu’on a. Yacouto Alors quel soutien les autorités locales vous apportent elles ? Satchivi Vous savez c’est une entreprise privée. Il faut reconnaître que l’état fait d’énormes efforts mais c’est toujours insuffisant, très insuffisant parce que en fait ce dont on a besoin souvent ce sont de moyens humains et de moyens financiers. La technologie souvent on l’a et même quand on ne l’a pas, on arrive toujours à adapter, à trouver une technologie appropriée pour pouvoir être dans le métier de la transformation des produits locaux. L’agro-alimentaire ça doit vraiment être le poumon de notre économie. Bon mais malheureusement on en est encore à l’étape embryonnaire. Yacouto Mais est ce que la concurrence n’a pas un effet néfaste sur votre entreprise ? Satchivi Bon alors vous savez que ce qui est paradoxal, le Nigeria qui est à coté, devrait être une force pour notre économie mais malheureusement on est un pays qui est plus porté à aller faire du commerce, c’est à dire à aller acheter les produits à l’étranger et revenir revendre chez nous. Nos opérateurs économiques, nos commerçants n’ont pas encore cette démarche de dire « on va exporter ce que nos concitoyens fabriquent sur place » donc c’est cette démarche qui manque encore. Yacouto Est ce que il vous arrive aussi de percer le marché nigérian ? Satchivi Euh oui …alors c’est un marché qui est très porteur. Et je vous donne une petite idée, en 97 on était sur ce marché là, à l’occasion d’une foire, on avait envoi des produits pour une semaine de foire et en une demi journée j’avais vendu tous mes produits …C'était extraordinaire mais le problème c’est que je suis ingénieur de fabrication, je ne sais pas vendre. Il faut que j’apprenne à vendre, que je tombe sur des vendeurs, des commerciaux, des gens capables de placer les produits sur le marché, c’est ça souvent qui nous manque. Yacouto Vous n’avez pas pu mettre en œuvre alors une stratégie de commercialisation ? Satchivi Non je n’ai pas pu parce que bon ben, je vous ai dit, je suis mauvais vendeur… si vous me dites comment il faut fabriquer tel produit pour manger ou pour boire, je suis capable mais vendre c’est une affaire de spécialistes, il faut le reconnaître. Je n’ai pas encore pu …bon …on cherche toujours la solution. Yacouto Alors quand vous participez à une foire, certainement c’est pour faire valoir vos produits mais il semble que vos actions s’arrêtent là ? Satchivi C’est vrai …mais je vous ai dit tout à l’heure qu’on est très faibles… Pour faire de la promotion, pour aller sur des marchés extérieurs etc, il faut une logistique et sincèrement, il y a très peu d’entreprises béninoises qui sont capables de la faire …Alors c’est très difficile …L’état a fait des efforts mais il y a encore …Vous allez me dire, je dis « l’Etat, l’Etat… » mais on est trop faible, une seule personne ne peut pas aller sur des marchés. C’est possible mais il faut des actions concertées pour aborder des marchés. Nous on exporte à peu prés 20% de notre production…c’est très faible, très très faible. On souhaiterait arriver autour de 40, 50% parce que c’est quand on exporte que on créé la richesse. Yacouto Mais ce qui vous bloque dans ce sens c’est les circuits de distribution, c’est ça ? Satchivi Ce qui bloque vous avez trouvé, c’est la logistique, le circuit de distribution, la circulation des produits…euh le transport… donc toute la filière de l’exportation. Yacouto Vous êtes membre de l’Association pour le Développement des Exportations qui devrait à mon avis s’occuper de cette chaîne mais quand vous vous réunissez, de quoi parlez vous alors ? Satchivi Ben quand on se réunit, on parle d’exportations mais il faut vous dire une chose, on est suffisamment … j’allais dire malades, pour que on ne puisse pas se lever demain matin pour exporter. Il y a des préalables qu’il faut … Il faut que les entreprises soient viables, que les produits qui sortent soient des produits de qualité, qui respectent certaines règles, des normes … qui respectent la réglementation, que nous industriels, on puisse avoir la démarche de l’exportation, la démarche de la qualité, la démarche du progrès de l’entreprise. Il faut vous dire une chose, on ne peut pas exporter si on n’a pas réuni un certain nombre de conditions …donc il faut assainir l’environnement de l’exportation, l’environnement de l’entreprise, mettre le personnel dans la démarche que le produit que vous êtes en train de faire c’est un produit qui va dans un pays où ils ne vous connaissent pas, vous êtes anonymes, donc votre produit doit être un produit qui se présente comme il faut. Je prends un exemple, celui qui veut épouser une femmes, il sait que cette femme, elle doit se faire belle pour qu’elle puisse honorer le mari… c’est pareil, nos produits doivent se faire beaux et pour ce faire il y a tout un assainissement qui faut faire dans les entreprises et dans l’ environnement de l’entreprise. Fin de la bande.en_US
dc.description.abstractLe tchapalo, la bière de mais ou de sorgho artisanale bue dans toute l’Afrique de l’Ouest dans une bouteille de brasserie soigneusement étiquetée, il fallait y penser ! Et bien c’est ce qu’a fait un jeune entrepreneur béninois Zacharie Satchivi, qui a misen_US
dc.language.isofren_US
dc.publisherCTAen_US
dc.relation.ispartofseriesProgramme de radio rurale 02/2, Radio Ruraleen_US
dc.titleLa bière de maïs traditionnelle produite à la chaîne. Une affaire potentiellement rentable pour un entrepreneur béninoisen_US
dc.typeAudioen_US
cg.subject.ctaMARKETINGen_US
cg.subject.ctaCOMMERCEen_US
cg.identifier.statusOpen Accessen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US
cg.coverage.regionAFRICAen_US


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