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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dc.date.accessioned2015-03-23T11:05:42Zen_US
dc.date.available2015-03-23T11:05:42Zen_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/59902en_US
dc.titleChèvres : l'amélioration des races localesen_US
dcterms.abstractDans beaucoup de pays en développement, les chèvres sont élevées en liberté, autour des cases. Elles se reproduisent facilement et survivent très bien en se nourrissant d'aliments de qualité inférieure, souvent délaissés par les autres...en_US
dcterms.accessRightsOpen Accessen_US
dcterms.bibliographicCitationCTA. 1991. Chèvres : l'amélioration des races locales. Spore 33. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dcterms.descriptionDans beaucoup de pays en développement, les chèvres sont élevées en liberté, autour des cases. Elles se reproduisent facilement et survivent très bien en se nourrissant d'aliments de qualité inférieure, souvent délaissés par les autres espèces animales. Leurs détracteurs les accusent de dévorer tout sur leur passage et d'être à l'origine de la dégradation des sols et même de la désertification. Mais les chèvres peuvent également faire l'objet d'un élevage intensif qui assure alors un revenu souvent indispensable. Une très grande partie de la population caprine se trouve dans les pays en développement. Le Nigéria compte 26 millions de chèvres, la Somalie et l'Ethiopie 18 millions chacune et le Burkina Faso, le Ghana, le Kenya, le Malawi, le Mali, le Niger, la Tanzanie et le Soudan un nombre important de têtes. Dans les Caraïbes, les troupeaux sont également considérables par rapport à la taille des pays, notamment à Haïti (1 million de têtes), en République Dominicaine, à la Barbade, à Cuba, en Jamaïque, à Trinidad ainsi que dans les autres îles. En Océanie, les troupeaux sont de taille plus réduite mais restent néanmoins nombreux aux îles Fidji, en Nouvelle-Calédonie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Tonga et Vanuatu. C'est dans les pays à faible revenu, où l'alimentation pour le bétail est souvent limitée, que les chèvres sont particulièrement nombreuses. Un grand nombre de ménages en possèdent un petit troupeau qui appartient souvent aux femmes et aux enfants. Les animaux errent à la recherche de nourriture et font des dégâts parmi les récoltes, abîment les arbres, créent des tensions entre voisins. Il est beaucoup plus avantageux de les garder dans des enclos fermés où on leur apporte leur nourriture. D'après les nombreuses études effectuées sur ce sujet, les chèvres indigènes ont plus de petits que les moutons, élèvent des portées de deux chevreaux plus facilement et produisent du lait. Dans certains pays développés, notamment sur le pourtour méditerranéen, l'élevage des chèvres participe dans une large mesure à la production de lait et des produits laitiers de la région. Des enclos fermés et surélevés, au sol couvert de lattes de bois, permettent d'éviter l'apparition de parasites internes, dont les chèvres ne souffrent pas lorsqu'elles sont laissées en liberté. Un accès aisé au bétail doit faciliter la surveillance des animaux : repérer celles dont les performances sont médiocres et assurer la reproduction dans de meilleures conditions. Une solution les croisements Plusieurs pays ACP ont tenté des élevages intensifs ainsi que des croisements avec des races étrangères, à des fins de production laitière principalement. Les résultats de ces initiatives sont variés. Dans les zones relativement sèches de l'est du Rwanda, par exemple, les croisements de chèvres alpines et anglo-nubiennes avec la race indigène de chèvre naine d'Afrique de l'Est n'ont permis d'augmenter ni la production de lait ni la production de viande. Les races exotiques n'ont pas supporté le climat ni la nourriture. En Ethiopie, en revanche, les chèvres naines Afars ont bien supporté le croisement et donnent 60 % de plus de lait. Au Burundi, les efforts des petits producteurs ont été couronnés de succès : dans les montagnes où la densité de population est très élevée, on compte 20 000 chèvres issues de croisements entre la race alpine et la race chèvre naine d'Afrique de l'Est. Ce croisement a permis l'augmentation du temps de lactation et sa persistance, ainsi que l'amélioration des rendements. La majorité de l'excédent de lait est utilisée pour la fabrication de fromage, ce qui assure une meilleure alimentation et fournit un revenu aux éleveurs. A l'ouest du Kenya, des éleveurs tentent de mettre au point une chèvre pour la production de lait et de viande à partir de croisements entre deux races locales (chèvre naine d'Afrique de l'Est et Galla) et deux races étrangères (Toggenberg et anglo-nubienne). Les premiers résultats sont prometteurs. Un élevage intégré Il existe de nombreux autres cas d'intensification de l'élevage des chèvres : pour la production de viande, en République Dominicaine par exemple, de lait, en Tanzanie sur les chèvres norvégiennes ou pour la production des deux dans les montagnes du sud-est en Ethiopie. En République Dominicaine, les fermiers croisent des groupes de chèvres et de moutons de race locale à des animaux de race étrangère et les gardent dans des enclos surélevés de conception locale, dont le sol est recouvert de lattes de bois. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres des entreprises qui ont vu le jour sur les anciennes plantations de citronniers où des petits lots de 2 ha ont été attribués aux fermiers. L'herbe qui pousse sous les citronniers et l'écorce de ces derniers servent à nourrir les bêtes. Dans le nord de la Tanzanie, les ouvriers travaillant dans les plantations de sisal élèvent quelques chèvres dans des cabanes situées près de leurs maisons. Ils nourrissent les bêtes en coupant les herbes au bord des routes et des champs. Il est évident que l'élevage des chèvres suscite intérêt et enthousiasme et que la poursuite des recherches sur la nutrition et la santé devrait permettre de mettre au point des systèmes d'élevage intensif plus productifs dont les petits agriculteurs - et l'environnement local - pourraient bénéficier.en_US
dcterms.isPartOfSporeen_US
dcterms.issued1991en_US
dcterms.languagefren_US
dcterms.publisherTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dcterms.typeNews Itemen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US
cg.howPublishedFormally Publisheden_US
cg.journalSporeen_US
cg.issn1011-0046en_US
cg.number33en_US


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