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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dc.date.accessioned2015-03-23T11:06:09Zen_US
dc.date.available2015-03-23T11:06:09Zen_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/60200en_US
dc.titleDes engrais produits localement pour l’Afrique ?en_US
dcterms.abstractL’Afrique, autrefois exportateur de produits alimentaires, s’est transformée, en moins de 50 ans, en premier importateur mondial. Pour contribueren_US
dcterms.accessRightsLimited Accessen_US
dcterms.bibliographicCitationCTA. 1992. Des engrais produits localement pour l?Afrique ?. Spore 42. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dcterms.descriptionL’Afrique, autrefois exportateur de produits alimentaires, s’est transformée, en moins de 50 ans, en premier importateur mondial. Pour contribuer à corriger cette situation, ne pourrait-on augmenter les doses d’engrais ? Seulement voilà, ils sont en majorité importés et leur achat et transport reviennent très cher. L’Afrique peut-elle donc les produire localement et augmenter ainsi les quantités disponibles à un moindre coût ? Dans toute l’Afrique, la production agricole subit les contraintes imposées par la faible fertilité des sols même s’il y a assez d’humidité, la trop faible teneur du sol en substances nutritives ne permet jamais aux cultures d’atteindre leur rendement maximal. Le compost et le fumier peuvent bien sûr contribuer à préserver la fertilité mais il s’agit en fait uniquement d’un transfert de cette fertilité. Quant aux végétaux fixateurs d’azote, ils n’en apportent qu’une quantité relativement limitée et doivent donc être considérés plutôt comme des compléments aux engrais azotés que comme des substituts (voire Spore n°40 « L’azolla pour le riz »). Les plantes ont besoin d’azote, certes, mais aussi d’un ensemble de substances nutritives essentielles ou mineures, dont le phosphore, la potasse, le soufre, le calcium, le magnésium, le manganèse et le bore. Un programme d’expérimentation en fertilisation, organisé par la FAO il y a plus de dix ans, a révélé que dans les exploitations africaines traditionnelles, l’azote est presque toujours le facteur limitant, le phosphore suivant de près. Les déficiences en potassium sont plus localisées mais dans de nombreuses régions, il est aujourd’hui communément admis que l’incidence des déficiences en soufre est plus importante que celle de l’azote et du phosphate. Engrais africains un inventaire Plusieurs pays africains disposent de réserves de pétrole ou de gaz naturel suffisantes pour produire de l’ammoniac destiné aux engrais azotés et certains d’entre eux les utilisent à cet effet. Les pays bénéficiant d’excédents en énergie hydroélectrique peuvent également produire de l’ammoniac au moyen de l’électrolyse de l’hydrogène. Cependant, la faible pluviométrie se traduit par une diminution du niveau de l’eau des principaux barrages hydroélectriques et, une fois satisfaite la demande importante de l’industrie et des ménages, l’excédent en électricité est réduit. Selon le Centre international de développement des engrais - Afrique (International Fertilizer Development Center - Africa), l’Afrique occidentale dispose de gisements minéraux susceptibles de constituer des sources locales d’engrais agricoles. L’IFDC Afrique a lancé un programme destiné à mettre en oeuvre l’identification, longue et ardue, de ces gisements ; de plus il développera des propositions de projets de recherche en vue d’étudier la faisabilité agronomique et économique de l’utilisation de ces matières (essentiellement des phosphates) comme source d’éléments nutritifs pour la production agricole. Enfin lIFDC Afrique élaborera une base de données sur les gisements de phosphates, de soufre, de calcaire, de gypse et de dolomite en Afrique occidentale. Des gisements de phosphates ont été découverts dans 36 pays d’Afrique, dont l’Algérie, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, le Maroc, le Nigéria, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Tunisie et le Zimbabwe. Le Sénégal et le Zimbabwe sont les seuls pays ACP africains à produire des quantités de phosphate suffisantes pour pouvoir en exporter. Plusieurs pays disposent de minerais locaux dont certains posent des problèmes de traitement chimique mais d’autres peuvent être appliqués directement. Du minéral à l’engrais En Zambie, les roches phosphatées locales pourraient, en théorie, réduire les importations d’engrais phosphatés, qui se montent actuellement à plus de 30 000 tonnes. Mining Exploration (MINEX), une société locale, a effectué des essais par acidification sur des zones à faible teneur en minerais, afin de produire une roche phosphatée partiellement acidulée (Partially Acidulated Phosphate Rock - PAPR), qui fait ses preuves sur le maïs et le soja. MINEX a également montré que là où les sols bruns résiduels résultant de la désagrégation des carbonates sont lavés, la couche d’oxyde de fer est éliminée, et les minerais d’une teneur initiale de 10% de phosphore peuvent être enrichis jusqu’à une teneur de 30%. Cette technique semble prometteuse mais le lavage requiert d’importants volumes d’eau. Or, la région souffre d’une pénurie dans ce domaine. L’Afrique ne produit pratiquement pas de potasse bien que l’on ait fait état de ressources dans plus de dix pays. L’évaporation des sels de potassium due au rayonnement solaire pourrait présenter un certain potentiel dans plusieurs pays. Des solutions nationales Pénurie de devises, difficultés de transport : pour améliorer la fertilité de leur sol, il ne reste guère aux pays ACP d’Afrique que le développement des ressources locales disponibles. En empêchant l’érosion du sol et en cessant de brûler les résidus des récoltes, il sera possible de réduire la perte en substances nutritives. En outre, le compostage des résidus agricoles et l’intégration dans les systèmes agricoles de cultures et d’arbres fixant l’azote permettront, dans une certaine mesure, de satisfaire le besoins des ‘ étaux en minéraux. Pour de plus amples information IFDC Afrique - BP 4483 - Lomé – TOGOen_US
dcterms.isPartOfSporeen_US
dcterms.issued1992en_US
dcterms.languagefren_US
dcterms.publisherTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dcterms.typeNews Itemen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US
cg.howPublishedFormally Publisheden_US
cg.journalSporeen_US
cg.issn1011-0046en_US
cg.number42en_US


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