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dc.contributor.authorThresh, Michael
dc.date.accessioned2015-03-23T11:09:35Z
dc.date.available2015-03-23T11:09:35Z
dc.date.issued1998
dc.identifier.citationThresh, Michael. 1998. L'avenir de la phytovirologie en Afrique. Spore 76. CTA, Wageningen, The Netherlands.
dc.identifier.issn1011-0046
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/60944
dc.descriptionL'avenir de la phytovirologie en Afrique Les cultures africaines sont affectées par de nombreuses viroses, dont certaines causent de lourdes pertes et menacent la sécurité alimentaire. Compte tenu de cette situation, on peut se demander à juste titre s'il y a suffisamment de virologues en Afrique, si les équipements et les ressources disponibles sont adéquats et si la phytovirologie africaine reçoit un soutien suffisant de la communauté scientifique. La réponse à ces questions est un non retentissant. Que peut-on donc faire pour améliorer la situation ? Le nombre de phytovirologues en Afrique est faible par rapport à la large gamme des cultures, aux immenses surfaces cultivées et à l'importance des problèmes rencontrés. La phytovirologie en Afrique n'a pas toujours été dans un état aussi alarmant. Pendant les premières décennies de notre siècle, alors que cette discipline était à un stade précoce de son développement, la virologie, dans différentes régions d'Afrique, était comparable à celle existante en Europe et en Amérique du Nord. La striure du maïs, la rosette de l'arachide, l'enroulure des feuilles du tabac et du coton et plusieurs autres viroses importantes ont été décrites pendant cette période, et un progrès considérable a été accompli dans l'étude de la transmission des maladies et dans le développement de variétés résistantes. L'écart s'est creusé après la Seconde Guerre mondiale, lorsque le microscope électronique, l'ultracentrifugation et la sérologie devinrent d'accès courant dans les pays développés. Parallèlement, la recherche agricole se développait de manière importante. Le tout a abouti à des progrès rapides dans la purification, la caractérisation, l'identification des virus, et a facilité la mise au point de mesures de contrôle. Depuis, le progrès s'est maintenu, tandis qu'une approche plus fondamentale se manifestait. On a assisté ainsi à des développements spectaculaires dans les domaines de la chimie des acides nucléiques et de la biologie moléculaire. Pendant ces dix dernières années, des progrès ont également été réalisés en Afrique, mais l'effort global est resté limité par manque de ressources et de continuité. Une collaboration liant des laboratoires africains et certains instituts basés en Europe ou en Amérique du Nord a permis de trouver des solutions pour surmonter ces problèmes. Elle a fortement contribué à l'étude des propriétés des virus africains, à la formation, et à la mise à disposition de consultants. Le projet de virologie au Kenya, financé par le Royaume-Uni, et le projet français de l'Orstom en Côte d'Ivoire ont eu une influence et un succès particuliers en tirant parti de telles relations. Tous deux ont débuté dans les années 70 par l'identification des principaux virus présents dans les deux pays et se sont poursuivis par une étude approfondie de la mosaïque du manioc. Un important travail a également été réalisé à l'unité de virologie de l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA) à Ibadan. Le progrès peut continuer grâce, par exemple, à une intensification des relations avec l'Afrique du Sud, où la recherche en virologie est de longue date et où se sont implantés des laboratoires bien équipés. L'utilisation de méthodes modernes de détection des virus qui peuvent être appliquées à des extraits ou à des échantillons secs, ne présentant aucun risque de quarantaine, offre de grandes perspectives. Cependant, les problèmes ne se limitent pas à la détection et à l'identification. Il est essentiel d'utiliser les résultats obtenus en épidémiologie et de développer des variétés résistantes ou d'autres mesures de contrôle. De telles études se heurtent à quelques obstacles en raison des variations saisonnières et des caprices de l'expérimentation de terrain. De plus, il est indispensable de disposer de la compétence de spécialistes et du soutien des sélectionneurs et des personnes travaillant sur les vecteurs. D'où le bien-fondé d'une approche multidisciplinaire, comme dans le cas du projet financé par le Royaume-Uni dans les années 70 au Ghana, portant sur la sélection d'un cacaoyer résistant à la maladie du swollen shoot. Plus récemment, des études épidémiologiques ont été menées sur la mosaïque du manioc, la striure du maïs et d'autres maladies, organisées par le personnel de l'Institut pour les ressources naturelles du Royaume-Uni. Différentes approches ont été adoptées par les bailleurs de fonds et les agences internationales pour le soutien de la phytovirologie en Afrique, et il existe des bases solides sur lesquelles s'appuyer. Cependant, les décideurs, les administrateurs et les bailleurs de fonds doivent être conscients des besoins spécifiques de la phytovirologie. Ils sont plus importants que dans d'autres disciplines intéressant les plantes cultivées, en raison du nombre relativement faible de personnel compétent et disponible. Il faut que soient reconnus les besoins en équipements et en formation en Afrique, plutôt que de maintenir sa lourde dépendance vis-à-vis des ressources des pays développés. En effet, il devient de plus en plus difficile de dispenser des cours de formation adaptés à l'étranger, car les priorités en recherche des pays développés diffèrent beaucoup de celles des pays africains, où il existe encore un réel besoin en études « biologiques », avec des programmes du type de ceux élaborés dans d'autres régions dans les années 50 et 60. Il est essentiel de multiplier les échanges de connaissances. Par exemple, une conférence faisant suite au séminaire du CTA tenu sur la mosaïque du manioc en Côte d'Ivoire en 1987 serait nécessaire. Il est surtout important de réunir des phytovirologues des pays développés et en voie de développement, des bailleurs de fonds et des représentants d'organismes de financement, afin de mettre au point des plans d'action assurant l'efficacité et l'avenir de la phytovirologie en Afrique. Dr Michael Thresh, Natural Resources Institute, University of Greenwich, Central Avenue, Chatham Maritime, Kent ME4 4TB - Royaume-Uni Fax : + 44 1634 883379 E-mail : c/o B.Waite@greenwich.ac.uk Les opinions exprimées dans ce Point de vue sont celles de l'auteur, et ne reflètent pas nécessairement les idées du CTA.
dc.description.abstractLes cultures africaines sont affectées par de nombreuses viroses, dont certaines causent de lourdes pertes et menacent la sécurité alimentaire. Compte tenu de cette situation, on peut se demander
dc.language.isofr
dc.publisherCTA
dc.relation.ispartofseriesSpore, Spore 76
dc.sourceSpore
dc.titleL'avenir de la phytovirologie en Afrique
dc.typeNews Item
cg.subject.ctaAGRICULTURE EN GÉNÉRAL
cg.identifier.statusOpen Access
cg.fulltextstatusFormally Published
cg.identifier.urlhttp://spore.cta.int/images/stories/pdf/old/spore76f.pdf
cg.placeWageningen, The Netherlands


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