Peste bovine : l'éternel retour
Date Issued
1997Language
frType
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CTA. 1997. Peste bovine : l'éternel retour. Spore 70. CTA, Wageningen, The Netherlands.
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Abstract/Description
La maladie a été diagnostiquée parmi les buffles et les koudous du parc national de Nairobi en octobre dernier. Malgré les efforts conjugués du gouvernement kenyan, de la PARC (campagne panafricaine de lutte contre la peste bovine) et de la...
Notes
La maladie a été diagnostiquée parmi les buffles et les koudous du parc national de Nairobi en octobre dernier. Malgré les efforts conjugués du gouvernement kenyan, de la PARC (campagne panafricaine de lutte contre la peste bovine) et de la FAO, qui onttenté d'établir une barrière de vaccination pour le bétail aux abords de la frontière tanzanienne, la peste bovine a fait une percée aux alentours du cratère de Ngorongoro et du parc national de Serengeti, au nord de la Tanzanie. En juillet 1996 pourtant, le Système de prévention et de réponse rapide contre les ravageurs et les maladies transfrontalières des animaux et des plantes (EMPRES) estimait être proche d'une éradication totale de la maladie.
La propagation de l'épidémie est favorisée par l'extrême sécheresse affectant actuellement la région. Selon Mark Rweyemamu, expert de la FAO : « en période de sécheresse, les éleveurs conduisent leur bétail en dehors des parcours traditionnels à la recherche de pâturages et d'eau. Cette grande mobilité met la maladie en contact avec des populations d'animaux sauvages totalement vulnérables et avec du bétail non vacciné; et si rien n'est fait, la peste bovine se répandra dans toute la Tanzanie pour gagner ensuite L´Afrique australe ».
La maladie n'est pour l'instant apparue que sous sa forme la moins virulente, mais une brusque évolution est à craindre. Ce cas de figure s'est déjà produit plusieurs fois au cours de ce siècle, décimant les bovins, les buffles et autres espèces sauvages. L’éclosion d'une pandémie aurait alors de lourdes conséquences sur l'équilibre économique et écologique de ces régions où l'exportation de viande est en plein essor, et où la richesse de la faune sauvage représente un réel capital puisqu'elle attire les touristes du monde entier.
Le bétail peut certes être vacciné, mais le vaccin coûte au minimum 50 cents US par tête. Or, on recense environ 10 millions d'animaux dans les seules zones affectées par la peste bovine. Afin d'enrayer l'épidémie, la FAO a récemment lancé un appel d'urgence pour réunir les fonds nécessaires au financement de cette campagne de vaccination de grande envergure, avec l'espoir d'en obtenir, cette fois, l'éradication définitive.
A Mark Rweyamamu
EMPRESS, FAO
Viole delle Terme di Caracalla 00100 Rama
ITALIA
E-mail : EMPRES-LivestockCfao.org
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