Le teck, c’est chic
Citation
CTA. 2001. Le teck, c?est chic. Spore. CTA, Wageningen, The Netherlands.
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Abstract/Description
Les investisseurs publics ou privés financent des plantations, les agriculteurs se lancent dans l’aventure : le teck (Tectona grandis) est à la mode. L’arbre pousse facilement. Il lui suffit de beaucoup de lumière et de sols bien drainés pour...
Notes
Les investisseurs publics ou privés financent des plantations, les agriculteurs se lancent dans l’aventure : le teck (Tectona grandis) est à la mode. L’arbre pousse facilement. Il lui suffit de beaucoup de lumière et de sols bien drainés pour produire un bois dur et imputrescible utilisé pour le mobilier d’extérieur, la construction navale, les traverses de chemin de fer, etc. Comble de bonheur, son prix augmente. En effet, l’offre en provenance d’Asie du Sud (principal fournisseur) est en diminution ; l’exploitation des forêts naturelles de cette région est désormais très limitée voire prohibée, sauf au Myanmar. Toutefois, les pays producteurs d’Asie du Sud conservent encore le quasi-monopole des exportations de teck en grumes vers les marchés occidentaux, et de celles de produits de luxe à forte valeur ajoutée, transformés dans leurs ateliers artisanaux. Pour répondre à leur forte demande intérieure, ils importent en outre des grumes de petit diamètre d’Afrique et d’Amérique latine. D’où le développement de plantations de teck dans ces pays.
La Côte d’Ivoire, principal exportateur non asiatique, en compte 52000 ha (90 % appartiennent à l’État) et exporte 130000 m3 de bois par an. Le Togo, avec l’aide de fonds privés, envisage d’en planter 4000 ha dans les cinq ans à venir. Aux Caraïbes, les plantations couvrent 8000 ha, surtout à Trinidad et Tobago. Cet enthousiasme pour le teck ne doit pas faire oublier quelques évidences. Bien que les prix aient fortement augmenté ces dernières années (400 à 500 $ US, 459 à
573 le m3 de grumes matures), l’augmentation de l’offre en bois de petite dimension risque de les faire baisser. De plus, l’exploitation de ce type de plantation est un investissement à long terme soumis à des contraintes, liées notamment au régime foncier en vigueur, et à quelques conditions de succès: il faut savoir choisir les variétés les plus adaptées à l’environnement et un site d’exploitation de préférence proche des marchés. La transformation du bois sur place pourrait apporter, comme en Asie, une forte valeur ajoutée. Le réseau TEAKNET, qui diffuse des informations et des résultats de recherche, permet l’échange de matériel végétal et d’expériences techniques. Avis aux amateurs.
Mehm Ko Ko Gyi
TEAKNET Coordinator
Ministry of Forestry
Bayintnaung Road
West Gyogone
Yangon 11011, Myanmar
Fax : + 95 1 64336
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- CTA Spore (French) [3719]