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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dc.date.accessioned2015-03-26T12:10:29Zen_US
dc.date.available2015-03-26T12:10:29Zen_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/62587en_US
dc.titleUne agriculture toute en souplesseen_US
dcterms.abstractAdaptez-vous ! Adaptez-vous ! Soyez flexibles ! Tous les jours, les paysans sont bombardés d’exhortations de ce genre. Mais sur le terrain, l’adaptation des systèmes agraires n’est pas la priorité et, d’ailleurs, jusqu’à quel point un...en_US
dcterms.accessRightsOpen Accessen_US
dcterms.bibliographicCitationCTA. 2001. Une agriculture toute en souplesse. Spore 92. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dcterms.descriptionAdaptez-vous ! Adaptez-vous ! Soyez flexibles ! Tous les jours, les paysans sont bombardés d’exhortations de ce genre. Mais sur le terrain, l’adaptation des systèmes agraires n’est pas la priorité et, d’ailleurs, jusqu’à quel point un paysan doit-il pouvoir anticiper ? Imaginez que… vous êtes un oiseau migrateur. Comme chaque année, vous avez quitté la Finlande en direction du delta du Niger, au Mali. Vous survolez les mers nordiques anormalement envahies d’algues et vides de poissons, les champs jaunes de colza, de tournesols et de maïs de l’Europe tempérée, les terres brunes où la charrue a enfoui les pailles qu’il serait trop coûteux de récolter, les zones arides de l’Europe du Sud avec leurs tomates hydroponiques et leurs oliviers subventionnés, puis c’est l’Afrique du Nord avec ses plantations d’agrumes et ses vignobles renaissants et, finalement, vous survolez le désert du Sahara. Il y a cent ans, les vues auraient été très différentes. Des champs plus petits, beaucoup de bois et de forêts, moins de poussières dans l’air, moins de réverbération sur les serres, moins de lumières dans la nuit et beaucoup plus d’insectes à happer au passage. Pourquoi ces changements ? L’homme en a-t-il décidé, lui, le plus conservateur des mammifères ? Dans un sens, oui, car c’est la main du paysan qui modèle et transforme nos paysages. Mais ce n’est pas le paysan qui en prend l’initiative. Sa main est guidée par les marchés en mutation, eux-mêmes gouvernés par des politiciens interventionnistes aux prises avec l’évolution de la démographie, du foncier, de la gouvernance et — bien qu’on ne s’en préoccupe que depuis peu — du climat. Descendez maintenant, revenez sur terre, redevenez paysan. Les changements que des générations d’oiseaux ont pu observer, nous les voyons et les vivons aussi. Nous remarquons bien des modifications dans nos paysages, notre mode de vie et notre culture. Les villages de notre jeunesse désertés par leurs habitants, l’arrivée de nouveaux propriétaires fonciers et de vacanciers venus des villes. La construction par des gens à l’accent bizarre d’immenses hangars destinés à l’élevage d’une volaille qui ne marche ni ne vole et qui sera vendue en ville. L’effondrement du secteur de l’arachide après la découverte de nouvelles allergies sur d’autres continents. Qu’est-ce que vous avez ri quand vous avez battu au concours de labourage des étrangers venus vous apprendre à labourer droit ! Les longs trajets vers le marché ou l’école se font maintenant, du moins pour les plus chanceux, à vélo, à mobylette ou en camion. Et l’invasion de la radio et de la télé ? L’une et l’autre serinent bien fort les raisons de rester ou les raisons de quitter la terre, comme une chèvre qui ne sait pas trop pourquoi elle chevrote, mais continue, ne sachant rien faire d’autre. Elles disent que rien ne se passe et rien ne change dans les campagnes. Erreur ! C’est plutôt dans les villes que les choses ne changent pas, les villes et leurs foules anonymes, la cohue, la pollution, et ce regret lancinant du village qui ne pouvait apparemment offrir une vie décente à nos proches. En ville, il y a plus de regrets que de récoltes partagées, mais c’est aux ruraux qu’on demande de s’adapter, d’être flexibles. Tout change tout le temps Pourquoi parle-t-on tellement aujourd’hui d’évolution dans l’agriculture ? N’est-il pas incongru de s’agiter ainsi pour une activité qui, comme chacun sait, demande de laisser du temps au temps ? Les spécialistes de la macropolitique à l’échelle mondiale s’exercent à l’art très imprécis d’équilibrer la production agricole par rapport à une multitude de questions connexes : biodiversité, commerce, diversité culturelle, diversité économique, écologie, émancipation, emploi, énergie, genre, gestion de l’eau, industrie, santé, sécurité alimentaire, sous-développement, vie rurale… pour n’en citer que quelques-unes. Un souci revient constamment : les spécialistes craignent que les systèmes agricoles des pays ACP et d’autres pays en développement ne soient pas assez souples et n’aient pas assez de ressort pour relever les défis de la mondialisation et réagir aux changements climatiques. En réalité, le problème n’est pas de s’adapter, mais plutôt d’anticiper correctement. La mondialisation, tout comme l’évolution du climat, n’est pas un phénomène aussi nouveau que certains le prétendent. Les changements climatiques, avec leurs chauds et leurs froids, affectent la planète depuis toujours. La mondialisation, un processus créé par l’homme, est plus récente certes, mais ne date pas d’hier. C’est juste un nom de code pour l’Inconnu, le Nouveau, l’Opportunité et la Menace : les sociétés humaines s’en accommodent depuis la nuit des temps. Ce qui est nouveau peut-être, c’est l’ampleur et le rythme de chaque phénomène. Ce qui est nouveau sûrement, c’est notre manière d’en appréhender la complexité. Contradiction ou complémentarité ? Que représentent ces phénomènes pour l’agriculteur ? Quelles priorités indiquent-ils à ceux qui devraient être au service de l’agriculteur — le chercheur, le banquier et le commerçant (même s’ils interprètent leur rôle de manière différente) ? Où que nous regardions, toutes sortes de voies attrayantes se présentent, nous invitant à servir différents marchés. Stein Bie, directeur général de l’ISNAR, proposait récemment pour les sciences du sol (mais c’est valable pour tout le monde) une liste de voies possibles : la voie verte qui privilégie la gestion des ressources naturelles, la voie de l’équité qui insiste sur un développement juste visant l’éradication de la pauvreté, la voie de l’écolabel axée sur la production, souvent biologique, d’aliments sains, et enfin la voie de l’alimentation bon marché qui relève de l’agriculture intensive. Choisir une voie vers un marché, c’est forcément perdre certains avantages des autres. Il y aura des contradictions, dont certaines ne sont qu’apparentes, et il y aura des complémentarités, une agriculture 'arc-en-ciel' en quelque sorte. Chaque voie nécessite la mobilisation et l’investissement de capitaux sous différentes formes. L’information en est une composante cruciale, surtout l’information sur les techniques de production et sur la nature et les besoins du marché. Les exemples fourmillent de la souplesse avec laquelle l’agriculteur ACP parvient à adapter sa production pour l’exportation de produits biologiques, ou équitables, ou prêts à consommer, ou répondant à la demande dans une région. L’accès au capital, qu’il soit financier, social ou informationnel, est la clé qui permet de s’adapter au changement. Cela vaudra-t-il pour les prochains changements ? L’agriculture a besoin de bons assureurs Aujourd’hui, l’agriculteur futé, celui qui joue les bonnes cartes, c’est celui qui anticipe les changements d’après-demain. Vous pouvez facilement deviner certains changements si vous analysez les thèmes récurrents de Spore et d’autres médias agricoles : les coûts de l’énergie et du transport, le manque d’eau, les réglementations d’hygiène et de qualité des aliments ne sont que quelques-uns de ces paramètres qui gagnent en importance et que les pays ACP doivent prendre en compte pour leurs choix de politique agricole. Il est d’autres paramètres moins tangibles, comme les aléas du climat qui auront probablement le plus d’impact. Les pratiques agricoles du futur auront peut-être besoin d’être plus abritées, plus intensives en gestion si pas en énergie, et plus détachées de l’environnement tout en étant plus respectueuses des cycles naturels (voir aussi, dans ce numéro, les possibilités de la culture hydroponique). Comment l’agriculteur peut-il planifier, comment le décideur peut-il créer un environnement propice, comment le commerçant peut-il investir dans une filière d’approvisionnement, s’ils ne sont pas capables de calculer les risques ? Chacun des acteurs de la chaîne alimentaire est flexible, se plie et s’adapte, et chacun doit être capable d’anticiper. Les systèmes d’information doivent commencer à s’intéresser aux façons de mesurer et de couvrir les risques. Dans des numéros précédents de Spore, nous pressions le banquier et le planificateur de faire alliance avec le commerçant et l’agriculteur. Le prochain partenaire à rejoindre l’alliance pour renforcer l’agriculture ne serait-il pas l’assureur ? Qui mieux que ce spécialiste de la prévoyance sait comment se préparer aux risques d’après-demain ? [points clés] Flexibilité • Pour anticiper ou pour répondre aux changements, la flexibilité a toujours été un élément de l’agriculture, pour les paysans, les négociants, les transformateurs, les chercheurs et les autres acteurs • Culturellement, la flexibilité implique que l’on ne considère pas le changement comme une menace • En termes de ressources, la flexibilité a besoin de financement et d’information • Plus vous prévoyez, mieux vous êtes préparés.en_US
dcterms.isPartOfSporeen_US
dcterms.issued2001en_US
dcterms.languagefren_US
dcterms.publisherTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dcterms.typeNews Itemen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
cg.identifier.urlhttps://hdl.handle.net/10568/99665en_US
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US
cg.howPublishedFormally Publisheden_US
cg.journalSporeen_US
cg.issn1011-0046en_US
cg.number92en_US


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