Motos chinoises contre taxis-brousse
Citation
CTA. 2006. Motos chinoises contre taxis-brousse. Spore, Spore 123. CTA, Wageningen, The Netherlands
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Notes
Les retombées de la mondialisation sont parfois imprévisibles. Au Cameroun et en Guinée forestière, l'arrivée de motos chinoises bon marché désenclave les villages et stimule les échanges. Les taxis-motos dament le pion aux cars et aux taxis-brousse, souvent en piteux état, qui desservent habituellement les régions isolées. Cinq fois moins chers que les marques européennes ou japonaises, ces deux-roues permettent d'accéder aux contrées reculées desservies uniquement par de mauvais sentiers.
En Guinée, les commerçantes du village de Samoé se réjouissent ainsi de pouvoir se rendre plus facilement aux marchés hebdomadaires. Avant, il leur fallait attendre parfois plusieurs heures pour que les cars, de 40 à 50 places, aient fait le plein de passagers et démarrent enfin. “Nous ne perdons plus de temps et c’est tant mieux pour nos affaires”, apprécie une vendeuse.
Même enthousiasme au Cameroun, près de Foumban (300 km au nord-ouest de Douala). Une vingtaine de motos relient chaque jour le village de Masset à Foumbot, la ville la plus proche. “Aujourd’hui, même en semaine, dit un jeune villageois, on peut sortir et rentrer à volonté alors qu'auparavant, en semaine, une seule voiture desservait de temps en temps la localité.”
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Technical Centre for Agricultural and Rural CooperationCollections
- CTA Spore (French) [3719]