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    La parole est d’argent, le livre est d’or

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    Authors
    Technical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
    Date Issued
    2002
    Language
    fr
    Type
    News Item
    Accessibility
    Open Access
    Metadata
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    Citation
    CTA. 2002. La parole est d’argent, le livre est d’or. Spore, Spore 99. CTA, Wageningen, The Netherlands
    Permanent link to cite or share this item: https://hdl.handle.net/10568/63371
    External link to download this item: https://hdl.handle.net/10568/99672
    Abstract/Description
    Même dans les cultures dominées par le récit et la tradition orale, encourager la lecture et le livre est l’une des meilleures façons de casser le cercle vicieux de la pauvreté. Le livre, c’est la mémoire, l’information, la vie, la liberté...
    Notes
    Même dans les cultures dominées par le récit et la tradition orale, encourager la lecture et le livre est l’une des meilleures façons de casser le cercle vicieux de la pauvreté. Le livre, c’est la mémoire, l’information, la vie, la liberté — il construit l’histoire. Piochez donc quelques pages aujourd’hui. Produire des livres de qualité, ce n’est pas tout: encore faut-il les faire parvenir aux lecteurs. ' Ce commentaire de Serah Mwangi, des Éditions Focus au Kenya, résume les règles de base pour réussir partout dans l’édition et particulièrement dans les secteurs de l’agriculture et du développement rural des pays en développement. Quelle est l’importance du livre dans les pays ACP? Nous entrons, dit-on, dans le ' siècle du savoir ' et la ' société de l’information ', mais certaines régions ACP semblent bien loin de ces notions. En Afrique subsaharienne, le niveau moyen de production de livres dans les années 1990 ne dépassait pas 9000 titres par an. Cela représente beaucoup d’encre et de papier et plus de livres que les librairies d’une capitale n’en ont en stock. Pourtant, la majorité de ces titres a été produite dans un seul pays, l’Afrique du Sud. Quant aux autres, les livres scolaires constituent l’essentiel de leur production. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que le livre est un outil inestimable pour partager le savoir et le conserver. Dans les sociétés de tradition orale, il y a peu de lecteurs quand les taux d’alphabétisation sont faibles. Dans ce cas, qui vient en premier? Le livre ou le lecteur? Certains pays à taux élevé de scolarisation ont un secteur d’édition relativement dynamique. Le Kenya, où le taux d’alphabétisation moyen est de 78 % (86 % d’hommes et 70 % de femmes), en est un exemple, de même que le Zimbabwe, la Jamaïque, Fidji et bien d’autres pays. D’autres font moins bien: le taux moyen d’alphabétisation du Mozambique est de 40 % (23 % de femmes et 58 % d’hommes) et celui du Niger est de 14% (31% d’hommes et à peine 7 % de femmes). Cercle vicieux ou vertueux? C’est l’impasse, semble-t-il, alors comment s’en sortir? Gertrude Kayaga, ancienne directrice des services de la Bibliothèque nationale du Botswana et maintenant à l’Université des Martyrs à Kampala, résume bien la situation: ' On entend souvent dire que 'notre culture n’est pas celle de la lecture' ou que 'les sociétés africaines sont orales' dans les débats sur l’alphabétisation, l’édition, les niveaux d’éducation, la vente de livres et la disponibilité de matériels de lecture en Afrique. Les discussions portent souvent sur le cercle vicieux qui affecte la lecture, l’écriture et l’industrie du livre en Afrique: rien à lire, donc pas de culture de la lecture, donc pas de marché du livre, donc pas d’édition et…Vous pouvez prendre ce cercle à n’importe quel point. ' Transformer le cercle vicieux en cercle vertueux, c’est le défi qu’un certain nombre de professionnels de l’édition ont relevé avec énergie ces dernières années. Conçu à la fin des années 1980, le Réseau des éditeurs africains (APNET), basé à Harare au Zimbabwe, s’est développé pour devenir aujourd’hui une vaste et respectée association des éditeurs présente dans la majorité des pays africains. Il a encouragé le commerce du livre, incarné par l’Association panafricaine des libraires, dans la recherche de partenariats créatifs avec les éditeurs pour rompre le cercle vicieux. L’APNET a fait des émules et d’autres réseaux régionaux ont vu le jour pour promouvoir leur secteur de l’édition: CAPNet, l’association des éditeurs caribéens, est le plus connu (voir Spore 95) et un autre se constitue dans le Pacifique. L’union fait la force, ont dû se dire ces organisations, et ceux qui ont investi dans leur développement peuvent s’enorgueillir d’avoir fait un choix stratégique judicieux. Jane Katjavivi, qui est membre de l’APNET depuis les débuts et a fondé New Namibia Books en 1989, résume dans son livre Courage and Consequence ses dix ans d’expérience dans le monde de l’édition: ' Je me sentais isolée dans mon travail. L’APNET et l’African Books Collective m’ont prodigué amitié, soutien et conseils et, sans eux, je n’aurais peut-être pas tenu dix ans. ' Ces structures et d’autres associations professionnelles et commerciales fournissent à leurs membres de la formation, de la documentation, de l’information sur le marché, un appui pour la promotion et une représentation aux foires commerciales telles que les foires du livre de Harare, Dakar, Accra et Francfort. Elles assurent aussi un travail essentiel de lobbying en incitant les donateurs et les investisseurs à conjuguer leurs efforts dans des domaines comme les priorités de financement, le respect des conventions internationales sur les droits d’auteur ou l’abolition des taxes sur le papier, l’encre et l’impression. Publier là où il n’y a pas de marché Chaque lecteur de Spore connaît l’importance de l’accès à une information écrite fiable, même dans des domaines considérés par les éditeurs comme marginaux et peu lucratifs. Le problème, depuis longtemps, c’est l’absence d’un marché viable pour les publications techniques ou, du moins, l’absence d’une demande qui s’exprime en monnaie sonnante et trébuchante. Le fait est que, si les éditeurs en tiraient un revenu suffisant, il serait possible de rompre le cercle vicieux (ce n’est pas sans inquiétude que nous écrivons ceci). Les revenus potentiels de la vente de publications agricoles ne sont pas suffisants pour couvrir les coûts de fabrication, car les lecteurs ne peuvent tout simplement pas payer le prix réel. Ce pessimisme est-il justifié? Une manière sûre de parvenir à une vision plus optimiste est de compenser chaque perte par un gain provenant d’autres sources telles que subventions et prêts extérieurs, ventes provenant d’autres activités ou édition dans des secteurs plus rentables comme les livres scolaires et la fiction populaire. Les éditeurs s’y prennent ainsi depuis des siècles. La plupart savent lire leur bilan financier d’un œil réaliste, mais compatissant: le Livre a quelque chose de spécial. Grâce aux efforts surhumains d’éditeurs, de libraires et de distributeurs dévoués et grâce aux nouveaux médias qui facilitent les tâches complexes du métier de l’édition, le Livre participe autant à l’avenir qu’au passé. Il reste qu’en termes d’édition agricole nous devons encore trouver comment atténuer notre peur de perdre. [caption] Sur cent livres publiés dans le monde, à peine deux viennent d’Afrique.
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    • CTA Spore (French) [3719]

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