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dc.contributor.authorMelo, Ivaro Soares de
dc.contributor.authorAssoumou Mba, D.
dc.contributor.authorBaba Counta, Ahmed
dc.contributor.authorAssoumou Mba, D.
dc.contributor.authorBlackie, Malcolm
dc.date.accessioned2015-03-26T12:16:46Z
dc.date.available2015-03-26T12:16:46Z
dc.date.issued2003
dc.identifier.citationde Melo, Ivaro Soares, Assoumou Mba, D., Baba Counta, Ahmed, Assoumou Mba, D. and Blackie, Malcolm . 2003. Paysans de tous les pays, unissez-vous !. Spore, Spore 103. CTA, Wageningen, The Netherlands
dc.identifier.issn1011-0046
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/63450
dc.descriptionLes paysans ont domestiqué les plantes et les animaux, inventé l’agriculture, bâti des systèmes durables. Ils ont aussi supporté les coûts des révolutions agricoles et industrielles. Mais ce sont des forces et des intérêts extérieurs au secteur qui commandent l’évolution de leur production et de leur richesse. Jusqu’à quand ? M. Mazoyer et L. Roudart ont magistralement analysé dans leur livre la saga des paysans. Tout commence il y a 10 000 ans, quand l’invention de l’agriculture et de l’élevage fait franchir à l’Humanité des pas décisifs. Alors naissent les systèmes culturels et techniques qui coexistent encore aujourd’hui. Une évolution aveugle et déséquilibrée Dans les pays développés, l’agriculture est favorisée par des conseils techniques, du crédit, des subventions, des prix garantis, des barrières douanières et des marchés proches. Dans les pays les plus pauvres, au contraire, tout manque aux paysans : conseils, intrants, crédit, voies de communication, transports, organisation commerciale, parfois même la terre et, souvent, des gouvernements vraiment intéressés à les défendre et à les soutenir. Quelques grandes exploitations, situées dans certaines régions du monde, accumulent continuellement des ressources qui profitent aux productions végétales et animales les plus compétitives et permettent de lancer des produits à bas prix sur tous les marchés. Dans le reste du monde, la plupart des paysans se trouvent incapables de produire de façon concurrentielle, sont exclus de leur propre terre et souvent conduits à l’indigence. Cette évolution aveugle et déséquilibrée du système agricole et alimentaire mondial est une tragédie. Cette affreuse distorsion est à l’origine des inégalités qui séparent les pays. La crise de la paysannerie sous-équipée et peu productive est à l’origine de la pauvreté rurale et urbaine croissante qui rend impossible le développement des pays agricoles. Cette crise conduit à une réduction accentuée de la demande solvable au niveau local et mondial, au ralentissement de la croissance économique, à l’augmentation du chômage, à la pauvreté et à l’exclusion. Des conséquences qui viennent frapper à la porte des pays développés : elles compromettent leurs débouchés sur les marchés des pays en développement. Les pays développés sont aussi affectés, directement ou indirectement, par les autres aspects de cette crise globale et complexe du tiers-monde où la misère, la stagnation et le désespoir font le lit des grandes migrations, du terrorisme et des conflits armés. Pas de solution miracle ! La libéralisation et la mondialisation du commerce et de l’économie sont à la mode. Cela nous rappelle l’histoire de ce savant qui pose une puce sur une table et lui crie : ' Saute ! ' Et la puce saute. Il lui arrache ensuite les pattes et crie de nouveau : ' Saute ! '. Mais elle ne saute pas. Conclusion du savant : sans pattes, la puce n’entend pas ! Les paysans des pays pauvres ne sauteront dans le train de la mondialisation que si on leur restitue leurs jambes, c’est-à-dire les moyens nécessaires à leur développement ! Les mécanismes actuels du commerce international ne résoudront pas le problème du déséquilibre des pouvoirs et modifieront peu le scénario de pauvreté et de fragilité des économies des pays et des régions pauvres. Il ne suffit pas que chaque pays libéralise son système de changes et qu’il offre de bonnes conditions aux investisseurs étrangers : s’il ne résout pas la question de la répartition interne des richesses, il risque de connaître un nouveau déséquilibre structurel et donc un frein au développement économique et social. Pour surmonter les inégalités entre les peuples, il faut dans le monde un système monétaire, financier et commercial plus équitable, qui puisse corriger, pendant le temps nécessaire, les grandes différences de productivité, enracinées dans l’histoire et dans la disponibilité inégale des ressources. Mais revenons à l’histoire de la puce sans pattes. À quoi bon la distribution d’argent, l’effacement des dettes ou toutes sortes de projets de développement, si les populations des pays pauvres ne sont pas préparées pour affronter la libéralisation et la mondialisation imposées d’en haut par les pays riches, qui protègent d’abord leurs intérêts à l’aide de taxes douanières et de subventions aux agriculteurs ? Éduquer pour développer Si l’on accepte que le fondement du développement est la connaissance ou, mieux, la capacité de l’acquérir, de l’utiliser et de l’augmenter, il semble logique que l’enseignement et la formation professionnelle soient la priorité des priorités de la mondialisation. Pour dépasser la crise mondiale actuelle, les pays riches doivent renoncer au profit à court terme, à la croissance inégale non durable, et favoriser un développement global harmonieux, participatif et durable. N’est-ce pas l’objectif affiché par l’Union Européenne au sein de l’Europe, ou par le Plan Marshall après la dernière guerre mondiale ? * Histoires des agricultures du monde du néolithique à la crise contemporaine par M Mazoyer & L Roudart, Seuil, Paris, 1997. 533 pp. ISBN 02-032397-4 [caption] Agronome, Álvaro Soares de Melo, a une grande expérience en formation rurale et projets de développement avec des pays africains. De 1993 à 2000, il a assuré la coordination d’Esporo, l’édition en langue portugaise de Spore. Les opinions exprimées dans ce Point de vue sont celles de l’auteur, et ne reflètent pas nécessairement les idées du CTA.
dc.description.abstractLes paysans ont domestiqué les plantes et les animaux, inventé l’agriculture, bâti des systèmes durables. Ils ont aussi supporté les coûts des révolutions agricoles et industrielles. Mais ce sont des forces et des intérêts extérieurs au...
dc.language.isofr
dc.publisherCTA
dc.relation.ispartofseriesSpore, Spore 103
dc.sourceSpore
dc.titlePaysans de tous les pays, unissez-vous !
dc.typeNews Item
cg.identifier.statusOpen Access
cg.fulltextstatusFormally Published
cg.identifier.urlhttp://spore.cta.int/images/stories/pdf/old/spore103f.pdf
cg.placeWageningen, The Netherlands
cg.coverage.regionPACIFIC
cg.coverage.regionEUROPE
cg.coverage.countryALBANIA
cg.coverage.countryAMERICAN SAMOA
cg.coverage.countryANDORRA


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