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dc.contributor.authorSilva Soares, Horacio
dc.date.accessioned2015-03-26T12:16:49Z
dc.date.available2015-03-26T12:16:49Z
dc.date.issued2001
dc.identifier.citationSilva Soares, Horacio. 2001. Du rêve à la réalité: espoir dans le Sahel. Spore, Spore 96. CTA, Wageningen, The Netherlands
dc.identifier.issn1011-0046
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10568/63473
dc.descriptionLe Sommet mondial de l’alimentation à Rome, en novembre 1996, a rappelé que l’accès à la nourriture et la disponibilité d’aliments demeuraient un défi majeur. Les réalisations du Sommet seront bientôt examinées, plus de cinq ans après l’événement et avec un peu de retard par rapport au plan initial. Aujourd’hui, comme en 1996, il y a quelques lueurs d’espoir dans la masse énorme de défis. Le Sommet mondial de l’alimentation à Rome, en novembre 1996, a rappelé que l’accès à la nourriture et la disponibilité d’aliments demeuraient un défi majeur. Les réalisations du Sommet seront bientôt examinées, plus de cinq ans après l’événement et avec un peu de retard par rapport au plan initial. Aujourd’hui, comme en 1996, il y a quelques lueurs d’espoir dans la masse énorme de défis. Le nombre des personnes considérées comme véritablement sous-alimentées est passé de 920 millions au début des années 70 à 840 millions au milieu des années 90. Mais dans le monde en développement, notamment dans les pays ACP, une personne sur cinq est toujours dans le besoin. Les neuf pays sahéliens membres du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) sont un exemple représentatif de cette situation. Ils comptent au total 54 millions d’habitants pour une surface globale d’environ 5 millions de km2, avec un taux de croissance approchant 2, 8 %. Un tiers de la population vit dans les zones urbaines. Près des trois quarts de la surface totale de ces pays reçoivent moins de 300 mm d’eau de pluie par an. C’est là que vivent 10 % de la population, principalement des communautés pastorales. La majorité de la population — 80 % en tout — vit dans des zones où la pluviométrie annuelle varie entre 300 et 1200 mm, permettant des culture pluviales. Toutefois, les pays sahéliens souffrent depuis près de trente ans d’une sécheresse prolongée à peine entrecoupée de quelques répits. Ils comptent parmi les pays les plus pauvres du monde. Les sols sont généralement peu profonds et pauvres en éléments nutritifs ; la végétation est une savane arbustive et herbacée. Les ressources hydriques sont réduites, quoique quelques fleuves permanents permettent des cultures irriguées. Certains de ces cours d’eau traversent le territoire de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. L’élevage des bovins joue un rôle important dans l’économie de pays comme le Niger, le Mali et le Burkina Faso où il représente près de 15 % du produit intérieur brut. La sécheresse et la désertification sont les principaux obstacles au développement, toujours accompagnés de leurs ombres menaçantes, la faim et la pauvreté.. Ces pays ont compris très tôt que pour sortir de la crise, et vu leur taille relativement réduite, il leur faudrait développer une volonté politique commune. Cette volonté s’est traduite par la création du CILSS en 1974. Depuis, cet organisme s’est attaché à établir des politiques et des stratégies de développement communes. Des mesures politiques solides Dans leur ensemble, ces objectifs communs constituent un puissant attelage, porteur de nombreux espoirs, mais aussi de gigantesques préoccupations auxquelles il faudra bien faire face, même si ce n’est pas simple. De quoi s’agit-il ? D’abord, il faut bien admettre que les politiques de prix pour les produits d’exportation, déterminées par les pays industrialisés, mettent en péril les échanges commerciaux entre les pays du CILSS. Comme ceux-ci n’ont pas accès aux technologies les plus modernes, ils ne peuvent pas atteindre les niveaux de productivité des pays industrialisés et ne peuvent donc rivaliser à des prix compétitifs. Comment peuvent-ils réagir devant une telle compétition sur le marché mondial ? Cela demande tout de même des mécanismes de protection qui permettent à la production locale d’exprimer pleinement son potentiel et qui stimulent une croissance régulière sur les marchés locaux et régionaux. En second lieu, une décentralisation efficace du pouvoir est indispensable à la stabilité politique. Les communautés locales seront plus fortes et mieux à même de façonner leur destin si elle sont habilitées à prendre des décisions. Dans ce processus, les organes centraux doivent jouer un rôle de planification, de régulation et de coordination dans la répartition des ressources disponibles. La consolidation de la production locale passe par l’intégration des systèmes productifs et culturels. L’expérience a montré qu’imposer des solutions extérieures débouche généralement sur des déceptions, voire des désastres. Le nœud du problème, c’est l’influence négative que ces solutions extérieures exercent souvent sur les structures familiales et sur le rôle essentiel des femmes. Non seulement les fonctions de la famille et des femmes dans le système de production sont mises en danger ou risquent de disparaître, mais leur marginalisation constitue aussi une menace pour leur tâche irremplaçable de transmission des valeurs culturelles aux générations suivantes. Un autre facteur essentiel est la stabilité politique entre pays voisins et au sein de chacun d’eux. Il faut prendre comme point de départ le respect des structures traditionnelles, sans imposer les modèles occidentaux de démocratie, et aider les systèmes traditionnels à évoluer et à s’adapter aux conditions nouvelles. Enfin, l’exode rural doit être endigué grâce à des programmes de développement intégrés où l’éducation, la formation, la santé, l’appui aux structures sociales des communautés locales sont mis au service d’une stratégie commune. Le monde a accumulé suffisamment d’expérience et de sagesse au fil de tant d’années pour savoir que si ces conditions ne sont pas réunies, nous serons tous les spectateurs, voire les acteurs de l’effondrement de cet espoir et d’un désastre à grande échelle. [caption] Horácio Silva Soares est agronome et a enseigné à l’Université de Lourenço Marques, aujourd’hui connue sous le nom d’Université Eduardo Mondlane à Maputo, Mozambique. Dans son Cap-Vert natal, il était Directeur général des ressources naturelles et Président fondateur de l’Institut national de la recherche agricole. Il a également été Directeur général du centre régional AGRHYMET du CILSS et ambassadeur en Italie, en Grèce et en Égypte. Les opinions exprimées dans ce Point de vue sont celles de l’auteur, et ne reflètent pas nécessairement les idées du CTA.
dc.description.abstractLe Sommet mondial de l’alimentation à Rome, en novembre 1996, a rappelé que l’accès à la nourriture et la disponibilité d’aliments demeuraient un défi majeur. Les réalisations du Sommet seront bientôt examinées, plus de cinq ans après...
dc.language.isofr
dc.publisherCTA
dc.relation.ispartofseriesSpore, Spore 96
dc.sourceSpore
dc.titleDu rêve à la réalité: espoir dans le Sahel
dc.typeNews Item
cg.subject.ctaAGRICULTURE EN GÉNÉRAL
cg.identifier.statusOpen Access
cg.fulltextstatusFormally Published
cg.identifier.urlhttp://spore.cta.int/images/stories/pdf/old/spore96f.pdf
cg.placeWageningen, The Netherlands


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