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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dc.date.accessioned2015-03-31T07:22:46Z
dc.date.available2015-03-31T07:22:46Z
dc.date.issued2003
dc.identifier.citationCTA. 2003. La biotechnologie : le dilemme & la réponse stratégique. Connaissance pour le développement. CTA, Wageningen, The Netherlands
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10568/64762
dc.descriptionLes scientifiques et les dirigeants dans les pays ACP, comme partout ailleurs dans le monde, sont toutefois confrontés à un dilemme lorsqu´ils considèrent les questions essentielles relatives à l´ingénierie génétique, y compris la protection, la conservation et l´utilisation durable de la biodiversité, les droits de propriété intellectuelle (DPI), la bio-éthique et la biosécurité, la compétitivité mondiale et la sécurité alimentaire. Le dilemme pour les scientifiques Les scientifiques ACP sont confrontés à un dilemme lorsqu´ils considèrent ou essaient d´obtenir l´optimisation des outils de la biotechnologie moderne au profit de la société, du commerce ou des professionnels. Ils doivent alors apporter des réponses à des questions morales, sociales, professionnelles et éthiques. La bio-ingénierie devrait-elle représenter une priorité pour la Recherche et le Développement Agricoles (RDA) au service des pays ACP ? Faudrait-il investir les ressources limitées pour la RDA dans la biotechnologie et en cas de réponse affirmative, ne vaudrait-il mieux pas utiliser ces fonds pour surmonter les contraintes de production, améliorer les récoltes et augmenter la qualité de la vie et la durée de conservation des aliments indigènes ? Quelle devrait être la priorité, étant donné qu´il pourrait y avoir une certaine résistance du consommateur sur les marchés d´exportation nationaux et traditionnels ? L´accent devrait-il être porté sur l´utilisation de nouvelles technologies pour améliorer la compétitivité et pour étendre les opportunités commerciales au niveau du marché mondial ou bien pour atteindre des objectifs relatifs à la sécurité alimentaire au niveau national et régional et à la lutte contre la pauvreté ? Ces nouvelles technologies auront-elles un effet positif sur des modes de vie durables, étant donné les questions de DPI comprenant les brevets sur les plantes et la technique génétique visant à limiter l´usage d´une substance (GURT) ? Quel en serait l´effet sur l´environnement et quelles mesures devraient être mises en place pour contrôler ces effets ? Y a-t-il des ressources adéquates, aussi bien financières qu´humaines, pour effectuer des analyses des risques ? Comment accéder aux nouvelles technologies et où faudrait-il mettre à jour des compétences étant donné que certaines nations développées imposent des restrictions à l´accès aux formations et à leur étendu lorsqu´il s´agit de les mettre à la disposition des pays en voie de développement ? Le financement apporté par les donateurs devrait-il être accepté sans poser de questions à partir du moment où il permet de poursuivre des intérêts professionnels ? Quels seraient les accords de partenariats de recherche à conclure pour le bénéfice de toutes les parties et dans l´intérêt public ? Devrait-il y avoir un lobby pour l´exploitation des nouvelles technologies de façon à ce que les pays ACP puissent dériver des bénéfices économiques des brevets accordés à de nouvelles découvertes ou bien de telles options commerciales ne devraient-elles pas être considérées comme une option stratégique visant des avantages économiques et concurrentiels pour l´avenir ? Le dilemme pour les dirigeants Les dirigeants ACP font face aux principaux défis lorsqu´ils cherchent à répondre à la demande croissante d´un environnement favorable permettant de stimuler le développement scientifique et technologique, y compris la modernisation du cadre réglementaire pour soutenir la politique S&T. Quelle serait la quantité de financement à mettre à la disposition des chercheurs pour optimiser l´utilisation de ces nouvelles techniques pour le traitement de questions agricoles relatives à la société, à l´économie et au commerce ? Quelle devrait en être la priorité et où trouver les ressources nécessaires ? Faudrait-il utiliser les ressources publiques limitées ou vaudrait-il mieux mettre en place des systèmes permettant de favoriser les investissements du secteur privé et d´attirer des financements qu´apporteraient des donateurs pour compléter le financement gouvernemental ? Dans quelle mesure les financements apportés par le secteur privé et par les donateurs sont-ils inoffensifs pour la R&D, et est-ce le pays entier qui en profiterait ou seulement quelques individus, quelques institutions d´utilité publique ou d´autres pays ? Les chercheurs vont-ils seulement se livrer à des recherches académiques ou bien vont-ils être socialement responsables et quels seraient les systèmes que le gouvernement pourrait mettre en place pour assurer l´utilisation optimale des fonds publics au service du bien public ? Quel serait l´effet des DPI et des questions s´y rapportant sur la vie des petits agriculteurs ? Les bénéfices économiques anticipés vont-ils compenser tout dérèglement social initial ? Y aura-t-il des profits économiques et sociaux ? Comment les gouvernements pourront-ils protéger les agriculteurs et d´autres personnes intéressées, la population et l´environnement de tout risque potentiel tout en s´assurant que leurs pays participent à cette révolution S&T ou qu´ils en bénéficient ? Comment le gouvernement pourra-t-il favoriser la synergie entre tous les intérêts concurrentiels et les réponses exigées par de nombreuses initiatives internationales, dont chacune est souvent dirigée par des ministères et des agences différentes ? La réponse stratégique Toutes ces questions et bien d´autres encore qui se rapportent à ce sujet S&T actuel dans l´agriculture ne peuvent pas être négligées tant que les progrès technologiques se poursuivent. Certains gouvernements ont répondu en développant des politiques qui permettent de conserver, de protéger la biodiversité, de partager du profit et d´optimiser la biotechnologie pour répondre aux obligations de plusieurs accords et plusieurs conventions s´y rapportant, comme l´accord sur la propriété intellectuelle de l´OMC (TRIPS), les Sanitary and Phytosanitary Measures (SPS) (mesures sanitaires et phytosanitaires), l´accord sur les Technical Barriers to Trade (TBT) (obstacles techniques au commerce), la Convention sur la diversité biologique (CBD), la Convention internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) et plus récemment le protocole de Carthagène. Dans de nombreux cas, ils ont impliqué leur communauté S&T et la société civile dans les délibérations et ils ont cherché et obtenu de l´assistance de la part de la communauté internationale. Certains pays se trouvent déjà dans une phase avancée au regard de la conception et de la mise en œuvre de politique; d´autres pays sont toujours à la recherche de solutions à diverses questions. Les scientifiques ACP sont toutefois toujours confrontés au dilemme et ils ont besoin d´accorder des priorités à leurs réponses, car les demandes sont importantes et les ressources sont limitées. Le principal dilemme du gouvernement se manifeste au niveau de la coordination des réponses nécessaires sur le plan national et sur le plan de la mobilisation des ressources adéquates pour appuyer le processus. Une des stratégies consiste à favoriser le dialogue entre les scientifiques ACP et à développer des réseaux d´information solides au niveau national, régional et international. Cependant, les questions suivantes se posent: les scientifiques ACP sont-ils disposés à approfondir le dialogue au sein de leur groupe avec des dirigeants, des acteurs et d´autres personnes intéressées ? Sont-ils également disposés à échanger des informations, à coopérer pour élaborer des connaissances et des compétences, à promouvoir et à appuyer l´établissement de Centres d´Excellence pour évaluer cette question et bien d´autres sujets urgents relatifs à la S&T qui ont des effets sur l´agriculture ? Le portail de l´internet du CTA ?Knowledge for Development? constitue un outil qui permet de faciliter ce dialogue. Son succès dépendra du soutien et de l´optimisation du dispositif par la communauté S&T, par les dirigeants, les autres acteurs, les autres personnes intéressées liés aux pays ACP ainsi que par leurs collaborateurs internationaux. Wageningen, 15 novembre 2003 Judith Ann Francis est la coordinatrice des programmes, Stratégies Science et Technologie, á CTA, Wageningen, the Netherlands.
dc.description.abstractPendant des siècles, les scientifiques ont utilisé la biotechnologie pour améliorer la production, la disponibilité et la qualité des aliments. Depuis quelque temps toutefois, la manipulation sélective et sophis
dc.language.isofr
dc.publisherCTA
dc.relation.ispartofseriesConnaissance pour le développement
dc.sourceConnaissance pour le développement
dc.titleLa biotechnologie : le dilemme & la réponse stratégique
dc.typeNews Item
cg.subject.ctaDIVERS
cg.identifier.statusLimited Access
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
cg.placeWageningen, The Netherlands


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