Les Principaux Ravageurs et Maladies d' Afrique Manioc, Igname, Patate Douce, Aracees prtpart par Robert L. Thtberge Propos liminaire ETABU en ta nl que societe autonome, a but non lucratif. Ie 27 juille. 1967. I'[ns ti tut international d'agriculture lropicaie (IITA) co'ns lilue I'une des principC'.Iles composuntcs. d 'un n!seau imerna tiona l de centres de recherche et de rormation agrico les. Le gouvernement nigerian fi t don d'un terrain de mille hec tares pour I'emplacement du site. landis que )" Fondation Fo rd fournissait les capitaux initiaux necessaires a 1a construction des installa tions et a u developpement . Un conseil d'adminiSlra lion. compose notammcnt de representan ts des paysen deve loppement avec Jesque\s I' IITA entrelien1 des relations. preside aux affa ire!' de l' Insti lu t. Le fi nancernent des activites de niTA (el des a utres centres) est assure en premier lieu par Ie Groupe consullatif pour la recherche ag ricole inte rnationale (GeRAI). groupement non-sla tutaire de pays do­ nateurs. de banques de developpemen1. de fondations et d'agences. En 1983. I'essentie l du programme de recherche et de fo rma tio n de I'lnstilutfu t soulenu par I'Agence canadienne po ur Ie developpement inter­ nationa l (CJDA), rAdminist ration du Royaume-Uni pour Ie dcveloppement d'ou tre-mer (ODA). I'Agence amcricaine pou r Ie developpement international (USA ID),la Banque mondiaie , Ie Fonds international pour Ie deve10ppement agricolc (FIDA), la Fondation Ford, Ie Fonds d e dhelo ppemenl agricole de r Opepet les gouvernements de rAustralie. de 13 Belgique. de la France, de l'Inde . de rItalie. d u Japa n, des Pa ys-Bas. du Nigeria, de la . or\'ege et de la Republiq ue federale d ' Allemagne. D'autres d onateurs s'ajoutent a ce tte li sle dans Ie cadre de programmes de recherche o u de formation bien specifiques . .m ite ell page 3 de COll\'erlflre LES PRINCIPAUX RAVAGEURS ET MALADIES du manioc t de I'igoame, de la patate douce et des .rae"" EN AFRIQUE LES PRINCIPAUX RAVAGEURS ET MALADIES du manioc, de I'igname, de la patate douce et des aracees EN AFRIQUE Prepare par Robert L. Theberge Co fla borareurs : Fields E. Caveness Hans R. Herren Ki-Munseki Lema Peter Neuenschwander Robert L. Theberge John S. Yaninek A VQI11-p ropos de Sang Ki Hahn Institut international d'agriculture tropicale Ibadan (Nigeria) 1985 1nstitut international d'agriculture tropicale PMB 5320 Oyo Road Ibadan, Nigeria Tous droits reserves © Institut international d'agricullure tropicale, 1985 ISBN 928131002·2 REMERCIEMENTS Les auteurs es.primenl le urs plus vifs remerciements a Mme Janet Keyser el Mme Chris Purisch pour la revision des notes ~ insj qu'au personnel du Service d'in terpretat ion et de traduction de "'ITA. TABLE DES MATIERES Avant-propos ix Infrodll("lion xi Le manioc 2 Mosai"que du nlltt IOK A TI( I:-J I)ES !'1 .A' TF.'S ,. . I(ACi:-;' ,"S I' r TtJ ltF:RC UI. F.S AMYI.A("t'i I~STlTL:T I " TJ:R :>-A T111:"-AL O'i\ (; Klt"lJl.T Ukf- II{O !'J ('AI.1- INTRODUCTION CETTE brochure deceit les principaux problcrnes associes :i la presence de cryptogames, de bacteries. d 'inscc tes et d'acarien~ dans les cherne mols. Degre de sensibilite ou de resistance variable scion Ie cultivar. Les symptomes se manifesten t sur les deux. faces. Cependant, alors que sur la face superieure les lesions sont brunatres. et generalement circulaires et bien detinies (photo 15), elles prennent unecoloration brun· grls sur la face infcrieure. Elles s'c tendent graduelle. menl, fusionnent et occupent une position angulaire par rapport aux. nervures secondaires (pboto 16). Les feuilles infec tees jaunissent. se dessechent et tombent (photo] 7). La dissemination de la mala die est favo· risee par des temperatures et une humidite ambiante €:Ievees. Propagation: Les conidiophores se ferment en amas a l'interieur des stornales. Les conidies sont emporwes par Ie vent sur de longues distances. Bien que les spores aient generalemenl besoin d'eau pour germer el en· vahir les tissus, des peri odes de fortes rosees seraient suffisantes al 'elablissement de la maladie. Penes: La maladie des taches brunes peut causer des pertes de rendements de I'ordre de 20% dans les regions ou la pluviometrie depasse 120 mm. PHOTO 15 PHOTO 16 PHOTO 17 16 MALADIE CRYl'TOGA .\1 I QL"E IJU M .A,.NIOC MAlADIE: Mal.die des taches blallChes ArRE CtOGRAPHIQUE: Toutes les regions produc· trices de manioc du monde AGE:'IIT PATHOGENE: Cercospora caribaea Cir. PLANTE-H()TE : Ma'lihot spp. Symptomes: CeUe mala die est moins repandue que la bacteriose. Les lesions, presentes sur les deux faces, sont plus petites, circulai rese t deprimees. Les premiers symplomes appara issent comme des pJages chlorD­ tiques circulai res (photo 18). Peu apres, on observe de minuscules lesions ( 1,7 mm) blanches it. brun-jaune sur la face superieure de la feuille . Les lesions de Ja face inferieure sont plus irregulieres. Chez certaines va­ rietes, Ies taches blanches sont bordces de vio let el entourees d' un halo jaunatre (photo (9) . Propagation : Les spores sont emportees par Ie vent. La sporulation est abondante, notamment durant les periodes chaudes et humides. Pertes: Les pertes imputables a la cercosporiose semblent minimes: toutefois, elles n'ont pas encore rai t l'objet d'une evaluation precise. PHOTO 18 PHOTO 19 18 MAlA D1 E CRYPT OGAM 1QUE DU MANIOC MALADIE : Cercosporiose du manioc AIRE GtOGRAPHIQUE: Toutes les region s du monde AGE:"IT PAYHOGEI\E: Cen'ospora l'icosae Muler et Chupp PLANTE-H{)YE: Manih()( spp. Symptomes: Les symptomes font generalement leur apparition sur les vieilles feuilles des p[antes agees( = 9 mois). Les lesions, de grande taille , peuvent couvrir pres de la moili. du limbe (pholo 20). Leurs bords nc sont pa s bien defi nis. l es gra ndes taches fohaires presentent une colora tion brun clai r a ocre diffuse. Elles s'accom pagnent d'une rrisolee etjou de [a defor­ mation des fo lio les. La defoliation des plants est accen t uee par temps chaud el humide. condition propice au developpement de la maladie. A mesure que progresse ['infection, Ies feuille s deviennent chlaro­ tiques e1 se detachent (photo 2 1). Cene cercosporiose se rnanifeste en meme temps que la maladie des taches brunes et que la cercosporiose a c. caribaea. Propagation: La maJadie est principalement disse­ minee par Ie vent. Les conid ies sont faciJernent de­ tachees par Ie ve O( e t emportees sur de grandes distances. La presence d 'eau a I'etat libre est essentielle a la germination et it la penetration des spores. Un temps chaud accompagne de rosee matinale favor ise Ie de .... eloppement de la ma ladie. Pertes: Bien que la defolia tion puisse et re tn!s mar­ quee chez les varietes sensibles. les baisses de rende­ ment attribuees a celte maladie son t generalement faibl es. PHOTO 20 PHOTO 21 20 MALAD I E CRY P T O GAM I QUE DU MANIOC MALADIE: Pourrin.e des tubercBles AIRE GEOGRAPH1QUE: TOllles les regions produc­ trices de manioc du monde AGENT PATHOGENE: Sclerotium rolJl'ii Sacco PLANTE-HOTE: MonihOi spp. et divers autres genres Symptomt'S: La principale maladie des tubercules de manioc est causCe par Sclerolium ro/fsii Sacco L'attaque peut survenir a n'importe quel stade de developpement des tubercules et des racines. On 1a reconnait a la formalion d'un mycelium blanc sur les organes infectes (photo 22). La presence de sclerotes. pet its amas compacts d'hyphes d 'environ 1,0 mm de diametre, est souvent associeea celIe pourrilure (photo 23). Ce champignon ubiquiste survit dans Ie so l en saprophyte, notamment sur les residus vegetaux. Les sclerotes peuvent resister ad esconditioDS dHavorables pendant de longues periodes. Les signes avant­ coureurs de la maladie sont frequemment ignores. La plante montre les premiers symptf}!TIes de ftetrissement des que Ie cryptogame penetre dans Ie tubercule. Propagation: Les structures quiescentes, appeJees scleroles, sont entrainees par ('eau de ruisseHement: Compte tenu de son ubiquite et de sa faculte de survie sur divers residus vegelaux, eet agent pathogene est difficile ae radiquer. Pertes: Les pertes n'ont jamais ete evaluees. L'affection est relativement peu frequente et, lorsqu'elle se manifeste, elle envahit generalement les plants ages. Elle n'a pas d ' impact sur Ie plan economique. PHOTO 22 PHOTO 23 22 MALADI E CRYI'TOGAMIQUE D U MAN IOC MALADIE: Pourriture moUe du manioc AIRE GEOGRAPHIQUE: Toules les regions du monde AGE~T PATHOGENE: PIrYlOphtora spp., PYliliuni spp. et Fusarium spp. PLANTE-HOTE: ManihoJ spp. et divers au tres genres Symptomes: La maladie se mani fe ste dans les sols humides par temps frais. Le pourrissemenl s't.~tend sur quelques jours a quelques semaines scion la quantite d'inoculum initial. La plupa rt des radicelles son t delruites, tan dis que des lesions necrotiques brunes font leur apparition sur les racines plus agees. Bientot, Ie pourrissement des racines est transmis aux tuber· cules (photo 24). La plante Hetrit, perd ses feuilles et meurt. Uoe forte odeur nauseabonde se degage des tubercules infectes. Les varietesde manioc restant dans Ie sol apres maturite sont part iculierement exposees a ce type de pourriture. Propagation: La dissemination est assuree par les zoospores qui, en se depla~ant dans reau du sol, sont attires par les racines des plan tes sensibles. La pro· duction de mycelium et de zoospores cui mine durant les peri odes hum ides. assumnt un nouvel apport d'inoculum pour j'infection d'autres plantes. Penes: Les baisses de rendements peuvent atteindre 8D':~ lorsque les conditions a mbiantes sont favorables au developpement de la ma ladie (temps froid et humide). PHOTO 24 24 MALADJE C:RYPTOG:\M I ~UE D U MANIOC MALA OrE: Pourrilures ~ches du manioc AIRE G~OGRAPHIQUE: Toutes les regions du monde AGENT PATHOGtNE: A ,-millariella mellea, RoselJiliia flecQtrix el genres divers PLA~TE-HOTE: Manillor spp. et divers aurres genres Symptomes: La mala die est tres frequente dans les terres recemment deboisees. Les tubercules secouvrent de gros cordons myceliens (photo 25). Les plants affectes fh~trissen{ rna is ne perdent pas leurs feuilles. Les feuilJes Helnes e( la plante ne tardent pas a se dessecher, a virer au brun et it prendre I'aspect d'uo arbuste expose a un feu de brousse (photo 26). Propagation: Armillarielfa possooe une aire de distri­ bution moodiale ; iI est run des principaux repre­ senlanls de la population cryptogamique des sols forestiers. n se propage au moyen de rhizomorphes ou par contact direct avec les racines . Les rhizomorphes peuvent facilement contaminer les eq1,lipements agci­ coles et Jes mettre ac ontribution pour leur transport. Pertes: Aueun impact economique significatif. L'incidence de la maladie est faible. Elle ne presen te un proble-me que dans les sols $O rtis d'uoe jachere forestiere . PHOTO 25 PHOTO 26 26 NEMATODES DU MANIOC MALADlE: Les nematodes Ii gales AJRE GEOGRAPH1QUE: Climats tropicaux et sUbtropicaux AGE~T PATHOGENE: Melo idogyne incogl1 ita. M . jOl'onica, M. arenaria. PLAy\TE-Hl'>TE: Ma nioc, ManillOl escuJen.ta Symptomes: Apparition de gales sur les racines. Les ga les sont souvent isolees, mais apres fusion. elles forment des cordons de gales. Les extremites des rac ines sont cJevita lisees, louie croissance devenant impossible. Chez les cultivars sensibles. on peut obser­ ver la fonnation de gales de I cmet parrois plus. En cas de fortes infestations, Ie nombre de radicelles est sensiblement reduit, occasionnant Ie rabougrissement de la plante a insi qu 'une reduction du diamet re de la tige (photo 27) ; touterois, une baisse des rendernents de 17 a 50~/~ peut etre en registree sans pour autant atfecter la taille de la plante. Les infections mUltiples et repetees sont courantes. Bien que les gales se forment ha­ bituellement sur les radicelles et les autres racines (photo 28), on peut egalement les trouver sur les organes de reserve des plantes sensibles. Les cas de deformation des tubercules sont aussi frequents. Propagation: Les nematodes sont transportes avec Ie materiel de planta[ion ; ils sont presents dans les particules de terre qui adherent aux souliers et aux outils ainsi que dans les eaux de ruissellement. Pertes: Des penes de rendements de 8,5% a nt ete enregistrees dan s des plantations de manioc de la region d'Jbadan (Nigeria). Des reductions en tuber­ cules de 15 a 4~{ ont ele relevees dans une parcelle experimentaJe~ avec une valeur maximale de 98% en cas de forte infestation. La legere diminution de taille accompagnee d'une forte reduction de poids se traduit par I'obtention d'un materiel vegetatif de m oindre qualite pour 1a campagne suivante. En outre. Ies racjnes envahjes par les nematodes som plus sensibles aux attaques d'autres organismes. PHOTO 27 28 NEMATODE S DU \1ANIOC Lutte: Les rotations culturaies, avec plantation de cultures resistantes aux nematodes, fournissent d'excellents resultats. A l'heure actuelle. on ne dispose pas de ",arietes de manioc resistantes aux nematodes it gales. La destruction des mauvaises herbes renforcent les mesures de Iune culturale. L'emploi des nematicides est efficace a !'eDcontre de ces nematodes, mais la rentabilite de leur utilisation doit elre evaluee avec soin. Nematodes dbers: Quelque quarante-cinq genres et especes de nematodes phytoparasites associes it 1a culture du manioc sont mentionnes dans di vers ou­ .. rages. Certains d'entre eux, notarnment les nematodes des lesions et les nematodes spiraJes revetent une importance locale. Notre connaissance des autres genres est tres fragmentaire. PHOTO 28 30 ACAJlI EN DU MANIOC 1'0\1: Acarien vert du manioc, deux especes africaines ­ ,\1onollychellus progresivlls, M. lanajoa. mSTRIBUTlOl'i: Regions de production du manioc en Afrique et dans les neo-tropiques PLANTE-HOTE: Manioc e( autres Manillot spp. Description: De tail le plus reduite que la plupart des acariens. leur colora tion verte caracteristique chez les jeunes sujets devient jaunatre au stade adulte. Degats: Proportionnels a I' importance de [a colon ie d'insectes et it la dureede I'attaque. Les premiers signes se manifestent sous I'apparence de 'piqures d'epingJe' jaumitres (chlorotiques) sur la face superieure des feuilles en COUfS de developpement et des nouvelles feuilles (photo 29). A ce stade, I'ampleur des symp­ tomes €:volue entre quelques taches chlorotiques et une chlorose totale. Les feuilles fcrtement infestees sont frappets de rabollgrissement et de deformation (photo 30). Dans Ie cas d'attaques graves, les feuilles terminales meurent et to mbent, donnant au plant de manioc un aspect de 'chandelier' (photo 31). Les symptomes evoquent fidelement ceux de la mosai'que du manioc. Importance: Durant la saison seche, des infestations irnponantes d'acariens el1lrainent des pertes de rende­ ment en tubercules de 20 a 80%. Biologie: Le cycle biologique rappelle celui des autres acariens, vivant lOU le I'annee sur la face ventrale des jeunes feuilles. [J s'ecoule environ 14 jours entre Ie stade de roeuf et le stade adulte. Au cours d'un cycle de vie de 3 a 4 semaines. les remelles adultes pondent entre 20 et 90 oeufs. suivant la qualite du feuillage disponible. Lorsque les condit ions sont dCfavorables, les femelles se dispersenl en se la issant pendre a un fil de soie. Lutte : Les recherches po rtent it la ibis sur la lutte biologique ella resistance de la plante-hote. Les acariens pn!dateurs delruisem leurs hotes en asp irant leurs substances liquides; ils constituent de ce fa it des agents n!gulateurs potelllieis (photo 32). PHOTO 29 PHOTO 30 PHOT031 PHOTO 32 32 AC AlHE N D U M AN IOC NOM: .o\carien rouge du manioc, quatre e5peces afri~ caines. Ofigonychus gossypii, Tetranyclru.''i telarius, T. neocaiedonicils et T. cinnabarinu.{. DISTRlBUT]ON: O. goss)'pii : Afrique occidentale, Colombie, Venezuela, Costa Rica ; T. Ie/arills : Ensemble des regions Iropicales ; T. neocaiedolJicus: Madagascar. Mozambique, Nigeria , Inde, Bresil et lies du Pacifique; T. cinnabarinus : Afrique australe, neo·tropiques, Asie, PLANTE·HOTE: MallillOt spp. et bien d'autre5 plantes domestiques. Description: Visible a l'oeil nu sous I'apparence d'un point rouge. L'ex.amen microscopique revele des in· sectes jeunes et adultes aux corps ovo'ides dotes de quatre pairesd 'appendices herisses de poils (photo 33). Dfgats: Les premiers symptomes apparaissent sur la face superieure des feuilles matures sous fonne de 'piqures d'epinglc' jauna.tres (chloro tiques). Dans certains cas, I'en semble de la feuille peut en etre recouverte, prenant alors une coloration rougeatre, brune, ou rouille. Par ailleurs, une toile de protection est souvent visible. En conditions d ' infestation grave les feuilles. les plus vieilles d'abord. meurent et tombenl. Importance: Les ravages atteignenl leur intensitc maximale en debut de saison seche . II semblerait toulefois qu 'une regulation ait lieu par Ie biais d 'ennemis naturels locaux. BiologiEo: Cycle b iologique type des acariens - oeufs, 'arves, protonymphes el adultes . Les oeufs ainsi que les slades aerifs peuvent etre presents sur Ies deux faces de la feuille ou its sc nourrissent en perrorant les cellules vegetales de leur stylet. En moyenne. 10 jours s'ecoulent enlre I'oeuf et I'adulte. Arrives au stade adutte. les insectes femelles vivent encore I a2 semaines e t pondent entre 20 et 115 oeufs. L.ne: Aucune recommendation. PHOTO 33 3.4 C O C HENI L LE DU MAN IOC f\-'o .\1 : Cochenille du manioc, PhellQcoccUS malliJrOli Matile-ferrero (Hemipt(~re : Pseudococcideae) DISTRIBUTION : Originaire d'Amerique du Sud, on la rencontre au Bresil. au Paraguay, en Bolivie et en Argentine. A I'heure actuelle . elle s'est elendue a J'ensemble des zones africaines de cultu re du manioc. a I'excepti on toutefois du Kenya, des Seychelles, de Madagascar, de Tanzanie, du Malawi et du Mozambique. PLANT-HOTE: Mallihol spp. , patate douce, auber­ gines, tomates et hydrophylle (Ta/illum trianglilare), parmi d 'autres. Description: Vivants, les insectes femelles presentent un corps rosa tre (photo 34) recouver( d 'une finecouche cireuse a l'aspect farineux el de tres courts filaments lateraux et caudaux. O n Ie trouve sur les liges, les fcuilles elles extrc:mites. Les femeHes adultes mesurent entre I et 3 mm de longueur et de 0,7 a 1,5 mm de largeur. une fois montees sur lamelles. Degats: Perturbation considerable de la croissance des pousses te rminales. lesq uelJes sont frappees de rabougrissement e1 de deforma tion (photo 35), Reduction des entre-noeuds provoquantla to rsion des tiges de manioc. Lors d'attaques tres prononcees, les plants deperissent en commem;ant par les extremites au les populations de P. malJillOli sont les plus nom­ breuses (photo 36). Les penes en tuhercules peuvent atleindre 75%. Par ailleurs, il s'ensuit egalement une diminution de la p roduction folia ire et un affaibli sse­ ment du materiel de plantation (boutures de tiges). D'une maniere generale, les pertes de rendement sont fonel ion de I'age de la plante au moment de I' infestation, de la longueur de la saison seche, de l'inLensi te de rinfestation et de I'eta l de sante general de la plante (presence de maladie virale, de bacteriose). Irnporta.ce: Cel insecte ne const itue une menaCe cecile en Afrique qu'au niveau du manioc. En Ameriquedu Sud, l'iocidencede cette espece se situeen dt\3 du seui l critique. PHOTO 34 PHOTO 35 PHOTO 36 36 COCHENILLE DU MAN IOC Biologie: P. mUllihot; est une espece partheno­ genetique dontlecycle de vie du stade de !'oeufa l'etat adulte est de 33 jours a 2TC. En moyenne, les insectes adultes ont une longevite de 20 jOlrrs el une fecondite se chiffrant a 440 oeufs. La reproduction a lieu durant toute l'annee (9 a 11. generations). les populations atteignant leur densite maximale au cours de la saison seche. En se nourrissant sur Ie plant de manioc, P. monihoti lui inocule une toxine dont I'elfel se traduit par de profondes perturbations au niveau de la crois­ sance. La dispersion de J'espC:ce s'effectue passivement par Ie biais du vent et du materiel de plantation. Lutte: Dans son ecologie d'origine, les neo­ tropiques. ou 1es parasitoldes et predateurs assure"l une regulation naturelle, P. manihoti n'a pas Ie statut d'insecte nuisible. eeci expliq ue Ie choix de la lutte biologique - introduction , multiplication et Hi.ehers d 'ennemis naturels exotiques - eomme approche principale visant it resoudre Ie probleme e.n Afrique. A I'heure actuelle, la recherche porte sur 1a resistance de la plante-hote et les pratiques culturales, des sources de resistance ayant d'ores et deja etc identifiees. Une guepe parasite, Epidinocar. •; i.f lopezi (photo 37) ainsi que d 'autres esp6ces sont disponibles au sein du Programme africain de lutte biologique sur simple demande. Les ennernis naturels indigenes comme Hyperaspis pwnila (photo 38) jouent un role secon­ daire dans la lutte biologique. I1 est recommande de planter en debut de saison pluvieuse ailn d'assurer un bon d~\'eloppement du plant de manioc avant la periode seche : un plant vigoureux est mieux arme pour faire face a une infestation tres prono ncee. Avant la planta tion, les boulures de tiges peuvent etre traitees a l'eau chaude (S2°e pendant 10 minutes) ou plongees dans nne solution de d imethoate a 0, I % an.n de detruire tous les insectesiacariens et d'eviter ains i leur diffusion da ns les champs nouvellement plantes. PHOTO 37 PHOTO 38 38 COCHEN1LLE DU MAN 10C NOM: Cochenille ra)'ee~ Ferrisia virgara (Cockerell), cochenille verte, Pltenacoccus madefrensis, Pseudococcidae DISTRIBUTION : Les deux especes sont largement repandues dans les ecologies troptcales. Pour ce qui est de P. madeirellsis, sa position et sa demarcation systematiques par rapport aux autresespeces ne sont pas encore bien comprises, ce qui rend incertaine leur distribution . PLASTE-HOTE: Les deux insectes ont un regime alimentaire eXlfI!mernent diversifie: oe s'attaquan t au manioc qu·exceptionnellement. Description: Cochenilles typiques d'aspect blan· chalre mesurant plusieurs mm de longueur. Les parti. culariu!s de F. l'irgata se presentent ainsi: deux mies foncees longitudinales, de longs fils de eire vit reux, et deux longs filaments caudaux (photo 39). P. ma· deirensis s'apparente fortement a P. maniho/i, a I'exception toulefois de quelques tra itscaracte ristiques comme un corps de coloration blanc verdatTe et des ovisacs bien plusdensequeceux desespecescommunes de ravageurs du manioc. Contrairement a P. manihoti. les males de P. madeirensis son t vulnerables, ont une vie coune el sont dotes de longs filaments caudaux et d'une paire d'ailes laiteuses (phow 40). Degats: Les deux especes pn!ievent la seve des plantes·h6tes sans inocuJer de toxines. Les plants infestes manifestent des symptomes d'atfaiblissement general (pboto 41) mais ne presentent pas de defonnations. 1ll1portance: Aucune des deux. cocheni!les oe repre· sente un danger reel pour Ie manioc. Chez Ie cacao, F. virgatD peut transmettre Ie 'swollen shoot'. Biologie: F. virgaraest uneespece parthenogene tique (constiluee uniquement d'insectes femelles), tandis que P. madeirensjs est bisexuee. A I' instar de toutes les cochenilles, la dispersion est assuree au premier stade larvaire. L.tte: Generalement. Ie manioc ne requieTt aucune mesure de protection. PHOTO 40 40 C OC HE I'i LLE DU MA.'J1U C NOM: Cochenille du manioc, Aonidomylilus alhus. Diaspididae. DISTRIBUTlON: Afrique occidentale et orientale. lode merididiona le. Floride el Cara'ibes, regions orien­ tales et merid ionaJes du Bresil , reg ion centrale d'Argentine. PLANT[·HOTE: Principaiement Ie ma nioc et a I' occasion Solanum et d'autres plantes. Description: Cochenille d iaspine typique protegee par un bouclier allonge blanc argent mesurant entre 2 et 2.5 mm de longueur. L'e:mvie o\'aJe de cooleur brune est situee :i I'e"t remite anterieure de l'insecte. SOllS Ie boudier, celui-ci :i un aspect rougeatre. Les individus males soot de taille nettement plus reduite. Degats: Recouvre la partie inferieu re de 1a tige (photo 42) puis les feui lles, tuan t parfois la plan te-hote. Importa.ce: Ne repn!senle pas un danger reel. Toutefois, o n trouve celte cochenille en colonies abondantes, localisees su r la t ige des plants deja affaiblis par des attaques d' insectes et des conditions de secheresse. Biologie: Les femelles po ndent leurs oeufs sous Ie bouclier. Les larves du premier stade qui en emergent constituent la seule phase ac tive de I'jnsecte. Elles se sedentarisenl d'une fa!;on pcrmanente, plongeant leur rostre dans le.s lissus de la plante pour en ex traire la seve . Au fur et a mesure de la mue, Ie boudier s'agrandit n:gulierement paT I'adjonction de bandes successives asymhriques a sa peripherie. Les males immatures sont semhla hles alors que les individus adultes sont des insectes ailes ffagiles. a la vie ephemere . et ne se nourrissant pas. Lutte: Etant donne qu'il s'agit ici d ' un exemple typique de ravageur secondaire affectant les plants affaiblis, il n'est generalemenl pas necessaire de de­ ployer des methodes de lutte. PHOTO 42 42 CR IQUETS DU MA" IOC f'OM: Criquets, ZOflocerus variegalus L . e1 Z. elegam (Thumb.), Acrididae DISTRIBLTlON: Z. variegalus: regions d'Afrique occidentale et orientale au sud du Sahara; Z. elegans: regions d'Afrique australe s'etendant jusqu':i l'Angola et Ie Mozambique. PLANTE-HOTE: Une large gamme de cultures, surtout au stade de plantules - cacaoyer, ricin. careier, cotonnier. palate douce. mais essentiellement rna· nioc et mil. Description: Les nymphes sont noires et dOlees de pattes et d'antennes jaunes et annelees. Les individus adultes (3,5 em de longueur) sont vert fond: avec des motifs jaunes. noirs e1 orange se detacbant c1airement (photo 43). Degats: Les fcuilles sont deVOTeeS par les nymphes et les insectes adultes. Lorsqu'il De Teste plus de feuilles, les tiges vertes subissent Ie me me sort e t il ne reste de la plante que les parties blanches et ligneuses (photo 44). Importance: Lors de saisons seches prolongees, les champs situes a proximite de la brousse sont grave­ ment defolies (photo 45). Biologie: La ponte est fa ite en terre a (,ombre de plantes sempervirentes, et generalement en dehors des champs de manioc. Les oeufs sont ex pulses avec une matiere spumeuse qui forme en se solidifiant des amas sembI abIes a des eponges. Les jeunes nymphes emer­ gent en debut de saison seche et s'al imentent sur les mauvaises herbes et les arbustes. Normalement. seuls Ie q uatrieme stade larvaire elles adultes envahissent les champs de manioc, LuHe: La destruction des nymphes fraichement ecloses est la solution la plus simple et la moins onereuse, mais requiert la collaboration de I'ensemble de la communaute. Les colonies de jeunes nymphes peuvent etre aisement localisees et traitees a l'aide d"insecticides ou d'appats empoisonnes. PHOTO 43 PHOTO 44 PHOTO 45 44 L'IGN AME (Dioscorea spp.) IL EXISTE entre 300 el 600 es.,eces de Dioscorea, parmi Iesquelles seules quelques·unes sont comes· libles . les quatre especes Ies plus communement utilisees son l DioJcorea a/ala l., D. coyellensis Lam ., D . e.fCttieflfa (lour.) Durk . et D. rOlUlldata Poir. D. c:ayenmsis et D, rOlulldata sonl des especes originaires d' Afrique occidentale alars que D. alara et D. escu/enca proviennent d'Asie. Sur Ie continent africain. D. rO/lmdataest J'espCce majeure , suivie par D. caYt'nensjs. Bien qu'on les considere souvent comme des eSpfces perennes. les ignames n'en sont pas mains cultivees comme des plantes annuelles. Le tubercule souterrain caulinaire constitue la part ie economiquement impor­ lante de la plante ainsi que Ie materiel de propagation. L "igname prospere da ns des ecologies a plu .... iometrie re1ativement genereuse enlrecoupee de saisons seches nettement marquees n 'excedant pas 5 mois. De par I'inteft~t econolllique qu'elle represente et sa tolerance acceptable :i la secheresse~ I'igname tend :i remplacer, dans certaines regions d'Arrique. des cul­ tures non traditionnelles telles Ie mais. Ie soja et Ie mil. Au contraire. dans d 'aulres environnements ou la main-d'oeuvre est un facteur limitant , elle s'efface devan t Ie manioc et la patatedouce. Plus des deux tiers de Ja production mondiaJe d~ignames proviennent du continent africain , soit unc masseestimee a2 2 millions de tonnes pour 2.3 millions d'hectares. 46 VIrt OSE OE L ' I GNA .\1 E MALADIE: Mosaique de I'ignlllle, virus de 18 mosa.que AIRE GEOGRAPHIQUE : Principales regions de pro­ duction d'ignames en Afrique occidentale et centrale. AGENT PATHOGENE, Potyvirus (particules fi la­ menteuses ftexibles mesuran t envi ron 785 nm). VECTEUR: Aphides ( Aphis go.uyp i l Glover, A . cracci­ vora K och., Rhopalosiplrum maidis FilCh et Toxoptera cifricidus Kirk .) :::; A . diTko/a PLAf'TE-HOTE: D ioscorea c'u),ellellsis Lam., D . e.l'ClI­ lema (lour.) Burk., D. rollUldo l a Poir. et autres espfces apparentees. Symptomes: Varient a cause de I'interaction plante­ hOle/pathogene. rendant I'idenlification de la ma lad ie incertaine. Dansdescas fypiques. on observe les motifs de la mosaique a insi qu' une chlo rose. Lors d'altaq ues lres proooncees.les plants sont attein ts de rabougrisse­ ment. Pour D. rotundata et D. C.'llyellellsis, les symp­ tomes comprennent parfo is une defo rm ::llion des feuilles, un deveioppemenl de feuilles filiformes (photo 46) , un eclaircissement des ne rvures, la formatio n de liseres verts su r les nervures (pho to 47), apparition de marbrure et rabougrissement . Propagation : Essentiellement par Ie biais de materiel de plantat ion infeste. On pense egalement que des conditions enviro llnemenla les favo risant Ie de\leloppe­ ment et la recondite des aphides (vecteurs) peuvent acc roitre I' incidence et la gravite de la maladie. Pertes: Les pertes de rendemenl dues au virus de la mosai'que de I"igname n'ont pas encore fai t I"objet d'une quantificat ion. Bien que In ma ladie soit assez repandue, Ie virus ne semble pas occasion ne r de contrainte majeure if la productj on de l' igname. ..... \r \. ,. ~ . • .. '\ ~ L /\ ,I ~ J • .. - ~ / -- < • .... , -.. PHOTO 46 PHOTO 47 48 VIROSE D E L' IGN AME MALADIE: Chlorose de Dioscorea alala, drus de la chlorose AIRE G!:OGRAPHIQUE: Afrique occidenta le et centrale. AGENT PATHOGENE: On suspecte Ie polyvirus (par­ ticules filamenteuses ftex.i bles d 'environ 750 nm). VECTEUR: Inconnu, vra isemblablement un ou des aph ides. PlAf\iTE-HOTE: Dioscorea aJata L. Symptomes: Une large ga mme de sympto mes sont visibles au cours des difTerents stades de dheloppe­ ment des plants. Les symptomes caracteri stiques engloben t chlo rose, mouchetures , edsircissement des nervures, plissement (photo 48), necrose (pho to 49), et brUlure (photo 50). On n's pas encore p rouve irrefu­ tablement que Ie 'virus de la chlorose de Dioscoreu aiata ~ es t b ien ragent causal de la brulure. ToutefOis, il existe une correlation solide entre la brulure et l'iso lation des particules vira les. Des in fes tations graves do nnent lieu a une brulure generalisee en­ trainant la mort de la plante (photo 51). Bien qu'i t soit relativement aise d'infecter les jeunes plants d'jgname en inoculant leur seve de ' virus de la mosaique' et de recuperer les partieules vira les. Dioscorea alala n'est pas sensible au \'irus en conditions rrelles au Champ. On pense egalement qu 'une autre souche virale est responsable des symptomes de ce tte maladie chez D. a/ala . Pt-op.agation : PeUl-etre par un au des aphides. mais cela reste a confi rmer. Essentiellement par Ie biais de tubercules contamines. Pertes: O n a observe des pertes de rendement de I OO~~ chez des plants de Dioscorea a/ata dont on soup~onnait J'i nfection par un potyvirus. PHOTO 48 PHOTO 49 PHOTO SO PHOTOS) 50 .\1A L A DIE UACTERI ENNE DE L '!GNAM E MALADIE: Pourriture bacterienae de I'igname AIRE CEOGRAPHIQUE: Ensemble de la planete. AGE~T PATHOGENE: Erwinia carotol'ora (Jones) Holland. PLAl'Tf.....Hi)YE: Dioscorea spp. Symptomes: Apparaissent principalement lors du slackage. Le premier d'entre-eux se manifeste sa us la forme d'un suintement emanant des tubercules in­ fec tes. Les bacteries secn:tem des enzymes qui dissol­ vent les parais des celluJes, accasiannant une pourri­ tu re molle et aqueuse. La putridite liquide prend uoe teio te blanc casse a brunc et exhijle une odeur ac re caracteristique. L'evolution de la rna ladle est fijvorisee durant les periodes ou l'humidi le rela ti ve est importante et les temperatures plus fraiches. Propagation: La maladie se propage aisement grace aux eclaboussures provoquees par la pluie et aux innombrables insectes a ltires par rodeur acre. Si I'on ne prend soin d'enJever les ignames en putrefaction du local de slockage. celles-ci reront office de source d'inoculum pour les lubercules situes en-dessous (photo 52). Pertes: En I'absence de mesures sanitaires appro­ priees et de methodes de lutte contre les insecles nuisibles, les pertes peuvent etre dramatiques. PHOTO 52 52 MALAL> I ECRY PTOGA .V1 JQL· E D E L'[Gt'AME .\1ALADlE : Pourriture de I'igname entre~ AIR E GEOGRAPHIQUE, Ensemble de la planete. AGENT PATI-IOctNE: Fusarium spp., Rhizopus 110- dosus, RoselJinju spp., BOlryodiplodia theobromae, Aspergillus spp., Penicillium spp., et de nombreux autres cryptogames et bactenes. VECTEUR: Les insectes et l'homme. PLANTE.H()TE: DioJcorea s pp. ainsi que d' aulres genres. Symptorrws: Les maladies de post-recolte sont essen­ tiellement Ie resultat de blessures et de meurtrissures occasionnees aux tubercules pendant la recolle a u Ie transport. De par leur fori pourcentage en eau, les tubercules d'ign ame constituent un hote ideal pour \es innombrables micro-organismes. Une fo is infectes. ils son . vulnerables aux attaques des autres pathogenes. Les symptomes types se rnanifestcnt SOUS la forme de pourriture, ,ecbe, (photo 53) et molles (photo 54). Parfois, on peut voir du myceli um se developper en , urface (phot o 55). Propagatio.: Essen tiellement par Ie vent, la pJuie et les insectes. L'evolution de la maladie est ravorisee d urant les periodes ou l'humidite re la ti ve et les tem­ peratures sont elevees. Penes: Variables d'une saison a l'autre mais pou­ vant etre considerables lorsque les lubercules on t rer;u des bJessures el!o u des meurtriss ures. PI-IOTO S3 PHOTOS4 PHOTOSS 54 ""JEMATODES DE L ' IGNAM[ MAL4.DIE: :"jematode de I' igname, nematodes des lesions et nematode Ii gales AIRE GtOGRAPHIQUE: Afrique occidentale, bassin des Caraibes, Bresil etlnde AGENT PATHOGENE: SCIIlellotlema brady,,' (Steiner et i.e Hew) Andrassy, Pratylenchus spp, Filipyer, A-Ieloidog}'ne spp, PLANTE-HOTE: DioscoreQ rotulldalO, D. L'ayenellsis, D, alata, D, bulhilero: D. dumelorum et D. es(:ulenta Symptomes : Les nematodes de I'igname (photo 56) vivenl dans les racines et les tubercules ainsi que dans Ie sol. Les nematodes se nourrissant des tubercules provoquent la degrada tion de la paroi des cellules el produisent de pelites Cavi leS brunes dans les tissus situes directement sous la peau (photo 57). Tout d 'abord , apparaissent de petites lesionsjaune cla ir qui prendront , plus lard, une teinte brun fonce. Aux slades avances, les lesions vonl fusionner pour fo rmer une couche continue de tissus bruns constitues de pourri­ ture seche, lesquels peuvent s'etendre considerable­ ment (photo 58). Les nombreuses ger~ures qui se forment sur 1a peau des tubercules peuventelre superficielles ou profondes. Lors d'infestations graves. on observe une malfor­ mation des tubercules accompagnee d'un ecaillement des couches epidermiques, Les symptome.s qui resultent de ['attaque des ne­ matodes des lesions sont similaires, se traduisant par une decolonni on des ti ssus, une pour ri ture sec he et de profondes ger~ures dans les tissus superfic iels. Les nematodes a gales, quant a eux., provoquent les symptomes suivan ts: ga les legeresa prononcees sur les racines d'igname e l nodosites ou bosselures sur la partie ex terne des tubercules (photo 59) qui est souvenl recouverte d'une pourriture excessive. PHOTOS6 PHOTOS7 56 NEMATODES OE l ' IGNAME Propagation: us nematodes persistent dans Ie sol et leur nombre peut eire accru ou maintenu en altemant les cultures-hotes au sein de ]a rotation. L'infestatioo de nouvelles terres se fait lo rsque )'00 plante des semenceaux d 'igname abritanl des nematodes. Pertes: Les nematodes de I'igname et les nematodes des lesions entrainent peu au pas de reduction de la croissance des plants mais reduisent la portion comes­ tible. Les nematodes it gales provoq uene un grave rabougrissemenl des plantules et diminuent Ie rende­ ment en tubercules. Les tubercules deformes perdent considerablement de leur valeur marchande. En cours de siockage. les pourritures peuvent se chiffrer a 100% dans Ie cas de nematodes de I'igname et des lesions. Lutte: On peut ]uttcr efficacement contre les oe­ rna lodes si I'on prend soio de planter des fragments non-infectes sur des terres nouvellement mises en culture au dont I'infes tation par les nematodes a ete evitee grace a la rotation des cultures. PI'IOT058 58 COLEOPTEHE DE L ' IG NAME NOM: Caleoptere des tubercules d ' igna.,e, Heteroligus 'pp. DlSTRlBUYIO~: Afrique tropicale PLANTE-HOYE: Dioscorea spp, ainsi que les racines de certaines cen!ales Description: 1£s individus males sont bruns ou noirs et dotes de 2 excroissances dorsales (photo 60). H . nudes mesure 23 a 33 mm de longueur alors que H. appius est plus petit: 21 a2 3 mm, Les larves ont un ton creme ag ris et une forme incurvee, leur lo ngueur allant de 15:1 45 mm . Degats: Pour se nourrir, les coleopteres des tuber· cules d 'igname creusent des 1ro us de taille variable dans les tubercules. sou vent juste avant la recolte, ce qui se traduit par une commercia lisat ion mediocre des tubercules, Apres leur plantation. les fragments d'igname sont egalement aUaques, freinant ainsi Ie deveioppement vegetatifdes plants. ImJM)rtance: Occasionne d'importan ts degats aux tubercules d'ignames. Les pertes de rendement n 'ont tine importance economique significa tive qu'en Afrique de rOuest ou I'igname est cultivee a grande echelle. BioJogie: Les femelles de H. metes pondent leurs oeufs dans Ie sol humide des zones marecageuses ou eUes 5e multiplient. Les la rves se nourrissent de matiere organique en decomposition et de racines de grami. nees. Le developpement s'acheve 4 a 5 mois plus tard. Ensuite , les adultes s'organisent en 'expeditions mig. ratoires alimentaires' en direction des zones de culture de l' igname. H. appius se nourrit et se multiplie sur les tas d'ignames. Les COU:oph~res ne volent vers les regions humides que pour entrer dans une phase de repos au d'activite reduite. Les adultes corn me les larves se nourrissen t des fragments d 'igname. Lulie: On peut limiter les degats de ce coleoptere en tra itant les cultures, lors de la plantation, avec des insect icides leIs Ie Thiodan. BHe, Actellique (methyle de pirimiphos) et carbofuran. PHOTO 60 60 COLEOPTERE DE l ' lG NAME I\;QM: Coleoptere de I'igname stockee, Araecerus fasci­ CUlalu.r (De Geer), Carpophilus dimidialus (Fabricius), C. freemalli et P%rus subdepressus. DISTRIBUTION: Largement repandus dans Ie monde en tier, particulierement dans les regions tropicales et subtropicales. PLANT&.HOTE: Jgname et plusieurs autres denrees agricoles stockees (manioc, mais, cafe, etc.). Description: A. jasciclitalUs est un petit coleoptere brun fonce recouvert d 'une pubescence marbree d'un brun clair et fonce (photo 61). Les tro is derniers segments des anteones sont plus longs. CarpopJti/us spp. est plat, de forme ovaleet de coloration brun clair it. brun fonce. P. subdepreSSllsest d'un brun rougeatre. Au niveau de la tete de rinsecte, deux: protuberances fTcntales laterales cachent la partie anterieure des yeux.. Degits: Ces coleopteres s'a ttaquent a I'igname lors du stockage. lIs creusent de petites ouvertures d'alimenta tion, et les adultes comme les larves se deplacent a l 'inu~rieu r des tubercules en pratiquant des galeries. Les tissus des tubercules infestes virent au brun fonce et Ie produit ainsi de,hiore perd son attrait commercia l. Les tubercules endommages pendant la rceolte sont plus vulnerables aux: attaques de ces insectes. hnportanc~: Des infestations graves peuvent se tra­ duire par des pertes de tu hercules qui, parfois, sont entierement redu its al 'elat de poudre noire, surtout en cas de longue perio de de stockage. Biologie: On ne dispose que de peu d'informations en matiere de biologie de ces coleopteres. Lutte: Dans la mesure du possible, il faul eviler loute blessure aux tubercules durant la recolte o u Ie trans­ port a 1a grange a ignames. La grange ou Ie local de stockage doivent etre lrai tes regulierement a I'aide d 'un insecticide tel que Ie Malathion ou la Gammaline 20. PHOTO 61 62 CO LEOPTI::R EDEL' IGN A\1E NOM: Coleoptcre des feuillcs de I' igname, edvceri ... Jivida et Lema armata DISTRIBUTION: Continent africain e[ plus parti­ culierement Afrique occidentale. PlAm--HOTE: Diosrorea spp. Description: Les adultes de C. lil'ida prennent une teinte rouge brunatre a noire. Leurs a ires dures ou elytres ant une couleur allanl dujaune au brun et sont recouve rtes de points Doirs. Les deux especes pro­ duisent de grosses lan.'es aJ 'aspect brillan t, semblables a de petites limaces. Elles sont reCQuvertes d'une secretion noire et Juisante. Deglits: Les jeunes larves forment des am as sur l'extrem iu! des liges. Les lan'es et les adultes se nourrissent des feuilles de I'igname ainsi que des pousses tend res (photo 62). resultant en une necrose apicaJe et une defoliation. Les degats sonl plus ap­ parents apres Ie debut des pluies . Importance: Les coleopteres des feuilles de I'igname sont des insectes nuisibles d'importance mineure. Les degats sont generalement localises. Biologie: Les femelles pondent leurs oeufs en am as sur la face extcrne des feui lles. Le corps des larvcs est mou et prote·ge par une secretion visqueuse. Elles sont detruiles lors de precipitations intenses. La pupaison a lieu dans Ie sol, Ie developpement complet requerant 3 it 4 semaines. Lutte: Jl n'est normalemenl pas necessai re de mettre en oeuvre des methodes de luuc. Toutefois, si besoin est, les plants d'igname peuvent fai re J'objet d'une pulverisation a u BHe, aux doses recommandees. PHOTO 62 64 LA PATATE DOUCE (Ipomoea balalas) LA PATATE DOUCE, membre de la [amille des Con\'oJvulacees originaire d~Amerique centrale, cons· lilue a l'beure actuelle une culture importante repan­ due dans une large gamme d'environnements lropi· caux el sub-t ropicaux . Vu sa frequence et I'attention dont cJ1e fait I'objet, on renconlre un plus grand nombre de varietes de palate douce que de manioc, d' igname ou d'aracees, qui se differencient nettement par la cauleur de Ja chair du tubercule, la couleur et la texture de la peau du tubercuJe. la forme de ce dernier, Ja morphologic folia ire, ainsi que d'autres caracteris­ tiques agronomiques. Bien que la palate douce se cuhive avan t tout dans les regions a pluviometrie relativement elevee, cer­ taines varietes presenteDt UDe resistance al a secheresse. La plantation s'effectueau moyen de boutures de tiges. Dans certains regionsd·Afriqueetd'Asie. I'igname rail place a la patate douce ; en eifel, celIe dern iere. tout en assurant des revenus plus rapides, exige mains d'etforts. L'Annuaire de la Production 1983 de rOrganisation pour I' Alimentation e{ l' Agriculture eslime la pro­ duction africaine de patatedouce a 5 millions de tannes cultivees sur 812 000 hectares. SOil 2% de la production mondiale pour 10% de la superficie cultivee. 66 \/ IR OSE D E L A PAT ATE D OUCE MALADIE: Virus de la patate douce AIRE GtOGRAPHIQUE: Nigeria. Une maladie sem­ blable a ele observeeau Ghana. au Benin. au Gabon. a Sao T orne, au Rwanda, et au Costa Rica. AGENT. PATHOGtNE: Cornplexe viral a deux com­ posantes (particules filamenteuses ftexueuses). PLANTE-HOTE : Ipomoea balalas (L.) Lam et autres membres de la famiIJe des Convolvulacees. VECTEURS, Aleurode (Bemisia caboe; Genn.) et aphides (Myzus persicae Sulz., Aphis gossypii G lover et , A. cit ricola V.d.G. = Toxoptera citricidus Kirk.). Sympti>mes: L ·e .~pression des symptomes est con­ di tionnee pcu 1'i ntervention des deux composantes vira les. La composante trans mise par aphide est un potyvirus. La composanle transmise par aleurode semble egalement et re un potyvirus, mais ceUe hy­ pothese doit etre confi rmee. Les symplornes typiques comprennent un eclaircissement des nervures. une chlorDse, un pl lssement (photo 63), une elongation et un enroulement des limbes (photo 64) et/ou un rabou­ grissement (photo 65). Les plants atteints par la seule composante transmise par aphide ne presentent aucun symptorne. Le vi rus es t transmis par aphide selon Ie mode non persist ant . A la diflh ence de la composante transmise par aphide. la composan te transmise par aleurode peut engendrer I'apparition. sur les feuiBes plus agees, de Jegeres taches a nnulaires. PrOplgltion : Elle reste minimale a moins que les deux vecteurs ne soient presents, separement Oll en meme temps. durant la saison de crojssance, et qu'interviennent des facteurs favorisant leur crois­ sance et leur lecondite. La dissemination de la malad ie s'effectue principa1emenl par Ie biais de materiel de planta tion (tubercules ou boutures de tiges) atteint. Pertes : Les donnees variem, et dependent des cul­ tivars et des facteursecologiques. PHOTO 63 PHOTO 64 PHOTO 65 68 MALADIE CRYPTOGAM IQUE OE LA PAT ATE DO UCE MALADlE: Tayelure de Ia patate douce. AIRE GEOCRAPHIQt..:E: Extreme-Orient. iles du Pacifique. Bresil. Sierra Leoneet Nigeria. AGEl\T PATHOG£NE: Elsil10e Mlalas (Saw.) Viegos et Jenk ins. PLANTE-HOTE: IpomOf!a spp. Symptomes: On assiste a ('apparition, generalement sur la face inferieurc de la feuill e, de petites lesi ons circulaires brun clair a brun fonce. ainsi qu'a une reduction et une deformation du feuillage. Dans les cas gra ....e s. les petioles clles liges sonl CUlt auss i "Heints, el presentent des deformations et des distortions (photo 66). On observe alors des lesions a llongees tam sur les petioles que sur les tiges. Les points vege ta tifs ter­ minaux des tiges se necrosent et cessent de se de­ velopper. Les plants infectes croissent en hauteur au lieu d 'adopter un port rampant. Propagation: HabitueHcment par I'intermediaire du vent et des goutles de plu ie. L ·humidi te, combinee :ides temperatures fraiches, favorise Ie dheloppement de la rnaladie et la sporula tion . Pertes: Non encore quamifiees, mais supposees importantes, PHOTO 66 70 MA LA DI E CR Y PTOGA MI Q UE DE LA PATATE DOU C E MALADI[: Taches annulaires concentriques AIRE GEOGRAPHIQI;E: Dans tOllles Ies regions du monde ou I'on cultive la palate douce. AGENT PATI-IOGENE: Septorja bataticola Taub. PLANTE-HOTE: Ipomoea spp. Symptollles: Les premiers symptomes se presentent SOllS la forme de petites taches qui apparaissent sur Ie feuillage , et se developpent rapidemenl pour former plusieurs lesions dont Ja couleur va du blanc casse au beige. Au rur et a mesure que les lesions grandissent , des taches concenlriques bien dClimitees apparaissent (photo 67). qui resuhent des d ifferences de temperature et d"hurnidite relative entre Ie jour et la nuit. Lorsque lcs conditions ambia ntes sont fa\iorab\es it la croissance et au developpement du cryptogamc, les lesions fusionnent el induisent une defoliation . On assiste, dans Les cas graves, a un effondrement complet des tiges (photo 68). Propagation: La dispersion des spores est favorisee par Ie vent et La pluie. La sporulation observee sur la face infencure de la [euille (photo 69) peut etre abondante en conditions favorables. Penes: La maladie oe se manifestant qu'en fin de saison de croissance. les pertes signa Ices soot negligeables. PHOTO 67 PHOTO 68 PHOTO 69 72 N EMA TOD ES D E LA P ,' TA TE DOUCE M.t\LADlE: Nematodes a gales, AlRE GtOGRAPHIQUE: Climats tropicaux et sub­ tropicaux. AGENT PATHOGtNE: M eloidogyne illcogni la, M. javanica, At!, arenaria, M . hap/a. PLANTE-HOTE : Patate douce,lpomoea batata. Symptomes: Gales. Les invasions secondaires engen­ drent sou vent une pourriture des racines secondaires. Les racines d'accumulation, quant ae lles, sont defor­ mees, cre .... assees et craquelees. et la chai r situee Ii proximite immediate de la peau pn:sente des taches decolore:es n::sultant de la p resence de femelles adultes, d'oeufs et de cellules endommagees. Generalement, la profondeur de penetration des nematodes n 'excede pas 4li6mm. Propagation: Transport \'ers d 'autres sites par Ie biais de racines utiliseesit. des fins de repiq uage, ou suite it. la ci rculation de sol, d 'instrumenls et d'eq uipements inrecleS. Pertes: On peut assister it. des reductio ns de 20 a 30% ou plus, selon Ie cultivar, Ie sol et i'environnemenl. Lutte: On s'etfo rce, par selection , d'identifier des v~ rietes de patate douce resist antes (pho to 70). II convien t egalement de faire preuve de prudence (I ) en veillant a n'utiliser, lors de la plantation, q ue des racines sans nematodes o u des bo utures de tiges prelevees au-dessus de la surface du sol , (2) en stlce­ tionnant des champs non infestes par les nematodes, et (3) en utilisant des varietes de palate do uce et des cultures de rotatio n resistanles. dans Ie but de limiter Ie developpement des populations . PHOTO 70 74 CHEN I LLE DEFO LIANTE D E L A PATATE DOUCE NOM: Chenille defoliante de I. pa1ate douce~ Acraea acerala DISTRIBUTION : Afrique occidentale. orientale, et certa.ines regions d 'Afrique centrale. PLANTE-liOTE: Ipomoea spp. De5cription: Le papiJIon possCde des ai les oranges bordees de bru no Les chenilles, tongues de 25 mm et de couJeur vert noir. soo t recouverles de soies. !>egils: Les chenilles devorent Les [euilles (photo 71). Les jeunes chenilles se nourrissent sur la face supe­ rieure de la feuilJe; les ]arves plus agees, quant a elles. devorent " entierete du limbe foliaire a "exception des nervures principaJes. Les anaques se produiscnt en saison seche el peuvent se solder, dans les cas graves. par une defoliation complete. Imponance : In fl ige de graves degats aux cultures de palate douce en Afrique orientaleet dans I'Est du Zaire (Etat du Kivu). Biologie: Les OellrS sont pond us en paquets de lOO-I 50 sur les deux faces de la feuiUe. Les larves sont gregaires et s'entouren t d'une toile protectrice durant les deux premieres semaines. Puis, elles deviennent solitaires et vivent sur Ie sol durant la journee pour se proteger de la lurniece du soleil. Le stade larvaire couvre de 21 a 25 jours, et la duree tota le du cycle de de\'eloppement varie entre 35 et 41 jOUTS. LAltte: On guettera , en debut de saiSOD seche. d'eventuelles lesions provoquees par A. acerala . II est possible de detruire les chenilles aloes qu'elles se trouvent encore dans la toi le. On peut eviter les infestations graves en plantan t et en cecoltant t6t. La culture peut etre traitce, si necessai re, avec du feni­ lcothion ou du ftnthi on. PHOTO 7. 76 CH ARA N C ON DE LA PAT ATE DOUCE ~OM: Charan~o. de la patate douce, Cylas spp. DISTRIBUTION: On trouve C. formicariusformicarius en Afrique orientale, en Asie el en AustraJie , alors que C formicarius elegalllUlus sevit en Amerique. C. plmclicollis n'est present qu'en Afrique centrale ou occidentale. PLASTE-HOTE: Ipomoeo spp. Description: L'adulte ressemble it une fourmi . C. pWlcticollis (photo 72), long de 7 a 8 mm, est entiere­ ment bleu noir. C. [ormicarills (photo 73), a entre 5 et 6 mm de long, est de couleur noire, a I'exception du thorax, des pattes et des antennes Qui sont bruns. Degils: Les charan\,ons adultes s'attaquent aux feuilles et aux liges, mais les lesions les plus graves sont causees par les adultes et les larves lorsqu 'i ls creusent des galeries au travers des tubercules, provoquant par 13 I'apparition de pourritures d'origine bacterienne ou cryptogarnique. La deterioration se poursuil lors du stockage. Importance: Cyla..~ spp. sonl les ravageurs les plus voraces de la palate douce, et pcuvent causer des pertes allan. de 12 a 901.• . Biologie: Les oeufs sont pondus dans des trous perces dans les liges ou les tubercules. Le cycle complet dedeveloppement, qui a lieu gcneralement:i I' i nh~rieur du tubercule. couvre une periode allant de 38 a 43 jours. L.tte: Les methodes recommand6es sonl une plan. tarion et une rceolte precoces, I'utilisation de materiel sain et un rebillonnage environ 30 jours apres la plantat ion. II faul veiller ac eque Ies tubercules destines au slackage n 'aient pas ete endommages par les charan<;:ons ou lars de la recolte . 115 seront ci.catrises au contact de rair durant plus ou moins troisjours, avant d'etre stockes dans des fasses creusees sous la surface du sol et tapissCes de paillis sec. PHOTO 72 PHOTO 73 78 LES ARACEES (Colocasia spp. and Xalllhosoma spp.) LE TERME 'aracees' designe deux membres de la famille Araceae. qui constituent des denrees de base dans de nombreux pays d'Afrique, d'Asie et du Pacifique. Les deux genres d'aracees 50 n1 Coloca. . ia et Xanthosoma. dont les especes les plus communement cullivees, C. esculenta (L.) Schott et X. sagitfifoJium Schott, sonl exploilees a grande echelle sallS les tropiques hum ides. C. escu/ettla est souvent appelee taro , dasheen (il s'agirait d'une mauvaise pro non­ ciation, a I'angla ise. du franc;:ais 'de Chine'), eddoe et 'old cocoyam· . X. sagillljolilim est souvent appele tannia , yautia, ocumo, ou 'new cocoyam', Ces deux genres se distinguent essentiellement par leur morpho­ logie foliaire, les feuilles de Xanthosoma spp. pre­ sentant un contour hastiforme typique. tandis que celles de C%casia tendent :i ct re pel lees. Les aracees survivent aussi bien en conditions d'engorgernent qu'cn situati on ex on dee. Xanthosoma resiste aux attaques de nematodes. Les feuilles, tout comme les tubercules. soot comestibles. Ce vegetal occupe une place importante d ans les rites cere­ rnoniaux de certaines cultures. L'expioi tation des aracees se heurte it un probleme de taille, a savoir la presence, dans les tu'oercules­ meres, de raphides d 'acide oxalique, qui leur donnent un gout acre et irritent la gorge. L'elimination de ces cristaux amers passe obligatoirement par 1a cuisson. 80 V IR OSE D ES ARACEES '1ALADIE : Dasbeen mosaic virus AIRE GtOGRAP.HIQUE: Probablement le monde entier. AGENT PATHOG£NE: POlyvi rus (particules fie x­ ueuses filamenteuses longues, en moyenne. de 750 om). VECTEUR: Aphides (Myzus persicae Sulz et Aphis craccivora Koch). PLAl'TE~HOTE : C%casio esculema, Xanthosoma sagiuijolium, et autIcs memhres de la famille des aracees. SYlIlptomes: Chlorose. mosaique, deformation, fa· bougrissement : leIs som les symptomes caracteris ­ tiques de ceUe maladie. On note I'apparition de bandes etroites de tissu infecte de collieur blanche a jaune foonant une mosaique d'aspect duve teux. Les zones depigmentees se propagent vcrs I'interieur en direction de la nervure principale de la feu ille (photo 74). Dans Ies cas graves, les plants se rabougrissent. e( les feuilles peuvent s'epaiss ir et se piisser, ce qui entrave leur developpement. On a note que les pla nts presenlant ces symplomes en debut de croissance recuperaient en­ ticrement ou ne presentaieot qu 'une chlorose moden!e dans l'annee suivan te. Propagation: Elle est a cceleree par les conditions favorisant Ie de\,cloppement ella fertilite du vecteur, a sa voir les aphides. Les tuhercules infectes utilises en guise de mathiel de plantation constituent Ie principal moyen de dissemination. Pertes: Les peTtes enregistrees dans certaines rt!gions sont si importantes q ue ron y a abandonne la culture des aracees, tandis que des varietes exproiu~es a I'echelle commerciale dans d'autres zones semblent presenterune resistance au Dasheen Mosaic Virus sans subir des pertes de rendement notables. PHOTO 74 82 MALAI)IE BACTER I ENNE ])ES AR .'\CEES MALADIE: Necrose bacterienne foHaire AJRE GEOGRAPHIQLE, Afrique occidentale. Inde. Amerique latine, et il es du Pacifique AGENT PATUOC£NE : Xanthomonas campl'stris (Pammel) DO\"'son PLANTE-HOTE: Xamhosoma spp .. C%c:asia spp., et autres genres de la famille des Aracees Symptomes: Les premiers symptomes se presentent so us la forme de zones necrotiques marginales separees du tissu foliaire d'apparence normale par une bordure chlorotiquejaune vif(photo 75). On croil que Je point d'ent ree se si tue au niveau des hydatodes. la ou s'accumule 1'eau d'egoultement. Les feuilles lacerees constituent egalement des points de penetration. Les bacteries se multiplient et penetrent dans Ie systeme vasculaire des plants, entrainant une necrose vasculaire. Au [ureta mesure que la maladieprogresse. elle s'etend a loute la feuille. qu i seche et se f1(~trit. On ass iste ensuite a une necrose lente et graduelle du petiole. Dans lecas du macabo (X .mgillifolillm). l'action de la bacterie se limite au bord de la feuille (photo 76). Propaga tiOD: On ne comprend pas encore Ies meca­ nismes de transmission, mais iI semble que cette derniere resu ltede I'action du venlet de la pluie. On acgalement observe des insectes se nour ri ssant sur les tissus malades, ce qui pourraiL con tribuer a la propagatio[] bactcrienne. Pertes : Des pertes graves mais indetermint!es onl etc signalees. PHOTO 75 PHOTO 76 84 MALAI)IECRY~TOGA .""Qt:E D ES ARACEES MALADlE: Sclrea alota Ignamcs D. 'm/hi/crtl D. cayenen.fis D. dutnefOrum D. e.st'lIlenla D. rOllmdara Eddoe Cu/o£'Os;o fs{'uJemo L. £Isillol' batora_~ Tavelure de la pata te do uce £pidinorarsis lopez; Guepe parasite Ent'iwll camlOI'ora Pourriture bacterienne de I-igname Exochomu.Y lroherti Coccinellc Famille des aroidees Ardceae Fam iJle des coccides Diaspididae 98 NOMS CO \1MU N$ ET SC (E f',; T(F 1Q UES Famille des criquets Acrididae Famille des volubilis Convo lvulaceae Ferrisia ";rgata Cochenille rayee Fusarium sola"i Po urrilure racinaire du macabo Fusariul11 spp. Pourriture de I'igna me cnt reposee Pourriture mollc du manioc Heteroligus ap(!iu.~ Coleoptere des tubcrcules d' igname H. m r! /es Coleoplere des lubercules d ' igname Jgnames Dio.H·orea spp., D. alma L .. D. hulhUl'ra. D . duml!lOrum, D. rolumlalil Jgn ame blanche Dioscorea ('sculellw Jgnamc jeume Di().~corea cilyellerlsis Ipomoea spp. Patate do uce Jalruplld multi/ada Plante ornementale L('plOsphaerulina Ir(folii Taches fo liaircs it Leplnspliaerulina Macabo X alltlwsoma sagirr ijolium MaJadic des taches brunes Cercosporidium hellni" gsii .\1aniho/ e.H;lIlellla Maniex: ,\1alliho/ eswlllll!a ,\leloidogyne arellario Nematodes a gales M. hapla Nematodes a gales M. incognita Nematode!o. a gi:lles M.javanira l'\ematodesa gales Mononychellus progresivus Acaricn vert M. tanajoa Acarien ve rt Myzu5pen ;coe Aphide Necrose bacterienne foliaire XaJIIllOmolla.~ CamfJeslr;.~ Nematodes a gales McloidogJ'ne armaria, M . hapla• .M . hrcoKniro, M . javanica Nematode des lesions Pralyk,lclws spp. Nematode de I'ignamc S('utello'1l'ma hrad)'s Deumo Xanrhosoma sag;l/ijolium OligonyclwJ gOJs,pii Acaricns rouges du manioc Pa/oms subdepressus Coleoptere de I' igna me ent reposee Patate douce Ipomoea spp. Penici/i;um spp. Phenacoc('u." madeiren!iis Cochenille verte NO.\1S C OMMLN S ET SC IF. NTI I'I QL'FS 99 PhYfoplllhonJ spp. Pourrilure molle du manioc P. c%casio Brulure [ohaire a Ph}'lOphlOra Pimenl Capsicum annUlInl Pourriture baclcrienne de l' igname Erlt'illia carotovora Pourrilures de r igname Fusarium spp. . Rhi;opus l1odoSIlS. Rm'elJiniu spp .• BOlryodiplodia Iheobromae. Aspergilllls spp .. Pelli( il/ium spp. Po urriture des tuhercules Sclerotium r(l!fsii Pourriture molle du ma nioc PhYlophtora spp. . PyIhilim spp., Fusarium spp. POlirrilUre racina ire du macabo Pylhium myrruly llfm . PYlhium spp .. Fusarium ~nlnl/i . Rlu:ochlOnia sulani Pourritures seches Amtillariella mel/c.'a. RuseJlitlia nl!calfix Pratyfe/7chuJ SPfl . Nema todes des lesions Pseutiolherapflls del'ostolls (Disc) Pylhiftlll myrin/.v/ulIl Pourriture racinaire du macabo PyrhiuIJI spp. Pourriturc racinaire du macabo RhizoclOnia so/an; Pourriture racinaire du macabo Rhizopus I/odmws Pourriture de rigname emmagasinee RI/Opalosiphum maidis Aphid~ du m.li·s Rosel/inia lIemlrix Pourritures seches Ro .•e llinia spp. PClurritu re de I'igname enlreposCe SclerulitllJl Sclerotium roltsii Pourriturc des tubercules Scurillonema bradys -ematode de I'igname S('ploria balaticofas Taches annulaires con- centriques. Corticium rolf!;1 = (Sclerotium r()~f.(it) Taches anguleuses du manioc Xallllrrmlono.r campf'srris pv cassarae Taches ~I nnula ires concentriques SeplOria balOliro/a Taches foliaires a u.'ptoJplutt>rulinll Leptosphaerulilla (ri{uJi; Taches foliaires concenlriques Collelotricl/li/1/ g/oeospor;oideJ Tavclure de la patate douce Elsinoe bararas Taro C%casio escufe",a Schott 100 NOM S COMMUN S ET SC (F~ [ IFIQUES Terra'I)Thus cilllll.lbarinu:f Acarien rouge du manioc T. fleocall'donicus T. [darius Toxoprera cilricidu!i = Aphis citrico/a Xanrhomuuascampestris pv mallihori.<; Bacteriose X. camprsrris p\' caum'Q(' Taches folia lres anguJeuscs X. compel/ris Necrose bacterienne foliai re Xamhosoma sagil1{foliunl Macabo. tan nia. yautia. ocumo. new cocoyam Yautia Xanthosomo sogitl(joliwn Zonocl'rus ell'golls (Thumb.) Criquel Z . rariegotus L. Criquet 101 INDEX Acaricns. 30- 32 ACTaea a('erata. 74 Aleurode. 4. 66 Anthracnose du manioc. 12 AonicJomy lilll.{ albus. 40 Aphides ct Ie virus de la mosai'que de l'igna me. 46. 48 et la palate douce. 66 ct les OHacecs. 80 Aphis go.Hypii. 46. 66 A. ('1"0( '( iroro . 46, 66. RO A . cirriro/u. 46, 66 Aracees. (C%co ... io spp. ct Xonlhosol1/a spp.), 78- 92 Dasheen Mosaic Virus, 80 Necrose bacterienne fo liaire. 82 SclerotJose. K4 Brulure foliairc a Pl1yfuplllom , 86 Cladosporiose.5\8 Pourriturc radnaire. 90 Taches foliaires a L£'p(ospl lfll'rlllillo. 92 Araaerus /asciC'uluIlIS. 60 Armiflar;a mel/ea . 24 Aspergillus spp . 52 Bemisla tabaci. 4. 66 Bo{ryodljJlodia lheobl'omae. 52 Cafe arahica. 12 Capsicum O1UllIum. 12 Caricu papaya. 12 Carpoplzifus dimidiadu.'i. 60 C./reemani.60 Cercospora corihaf!a. 16 C. l'kosae. J M Cerco!ipori([;lIm ''':'IIningsi;. 14 C haran<;ons palate douce. 76 Chenille dCfoliante de 1<.1 pa lale do u<.:c. 74 102 INDEX Chlorose,4, 18, 30,46,66. 80 Cladospnriwll colncasiae. 8K Cochenilles du manioc. 34- 38 Phenacorcus 1I1Ofliho,i, 34 origines des. 34 June contre, 36 rayee (Fafisio virgaIa). 38 verte (PhefIOCOC('US mmlt>irellsis), 38 Cochen;llc rayee, 38 Cochenille verte (voir cocheniJles), 38 Co leopteres des tubercu les d'igname, 58 de rigname siockee, 60 des feuilles de rigname. 62 CoJ/elOlricum g/oeosporioide.\-, 12.94 Carlicum rolJ.~;i = Sc/t'fofium ,o~rsii, 84 Criuceris lillida, 61 Criquets.42 Cryptogames a ffecta ntles tiges anthracnose du manioc. 12 Cryptogames des brulurcs roli~l i res Manioc. 2--42 Aracees , 78--92 Cryptogames des taches foliaires Maladie des taches brunes du manioc. 14, 18 Cercosporiose du manioc. 14- 18 Taches foliaires des aracees, 88 Taches fo liaires a Leplo.~phaerulilla, 92 Taches fo liaires concentriques. 94 Cylas spp., 76 C./Orm;car;us, 76 c.form;carill.\· e/pganlus. 76 C. puncticolli.~, 76 Dasheen Mosaic Vi rus (voir aracies). SO Dioswrea spp., 44 62 D. alara D. UJ)'t>lIf'flSjS D. escu/ellfo D. rotundara ' N "EX 103 D. hlllbifi:ro D . dUnJeforum Eddoe (vo ir aracees) F.lsino(' halata~, 68 Epidinocarsislope:. i. 36 F.nl"ina l"GrOlOvol'O. 50 Ferrisia l'ir~ata, 38 Fusarium spp .. 52 F. !mloni, 90 Gales (voir nematodes.i galc!i ) Glomerella I1wnihotis, 12 Hel£'roIiKUJ spp. . 58 H. OppillS. 58 H. nudes. 58 H .\'peTU.'ipis pumila, 36 Ignarne (Dio.)'corea spp.) les quatres espcces les plus communes. 44 rendements en Afriq ue. 44 virus. 46- 48 mosai'que. 46 chlorose. 48 bacleries.50 pourriture d es tubcrculcs. 50 pou rriture du stockage, 52 nematodes. 54- 57 coleopte res. 58-62 lnsectes vecteurs Manioc PseudcJll!eraptu.\' del'aSIa"S, 12 Bemi'iio tahaci. 4. 66 Cochenilles . 34-39 Criquels.42 Igname Aphides. 46-48 Coleoptcres.76 Pata ' e d ouce, I. 34. 44. 64-76 104 I N DEX Aphides, 66 Alcurode.66 Aracees, 78- 92 Aphides, 80 Insecticides. 42. 60 Thiodan , 58 BHC, 58 Actellic,58 Carbofuran.5R Fcnithrothiotl. 74 Fenlhion,74 Ipomoea hUl0rOJ. 64-76 pa.,..~i" l Jatropha nwllijada. 12 Lema armata. 62 Lep/ospi1aerulino Irifo/ii. 92 Lesions nt!matodes des. 54 angu laires, 14 hruniitres. 14 allongees.68 circulaircs. 12. 16,88.94 d'aspect liegeu x:. 12 jaune clair. 54 necrotiqucs brunes. 22 blanches, 16 Maladies bactcrienncs manioc bacteriose d u, 6 taches angule us~s. 8 igname pourriturc baclC:ricnne. 50 aracees necrose bactericn ne foliaire, 82 Maladies causces par les acmiens manioc, 30- 32 acari en vert. 30 acari en rouge, 32 Maladies causees par les neml1todcs nematodes a ga les d u Imtn ioc. 26 ' t