EVALUATION DES BESOINS EN INFORMATIONS AGRICOLES DANS LES ETATS DU GROUPE AFRIQUE-CARAÏIBES- PACIFIQUE (ACP) AFRIQUE Etude de cas : MALI Rapport final Préparé par : Jean Ernest OUEDRAOGO Pour le compte du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) Projet n° 4-7-41-207-5/f 30/12/2008 EVALUATION DES BESOINS EN INFORMATIONS AGRICOLES DANS LES ETATS DU GROUPE AFRIQUE-CARAÏIBES- PACIFIQUE (ACP) AFRIQUE Etude de cas : MALI Rapport final Préparé par : Jean Ernest OUEDRAOGO Pour le compte du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) Projet n° 4-7-41-207-5/f 30/12/2008 Notice légal Ce rapport à été commandité par le CTA afin d’affiner sa connaissance des besoins en information des pays ACP. Le CTA ne peut en aucun cas se porter garant de la fiabilité des données, inclues dans le rapport, ni prendre la responsabilité des usages qui pourraient en être fait. Les opinions exprimées ici sont celles de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue du CTA. Le CTA se réserve le droit de sélectionner des projets et des recommandations portant sur son mandat. (ACP-UE) Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale (CTA) Agro Business Park 2 6708 PW Wageningen Pays-Bas Site web : www.cta.int E-mail : cta@cta.int Remerciements Au terme de cette étude sur l’évaluation des besoins en informations agricoles dans les états du groupe Afrique - Caraïbes – Pacifique que j’ai eu l’honneur d’entreprendre au titre du Mali, je tiens à remercier sincèrement tous ceux et toutes celles qui de façon directe ou indirecte ont contribué à la réalisation du présent document. J’ai été très touché par la disponibilité des responsables et agents des différentes institutions étatiques, privées et des associations à la base qui souvent, malgré la rareté des documents demandés dans le cadre de cette étude, ont fait preuve d’un grand dévouement. Je ne saurai les citer nommément, ils se reconnaîtront sûrement à travers ces lignes. Ces remerciements vont également aux responsables du CTA, chargés de la coordination de cette étude, par l’important travail de préparation fourni. Ils nous ont permis de disposer d’informations utiles avant le début de l’étude. J’exprime également ma profonde gratitude au Coordonnateur régional qui, durant toute la durée du travail, a été à nos côtés pour nous appuyer, nous orienter et attirer notre attention sur certains aspects, ceci dans le seul but de parvenir à un travail de qualité. Enfin, ma pensée va à mes collègues consultants des autres pays, malgré la distance, ils m’ont énormément inspiré, chaque fois que je pense à chacun d’eux et à l’idée que nous visons le même objectif à travers cette étude. Sigles, abréviations et acronymes AGETIC Agence des technologies de l’information et de la communication AFIM Association des fournisseurs internent au Mali AMADER Agence Malienne pour le Développement de l’Energie Domestique et de l’Electrification Rurale. AMAP Agence malienne de presse et de publicité AN Assemblée Nationale ASACO Association de Santé Communautaire AUEP Association des Usagers de l’Eau Potable CAFO Coordination des ONG féminines au Mali CEDEAO Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest CILSS Comité inter état de lutte contre la sécheresse au sahel CLIC Centre local d’information et de communication CLSP Cadre stratégique pour la lutte contre la pauvreté CMC Centre multimédia communautaire CMDT Compagnie Malienne de développement textile CNESOELER Centre National de l’Energie Solaire et des Energies Renouvelables CRT Comité de régulation des télécommunications CSCOM Centre de santé communautaire CSDRAI Consultation sectorielle sur le développement rural et I’agriculture irriguée CTA Centre technique de coopération agricole et rurale CTA Centre technique de coopération agricole et rurale DGNR Direction Nationale du génie rurale DIEPA Décennie Internationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement DNA Direction Nationale de l’agriculture DNCN Direction nationale de la conservation de la nature DNHE Direction Nationale de l’Hydraulique et de l’Energie DNP Direction nationale de la pêche DNSI Direction nationale de la statistique et de l’informatique DRA Direction régionale de l’agriculture FAO Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture FENAFER Fédération nationale des femmes rurales du Mali FENAJER Fédération nationale des jeunes ruraux du Mali FETEMA Fédération de télécentres communautaires du Mali FODESA Fonds de développement en zone sahélienne GIC Gestion de l’information et de la communication IDH Indice du développement humain IER Institut de l’économie rurale LOA Loi d’orientation agricole MALITEL Mali télécommunication OMA Observatoire du marché agricole OMC Organisation Mondiale du Commerce ORTM Office des radiodiffusions et télévision du Mali   i       PACOGERE Programme d’appui à la conservation et gestion de ressources naturelles PACT Programme d’appui aux collectivités territoriales PASAOP Programme d’appui aux services agricoles et aux organisations paysannes PCDA Programme de compétitivité et de diversification agricoles PDRHS Projet de Développement des Ressources Halieutiques du Lac de Sélingué PMEDP Programme pour des Moyens d’Existence Durables dans la Pêche PNAE Programme National d’Action Environnementale PNIR Programme national d’infrastructures rurales PNUD Programme des nations unies pour le développement PPP Partenariat public privé PRODEC Programme décennal du développement de l’éducation PRODESS Plan décennal du développement sanitaire et social PTF Partenaires techniques et financiers RECOTRADE Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement ROOPA Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de Afrique de l’ouest SCN Service de la conservation de la nature SDDR Schéma directeur du développement rural SOTELMA Société des télécommunications du Mali STP/ CIGQE Secrétariat Technique Permanent du Cadre institutionnel de la gestion des questions environnementales TIC Technologie de l’information et de la communication UEMOA Union économique et monétaire ouest africaine UNESCO Organisation des nations unies pour l’éducation la science et la culture UPA Unités de production agricoles URTEL Union des radios et télévisions libres du Mali USAID Agence d’aide des Etats-Unis Taux de change 1 euro = 655,957 FCFA (30/12/2008)   ii       TABLES DE MATIERES Remerciements Sigles, abréviations et acronymes ................................................................................................................................... i Résumé analytique......................................................................................................................................................... v 1. INTRODUCTION............................................................................................................................. 1 2. PROFIL PAYS................................................................................................................................ 2 2.1 Agriculture, pêche, ressources financières et élevage......................................................................................... 3 2.1.1 Agriculture .................................................................................................................................................... 3 2.1.2 Pêche ........................................................................................................................................................... 4 2.1.3 Ressources forestières................................................................................................................................. 4 2.1.4 Elevage et pastoralisme ............................................................................................................................... 5 2.2 Brève description de la situation des infrastructures des TIC et des récents développements dans le secteur .. 5 3. SITUATION DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION POUR L’AGRICULTURE ET LE DEVELOPPEMENT RURAL................................................................................................................................... 8 3.1 Cadre institutionnel, réglementaire et politique .................................................................................................... 8 3.2 Aspects opérationnels........................................................................................................................................ 10 3.2.1 Description des services d’informations agricoles ...................................................................................... 10 3.2.2 Sources d’information ................................................................................................................................ 12 3.2.3 Produits et services d’informations fournis ................................................................................................. 13 3.2.4 Capacité de Gestion de l’information et de la communication.................................................................... 15 3.3 Intervention d’aide au développement de l’information et de la communication pour l’agriculture et le développement rural .......................................................................................................................................... 17 4. ANALYSE DES BESOINS INSTITUTIONNELS (POINTS FORTS ET GOULOTS D’ETRANGLEMENT/POINTS FAIBLES) ................................................................................................................................. 19 4.1 Besoins en information ...................................................................................................................................... 19 4.2 Besoins en termes de renforcement des capacités ........................................................................................... 22 4.3 Feed back sur l’utilisation des produits et services CTA. ................................................................................... 28 5. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS ....................................................................................... 29 5.1 Conclusions ....................................................................................................................................................... 29 5.1.1 Besoins en informations ............................................................................................................................. 29 5.1.2 Besoins en termes de renforcements de capacités.................................................................................... 30 5.1.3 Points de vue des utilisateurs des produits du CTA ................................................................................... 30 5.1.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels ....................................................................................................... 31 5.2 Recommandation............................................................................................................................................... 31 5.2.1 Besoins en information............................................................................................................................... 31 5.2.2 Besoins en renforcements des capacités................................................................................................... 32 5.2.3 Produits et services de CTA....................................................................................................................... 32 5.2.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels ....................................................................................................... 34 6. PROPOSITIONS DE STRATEGIE D’INTERVENTION ET D’UN PLAN D’ACTION POUR LE CTA ................. 36 6.1 Propositions de stratégies.................................................................................................................................. 36 6.2 Propositions de stratégie d’intervention et d’un plan d’action pour le CTA ........................................................ 38 ANNEXES ...................................................................................................................................... 41 Annexe I : Termes de référence............................................................................................................................... 42 Annexe II : Profil du Mali .......................................................................................................................................... 50 2.1 Profil général du secteur de l’agriculture............................................................................................................ 50 2.1.1 Taille de la population agricole.................................................................................................................. 50 2.1.2 Terres agricoles, forêts et zones de pêche : .............................................................................................. 51 2.1.3 Système de production agricole ................................................................................................................. 58 2.1.4 Poids de l’agriculture dans l’économie ....................................................................................................... 60 2.1.5 Les denrées principales et produits secondaires ....................................................................................... 63 2.1.6 Principaux marchés à l’exportation ............................................................................................................ 66 2.1.7 Accords commerciaux touchant l’agriculture .............................................................................................. 67 2.1.8 Politiques sectorielles en matière d’agriculture, d’élevage et de ressources forestières ............................ 68 2.1.9 Cadre institutionnel, réglementaire et politique pour l’information et la communication ............................. 69 2.2 Profil socio économique..................................................................................................................................... 71 2.2.1 Démographie.............................................................................................................................................. 71 2.2.2 Niveau d’alphabétisation et de langues...................................................................................................... 73   iii       2.2.3 Accès aux services de base ....................................................................................................................... 75 2.2.4 Exode rural vers les zones urbaines .......................................................................................................... 79 2.3 Médias et télécommunications........................................................................................................................... 79 2.3.1 Journaux, périodiques, radio et télévision .................................................................................................. 79 2.3.2 Services de télécommunication.................................................................................................................. 93 2.3.3 Ordinateurs et Internet ............................................................................................................................... 95 Annexe III : Profil des institutions.......................................................................................................... 96 3.1 Liste générale des institutions présentes dans le secteur de l’agriculture et du développementrural. ............... 96 3.2 Liste sélective des institutions.......................................................................................................................... 112 Annexe IV : Liste des institutions et personnes interrogées ....................................................................................... 143 Annexe V : Références bibliographiques.................................................................................................................... 147   iv       Résumé analytique Introduction La mission du Centre de Coopération Technique Agricole et Rurale (CTA) est d’aider au développement agricole et rural des pays ACP, principalement, dans son volet information et communication. A travers la présente étude qu’elle a initiée dans plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest, le CTA ambitionne de répondre à sa vocation première qui est de faire en sorte que les volets de l’information, de la communication et des nouvelles technologies soient un des leviers de développement du monde rural. L’étude se veut un état des lieux de la gestion de l’information, de la communication et des nouvelles technologies en faisant ressortir les besoins, les attentes et les contraintes en la matière et en prenant en compte de nouveaux partenaires qui désormais, jouent un rôle capital dans le domaine de la collecte et de la diffusion de l’information en milieu rural. Le Mali est un pays agricole par excellence avec une population rurale d’environ 73% de la population totale. Cette population rurale, à grande majorité analphabète, a plus que besoin d’information et de communication pour mieux s’organiser, produire et vendre en un mot, s’épanouir dans sa principale activité qui est la production agricole. Répondant ainsi aux termes de référence, le consultant s’est attaché durant cette étude à faire le diagnostic des différentes préoccupations et proposer des pistes de solutions dont la prise en compte, on l’espère, contribuera sensiblement à la promotion du monde rural. Objectifs de l’étude L’objectif général de cette étude est d’améliorer les stratégies de collaboration avec les organisations ACP actives dans l’agriculture et la pertinence de l’appui du CTA aux pays africains ACP. De manière spécifique, la présente étude s’attachera à : - Passer en revue les principaux services et les acteurs du secteur de l’agriculture (en matière d’offre d’information) en mettant l’accent sur leurs atouts, leurs points faibles et les opportunités de collaboration avec le CTA ; - Identifier les besoins des acteurs clés des principaux partenaires stratégiques pour les services et produits du CTA, en terme d’informations agricoles et de renforcement des capacités de GIC ; - Identifier les potentiels partenaires stratégiques pour les activités et services du CTA (En accordant une attention particulière à des entités telles que les organes de presse, les maisons d’édition, les stations radiophoniques, les chaînes de télévision et les réseaux de journalistes) ; - Elaborer des données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans le pays concerné pour faciliter les activités ultérieures de suivi et de mise à niveau.   v       L’étude devra aider le CTA à améliorer et mieux cibler ses interventions et activités en faveur des partenaires et bénéficiaires potentiels (notamment les femmes, les jeunes, le secteur privé et les associations de la société civile) ; avoir un tableau plus détaillé de leurs besoins, mettre au point une stratégie adaptée et élaborer un cadre d’action en conséquence. L’étude devra également mettre en évidence les besoins spécifiques en produits et services du CTA et permettre ainsi d’en améliorer la fourniture. Méthodologie Pour mener à bien cette étude, le consultant a procédé premièrement à une recherche documentaire, complétée en cela par la réunion d’information, tenue du 16 au 17 août 2007 à Abidjan en Côte d’Ivoire et qui a réuni tous les consultants des différents pays. Au cours de cette réunion, des informations plus détaillées sur le présent travail ont été données. Ensuite, un inventaire complet des institutions a été fait à l’échelle du pays. A ce titre, cent deux (102) structures ont été passées en revue parmi lesquelles on dénombre des organisations associatives, des institutions publiques, des organes et réseaux de médias qui oeuvrent de manière directe ou indirecte dans le monde rural. Compte tenu de leur importance dans le développement du secteur agricole de par les activités qu’elles mènent d’une part et de leur zone de couverture d’autre part, dix neuf (19) structures ont été sélectionnée et soumises à un entretien pas le biais de questionnaire. Ces entretiens se sont prolongés de manière informelle auprès d’autres personnes ressources dont le niveau de connaissance du monde rural au Mali nous a apporté un éclairage fructueux C’est le résultat de toute cette démarche qui constitue le contenu du présent rapport. Les résultats escomptés Les résultats attendus de cette étude sont : - Une description et une analyse de l’état des infrastructures, des services d’information et des capacités de GIC des institutions impliquées dans l’agriculture et le développement rural ; - Une identification des besoins en termes d’information et de renforcement des capacités de GIC pour les principales institutions et les potentiels partenaires clés du CTA présents dans le secteur du développement agricole et rural ; - Une compilation de données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans l’agriculture et le développement rural pour un meilleur suivi de la situation. Conclusions Besoins en informations Comme on peut le constater, les acteurs du monde rural ont le plus besoin d’informations pour leur auto promotion. Ces informations sont communes à plusieurs d’entre elles comme celles relatives au développement et au financement des programmes, aux foires et expositions, à la gestion de l’information au sein de l’organisation, aux réseaux disponibles axés sur l’agriculture, etc. D’autres sont spécifiques et liées à la nature de l’activité que mène l’institution.   vi       Le principal constat que nous avons pu dégager est que l’information existe et même en abondance, mais très souvent hors de portée de ceux qui en ont réellement besoin pour pouvoir mieux s’organiser, mieux produire et mieux vendre. Un certain nombre d’obstacles sont à l’origine de cette situation et en premier lieu, on peut relever le phénomène de l’analphabétisme dont le taux est le plus élevé dans le monde rural. Ce fait est aggravé par une faible considération des langues nationales dans la production et dans la diffusion des informations pour les acteurs du monde agricole. Ensuite, vient le manque d’information sur les sources possibles, même pour ceux qui sont instruits et qui ne savent pas où ils peuvent accéder aux informations susceptibles de les aider dans leurs activités. A cela, il faut ajouter le fait que ceux là qui sont chargés de collecter et de diffuser l’information, ne sont pas toujours au fait des réalités socio culturelles de leurs publics cibles. Donc, ils ne sont pas bien armés pour fournir l’information à ce public cible comme il se doit en tenant compte de leur spécificité. L’on a pu noter aussi que la seule disponibilité de l’information ne suffit pas. Il faut en plus pouvoir la fournir sur un support approprié et facilement accessible. A ce niveau, on n’a pas toujours tenu compte de la capacité des bénéficiaires à pouvoir disposer de ces supports et à pouvoir les exploiter convenablement. Tous ces constats nous enseignent qu’il reste beaucoup de travail à faire pour aboutir à une information pleine et entière du monde agricole. Pour y parvenir, chacun des acteurs (état, associations paysannes, organismes internationaux, etc.) devra dans le domaine qui est le sien mettre la main dans la pâte. Besoins en termes de renforcements de capacités Au cours du présent rapport, on a pu apercevoir que le secteur de la GIC et des TIC ne sont pas les mieux logés pour ce qui concerne les moyens matériels et financiers, généralement mis à sa disposition. On constate également une faiblesse quant à la quantité et à la qualité des ressources humaines qui évoluent dans ce domaine et si l’on sait qu’il connaît d’incessantes mutations et que le personnel ne bénéficie pas toujours de la formation et de recyclage appropriés, on peut deviner aisément qu’un déphasage existe par rapport au niveau technique atteint, présentement par les secteurs de domaine de la communication et des nouvelles technologies de l’information. Si l’on ajoute à ce constat, le manque de cadre de concertation au niveau national, dans lequel les différents acteurs peuvent s’exprimer et harmoniser leurs actions, il va sans dire que les obstacles sont nombreux à relever pour répondre aux différents besoins en matière de renforcement de capacités, tels que exprimés par les différentes structures. Ces besoins il faut le rappeler sont nombreux et variés et vont de l’appui à la mise en place de stratégie et de plan en GIC et TIC, à la formation sur divers thèmes comme la gestion de   vii       l’information au sein de l’institution, l’exploitation du matériel numérique, l’appui à la gestion des centres de documentation. C’est dire qu’à ce niveau également, une synergie d’action est plus que souhaitable pour satisfaire à ces différentes doléances exprimées Points de vue des utilisateurs des produits du CTA Les partenaires classiques de CTA apprécient très positivement les produits qu’ils utilisent et souhaitent vivement le maintien et le renforcement du partenariat qu’ils entretiennent avec CTA. Une structure comme la coopérative Jamana qui collaborait activement avec CTA, notamment à travers la coédition d’une brochure sur les banques de céréales, constate que cette collaboration n’existe pratiquement plus. Aussi, elle souhaite sa reprise. Au niveau des services offerts par CTA, l’on constate également un intérêt particulier des acteurs, même si, nombreux sont ceux qui les découvrent pour la première fois. C’est dire, que les prestations du CTA se doivent davantage d’être vulgarisées auprès du plus grand nombre d’acteurs. De même, une impression se dégage sur l’absence de feed back régulier entre le CTA et ses partenaires. La présence d’un tel feed back aura été l’occasion d’échanges réguliers. Partenaires et bénéficiaires potentiels Comme partenaires potentiels du CTA, il est nécessaire de mettre l’accent sur les structures qui : - Tiennent un rôle capital dans le dispositif agricole au niveau national, ayant déjà un partenariat avec le CTA, lequel partenariat devrait être renforcé ; • l’Institut de l’économie rurale (IER) : • la Direction nationale de l’agriculture (DNA) : • l’Office du Niger • l’Observatoire du marché agricole : • la Coopérative Jamana - Regroupent des entités de collecte et de diffusion de l’information en milieu rural, qui sont largement représentées dans l’échiquier national, mais disposant de peu de moyens en matière de GIC et des TIC. • l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL) : • le cinéma numérique ambulant (CNA) • la fédération des femmes et jeunes ruraux Recommandations Besoins en information Pour améliorer la collecte et la diffusion de l’information, la prise en charges des principaux points énumérés ci-dessous est nécessaire :   viii       - Mettre en place un organe au plan national chargé d’orienter et de coordonner les activités en matière d’information et de communication entreprises par les différents acteurs ; Acteurs : Etat- Partenaires techniques et financiers (PTF)- CTA - Elaborer une politique et une stratégie d’information et de communication au profit des institutions ; Acteurs : Etat-PTF - Faire l’inventaire des différentes sources d’information, au plan national et international et de procéder à une large diffusion des informations relatives aux : • possibilités de financement ; • calendrier de foires et d’exposition diverses • techniques de conservation et de séchage des produits Acteurs : CTA- Institutions régionales et nationales - Poursuivre et renforcer les actions d’alphabétisation au profit des populations rurales. Acteurs : Etat- PTF - Créer un environnement lettré en milieu rural en renforçant la capacité des journaux, des fiches techniques et autres publications en langues nationales et en développant l’installation progressive de centres de documentation ; Acteurs : Etat- PTF - Renforcer les réseaux entre les différents acteurs, principalement ceux qui sont à la base pour faciliter les échanges mutuels ; Acteurs : CTA - Valoriser les savoirs locaux et les nouvelles du terroir par une diffusion efficiente des informations locales dans les médias et télécentres communautaires Acteurs : CTA- Etat- PTF Besoins en renforcement de capacités Les besoins exprimés en matière de renforcement de capacités par les structures que nous avons rencontrées durant l’étude nous permettent de faire les recommandations suivantes : - Renforcer le personnel de la GIC et des TIC en quantité et en qualité par un recrutement conséquent et par un plan de formation bien élaboré ; Acteurs : Etat- PTF- CTA - Mettre à disposition des structures une politique et une stratégie de communication Acteurs : CTA- Partenaires nationaux - Renouveler ou renforcer le matériel de fonctionnement et de déplacement des structures oeuvrant dans le secteur de l’information et des TIC en milieu agricole ; Acteurs : Etat- PTF - Mettre en place une politique de formation continue des acteurs de la GIC et des TIC, par des ateliers, des rencontres d’échanges, des séminaires etc. sur des thèmes de préoccupation générale comme :   ix       • Les techniques de collecte et de diffusion de l’information sur l’agriculture ; • La valorisation et la publication du savoir local ; • Les questions sur l’aspect genre ; • La production des émissions radiophoniques ; - Les techniques de rédaction, d’édition et de mise en forme des publications, journaux et rapports divers. Acteurs : Etat – CTA – Autres partenaires Produits et services de CTA - Créer les conditions (Vulgarisation du site Web, participation à des foires et expositions, rencontres diverses, insertion dans la presse écrite pour vulgariser et faire connaître davantage tous les produits et services de CTA auprès des utilisateurs classiques et potentiels ; - Créer un mécanisme permettant d’être en contact régulier avec ses partenaires sur le terrain dans l’objectif d’avoir un feed back et au besoin réajuster ses approches ; - Etendre son réseau de partenariat en mettant plus l’accent sur des structures nouvelles, démunies, mais qui ont une forte présence dans le monde rural comme la fédération des femmes et jeunes ruraux, le réseau des communicateurs traditionnels, les radios et les télécentres communautaires. - Explorer et valoriser de nouveaux canaux de communication dans la diffusion et la transmission des messages (Théâtre, chants, contes, boites à images …) - Créer un mécanisme pour permettre à tous les partenaires du CTA au Mali de pouvoir se connaître et de se concerter mutuellement   x       5. . INTRODUCTION 1. Le Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale (CTA) a été créé en 1983 dans le cadre de la Convention de Lomé entre les États du groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et les pays membres de L’Union Européenne. Depuis 2000, le CTA exerce ses activités dans le cadre de l’Accord de Cotonou ACP-CE. 2. Les activités du CTA sont aujourd’hui réparties entre trois groupes de programmes/ départements opérationnels : - Produits et services d’information ; - Services et canaux de communication ; - Techniques et systèmes de gestion de l’information et de la communication (GIC). 3. C’est dans l’objectif de faire régulièrement l’état des lieux de ses activités présentes et de se projeter vers l’avenir en prenant en compte les évolutions permanentes du secteur que le CTA depuis 2003 entreprend cette étude dont les objectifs sont les suivants : - passer en revue les principaux services et les acteurs du secteur de l’agriculture (en matière d’offre d’informations), en mettant l’accent sur leurs atouts, leurs points faibles et les opportunités de collaboration avec le CTA ; - identifier les besoins des acteurs clés des principaux partenaires stratégiques pour les produits et services du CTA, en termes d’informations agricoles et de renforcement des capacités de GIC ; - identifier les potentiels partenaires stratégiques pour les activités et services du CTA (en accordant une attention particulière à des entités telles que les organes de presse, les maisons d’édition, les stations radiophoniques, les chaînes de télévision et les réseaux de journalistes) ; - élaborer des données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans le pays concerné pour faciliter les activités ultérieures de suivi et de mise à niveau. 4. Les résultats attendus au terme de cette étude seront entre autres, de faire une description de la capacité en GIC et en TIC du pays, d’identifier les besoins en information et en renforcement des capacités des partenaires présents et potentiels. 5. La méthodologie utilisée dans le cadre du présent travail à été de faire une étude littéraire et des entretiens avec les principaux acteurs et les parties prenantes du secteur, soit par des échanges directs, soit à travers un questionnaire. 6. Pour ce qui est du Mali, c’est cette approche qui a été de mise. Et les présents résultats sont les fruits d’une recherche approfondie tant dans le domaine littéraire qu’au niveau des principaux acteurs du monde rural de manière générale et principalement dans le volet de l’information, de la communication et des TIC. Ils permettent d’avoir une idée précise sur la situation du Mali dans ce domaine : ses potentialités, ses contraintes, mais aussi ses perspectives.   1       5. . PROFIL PAYS 7. Le Mali couvre une superficie de 1 241 238 km carré soit environ 4% de la superficie totale de l’Afrique. Il partage 7 000 Km de frontières avec 7 pays à savoir l’Algérie au Nord, le Niger à l’Est, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et la Guinée au Sud, le Sénégal et la Mauritanie à l’Est. 8. Le pays connaît quatre types de climats : - Désertique au Nord : pluviométrie de moins de 200 mm - Sahélien au centre : Pluviométrie annuelle comprise entre 200 et 600 mm - Soudanien : Pluviométrie annuelle comprise entre 600 et 1 200 mm - Pré guinéen au sud : Pluviométrie supérieure à 1200 mm. 9. Au Mali, il existe deux saisons qui s’alternent ce sont : - La saison sèche dont la durée varie de neuf (9) mois au nord (octobre à juin) à six (6) mois au sud (novembre à avril). - La saison humide ou hivernage, de mai à octobre au sud et de juillet à septembre au nord avec des intersaisons plus ou moins marquées correspondant à des mois ni pluvieux, ni secs. 10. La population du Mali était à estimée en avril 2007 à 13,1 millions d’habitants avec un taux de croissance démographique de 2,2 %. Cette population est à majorité rurale, environ 73%. 11. Elle se caractérise aussi par le nombre élevé des femmes près de 52% de la population totale et une faible proportion des personnes de plus de 60 ans, expliquant ainsi le taux de l’espérance de vie à la naissance qui est de 49 ans pour la population totale (Hommes : 40,5 ans, Femmes : 51ans). 12. La population est inégalement repartie dans l’espace avec une forte concentration dans sa partie sud et un faible peuplement dans les régions nord (Tombouctou, Gao, Kidal). 13. Le taux d’alphabétisation de la population est assez faible, 46,4 %. Le taux d’alphabétisation des hommes qui est de 53,5% est supérieur à celui des femmes qui n’est que de 39,6%. 14. La langue officielle est le français, mais le bambara est la langue nationale la plus parlée par la population, 80% de locuteurs, les peuls 17%, les soninké 15%, les touaregs, les sonrai et maures 16%. 15. Pays agricole par excellence, la population évoluant dans le secteur agricole s’élève à environ 9 912 460 personnes. Cette population agricole se concentre principalement dans les régions situées dans la partie sud du pays (Koulikoro, Mopti, Sikasso, Ségou) avec 68,42% de la population agricole. La population agricole masculine est de 5 570 569 personnes, celle des femmes, 4 341 891.   2       2.1 Agriculture, pêche, ressources financières et élevage 2.1.1 Agriculture 16. L’importance de l’agriculture au Mali n’est plus à démontrer. Comme souligné plus haut, 73% de sa population totale y évolue. Elle contribuait en 2003 à 23 % du PIB selon le recensement agricole, 2004 17. Les terres cultivées sont passées de 2 619 679 ha en 2001 à 3 276 176 ha en 2005 dont 120 000 ha de superficie irriguée sur un potentiel irrigable estimé à 2 millions d’hectares. 694 560 exploitations agricoles pratiquent l’agriculture avec une superficie moyenne de 4,5 ha par exploitation. 18. Le Mali cultive principalement des céréales (mil, maïs, sorgho, riz, fonio) qui occupent à elles seules 72% de la superficie totale agricole, les cultures industrielles 19% et les légumineuses 8%. 19. Le système agricole malien est caractérisé par son caractère extensif à cause surtout du faible usage des intrants. En effet, selon les estimations, plus de 45% des surfaces cultivées ne bénéficient d’aucune fertilisation. Ce système a pour conséquence un appauvrissement du potentiel foncier. 20. II est également marqué par une faible mécanisation, la daba et la houe demeurent les principaux outils de travail dans la majorité des exploitations. II va s’en dire que la productivité reste sensiblement faible. Mais il y a lieu de souligner que le gouvernement entreprend présentement de gros efforts pour assurer la mécanisation de l’agriculture par l’installation d’une usine de montage de tracteurs à Samaya, localité située à une quinzaine de Km de la capitale. Cette opération est le fruit de la coopération entre le Mali et l’Inde. 21. C’est une agriculture largement sujette à la pluviométrie, laissant donc une petite place à l’agriculture irriguée. La résultante est qu’en cas de faiblesse de la pluviométrie, l’insuffisance alimentaire s’installe. De pareilles situations sont assez récurrentes. Pour parer à cette situation, le gouvernement a initié depuis quelques années le système de pluie provoquée dénommée ‘’Opération SANGUI’’ (Sangui signifie pluie en langue nationale bambara) 22. Le niveau d’instruction des producteurs est moins élevé car c’est dans ce milieu qu’il y a le plus grand nombre d’analphabètes. Il en est de même pour le niveau de l’encadrement par les services techniques. A titre d’exemple, 41% des hommes ont accès au service d’encadrement contre 29% pour les femmes. 23. Toutefois, une situation contraire est à noter dans la zone cotonnière et dans l’office du Niger où le riz qui est la principale culture se fait par voie irriguée. Dans ces zones, l’on constate une mécanisation assez poussée, un taux d’encadrement élevé, principalement dans les zones cotonnières, et un taux d’accès au crédit plus sensible. Les producteurs de ces zones connaissent un niveau d’alphabétisation assez sensible.   3       2.1.2 Pêche 24. Le bassin hydraulique du Mali est composé de fleuves, de lacs et de cours d’eau. Le fleuve Niger traverse le pays sur 1 780 km. Toutes ces potentialités réunies donnent une estimation globale d’un réseau hydrographique d’environ 5 000 km couvrant une superficie de 36 000 Km carré. 25. Ces atouts sont à la base d’une activité de pêche assez dynamique et qui apporte à l’état 90 milliards de FCFA (137 millions d’euros) soit plus de 4% du PIB national sur la base de 100 000 tonnes produites par an. La Pêche contribue également au budget de l’Etat de façon substantielle, à travers les redevances versées par les acteurs de la filière et les impôts et taxes prélevés. 26. Le secteur de la pêche est animé par trois catégories d’acteurs qui se distinguent par leur rôle, ce sont les pêcheurs professionnels migrants et sédentaires : (essentiellement d’ethnie Bozo) qui engagent l’essentiel de leur force de travail dans la pêche pour rentabiliser au mieux leurs investissements. La pêche pour cette catégorie d’acteurs constitue une activité économique à part entière. Ensuite, nous avons la transformation des produits assurée généralement par les femmes et les commerçants. 27. Mais l’essor de cette activité entraîne ces derniers temps une floraison d’associations et de syndicats de pêcheurs dans un souci de mieux organiser la profession. 2.1.3 Ressources forestières 28. Dans le secteur de la forêt, la superficie en forêt classée s’élevait en 2005 à 108 450 ha. La production est composée principalement du bois de chauffe, du bois de service et d’œuvre. 29. En plus de ces produits, il faut citer également ceux relevant des cueillettes, les fruits sauvages et les essences pour la pharmacopée. Les produits de la pharmacopée interviennent largement dans les soins de santé des populations surtout en milieu rural. 30. Dans le secteur forestier, le système d’exploitation se fait de trois manières : - le système incontrôlé consiste en la délivrance de permis d’exploitation et qui laisse toute latitude à son propriétaire d’exploiter la forêt sans aucun suivi ne soit exercé à son égard ; - le système orienté délimite la superficie à exploiter par le titulaire du permis ; - le système contrôlé défini un plan d’aménagement avec création de parcelles. L’exploitation y est suivie par des agents forestiers. Des opérations de sylviculture sont entreprises dans ces périmètres. 31. Le secteur forestier tient une place de choix dans l’économie malienne. Il contribue au PIB pour 4,9%. Il fournit 25% des exportations. Si l’on tient compte des produits de cueillette, des fruits sauvages et des essences pour la pharmacopée, la valeur estimative des produits du secteur forestier indépendant, du fourrage arboré serait de l’ordre de 70 milliards CFA (107 millions d’euros) par an.   4       2.1.4 Elevage et pastoralisme 32. L’effectif total est estimé à 24 367 4668 têtes. Cela fait du Mali un des grands pays d’élevage en Afrique de l’ouest. Le système dominant est l’élevage sédentaire qui représente 82,56% de l’effectif total contre 17,4% pour l’élevage nomade. L’élevage moderne quant à lui est marginal et ne concerne que 0,04%, principalement concentré à Bamako. 33. L’élevage constitue une activité de subsistance pour plus de 30% de la population et sur le plan économique, sa contribution au PIB est estimée à 12% et son apport aux recettes d’exportation était de 40 milliards (61 millions d’euros) soit 17,5 % en 1995, occupant ainsi la troisième place après l’or et le coton. 34. La politique de développement de ce sous secteur s’inscrit dans les orientations définies dans le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté. L’objectif étant de promouvoir le développement de ce sous secteur dans une perspective de croissance économique durable. 35. Pour atteindre cet objectif, des axes stratégiques majeurs se dégagent et qui sont entre autres : - l’amélioration de la productivité et de la productivité du cheptel ; - l’amélioration de la commercialisation, de la transformation et de l’industrialisation ; - le renforcement des capacités des acteurs du sous secteur de l’élevage et le désengagement de l’Etat dans le cadre de la privatisation et du transfert des compétences. 5.1. Brève description de la situation des infrastructures des TIC et des récents développements dans le secteur 36. Le secteur des TIC au Mali a connu une forte croissance suite à la décision du Gouvernement d’adopter une politique d’ouverture progressive du secteur. La compétition a entrainé une croissance exponentielle du parc d’abonnés, une diversification des produits pour les utilisateurs et une baisse significative des prix. La densité globale a atteint 15% en juillet 2007, au-dessus de la moyenne de densité globale dans la sous région qui est de 12%. 37. Pour le réseau fixe, le nombre de lignes fixes est passé de 65.834 en 2004 à 81.785 en juillet 2007 avec une concentration des lignes à Bamako qui regroupe les 2/3 des lignes facturées. La SOTELMA domine encore le marché du fixe. Malgré sa Licence globale, Orange Mali ne s’est intéressée au secteur du fixe que récemment, à travers son offre convergente (Internet + ligne fixe) utilisant la technologie WI-Max. Le nombre total d’abonnés fixe d’Orange s’élève à 2 500. 38. Pour le réseau mobile, la concurrence est effective. Ce secteur du marché de télécommunication a connu une croissance hautement sensible dépassant les prévisions les plus optimistes grâce à une libéralisation réussie qui a drainé d’importants investissements privés. Au mois de juillet 2007, le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile est passé de 45 974 abonnés en 2002 à près de 1 900 000 abonnés, soit un taux de croissance annuel moyen de 100%. 39. Orange Mali est l’opérateur largement dominant sur le marché avec environ 1 500 000 abonnés. Depuis décembre 2006, on note également une croissance significative du nombre   5       d’abonnés de MALITEL liée à l’extension de la capacité de son réseau. MALITEL revendique aujourd’hui 460 000 abonnés et se propose d’augmenter sa capacité à 720 000 à la fin de 2007. 40. Le marché des TIC est caractérisé par une faible pénétration de l’Internet. L’Internet ne compte que 35 000 utilisateurs au Mali. Il y a plusieurs raisons à la modestie de ce taux, notamment la très faible pénétration des ordinateurs personnels (13 000 ordinateurs) et le coût très élevé de l’accès local et des bandes passantes. Les cybercafés jouent par conséquent un rôle important pour l’accès à l’Internet. On en dénombre ainsi environ 300 situés principalement à Bamako. 41. A la fin de 2004, le nombre total de fournisseurs d’accès Internet s’élevait au nombre de 45. Afribone et CEFIB sont les principaux fournisseurs et représentent 40 % du marché. Aujourd’hui, le nombre s’est réduit à 5 opérateurs auxquels il faut ajouter SOTELMA et ORANGE offrant des services de large bande. 42. De nouveaux services numériques haut débit ont été introduits au Mali depuis 2004, offrant des accès à différents débits allant jusqu’à 2 mbits. IKATEL et la SOTELMA se sont récemment positionnés sur le marché de l’accès Internet, en souhaitant y jouer un rôle majeur. Les deux entreprises offrent donc une solution intégrée de communication « Données et Voix « et assurent la connexion haut débit par la Boucle Locale Radio, via WI- MAX, WI-FI. Le lancement du premier service à bande large d’IKATEL Mika@net et le service ADSL de la SOTELMA a déjà eu une incidence sur les forces qui régissent la concurrence sur le marché. Ciblant principalement les entreprises, ce service large bande fournit déjà plusieurs gros clients industriels au Mali. Malgré une importante réduction des prix des services large bande, le service est encore largement au-delà du pouvoir d’achat du citoyen moyen. 43. La capacité montante totale de la bande passante d’interconnexion du Mali à la dorsale de l’Internet s’est largement améliorée allant de 8 à 155 ces deux dernières années, suite aux investissements réalisés par SOTELMA et Orange Mali pour accéder au câble sous marin SAT- 3. 44. Le secteur de télécommunications au Mali a connu une forte croissance suite à la décision du Gouvernement d’adopter une politique d’ouverture progressive du secteur. La concurrence dans le domaine de la téléphonie mobile a conduit à une croissance exponentielle du parc d’abonnés, une diversification des produits pour les utilisateurs et une baisse significative des prix. 45. La SOTELMA dispose aujourd’hui de deux liaisons au câble sous Marin SAT-3 qui lui permettra, d’une part, d’interconnecter le réseau de fibres optiques implanté sur les axes Bamako Dakar, Bamako Nouakchott et Bamako Sikasso Abidjan au câble sous-marin SAT- 3/WASC pour un accès haut débit au backbone Internet, et d’autre part, de mettre en œuvre une épine dorsale nationale à haut débit. Orange pour sa part a également investi pour se connecter directement au SAT-3 en passant par le Sénégal et la Côte d’Ivoire. 46. Dans le domaine de la presse écrite, on ne peut pas donner avec précision le nombre des titres de journaux au Mali, tant il est fluctuant, des journaux apparaissent souvent au gré des circonstances. Seulement 5 d’entre eux ont un tirage régulier variant entre 2 000 et 5 000 exemplaires (Essor, Les Echos, l’Indépendant, Info matin et Le républicain). Pour ce qui est   6       de la presse en langue nationale, le mensuel Jekabaara semble mieux se comporter avec un tirage de 30 000 exemplaires. 47. Dans le secteur de la radio, si au niveau étatique, il y a des projets de renforcement de la couverture radiophonique du territoire, on constate une évolution permanente du nombre des radios communautaires qui atteindront bientôt le nombre de trois cent. 48. Le domaine de la télévision ne connaît pas le même dynamisme que celui de la radio. Présentement, il n’existe que la télévision nationale qui assure une couverture de 75 à 80% du territoire national et la chaîne africable qui a une vocation africaine avec des programmes conçus dans cette optique. Dans l’immédiat, il n’y a pas de projets de création de nouvelles chaînes de télévision.   7       3. SITUATION DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION POUR L’AGRICULTURE ET LE DEVELOPPEMENT RURAL 3.1 Cadre institutionnel, réglementaire et politique 49. Dans le domaine de l’information et de la communication, il n’existe pas de cadre réglementaire. La loi d’orientation agricole adoptée par l’assemblée nationale en septembre 2006 en parle en son chapitre II, article 194, je cite : « L’Etat organise à destination de tous les acteurs de la profession agricole la diffusion de toutes les informations relatives aux textes législatifs et réglementaires concernant le secteur agricole et de toutes les informations nécessaires à la compréhension des politiques élaborées » : - un dispositif spécifique de communication est élaboré et mis en œuvre ; - un décret pris en Conseil des Ministres fixe l’organisation et les modalités de fonctionnement du dispositif. 50. Dans la pratique, une charpente de ce qui pourrait constituer une politique sectorielle de l’information et de la communication existe. Elle a été élaborée sous l’égide du Projet d’appui aux services et aux organisations paysannes (PASAOP). C’est un document bien fourni qui, dans chaque cercle et au niveau de chaque région fait ressortir les attentes des populations en matière d’information et de communication, les moyens matériels et financiers par lesquels ses attentes se doivent d’être satisfaites. Cette belle initiative est toujours au stade projet. Son application concrète est handicapée pour deux raisons essentielles : - la difficulté de mettre en place une équipe de pilotage de ce projet ; - la situation actuelle du PASAOP qui est transitoire. Sa première phase est finie et des négociations sont en cours pour sa prolongation. 51. Cette situation a pour conséquence, le manque d’harmonisation des actions faites dans ce domaine. Chaque ministère, chaque projet développe sa politique de communication avec le monde rural. 52. Des services de communication existent au sein de chaque ministère et leurs activités se limitent, le plus souvent à la promotion des actions du département. Toutes fois, il est à noter qu’au niveau des trois ministères concernés à savoir l’agriculture, l’élevage et pêche, l’environnement, il existe une structure commune qui est la cellule de planification et de statistiques dotée d’un centre de documentation assez riche et qui réuni les principales publications et statistiques au profit des services centraux et déconcentrés. On y note également la présence d’autres journaux de magazines. Ce centre de documentation reçoit régulièrement le magazine Spore du CTA. 53. Dans le secteur des TIC, on relève que la création de l’Agence des technologies l’information et de la communication, (AGETIC) permet un début d’harmonisation des activités dans ce secteur, même si des efforts restent à fournir. 54. L’ordonnance N°996043/P-RM du 30 septembre 1999 et ses décrets et arrêtés d’applications qui régissent les télécommunications au Mali ne couvrent pas Internet et les TIC, ce qui crée un vide juridique sur certains aspects comme le manque de réglementation   8       relative à la gouvernance de Internet, la responsabilité des intermédiaires techniques dont notamment les fournisseurs de contenu et hébergement à Internet Ce vide juridique concerne également la vie privée et des données personnelles , les questions relatives à la cryptologie et au respect de la propriété intellectuelle. 55. Au titre des avancées constatées dans ce secteur, on peut mentionner : - la création du centre des ressources qui offre d’une part l’opportunité d’échange entre acteurs du domaine à travers une base de données bien fournies et accessibles et d’autre part des conditions très avantageuses de formation et de recyclage par la mise à disposition de salles de formation et d’équipements informatiques très performants ; - l’exonération de la TVA accordée par le gouvernement sur l’importation et l’achat de matériel informatique. Cette mesure ne concerne que les produits finis, les spécialistes souhaitent qu’elle s’étende également sur l’achat et l’importation des pièces détachées et accessoires concourant au montage des ordinateurs ; - la création de la Fédération des télécentres communautaires du Mali (FETEMA) pour mieux coordonner leurs actions. Au nombre de 80 environ, ces télécentres expriment le souhait que des textes soient pris pour leur conférer un rôle d’acteur de développement communautaire compte tenu de la nature de leurs activités, différentes de celles des cybers qui ont une vocation purement commerciale. En clair, les membres du FETEMA aimeraient être traités à l’avenir comme les radios communautaires qui bénéficient de certains avantages comme par exemple les subventions annuelles de l’état. 56. En terme de points forts, dans le domaine de l’information et de la communication dans le secteur agricole, il y a lieu de souligner d’abord une volonté politique bien affichée du gouvernement du Mali de défricher le terrain pour permettre une expansion des différents organes de presse écrits et audio visuels, de Internet et de la téléphonie. 57. Cela se traduit par l’adoption de textes et de décrets, des concessions de licences et des attributions de fréquences d’émettre. C’est ce qui explique le grand nombre de radios, l’accroissement sensible des abonnés à la téléphonie fixe et mobile tant en milieu urbain que rural, la pénétration sans cesse croissante de Internet en milieu rural à travers les télécentres et les centres multimédias communautaires. Il est vrai, que les différents textes pris en la matière, doivent être constamment revus et adaptés à l’évolution du secteur. 58. Cette disponibilité des autorités à favoriser l’expansion des moyens de communication dans le milieu rural est contrariée par deux aspects majeurs que sont : la faiblesse de la capacité de financement des différents acteurs tant de l’état que du privé et le manque de formation des hommes et femmes qui animent ces différents organes. 59. La conséquence qui en résulte est la vétusté du matériel que l’on constate, la faible présence de centres de documentation, principalement en milieu rural, le manque de budget au niveau des médias, qui se voient obligés d’assurer leur fonctionnement, dans la majorité des cas, sur de prestations de services hypothétiques.   9       60. Le manque de formation des acteurs se traduit non seulement sur la qualité de la prestation, mais aussi par le manque d’innovation constatée dans la production des émissions et articles de presse. C’est ainsi par exemple qu’au niveau des radios, les émissions consacrées à l’agriculture sont statiques dans leur thématique, et suivent rarement les principales innovations faites dans le domaine de la production agricole. Ce fait nous amène à évoquer un autre aspect, le manque de collaboration entre les moyens de communication et les services techniques. A titre d’exemples, les resultats de la recherche, souvent si riches sont ignorés des bénéficiaires potentiels. 61. Les nouvelles locales ne sont pas suffisamment publiées sur les sites web des organisations et médias locaux par manque de personne bien formées à cet effet ou simplement par manque de volonté. 62. Le coût de la connexion à Internet reste toujours élevé. Si en ville le coût moyen de la connexion est de 500 FCFA (0,76 euros) par heure, dans les localités de l’intérieur, il faut débourser entre 1 000 et 1 500 FCFA (1,50 à 2,30 euros) pour la même durée de connexion. 63. Ainsi, il y a des moments où des télécentres et des Centre communautaires multimédias sont obligés de fermer leurs portes par manque de clients, parce que ne parvenant pas à supporter les charges de fonctionnement. 3.2 Aspects opérationnels 3.2.1 Description des services d’informations agricoles 64. Les acteurs de l’information et de la communication pour l’agriculture et le développement rural sont variés et issus de milieu divers. On en trouve dans tous les secteurs de la communication. Presse écrite 65. Dans ce domaine, il existe quatre (4) mensuels en langues nationales qui sont : - les journaux édités par l’Agence malienne de la presse et de la publicité (AMAP) qui sont : le Kibaaru, en langue nationale bambanan, le Kabaaru, en Peul, le Xibaare en Soninké ; - Jèkabaara qui est un journal de la coopérative Jamana édité également en langue bambara. 66. Il existe d’autres parutions en français émanant de certaines structures publiques et qui publient des informations sur les réalités du monde agricole, on peut citer : - « Le Reflet », le bulletin de l’observatoire du marché agricole (OMA) qui, mensuellement publie les prix des différents produits agricoles de toutes les régions du Mali (Céréales, produits d’élevage, de pêche, équipements agricoles) ; - la Bourse des céréales de l’ONG sahel vert, qui met l’accent sur les échanges entre régions excédentaires et déficitaires en produit céréaliers ; - les cahiers de l’économie rurale ; - « le Paysan », journal du l’Association des chambres d’agriculture du Mali Radio.   10       67. En la matière, il y a la radio rurale et les quatre (4) stations régionales existantes (Kayes, Mopti, Ségou et Sikasso) consacrent plus de 90% de leurs programmes au monde rural. Bientôt toutes les huit (8) régions du pays seront dotées de stations radios. 68. Ensuite les radios communautaires, dont le nombre ne cesse de croître (plus de 300 présentement) sont implantées dans leur grande majorité en milieu rural, mais aussi produisent et diffusent des informations pour leur auditoire composé essentiellement d’agriculteurs, d’éleveurs, de sylviculteurs et de pêcheurs. Télévision 69. La Chaîne de télévision nationale bien qu’ayant une programmation destinée majoritairement aux populations urbaines, consacre néanmoins une partie de ces émissions au monde rural à travers reportages, documentaires, informations en langues nationales, campagnes de sensibilisation… Centres de documentation 70. On les rencontre principalement dans les ministères, les instituts de recherche et dans les organismes régionaux et internationaux : - Il existe un centre de documentation à la cellule de planification et de la statistique des ministères de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’environnement. Il rassemble en son sein les documents résultant des études, des statistiques concernant les trois ministères et diverses autres publications, comme Spore du CTA ; - En plus de ce centre combien important, il en existe également dans trois entités non moins importantes à savoir l’Institut de l’économie rurale, la Direction nationale de l’agriculture et à l’Institut du Sahel. 71. Les deux premières citées sont des structures nationales qui ont un rôle important dans le secteur agricole de par leurs activités. Aussi les centres de documentation dont elles disposent ne sont pas en reste. Bien fournis qu’ils sont, ils contiennent l’essentiel de la documentation dont on peut avoir besoin dans ce secteur. Des bases de données statistiques, des résultats de recherche, des fiches techniques, des brochures des rapports de thèse et de mémoire etc. 72. Le centre de documentation de l’IER en plus de la diffusion, produit des documents comme le rapport annuel de l’IER et le bulletin trimestriel interne qui est ‘’IER INFO’’ Le centre de documentation de l’Institut du Sahel a une vocation régionale puisque relevant du Comité Inter états de lutte contre la sécheresse au sahel (CILSS). Aussi son centre de documentation regorge des données diverses sur chacun des 9 pays membres du CILS dans les domaines de l’économie, de la démographie, du secteur agricole et des informations détaillées sur la météo. Téléphonie et internent   11       73. Les deux opérateurs principaux que sont Sotelma/Malitel et Orange Mali jouent également leur partition pour ce qui est des services d’information du monde agricole. Cela se traduit d’une part, par la forte présence de la téléphonie fixe et mobile dont le nombre ne cesse de croître et d’autre part par le nombre important de télécentres dont les promoteurs se sont regroupés au sein de la Fédération des télécentres communautaires du Mali (FETEMA). 74. L ’Agence des technologies de l’information et de la communication (AGETIC) dans ses activités de vulgarisation de Internet exécute présentement un projet d’expansion de cet outil dans 703 communes à majorité rurale. 3.2.2 Sources d’information 75. Suite aux entretiens avec les différentes institutions, l’on se rend compte que les sources d’information sont variées et multiples et dépendent le plus souvent du domaine d’activité spécifique de l’institution. En outre, il est à noter le caractère inter changeant des sources d’information qui quelques fois sont en même temps, sources et utilisateurs. Mais une synthèse des réponses nous permet de retenir les principales sources régulièrement citées. Au plan national 76. On peut citer l’Etat en premier lieu, à travers ses instituions que sont les ministères (Agriculture, Elevage, Pêche et Environnement), les collectivités locales, les services techniques centraux et déconcentrés, ses médias…). Il constitue une formidable source d’information pour beaucoup d’acteurs agricoles. Il explique les différents textes et lois qu’il prend, il sensibilise sur certains aspects comme la dégradation des sols, l’avancée du désert, les techniques de conservation des produits, les marchés disponibles etc. 77. Généralement, l’Etat et ses démembrements utilisent les rencontres (Séminaires, ateliers et formations diverses comme canaux de diffusion de ses messages. Les échos ne vont pas au-delà des participants, car les séances de restitution ne sont pas toujours automatiques. Il se sert aussi de ses médias, radios et télévisions dans le cadre de l’information, la sensibilisation et la formation. 78. Les associations paysannes, les chambres d’agricultures, les organisations faîtières constituent également des sources d’information à travers des publications spécifiques, des séances de formation pour leurs membres, des visites d’échange… 79. Les médias sont naturellement des sources d’information de par leur nature, principalement en milieu rural où leur présence est forte, surtout à travers les radios communautaires, les journaux en langues nationales et les rares centres de documentation qu’on y trouve. 80. Internet et la téléphonie peuvent être considérés en milieu rural comme des nouveaux outils, leur arrivée étant récente. Mais la percée est telle que présentement, Internet et la téléphonie mobile, principalement, constituent de nos jours des moyens apportant des informations multiples aux acteurs du monde agricole.   12       81. Les organismes internationaux, les ambassades qui à travers les multiples rencontres, les conférences de presse, les journées internationales sur divers thèmes, les visites de terrain, les expositions etc. jouent également un rôle capital en tant que sources d’informations. Ainsi, on constate des productions d‘affiches, de dépliants, de cassettes vidéo, des brochures et publications diverses qui servent de support en la matière. Parmi ces organismes, on peut citer entre autres : - Le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et pour l’agriculture (FAO) ; - Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ; - L’organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture ; - La Banque mondiale ; - L’Union européenne ; - Les Ambassades de France, d’Allemagne ; - Les coopérations Suisse, Belge. Au plan régional 82. Il existe, des réseaux auxquels appartiennent beaucoup de structures nationales, à ce titre, on peut mentionner le réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles d’Afrique de l’ouest (ROPPA) qui se révèle comme source d’informations pour l’association des chambres d’agriculture, les fédérations nationales des femmes et des jeunes ruraux. Comme autres sources d’informations, il y a les institutions régionales comme le Comité Inter-état de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) et sa filiale, l’Institut du Sahel, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA)… Au plan international 83. On peut noter encore, le système des Nations Unies et d’autres institutions oeuvrant dans le secteur du développement. C’est dans ce cadre, qu’il faut saluer l’action du Centre technique de coopération Agricole et rurale (CTA) qui fournit une quantité importante d’informations à plusieurs structures que nous avons rencontrées. C’est ainsi que beaucoup de radios reçoivent du CTA, des cassettes audio, des CD, contenant des programmes agricoles et qui servent à enrichir leurs programmes. D’autres sont abonnés au magazine Spore, principalement, les centres de documentation, les autres publications du CTA sont également présents tant au niveau des services qu’au plan individuel. Enfin, les Services questions-réponses pilotés par l’Institut du Sahel et par l’Institut de l’économie rurale suscitent un enthousiasme certain auprès du public de professionnels et d’étudiants notamment. 3.2.3 Produits et services d’informations fournis 84. L’étude menée démontre que les produits d’information les plus utilisés sont les rapports d’activités ou de compte rendu de mission. Toutes les structures en font même les plus démunies. Ces rapports peuvent être mensuels ou annuels. Le plus souvent, ils sont produits sur support papier, ensuite dupliqués en plusieurs exemplaires pour les destinataires. Il est des moments que dans les structures pourvues d’équipements en réseau, les rapports soient produits et diffusés en supports électroniques.   13       85. En plus des rapports, l’on peut citer les fiches techniques, les brochures, les dépliants et les bulletins ou des journaux en français ou en langue nationales qui sont produits par certaines structures comme la coopérative Jamana d’édition et de diffusion, l’Observatoire du marché agricole qui publie des bulletins mensuels et hebdomadaires sur les prix des céréales, du bétail, des équipement agricoles à partir de collecte d’informations effectuée dans les différents marchés. 86. Toujours au plan des produits audio visuels, on dénombre les cassettes audio, vidéos, CD- ROM, les boîtes à images et les photos qui émanent des différentes radios communautaires et étatiques, des projets de développement des télévisions, de certaines institutions de production comme le Centre de service de production audiovisuelle et d’institutions internationales qui appuient des structures locales dans l’acquisition et la diffusion de l’information comme le CTA. 87. Les centres de documentation offrent des produits variés comme des publications, des magazines spécialisés, des données statistiques, des quotidiens en français et en langues nationales, des hebdomadaires. 88. Pour ce qui est des services, les séances de formation tiennent une grande place avec des thèmes aussi riches et variés tels que l’acquisition de nouvelles techniques de production, les techniques de conservation des produits, l’épargne crédit. Ces séances de formation se font généralement à travers des séminaires et ateliers, mais également par le biais des enseignements dispensés dans des structures spécialisées comme l’institut polytechnique de Katibougou et les facultés d’agronomie, de santé animale et des eaux et forêts etc. 89. Les visites d’échange entre structures sont aussi des services offerts et qui ont un impact évident. Généralement financés par les projets de développement au profit des groupements de base qu’ils encadrent, ces visites peuvent s’effectuer au plan national ou en dehors du Mali. 90. Il en est de même pour les foires et autres expositions vente, auxquelles beaucoup d’acteurs participent et qui constituent non seulement des opportunités de vente des produits, mais aussi, un cadre d’échange enrichissant entres participants de même pays ou de pays différents. 91. L’Internet à travers les centres multimédias communautaires et les télécentres se révèle au fil du temps comme un service capital permettant l’acquisition et l’échange de l’information. Ce même constat est relevé au niveau de la téléphonie rurale avec la large couverture du territoire faite par les deux opérateurs téléphoniques. 92. Les services d’encadrement, d’animation et de suivi évaluation sont fortement présents dans le milieu rural. Ces services sont fournis par l’état à travers les ministères impliqués dans le développement rural, mais aussi par d’autres structures comme les ONG locales, la Compagnie malienne de développement textile (CMDT), les associations, les différents réseaux et projets de développement. A ce titre, la Direction nationale de l’agriculture, l’IER, la Direction nationale de la pêche pour ne citer que ceux là, disposent de représentations au niveau des régions, des cercles et même de communes et par ce biais, offrent de multiples services aux populations locales parmi lesquels les actions d’information et de sensibilisation tiennent une place de choix   14       3.2.4 Capacité de Gestion de l’information et de la communication 93. Dans ce domaine, la situation est très variée. Elle passe d’un extrême à l’autre. Il y a des institutions qui ne disposent de rien, qui manquent de personnel (tout au plus, dans leur instance dirigeante, il y a un chargé à l’information), de matériel, de budget. Dans cette catégorie, on dénombre les structures qui sont de création récente et qui pourtant, ont une forte présence dans le milieu rural et une solide capacité d’information et de mobilisation 94. On peut citer par exemple, la fédération des femmes rurales du Mali, présente dans les 8 régions du Mali à travers les associations régionales des femmes rurales et les 47 délégations au niveau des cercles, la fédération des jeunes ruraux du Mali avec une présence similaire. Pour rédiger un simple rapport d’activité ou pour passer un coup de fil à leur représentation à l’intérieur du pays, ces structures sont souvent obligées de passer de service en service. Dans cette catégorie, l’on peut adjoindre le réseau de communicateurs traditionnels pour le développement. 95. Par contre, dans certaines institutions, il existe du personnel bien formé. Lors de nos entretiens, nous avons pu constater que des structures disposent de personnel bien qualifié en matière de GIC et de TIC. A titre d’exemple nous pouvons citer l’Observatoire du marché agricole dont le personnel est composé de statisticiens, agronomes, d’informaticiens…, l’Office du Niger, L’IER, Kafo Jiginew. Le CNRA rentre également dans ce registre parce que disposant en matière de GIC et de TIC d’analystes programmeurs, de communicateurs et de documentalistes de niveau supérieur, et d’ingénieurs agronomes. 96. Cette situation est également constatée au sein des institutions de communication par excellence comme les radios, les télévisions, les opérateurs de téléphonie où la quasi- totalité du personnel évolue dans la GIC et les TIC et ont la qualification nécessaire. Il y’a par exemple, des journalistes, des techniciens, des animateurs d’expérience que nous avons rencontrés à la radio rurale du Mali. 97. Ainsi, on peut déduire d’une part, qu’un grand besoin de renforcement de capacités et de formation s’impose au niveau du personnel et d’autre part, qu’un système de recyclage est à initier pour le personnel déjà formé et qui a besoin de se mettre continuellement à jour compte tenu de l’évolution rapide du domaine de l’information et de la communication et des TIC. Ce constat est surtout valable pour les radios de proximité dont le nombre ne cesse de croître (près de 300 actuellement). 98. Pour ce qui est du cas spécifique des centres de documentation, on note une concentration dans les grands centres urbains, principalement dans la capitale. Malgré la richesse des produits dont ils regorgent, le constat est que la fréquentation par les usagers est limitée. Généralement on fréquente un centre documentaire lorsqu’on a un travail ponctuel à faire (rapport ou mémoire). Cet aspect est accentué par le fait que de manière générale ceux qui savent lire n’aiment pas lire. 99. La grande masse d’analphabètes, principalement ceux du milieu rural semblent être en marge des actions des centres de documentation. Non seulement il y a manque de ces   15       structures dans leur milieu, mais les quelques rares que l’on peut rencontrer çà et là ne prennent pas toujours en compte les langues nationales par la mise à disposition de documentation conséquente. En effet, l’expérience de bibliothèque villageoise est à vulgariser pour favoriser la création d’un environnement lettré. 100. Les centres de documentation se présentent comme étant l’apanage des grandes structures (IER, DNA, CNRA, Office du Niger…), Mais au niveau des associations, il n’en existe pratiquement pas. C’est sans doute pour combler cette lacune que le réseau des communicateurs traditionnels a placé en première ligne de ses besoins, un appui à la collecte, à la conservation et à la diffusion du savoir local. 101. La situation n’est pas si rose au niveau des ceux qui disposent de centres de documentation. Le personnel est insuffisant, pas toujours professionnel. On trouve des enseignants, des agents de bureaux et autres reconvertis en bibliothécaires sans formation conséquente. Même les professionnels que l’on a pu rencontrer ont besoin de recyclage pour s’adapter aux constantes mutations qui ne cessent de s’opérer dans ce secteur. 102. Au plan du matériel, de gros efforts restent également à faire, il existe toujours des centres documentaires dont les opérations sont faites manuellement. Les équipements sont vétustes et inadaptés, les ordinateurs sont insuffisants en nombre, mais disposent également de faibles capacités de stockage. Il en est de même pour les photocopieuses qui sont soit en panne ou soit défectueuses. 103. C’est une situation dont la résolution attendra peut être car les centres de documentation ne semblent pas avoir l’attention et la faveur des partenaires financiers. Le financement des bibliothèques se fait rare et à ce niveau l’état semble être le partenaire le plus en vue, tentant bien que mal de subvenir aux besoins des centres de documentation des directions et services relevant des différents ministères. 104. Une autre caractéristique du personnel est sa mobilité. On constate souvent que ceux qui ont bénéficié de formation suffisante, préfèrent aller monnayer mieux leurs talents ailleurs. Ce qui n’est pas sans conséquence pour leur structure d’origine. Ce phénomène est beaucoup plus sensible au niveau des Centres multimédias et des télécentres communautaires, situés principalement en milieu rural où la qualité de la ressource humaine est rare en la matière. 105. Le domaine du budget est considéré par beaucoup de structures comme relevant du sceau de la confidentialité, s’il n’est pas logé dans le budget global de fonctionnement de toute l’institution. Néanmoins certains n’ont pas hésité à communiquer leur budget comme l’Office du Niger qui dispose d’un budget annuel de toute l’institution de l’ordre de 4 milliards de FCFA soit environ 6.106 870 euros, le Projet Unesco des CMC est quant à lui doté annuellement de la somme de 1 millions de francs suisse environ 610 700 euros. La Coopérative Jamana, pour le fonctionnement de l’ensemble de ces activités (éditions, radios,   16       impressions…) dispose d’un budget annuel de 400 000 000 CFA soit 610 687 Euros. Celui de l’Observatoire du marché agricole s’élève à 165 000 000 CFA environ 251 908 euros. 106. De manière générale le domaine de la GIC et des TIC apparaît souvent comme le parent pauvre dans la répartition des lignes budgétaires dans certaines structures. Soit, on lui réserve une minime partie de ce budget, soit il ne se contente que des reliquats de la partie budgétaire allouée aux autres démembrements de la structure. Cela a pour conséquence une démotivation du personnel, un manque ou une vétusté du matériel mais aussi, l’impossibilité de se déplacer suffisamment sur le terrain pour la collecte et la diffusion de l’information auprès des populations rurales, par défaut de prise en charge des agents en mission sur le terrain ou de moyens de déplacement. 5.1. Intervention d’aide au développement de l’information et de la communication pour l’agriculture et le développement rural 107. Il y’a lieu de souligner tout d’abord le rôle catalyseur de l’Etat malien qui a créé les conditions favorables au développement des moyens de communication et des TIC, à travers l’adoption de textes libéralisant les ondes et favorisant la multiplication des titres pour ce qui est de la presse écrite. Ainsi, en plus des radios étatiques nationales et régionales, on dénombre près de 300 radios privées toute tendance confondue et près d’une trentaine de titres de journaux. 108. Ce vent de libéralisation s’est également manifesté au niveau des TIC avec la création du Comité de régulation des télécommunications (CRT) et l’Agence des technologies de l’information et de la communication (AGETIC). 109. Cette bonne disponibilité de l’Etat a facilité l’intervention des différents partenaires au développement dans ce domaine. C’est ainsi que : - Le Fonds des Nations Unies sur l’alimentation et l’agriculture (FAO), a mis l’accent sur le développement des radios communautaires dont elle est la pionnière au Mali ; - Le PNUD quant à lui, a apporté dans le temps sa contribution à la création du premier centre de production audio visuelle du pays, le CSPA ; - La coopération allemande a axé son action sur le développement de la radio rurale par la formation des journalistes et animateurs et par un système d’appui en équipement. - L’USAID s’est particulièrement manifestée dans le domaine de la radio et des TIC. Elle a contribué à implanter des dizaines de radios et de centres communautaires multimédias à travers le pays soit directement, soit par le financement de projets pilotés par des institutions comme Africare, Helen Keller International … L’essentiel des actions de cette institution se situe dans le nord du pays, en zone nomade, où elle a expérimenté avec un relatif succès le système de radio valise ;   17       - L’UNESCO avec le soutien de la coopération Suisse a implanté vingt trois (23) Centres multimédias au sein de radios communautaires. Elle vient d’obtenir un financement conséquent pour renforcer les 23 centres déjà créés en terme de formation, d’équipement et de connexion Internet ; - L’action de la Banque mondiale pour l’instant, se fait à travers le Programme d’appui aux services agricoles et aux organisations paysannes (PASAOP), notamment par l’élaboration d’une politique sectorielle de l’information et de la communication dont l’applicabilité est toujours attendue. 110. Présentement, le principal intervenant dans le secteur de la GIC et des TIC au Mali est encore l’Etat qui poursuit sa politique d’expansion et de promotion des moyens de production et de diffusion de l’information en direction du monde rural. C’est dans ce cadre que dans le domaine de la radio, il vient d’achever l’implantation des radios régionales dans toutes les huit régions du pays. En effet des villes comme Koulikoro, Gao, Tombouctou et Kidal viennent d’inaugurer leurs stations régionales équipées en matériel numérique. 111. Toujours dans sa politique de la promotion de la presse, l’Etat malien entreprend présentement la construction d’une nouvelle maison de la presse, plus fonctionnelle et répondant aux normes requises pour assurer de bonnes conditions de travail aux spécialistes des médias. 112. Dans le domaine des TIC, et par le biais de l’AGETIC, l’Etat a démarré un vaste projet de connexion à Internet des 703 communes du pays, ce qui facilitera une connectivité des zones rurales et par ce biais, des télécentres ruraux verront le jour pour contribuer davantage à l’accès à l’information des communautés rurales. 113. Le PASAOP financé par la Banque mondiale a élaboré, en partenariat avec les différents acteurs du monde rural (Ministère, Collectivités territoriales, mairies…) un cadre de concertation permanent devant concerner tous les acteurs intervenant dans la communication avec le monde rural. Le document qui est le résultat d’études faites dans chacune des huit régions du pays fait ressortir les activités déjà réalisées en matière de communication, les besoins potentiels et les coûts relatifs. Ce document est toujours au stade de projet et son application se fait toujours attendre. 114. On peut noter également, la privatisation très prochaine de l’opérateur historique de la téléphonie au Mali, la SOTELMA, l’appel d’offre est déjà lancé et le choix du repreneur devra se faire au plus tard d’ici la fin octobre 2008. Dans la même lancée, il convient de souligner que le Mali passera de sept (7) à huit (8) chiffres pour ce qui est de la numérotation téléphonique et ce, à compter du 1er Novembre 2008.   18       4. ANALYSE DES BESOINS INSTITUTIONNELS (POINTS FORTS ET GOULOTS D’ETRANGLEMENT/POINTS FAIBLES) 4.1 Besoins en information 115. Les besoins en informations sont permanents et sans cesse croissants dus à l’évolution même du secteur de la communication et des TIC. Ils sont liés au centre d’intérêt de chaque structure. Mais une synthèse des besoins exprimés par celles que nous avons rencontrées place en première ligne les informations sur les financements des programmes. Cela est fort compréhensible, car la majorité des institutions éprouvent de réelles difficultés à trouver des financements pour la réalisation de leurs activités. Les sources de financement classiques sont saturées, de ce fait toute information innovante en la matière est la bienvenue. 116. Ensuite, il y’a les informations relatives aux techniques d’amélioration de la production et de la conservation des produits, celles relatives aux marchés pour l’écoulement des produits à travers notamment les foires et expositions organisées tant au plan national qu’international. Ces structures aimeraient également avoir des informations sur la possibilité de se mettre en réseau avec d’autres institutions qui évoluent dans les mêmes secteurs qu’elles. 117. A cela, il faut ajouter des besoins spécifiques exprimés et qui méritent d’être signalés comme ceux ayant trait à l’évolution des TIC ( les logiciels, les sites web contenant des informations relevant de leur domaine d’activité…). 118. Les formats par lesquels les informations doivent parvenir aux différents acteurs sont variés, le plus cité est le support papier (rapport, lettre, bulletin, fiches techniques). Les supports électroniques comme l’Internet sont aussi recommandés parce que plus simples à acquérir et à conserver pour ceux qui disposent de la connexion Internet, dans la même lancée, les structures aimeraient avoir connaissance des divers sites Web susceptibles de leur fournir les informations répondant à leurs préoccupations réelles. Les stations radios, principalement celles situées dans les zones rurales souhaitent recevoir les informations sous forme de CD ou de cassettes audio. 119. Toutes les institutions avec lesquelles nous nous sommes entretenus ont besoin d’informations car, elles sont convaincues que c’est l’un des facteurs sûrs pouvant leur permettre de se développer et de se promouvoir. Nous pensons que cette disponibilité constatée de leur part constitue un acte positif majeur. Ensuite, des sources d’information existent sur place dans le pays et elles sont nombreuses, mais malheureusement souvent méconnues. 120. Au plan politique, la volonté est manifeste de renforcer davantage les moyens de communications pourvoyeurs d’informations et, de les rendre plus accessibles. On constate aussi au niveau du privé et des partenaires financiers, un investissement de plus en plus   19       marqué en terme de journaux, de radios, de télecentres ruraux , de téléphonie rurale… Tous ces aspects ont pour objectif à terme, de fournir et de faciliter l’accès à l’information des populations rurales. 121. Malgré ces bonnes dispositions, des difficultés suivantes persistent : - L’analphabétisme de la grande majorité de la population rurale malienne qui constitue un handicap pour ce qui est l’accessibilité de l’information disponible. En effet les langues locales ne sont pas encore prises en compte comme il se doit, exception faite des radios de proximité et les journaux en langues nationales. - La cherté de l’information pour ces populations rurales, souvent contraintes à dépenser deux fois plus pour acquérir l’information, en rapport avec des revenus déjà faibles. En dehors des récepteurs radios dont les prix d’achat sont relativement modestes 2 000 CFA (3 euros), ces populations doivent débourser plus que les citadins pour avoir accès à Internet (coût horaire de connexion Internet à Bamako est de 500 CFA soit 0.76 euros contre 1000 CFA soit 1.5 euros à l’intérieur du pays). - La non disponibilité de certains moyens d’information comme la presse écrite par manque de messagerie (les journaux en langue nationale ne sont pas réguliers dans leur parution ou se caractérisent par la faiblesse de leur tirage), La télévision nationale ne couvre pas encore la totalité du pays. - Des communicateurs, journalistes ou animateurs qui ne sont pas toujours en phase avec les réalités rurales de par leur éducation et leur formation. De ce fait, ils ne parviennent toujours pas à s’adresser au monde rural dans le langage qui est le leur. 122. La méconnaissance de l’existence de certaines sources d’information. En effet, il existe des possibilités d’acquisition de l’information au niveau local qui ne sont pas exploités par simple ignorance quant à leur existence. C’est le cas par exemple des services techniques de l’Etat, émanant des différents ministères, des ONG locales, des télécentres et centres multimédias communautaires qui sont dépositaires d’informations riches et variées. Ces informations sont généralement sous exploitées du fait de la méconnaissance de leur existence par les potentiels bénéficiaires.   20       Tableau 1: Besoins en informations INSTITUTIONS BESOINS EN INFORMATIONS OBSERVATOIRE DU MARCHE - Informations sur les foires commerciales AGRICOLE - Informations sur les cours mondiaux de certains produits comme le riz, le blé Type ou format : Site web, mail, magazines spécialisés, réseaux divers 5. . Techniques de création d’un journal en langue nationale pour les populations de la zone KAFO JIGINEW (ORGANISME DE cotonnière qui est fortement alphabétisée. CREDIT) Type ou format : conseils, - Exploitation des logiciels FEDERATION DES TELECENTRES - Entretiens des ordinateurs COMMUNAUTAIRES DU MALI - Développement et financement des programmes (FETEMA) - Gestion de l’information au sein de l’organisation Type ou format : Internet, sites web, brochures et fiches techniques, magazine - Problèmes liés à l’agriculture (brochures, publication site web) - Foires commerciales (Site web) - Développement et financement des programmes (Site Web, rencontres divers, réseaux) OFFICE DU NIGER - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement (site web, publications diverses - Techniques post récoltes. (Magazines, fiches techniques) - Données relatives aux marchés Site Web, Publications - Problèmes liés à l’agriculture - Problèmes d’équilibre hommes – femmes FEDERATION NATIONALE DES JEUNES - Développement et financement de programmes RURAUX DU MALI (FENAJER) - Foires commerciales - Financement et micro crédit Type ou format : Support papier, les rencontres diverses, les coups de fil et les fax -Techniques d’animation et d’exploitation des nouvelles technologies – Matériel numérique CINEMA NUMERIQUE AMBULANT Type ou format : ateliers de formation, brochures techniques (CNA)   19       Tableau 1: Besoins en informations INSTITUTIONS BESOINS EN INFORMATIONS - Problèmes liés à l’agriculture - Problèmes d’équilibre hommes – femmes FEDERATION NATIONALE DES - Développement et financement de programmes FEMMES RURALES (FENAFER) - Foires commerciales - Financement et micro crédit Type ou format : Support papier, les rencontres diverses, les coups de fil et les fax - Développement et financement des programmes - Gestion de l’information au sein de l’organisation COOPERATIVE JAMANA D’EDITION ET - Programmes radiophoniques DE DIFFUSION - Brochures et bulletins du CTA Type ou format : Support électronique, publications diverses - Informations sur l’évolution des NTIC - Techniques de montage et diffusion en numérique - Profils des produits de base RADIO RURALE MALI - Données relatives aux marchés Type ou format : Séminaires, cassettes audio ou CD, support électronique - L’agriculture, le compostage et le jardinage CENTRE COMMUNAUTAIRE Type ou format : Cassette vidéo ou CD MULTIMEDIA / PROJET UNESCO - Techniques de collection, d’archivage, de diffusion et de capitalisation du savoir local, RESEAU DES COMMUNICATEURS traditionnel et sur les aspects liés à l’agriculture. TRADITIONNELS POUR LE Type ou format : Ateliers cassettes audio ou CD, Brochures techniques DEVELOPPEMENT (RECOTRADE) 5. . Techniques de collection, d’archivage, de diffusion et de capitalisation du savoir local, UNION NATIONALE DES RADIOS ET traditionnel et sur les aspects liés à l’agriculture. TELEVISIONS LIBRES DU MALI Type ou format : Ateliers cassettes audio ou CD, Brochures techniques (URTEL)   20       Tableau 1: Besoins en informations INSTITUTIONS BESOINS EN INFORMATIONS - Problèmes liés à l’agriculture (brochures, publication site web) INSTITUT DE L’ECONOMIE RURALE – - Foires commerciales (Site web) IER - Développement et financement des programmes (Site Web, rencontres divers, réseaux) - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement (site web, publications diverses - Techniques post récoltes. (Magazines, fiches) « Innovations pratiques et technique en matière d’agriculture ; (Support papier et DIRECTION NATIONALE DE électronique) L’AGRICULTURE - Innovations pratiques et techniques en matière d’agriculture ; Type ou format : Support papier et électronique - Les logiciels suivants : Arc-eview, SPSS, modèle Biométrique COMITE NATIONAL DE LA RECHERCHE Type ou format : brochures techniques, AGRICOLE - Techniques en transformation des produits agricoles (fruits, légumes céréales) - Technique d’emballage WOIYO KONDEYE - Données sur les marchés, les foires et les expositions - Sources de financement des projets dans la presse ou sur support électronique. Type ou format : Publications diverses, information électronique - Informations statistiques (bulletin, supports et outils de collecte) - Etudes, brochures, publication sur la pêche et l’aquaculture (bulletin, revue, image etc.), - Caractérisation des zones de pêche ; DIRECTION NATIONALE DE LA PECHE (DNP) - Changements climatiques et hydrologie (bulletin, magazine, site web) - Suivi des captures (Magazines, fiches techniques) ; - Evolution du parc piroguier ; - Bases de données ; (Support électronique) Informations sur : • l’évolution régulière de la politique de développement rural sur le plan national et international, FODESA • les crises conjoncturelles • les mécanismes de résolution des conflits, • les stratégies endogènes de résolution des crises. Type ou format : Supports papier électronique, rencontres d’échanges   21       4.2 Besoins en termes de renforcement des capacités 123. Les besoins exprimés en la matière se situent à deux niveaux qui sont la formation et le renforcement des outils de travail. Le principal besoin qui s’impose à notre avis est l’appui à la majorité des structures à se doter d’un cadre de référence qui est l’élaboration d’une stratégie de politique en matière de GIC et de TIC. Cette absence de cadre d’orientation constitue un handicap pour les structures qui n’en possèdent pas. 124. A cela s’ajoute, des besoins en formation sur les techniques de gestion de l’information au sein des structures, sur les techniques de prospectives agricoles, les méthodologies participatives. Dans le domaine des TIC, les problèmes de maintenance des ordinateurs se posent, de même que le manque de logiciels ou l’insuffisance des techniques liées à leur exploitation. 125. En dehors de ces besoins généraux, les structures en ont exprimé d’autres besoins relatifs à la nature même de leurs activités. Ainsi par exemple les radios demandent des séances de formation sur l’exploitation du matériel numérique, sur les techniques d’animation. 126. Les centres de documentation ont plus besoin d’appui sur les techniques de numérisation des archives avec en appui l’acquisition de logiciels appropriés. Il se trouve que le matériel dont ils disposent présentement est largement en déphasage avec les exigences actuelles. On y trouve des fichiers dont les recherches des ouvrages se font manuellement. 127. A travers les besoins en renforcement de capacités, apparaissent en filigrane ceux ayant trait aux équipements où la situation varie du simple au double. Il existe des structures qui n’ont pas le strict minimum pour fonctionner et qui pourtant possèdent de réelles capacités pour ce qui est de la collecte et la diffusion de l’information, tant leur présence se situe au niveau de tous les échelons du pays, jusque dans le plus petit hameau. Nous pensons à la fédération des femmes et jeunes ruraux du Mali qui, souvent pour envoyer un message ou pour passer un coup de fil est obligée de faire la ronde de certains services. 128. D’autres institutions ont le minimum pour fonctionner comme les radios, les journaux, les services étatiques, mais à ce niveau, il y a impérieuse nécessité soit de renouveler le matériel qui est désuet, soit les renforcer. Un signe qui ne trompe pas, c’est le parc informatique existant qui est souvent dépassé, des pentium 3 pour la plupart mais, très sollicités en terme de saisie et de stockage de documents, cela en raison de l’insuffisance de leur nombre. A l’ONG Woyo Kondeye, un seul ordinateur est fonctionnel et répond à toutes les sollicitations. C’est une crainte permanente pour les responsables de la voir en panne. 129. Le manque de moyens de déplacement sur le terrain pour la collecte des informations a été relevé par certaines structures comme la radio rurale du Mali et certaines radios locales. La conséquence en est la faiblesse de la valorisation du savoir local   22       Tableau 2 : Forces, Faiblesses & Besoins en renforcement de capacité INSTITUTION FORCES FAIBLESSES BESOINS EN RENFORCEMENT DE CAPACITE OBSERVATOIRE DU MARCHE - Possède un personnel bien - Faiblesse du nombre des - Formation en techniques AGRICOLE formé et assure une relative enquêteurs par rapport au d’analyse prospective à moyen et présence dans la plus part volume du travail. long terme des marchés dans toutes les - Difficulté de diffusion des - Renforcement du parc régions du pays. données sur la télévision d’ordinateurs et de téléphones - Dispose d’un système de nationales pour raisons de portables données des informations sur coûts. les marchés agricoles à - Insuffisance de compétences travers les messages SMS en matière d’analyse des téléphones portables prospective à moyen et long reliés à Internet terme. - Difficulté de diffuser les informations sur les prix des produits agricoles à la télévision nationale en raison du coût élevé. - Nombre insuffisant de téléphones portables et d’ordinateurs - Forte présence sur le terrain - Manque d’unité en charge de - Appui à la création d’un journal en KAFO JIGINEW (ORGANISME 237000 membres la GIC (en projet pour 2008). langue nationale DE CREDIT) - Utilisation poussée des TIC - Absence de bulletin en langue avec une équipe assez bien nationale au profit des formée (ingénieurs membres informaticiens, et opérateurs de plus de (5 ans d’expérience) - Existence d’un plan de formation du personnel   23       INSTITUTION FORCES FAIBLESSES BESOINS EN RENFORCEMENT DE CAPACITE - Tous les membres sont - Faibles activités à causes du - Formation et recyclage des FEDERATION DES spécialistes des radios coût élevé de la connexion gérants et membres des comités TELECENTRES locales et des TIC Internet. de gestion principalement, sur les COMMUNAUTAIRES DU MALI - Mobilité des gérants des thèmes la maintenance et de la (FETEMA) télécentres vers d’autres gestion structures mieux rémunérées - Coût élevé de la connexion Internet et du matériel informatique - Insuffisance de formation des gérants des télécentres - Réseau Internet performant - Difficultés de conservation de - Formation aux techniques - Important centre de la documentation par la numériques de conservation des documentation technique de numérisation documents. - Personnel qualifié en GIC et - Capitalisation et diffusion des - Formation aux techniques de OFFICE DU NIGER TIC connaissances jusqu’aux diffusion des nouvelles ; producteurs des zones les connaissances à l’ensemble des plus reculées producteurs. - Forte présence dans toutes - Taux élevé d’analphabétisme - Appui à l’alphabétisation des FEDERATION NATIONALE DES les zones du pays des membres ; membres ; JEUNES RURAUX DU MALI - Méconnaissance des sources - Appui à la mise en place d’une ( FENAJER) d’information. stratégie et politique de communication - Capacité d’accès de toutes - Manque de moyens pour la - Appui en matériel de conservation les zones (même les plus conservation des DVD contre des films DVD, de transfert de CINEMA NUMERIQUE reculées du pays). la poussière et autres films VHS en DVD et d’ordinateur AMBULANT (CNA) - Forte expérience en matière intempéries. Nécessité de de grande capacité de stockage de projection de films disposer d’ordinateur portable documentaires sur les thèmes muni d’un disque dur de développement. susceptible de contenir les films pour la projection sur le terrain. - Manque de moyens pour transfert des films de VHS en DVD - - Insuffisance de films DVD   24       INSTITUTION FORCES FAIBLESSES BESOINS EN RENFORCEMENT DE CAPACITE FEDERATION NATIONALE DES - Forte présence dans toutes - Taux élevé d’analphabétisme - Appui à l’alphabétisation des FEMMES RURALES (FENAFER) les zones du pays des membres ; membres ; - Méconnaissance des sources - Appui à la mise en place d’une d’information. stratégie et politique de communication COOPERATIVE JAMANA - Présence dans plusieurs - Coût élevé des moyens de - Appui en équipement (ordinateurs D’EDITION ET DE DIFFUSION canaux de collecte et de collections de l’information et matériel d’édition) diffusion de l’information – - - Cherté de la connexion à Radio, Edition, Internet, de l’achat - Presse écrite en français et d’ordinateurs et de moyens en langue nationale bambara roulants. - Personnel varié et qualifié - Taux élevé d’analphabétisme de la majorité des publics cibles - Large couverture du territoire - Sous exploitation du matériel - Formation aux techniques de national à près de 80% numérique. montage et de diffusion en RADIO RURALE MALI - Personnel formé et qualifié - Difficultés de conservation numérique ; - Présence d’un centre des archives sonores - Formation aux techniques de informatique avec connexion - Faible équipement en matériel conservation des archives à Internet roulant sonores - Dispose de moyens financiers - Analphabétisme des CENTRE COMMUNAUTAIRE conséquents populations bénéficiaires MULTIMEDIA /PROJET UNESCO RESEAU DES - Forte présence dans toutes - Taux élevé d’analphabétisme - Appui à l’alphabétisation des COMMUNICATEURS les zones du pays des membres ; membres ; TRADITIONNELS POUR LE - Méconnaissance des sources - Appui à la mise en place d’une DEVELOPPEMENT d’information. stratégie et politique de (RECOTRADE) communication - Formations aux techniques de collecte de diffusion et de conservation du savoir local   25       INSTITUTION FORCES FAIBLESSES BESOINS EN RENFORCEMENT DE CAPACITE UNION NATIONALE DES - Point focal des plus près de - Manque de studio de - Appui à la création d’un studio et RADIOS ET TELEVISIONS 300 radios communautaires production et de centre de d’un centre de documentation LIBRES DU MALI - Parfaite collaboration avec les documentation (URTEL) radios dans la réalisation de programmes communs comme la réalisation de campagne de sensibilisation - Leader dans le domaine de la - Manque de budget pour - Formation du personnel du centre INSTITUT DE L’ECONOMIE recherche avec des antennes l’achat de nouveaux ouvrages de documentation aux techniques RURALE – IER régionales - Insuffisance de matériel d’archivages des documents par - Dispose d’un important centre informatique et bureautique la numérisation de documentation - Renforcement du parc - Point focal national du SQR informatique - Centre de documentation bien - Manque de formation sur les - Formation sur les NTIC et fourni NTIC principalement sur les logiciels DIRECTION NATIONALE DE - Base de données sur les - Manque de matériel - Appui en équipement informatique L’AGRICULTURE statistiques agricoles très informatiques : ordinateurs et vidéo riche portables, appareils vidéo (Magnétoscopes, téléviseur, camera etc.) - Personnel qualifié dans le - Manque de formation sur le - Appui à la formation en logiciel domaine des TIC logiciel bureautique bureautique - Existence de bases de (Microsoft, Office et à - Appui à la formation du personnel COMITE NATIONAL DE LA données sur des projets de l’utilisation des ressources sur la GIC et les TIC RECHERCHE AGRICOLE recherche réseau. - Manque de serveur - Manque de ressources financières nécessaires pour la formation du personnel - Aucun appui de l’Etat en matière d’utilisation de TIC et d’équipements   26       INSTITUTION FORCES FAIBLESSES BESOINS EN RENFORCEMENT DE CAPACITE - Association féminine - Manque de personnel en la - Appui à l’élaboration d’une oeuvrant dans plusieurs matière de GIC et TIC politique et une stratégie en GIC secteurs du développement - Nombre très l’imité et TIC WOIYO KONDEYE (transformation des fruits et d’ordinateur et connexion à - Renforcement en matériel légumes) Internet très lente et sur un informatique et connexion Internet - Présence dans différentes seul appareil régions du Pays - - Présence effective à tous - La gestion de l’information est - Appui au renforcement en matière les échelons administratifs du confrontée à des difficultés de de GIC et des TIC. pays. couverture des sites liées à - Appui en matériel roulant - - Diversités des actions en l’absence de moyens matière de pêche. logistiques (moyen de DIRECTION NATIONALE DE LA - déplacement, appareils de PECHE (DNP) mesure) et des moyens de communication pour un territoire très vaste - On note une faiblesse notoire dans le domaine de la gestion de l’information (personnels, ordinateurs, logiciels de traitement, archivages et compétences en NTIC) ; - Rôle très important dans la - Faible remonté des - Appui en formation sur la FONDS DE DEVELOPPEMENT promotion du monde rural à informations des OP faîtières circulation de l’information entre EN ZONE SAHELIENNE travers 412 micros projets et aux OP de Base les OP faîtières aux OP de Base (FODESA) 41 autres relevant de la micro - Absence de mécanisme d’une part et au sein même des finance. fonctionnel de communication OP d’autre part. intra OP   27       4.3 Feed back sur l’utilisation des produits et services CTA. 130. Les produits CTA sont bien présents et sont utilisés par des institutions comme : - l’office du Niger ; - la radio rurale du Mali ; - l’Observatoire du marché agricole ; - la Fédération des télécentres communautaires du Mali (FETEMA) ; - l’Association Woïyo Kondeye ; - la Direction nationale de l’agriculture ; - l’Institut de l’économie rurale ; - une centaine de radios communautaires. 131. Cette présence se résume principalement aux publications de brochures, au magazine Spore, aux productions de cassettes et CD destinées aux radios et à quelques conférences et séminaires et au Service questions-réponses SQR qui est piloté au niveau du Mali par l’Institut de l’économie rurale (IER). Cela revient à dire que des efforts sont à faire pour vulgariser davantage les nombreux produits et services offerts par CTA. Pour combler un tant soit peu ce déficit, au cours de cette étude, un travail de vulgarisation a commencé par la remise aux institutions interrogées, une copie du document contenant tous les produits et services du CTA 132. Les produits CTA déjà disponibles sont appréciés par ceux qui les utilisent. Ils s’en servent dans le cadre du développement de leurs activités, pour l’auto formation de leur personnel et pour la diffusion auprès du public dans les rayons des centres de documentation et des stations de radiodiffusion. Certains et principalement des agents d’encadrement, nous ont fait part de leur satisfaction quant au système de crédit mis en place par CTA qui leur permet d’avoir accès à ses différentes publications.   28       5. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS 5.1 Conclusions 5.1.1 Besoins en informations 133. Comme on peut le constater, les acteurs du monde rural ont plus besoin d’informations pour leur auto promotion. Ces informations sont communes à plusieurs d’entre elles comme celles relatives au développement et financement des programmes, aux foires et expositions, à la gestion de l’information au sein de l’organisation, aux réseaux disponibles axés sur l’agriculture etc. D’autres sont spécifiques et liées à la nature de l’activité que mène l’institution. 134. Le principal constat que l’on peut dégager est que l’information existe et même en abondance, mais très souvent hors de portée de ceux qui en ont réellement besoin pour pouvoir mieux s’organiser, mieux produire, mieux vendre. 135. Un certain nombre d’obstacles sont à l’origine de cette situation et en premier lieu, on relève le phénomène de l’analphabétisme dont le taux est le plus élevé dans le monde rural. Ce fait est aggravé par une faible considération des langues nationales dans la production et dans la diffusion des informations pour les acteurs du monde agricole. Ce qui prive les rares alphabétisés d’importante source d’information. 136. Ensuite, vient le manque d’information sur les sources possibles, même pour ceux qui sont instruits qui ne savent pas que sur place, ils peuvent disposer d’une foule d’informations susceptibles de les aider dans leurs activités. 137. A cela, il faut ajouter le fait que ceux là qui sont chargés de collecter et de diffuser l’information, ne sont pas toujours au fait des réalités socio culturelles de leurs publics cibles. Donc, n’étant pas bien armés pour fournir l’information à leur public cible comme il se doit en tenant compte de leur spécificité. 138. La seule disponibilité de l’information ne suffit pas. Il faut en plus, pouvoir la fournir sur un support approprié, facilement accessible. A ce niveau, on n’a pas toujours tenu compte de la capacité des bénéficiaires à pouvoir disposer de ces supports et à pouvoir les exploiter convenablement. 139. Tous ces constats montrent à suffisance qu’il reste beaucoup de travail à faire pour aboutir à une information pleine et entière du monde agricole. Pour y parvenir, chacun des   29       acteurs (Etat, Associations paysannes, organismes internationaux etc.) devra dans le domaine qui est le sien mettre la main dans la pâte 5.1.2 Besoins en termes de renforcements de capacités 140. Comme on a pu l’apercevoir au cours du présent rapport, le secteur de la GIC et des TIC n’est pas les mieux logé pour ce qui concerne les moyens matériel et financiers, généralement mis à sa disposition. 141. On constate également une faiblesse quant à la quantité et à la qualité des ressources humaines qui évoluent dans ce domaine et si l’on sait qu’il connaît d’incessantes mutations et que le personnel ne bénéficie pas toujours de la formation et de recyclage appropriés. On peut deviner aisément qu’un déphasage existe par rapport au niveau technique atteint, présentement par les secteurs de domaine de la communication et des nouvelles technologies de l’information. 142. Si l’on ajoute à ce constat, le manque de cadre de concertation au niveau national, dans lequel les différents acteurs peuvent s’exprimer et harmoniser leurs actions, il va ‘sen dire que les obstacles sont nombreux à relever pour répondre aux différents besoins en matière de renforcement de capacités, tels que exprimés par les différentes structures. 143. Ces besoins, il faut le rappeler sont nombreux et variés et vont de l’appui à la mise en place de stratégie et de plan en GIC et TIC, à la formation sur divers thèmes comme la gestion de l’information au sein de l’institution, l’exploitation du matériel numérique, l’appui à la gestion des centre de documentation … C’est dire qu’à ce niveau également, une synergie d’action est plus que souhaitable pour satisfaire à ces différentes doléances exprimées. 5.1.3 Points de vue des utilisateurs des produits du CTA 144. Les partenaires classiques de CTA apprécient très positivement les produits qu’ils utilisent et souhaitent vivement le maintien et le renforcement du partenariat qu’ils entretiennent avec CTA. Une structure comme la coopérative Jamana qui collaborait activement avec CTA, notamment à travers la coédition d’une brochure sur les banques de céréales, constate que cette collaboration n’existe pratiquement plus. Aussi, elle souhaite sa reprise. 145. Au niveau des services offerts par CTA, l’on constate également un intérêt particulier des acteurs, même si, nombreux sont ceux qui les découvrent pour la première fois. C’est dire, que les prestations du CTA, se doivent davantage d’être vulgarisées auprès du plus grand nombre d’acteurs. De même, une impression se dégage sur l’absence de feed back régulier entre le CTA et ses partenaires. La présence d’un tel feed back aura été l’occasion d’échanges réguliers.   30       5.1.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels 146. Comme partenaires potentiels du CTA, il est nécessaire de mettre l’accent sur les structures qui : - Tiennent un rôle capital dans le dispositif agricole au niveau national, ayant déjà un partenariat avec le CTA, lequel partenariat devrait être renforcé ; • l’Institut de l’économie rurale (IER) ; • la Direction nationale de l’agriculture (DNA) ; • l’Office du Niger ; • l’Observatoire du marché agricole ; • la Coopérative Jamana. - Regroupent des entités de collecte et de diffusion de l’information en milieu rural, qui sont largement représentées dans l’échiquier national, mais disposant de peu de moyens en matière de GIC et des TIC : • l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL) : • le cinéma numérique ambulant (CNA) • La fédération des femmes et jeunes ruraux 5.2 Recommandation 5.2.1 Besoins en information 147. Pour améliorer la collecte et la diffusion de l’information, la prise en charges des principaux points énumérés ci-dessous est nécessaire : - Mettre en place un organe au plan national chargé d’orienter et de coordonner les activités en matière d’information et de communication entreprises par les différents acteurs ; Acteurs : Etat - Partenaires techniques et financiers (PTF)- CTA - Elaborer une politique et une stratégie d’information et de communication au profit des institutions ; Acteurs : Etat -PTF - Faire l’inventaire des différentes sources d’information, au plan national et international et de procéder à une large diffusion des informations relatives aux : • possibilités de financement ; • calendrier de foires et d’exposition diverses • techniques de conservation et de séchage des produits Acteurs : CTA- Institutions régionales et nationales - Poursuivre et renforcer les actions d’alphabétisation au profit des populations rurales. Acteurs : Etat- PTF - Créer un environnement lettré en milieu rural en renforçant la capacité des journaux, des fiches techniques et autres publications en langues nationales et en développant l’installation progressive de centres de documentation ;   31       Acteurs : Etat- PTF - Renforcer les réseaux entre les différents acteurs, principalement ceux qui sont à la base pour faciliter les échanges mutuels ; Acteurs : CTA - Valoriser les savoir local et les nouvelles du terroir par une diffusion efficiente des informations locales dans les médias et télécentres communautaires Acteurs : CTA- Etat- PTF 5.2.2 Besoins en renforcements des capacités 148. Les besoins exprimés en matière de renforcement de capacités par les structures que rencontrées durant l’étude nous permettent de faire les recommandations suivantes - Renforcer le personnel de la GIC et des TIC en quantité et en qualité par un recrutement conséquent et par un plan de formation et de recyclage bien élaboré ; Acteurs : Etat- PTF- CTA Mettre à disposition des structures une politique et une stratégie de communication Acteurs : CTA- Partenaires nationaux - Renouveler ou renforcer le matériel de fonctionnement et de déplacement des structures oeuvrant dans le secteur de l’information et des TIC en milieu agricole ; Acteurs : Etat- PTF - Mettre en place une politique de formation continue des acteurs de la GIC et des TIC, par des ateliers, des rencontres d’échanges, des séminaires etc. sur des thèmes de préoccupation générale comme : Les techniques de collecte et de diffusion de l’information sur l’agriculture La valorisation et la publication du savoir local Les questions sur l’aspect genre La production des émissions radiophoniques - Les techniques de rédaction, d’édition et de mise en forme des publications, journaux et rapports divers : Acteurs : Etat – CTA – Autres partenaires 5.2.3 Produits et services de CTA 149. En guise de recommandations, les propositions suivantes seront utiles: • Créer les conditions (Vulgarisation de site Web, participation à des foires et expositions, rencontres diverses, insertion dans la presse écrite pour vulgariser et faire connaître davantage tous les produits et services de CTA auprès des utilisateurs classiques et potentiels ; • Créer un mécanisme permettant d’être en contact régulier avec ses partenaires sur le terrain dans l’objectif d’avoir un feed back et au besoin réajuster ses approches ; • Etendre son réseau de partenariat en mettant plus l’accent sur des structures nouvelles, démunies, mais qui ont une forte présence dans le monde rural comme la   32       fédération des femmes et jeunes ruraux, le réseau des communicateurs traditionnels, les radios et les télécentres communautaires. • Explorer et valoriser de nouveaux canaux de communication dans la diffusion et la transmission des messages (Théâtre, chants, contes, boites à images …) • Créer un mécanisme pour permettre à tous les partenaires du CTA au Mali de pouvoir se connaître et de se concerter mutuellement   33       5.2.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels Structures Besoins Institut de l’économie rurale : - Informations sur les foires commerciales - Informations sur les cours mondiaux de certains produits comme le riz, le blé Type ou format : Site web, mail, magazines spécialisés, réseaux divers - Formation en techniques d’analyse prospective à moyen et long terme - Renforcement du parc d’ordinateurs et de téléphones portables La Direction nationale de l’agriculture (DNA - Innovations pratiques et techniques en matière d’agriculture ; Type ou format : Support papier et électronique - Formation sur les NTIC et principalement sur les logiciels - Appui en équipement informatique et vidéo L’Office du Niger - Problèmes liés à l’agriculture (brochures, publication site web) - Foires commerciales (Site web) - Développement et financement des programmes (Site Web, rencontres divers, réseaux) - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement (site web, publications diverses - Techniques post récoltes. (Magazines, fiches techniques) - Données relatives aux marchés Site Web, Publications - Difficultés de conservation de la documentation par la technique de numérisation - Capitalisation et diffusion des connaissances jusqu’aux producteurs des zones les plus reculées   34       Structures Besoins Observatoire du Marché agricole - Informations sur les foires commerciales - Informations sur les cours mondiaux de certains produits comme le riz, le blé - Type ou format : Site web, mail, magazines spécialisés, réseaux divers - Formation en techniques d’analyse prospective à moyen et long terme - Renforcement du parc d’ordinateurs et de téléphones portables L’Union des radios et télévision libres du Mali (URTEL) - Techniques de collection, d’archivage, de diffusion et de capitalisation du savoir local, traditionnel et sur les aspects liés à l’agriculture. - Type ou format : Ateliers cassettes audio ou CD, Brochures techniques - Appui à la création d’un studio et d’un centre de documentation - Connexion internet des radios membres - Mise en réseau entre l’URTEL et les radios Coopérative Jamana - Développement et financement des programmes - Gestion de l’information au sein de l’organisation - Programmes radiophoniques - Brochures et bulletins du CTA Type ou format : Support électronique, publications diverses - Appui en en ordinateurs et en matériel d’édition Le cinéma numérique ambulant (CNA - Information en techniques d’animation et d’exploitation des nouvelles Technologies – Matériel numérique Type ou format : ateliers de formation, brochures techniques - Appui en matériel de conservation des films DVD, de transfert de films VHS en DVD et d’ordinateur de grande capacité de stockage - Problèmes liés à l’agriculture Les fédérations des femmes et jeunes ruraux - Problèmes d’équilibre hommes – femmes - Développement et financement de programmes - Foires commerciales - Financement et micro crédit Type ou format : Support papier, les rencontres diverses, les coups de fil et les fax - Appui à l’alphabétisation des membres ; - Appui à la mise en place d’une stratégie et politique de communication   35       6. PROPOSITIONS DE STRATEGIE D’INTERVENTION ET D’UN PLAN D’ACTION POUR LE CTA 6.1 Propositions de stratégies 150. Face aux différents défis relevés, il va s’en dire que de nombreuses actions sont à mener pour pallier aux nombreuses difficultés apparues tant au plan des besoins en informations qu’à celles relatives au renforcement des capacités. 151. Le CTA de par sa mission tient un rôle de leadership et de ce fait, en partenariat avec des structures nationales et des associations de base peut contribuer fortement à la résolution des contraintes soulevées. 152. La première difficulté à résoudre au niveau du Mali est la mise en place d’un cadre national de concertation des acteurs travaillant dans les domaines de la GIC et des TIC au profit du monde agricole. On a fait état d’un document déjà élaboré à cet effet sous l’égide du PASAOP qui demeure toujours au stade de projet. L’importance d’une telle initiative n’est pas à démontrer, aussi il y a lieu de la conduire jusqu’à son terme. 153. Le CTA peut jouer le rôle de catalyseur à ce niveau, en prenant contact avec les différentes parties impliquées jusque là dans ce processus, notamment les responsables du ministère de l’agriculture et du PASAOP pour voir dans quelle mesure ce processus pourrait être relancée. Dans cette prise de contact on peut y adjoindre les responsables des autres ministères comme celui de l’élevage et de la pêche et celui de l’environnement. 154. Ainsi, l’on pourrait décider de la manière dont les actions seront menées et aussi définir un calendrier, des objectifs clairs et des méthodes de suivi. L’objectif final étant de disposer d’un cadre de concertation qui permettra d’harmoniser les différentes approches, de définir un plan de formation, des méthodes de suivi etc. 155. L’aboutissement heureux de cette première démarche facilitera à coup le règlement de la seconde contrainte qui est le manque de stratégie et de politique constaté au sein de nombreuses structures. Cette contrainte peut en effet trouver une solution globale dans un cadre de concertation tel que préconisé plus haut. Mais chaque structure étant spécifique de par ses activités et ses objectifs, il va s’en dire que l’élaboration d’une telle stratégie ou politique de l’information et de la communication devra en dehors des considérations globales, se faire au cas par cas pour prendre en compte les spécificités. 156. Ainsi, il y a lieu dans un premier temps de montrer à chacune l’importance d’un tel instrument. Ensuite, lui faire savoir que des disponibilités d’appui existent pour leur permettre de disposer de cette politique et cette stratégie en matière de GIC et de TIC et de quelle manière ils peuvent en bénéficier. 157. A ce niveau également le CTA peut être d’un grand secours surtout de par son expérience, il peut à travers des séances de formation et d’ateliers, appuyer en cela par des brochures techniques, aider des structures à disposer de ce cadre de travail. Le CTA peut entreprendre cette initiative seul ou en partenariat avec des structures nationales qui ont ces compétences qu’il faudrait identifier. A ce niveau, des structures comme le CESPA peut y contribuer efficacement.   36       158. Le CTA en tant qu’institution, doit se faire connaître davantage par les acteurs oeuvrant dans le secteur agricole au Mali. Certes, le CTA est présent dans certaines structures de par les formations qu’il a dispensées, de par ses publications notamment Spore, et de par ses cassettes et CD mis à la disposition des radios. Mais, au cours des entretiens, il est ressorti que de nombreux acteurs ne connaissent toujours pas le CTA. Ceux qui bénéficient de ses actions ne sont pas informés de toute la gamme de produits et services dont ils peuvent avoir accès. C’est dire qu’il y a des efforts à faire d’une part pour se faire connaître davantage en tant qu’institution et d’autre part pour procéder à une plus large vulgarisation de toute sa gamme de produits et services. 159. Cette démarche peut se réaliser soit à travers une présence plus marquée de CTA sur le terrain, soit par une promotion plus accrue de son site web à l’intention de ceux qui peuvent y avoir accès. L’on pourrait aller plus loin en complétant cette large diffusion du site Web, par des contacts plus fructueux avec certains partenaires terrain comme la coopérative Jamana, et l’URTEL. Ces deux structures ont de réelles capacités de diffusion, la première à travers la presse écrite en français et en langue nationale, la seconde par le biais de ses 300 radios membres. 160. Il est important également que le CTA travaille à faciliter le contact entre ses partenaires au Mali. Les entretiens ont prouvé qu’entre ces partenaires il existe une réelle volonté de se connaître, d’échanger les idées et les expériences. Un point focal sera peut être une solution à cette revendication. Ce rôle de point focal pourrait être assumé soit par une des organisations partenaires soit par une personne désignée à cet effet qui, en plus se chargera de coordonner les autres activités de CTA sur le terrain 161. Enfin, vient le soutien spécifique à apporter aux partenaires bénéficiaires et potentiels. L’objectif étant de les aider à jouer pleinement le rôle qui est le leur. Cet appui se traduit en terme de d’accès en informations et en matériel. 162. Plusieurs intervenants peuvent se manifester à ce niveau à commencer par les structures concernées elles mêmes qui doivent montrer leur engagement en la matière en y contribuent un peu soit en moyens financiers soit par des initiatives diverses. Une telle volonté de leur part peut favoriser des appuis venant d’autres instances tant au plan national, qu’international. Toute action du CTA pourrait s’inscrire dans ce contexte, pour venir en appoint à la contribution propre des structures demandeuses, à celle apporté par d’autres partenaires.   37       6.2 Propositions de stratégie d’intervention et d’un plan d’action pour le CTA Bénéficiaires Période Actions à mener Les objectifs Les responsables Résultats attendus 2009 2010 2011 Apporter la Doter le pays d’un - Gouvernement - Les actions dans le - Ministères impliqués contribution du CTA à cadre malien domaine de la dans le secteur l’opérationnalisation réglementaire et - PASAOPA/Banque communication agricole du projet de officiel en matière mondiale pour le monde rural - Régions et communication rurale de communication - CTA seront harmonisées communes élaborée sous l’égide pour le monde et avec plus - Associations et de PASAOP rural d’impact groupements villageois   38       Bénéficiaires Période Actions à mener Les objectifs Les responsables Résultats attendus 2009 2010 2011 - Formation en - Permettre à la - CTA - Les structures - Institutions publiques techniques majorité des - Institutions concernées bénéficiaires disposent et privées, ONG d’élaboration de acteurs d’avoir d’un cadre cohérent locales, Structures de politique et de un instrument leur permettant d’avoir base. stratégie de qui leur donne une vision claire en l’information et de une vision matière de GIC et de la communication TIC - Organiser une - Permettre plus - CTA - L’ensemble des - Principaux acteurs du rencontre d’encrage de - Ministères de produits et services secteur agricole : nationale de CTA dans le l’agriculture, élevage, du CTA seront plus • Ministères promotion et de dispositif de pêche. connus et utilisés • Chambres vulgarisation de l’information - Chambre d’agriculture par beaucoup d’agriculture tous les produits agricole d’acteurs de • Fédération de et services du malien l’agriculture Femmes et CTA et de mise jeunes ruraux en place d’un • Médias mécanisme • Spécialistes des régulier de suivi TIC de ses actions • Associations auprès de ses paysannes partenaires au • Etc. Mali   39       Bénéficiaires Période Actions à mener Les objectifs Les responsables Résultats attendus 2009 2010 2011 - - Renforcement de Permettre à ces - CTA - Des milliers de - Partenaires capacité des structures de - Structures bénéficiaires populations rurales bénéficiaires et partenaires et jouer pleinement - Autres partenaires habitants les zones potentiels bénéficiaires et leur rôle de nationaux et extérieurs les plus enclavées potentiels. collection de recevront des traitement, de informations utiles conservation et de pour les activités diffusion de productrices l’information Renforcer les Accroître la CTA Un nombre plus élevé - Acteurs du monde rural activités relatives au capacité des IER d’acteurs du monde en général (producteurs SQR structure ayant INSAH rural est informé de et structures) cette activité en l’existence du SQR et charge afin ont satisfaction de leurs qu’elles répondent attentes aux attentes de plus en plu nombreuses   40       ANNEXES   41       Annexe I : Termes de référence Evaluation des besoins en informations agricoles des Etats africains ACP, au regard des produits et services du CTA – Afrique de l’ouest 1. Introduction Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) a été créé en 1983, dans le cadre de la Convention de Lomé entre les États du groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et les pays membres de L’union européenne. Depuis 2000, le CTA exerce ses activités dans le cadre de l’Accord de Cotonou ACP-CE. Les activités du CTA sont aujourd’hui réparties entre trois groupes de programmes / départements opérationnels : Produits et services d’information ; Services et canaux de communication ; Techniques et systèmes de gestion de l’information et de la communication (GIC). Ces départements opérationnels sont appuyés par l’unité Planification et services communs (P&CS) qui leur fournit la base méthodologique nécessaire pour mener à bien leur travail et assure le suivi de l’environnement ACP, avec pour objectif d’identifier les questions et tendances naissantes et de formuler des propositions qui seront traduites dans les programmes et activités du Centre. La présente évaluation s’inscrit donc parfaitement dans le cadre du mandat de l’unité P&CS. 2. Rappel historique Depuis 2003, le CTA entreprend systématiquement des études d’évaluation des besoins dans l’ensemble des régions ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), régions qu’il a pour mission de servir en vertu du mandat qui lui a été confié. Ces études sont une réponse directe aux appels lancés au CTA – à travers diverses évaluations de ses produits, services et programmes – pour qu’il procède à des choix plus stratégiques lorsqu’il s’agit à la fois de mettre en oeuvre son propre agenda et de répondre à la demande des utilisateurs. En concevant son Plan stratégique et cadre d’action pour 2001–2005, le CTA a adopté une approche pragmatique, axée à la fois sur la nécessité urgente de répondre aux exigences exprimées par les parties prenantes et l’intérêt, à long terme, d’élaborer des programmes qui prennent en compte les besoins futurs. Le nouveau Plan stratégique du Centre, qui couvre la période 2007–2010, s’articule autour de deux objectifs majeurs : (i) améliorer l’efficience du CTA et l’extension de son champ d’action en s’attaquant au problème majeur que représente la difficulté ou le manque d’accès à l’information dans les pays ACP ; (ii) affiner le profil du CTA et mieux identifier le « créneau » sur lequel il présente un avantage comparatif. C’est pourquoi il est crucial pour le CTA non seulement d’atteindre un plus grand nombre de bénéficiaires et de renforcer ses réseaux de partenariat, mais aussi de rendre plus accessibles les stratégies de TIC et de GIC.   42       3. Principaux enjeux C’est essentiellement par le biais de ses partenaires des secteurs public et privé (centres de recherche, services de vulgarisation, bibliothèques, ONG, organisations paysannes, organisations et réseaux régionaux…) que le CTA s’efforce de promouvoir le développement agricole et rural. Dans le nouveau plan stratégique, les organisations ciblées vont s’étendre aux organes de presse, maisons d’édition, stations radiophoniques, chaînes de télévision et réseaux de journalistes ; ce qui permet au CTA d’élargir au maximum son rayon d’action. Au travers de ces partenariats, le CTA espère accroître le nombre d’organisations ACP capables d’accéder aux TIC et d’utiliser à la fois les technologies conventionnelles et modernes, de générer et de gérer l’information, mais aussi d’élaborer leurs propres stratégies de GIC. C’est pourquoi, il est très important d’identifier et de choisir les partenaires appropriés, en prenant en considération la couverture géographique, la décentralisation, la régionalisation et l’orientation thématique, sur la base de critères de sélection objectifs et transparents. 4. Objectif général Améliorer les stratégies de collaboration avec les organisations ACP actives dans l’agriculture et la pertinence de l’appui du CTA aux pays africains ACP. 5. Portée de l’étude L’étude s’attachera à : passer en revue les principaux services et les acteurs du secteur de l’agriculture (en matière d’offre d’informations), en mettant l’accent sur leurs atouts, leurs points faibles et les opportunités de collaboration avec le CTA ; identifier les besoins des acteurs clés / des principaux partenaires stratégiques pour les produits et services du CTA, en termes d’informations agricoles et de renforcement des capacités de GIC ; identifier de potentiels partenaires stratégiques pour les activités et services du CTA (en accordant une attention particulière à des entités telles que les organes de presse, les maisons d’édition, les stations radiophoniques, les chaînes de télévision et les réseaux de journalistes) ; élaborer des données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans le pays concerné pour faciliter les activités ultérieures de suivi et de mise à niveau. L’étude devra aider le CTA à améliorer et mieux cibler ses interventions et activités en faveur des partenaires et bénéficiaires potentiels (notamment les femmes, les jeunes, le secteur privé et les organisations de la société civile) ; avoir un tableau plus détaillé de leurs besoins, mettre au point une stratégie adaptée et élaborer un cadre d’action en conséquence. L’étude devra également mettre en évidence les besoins spécifiques en produits et services du CTA et permettre ainsi d’en améliorer la fourniture.   43       6. Résultats attendus Les résultats attendus de cette étude sont les suivants : une description et une analyse de l’état des infrastructures, des services d’information et des capacités de GIC des institutions impliquées dans l’agriculture et le développement rural ; une identification des besoins en termes d’information et de renforcement des capacités de GIC pour les principales institutions et les potentiels partenaires clés du CTA présents dans le secteur du développement agricole et rural ; une compilation de données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans l’agriculture et le développement rural pour un meilleur suivi de la situation. Le profil de chaque pays étudié sera ainsi actualisé, avec des données fiables sur l’état des services d’information agricole, de la GIC et des TIC. Le CTA pourra alors décider, en connaissance de cause, des actions à mettre en oeuvre et des partenaires qu’elle aura à choisir. Ces données seront résumées dans un (1) rapport principal sur chaque pays étudié ne dépassant pas 30 pages hors annexes (voir la section 8 ci-dessous). 7. Méthodologie Le consultant utilisera des méthodes d’évaluation rapide, à la fois qualitative et quantitative : passage en revue de la littérature et des sources d’information disponibles, y compris les conclusions des évaluations de programmes ; entretiens en tête-à-tête avec les acteurs clés et les parties prenantes concernés ; Usage limité des questionnaires. La méthode d’évaluation rapide permettra d’avoir un aperçu des principaux problèmes et de connaître les profils des entreprises / organisations dans chaque pays, informations qui pourraient, à l’avenir, servir de base à des études approfondies si nécessaire. 8. Rédaction des rapports Les rapports élaborés sur chacun des pays étudié ne dépasseront pas 30 pages (hors annexes) et seront structurés comme suit :   44       Rapport principal Remerciements Sigles, abréviations et acronymes Résumé analytique 1. Introduction 2. Profil du pays 2.1 Brève présentation de l’activité agricole et derniers développements notés dans le secteur : 2.1.1 Agriculture 2.1.2 Pêche 2.1.3 Foresterie 2.1.4 Pastoralisme / Élevage (s’il y a lieu) 2.2 Brève présentation des infrastructures de TIC et derniers développements notés dans le secteur 3. L’information et la communication pour le développement agricole et rural 3.1 Cadre institutionnel, réglementaire et politique Diagnostic des politiques nationales et/ou sectorielles en matière d’information et de communication pour le développement agricole et rural ; définition des enjeux stratégiques majeurs et des principales caractéristiques ; opportunités et risques liés à l’environnement politique, institutionnel et réglementaire. 3.2 Aspects opérationnels 3.2.1 Diagnostic des services et de l’information agricoles (principaux acteurs du secteur de l’information et de la communication pour le développement agricole et rural) 3.2.2 Produits et services d’information offerts 3.2.3 Capacités de gestion de l’information et de la communication 3.3 Actions censées promouvoir l’information et la communication pour le développement agricole et rural Cette section passe en revue les principales actions menées, planifiées ou prévues par l’État, les organismes donateurs et le secteur privé (par exemple, celui des télécommunications) pour répondre aux besoins identifiés. Une attention particulière doit être accordée aux priorités définies et aux moyens mobilisés, sans oublier les enseignements tirés des différentes interventions. 3.4. Analyse des besoins (goulots d’étranglement et insuffisances) 3.4.1 Besoins en informations 3.4.2 Besoins en termes de renforcement des capacités (politiques et stratégies d’information et de communication, sensibilisation, travail en réseau, compétences et savoir-faire, formation, médias, TIC, équipements). 4. Conclusions et recommandations 4.1 Conclusions 4.1.1 Besoins en informations 4.1.2 Besoins en termes de renforcement des capacités 4.1.3 Partenaires stratégiques et potentiels   45       4.2 Recommandations 4.2.1 Besoins en termes de renforcement des capacités 4.2.2 Besoins en informations 4.2.3. Partenaires stratégiques potentiels (institutions) 5. Proposition d’une stratégie d’intervention et d’un plan d’action pour le CTA En partant de l’analyse ci-dessus, faire le lien entre les besoins qui restent à satisfaire ou qui nécessitent d’autres actions et l’offre de produits et services du CTA. Cela devrait donner lieu à l’élaboration d’une stratégie globale et cohérente pour le CTA, avec la mise en place d’un plan d’action en fonction des priorités et d’un calendrier de mise en oeuvre. Annexes 1. Termes de référence 2. Profil des pays concernés 2.1 État général de l’agriculture (sur la base de la documentation disponible) : 2.1.1 Taille de la population agricole (hommes / femmes / jeunes). 2.1.2 Superficie des terres cultivées, forêts, zones de pêche. 2.1.3 Systèmes agricoles. 2.1.4 Rôle de l’agriculture dans l’économie (en pourcentage du PIB). 2.1.5 Principales denrées agricoles et produits dérivés de l’agriculture. 2.1.6 Principaux marchés à l’exportation. 2.1.7 Accords commerciaux portant sur l’agriculture. 2.1.8 Politiques sectorielles axées sur l’agriculture, la pêche et la foresterie. 2.2 Profil socio-économique (sur la base de la documentation disponible) 2.2.1 Total de la population active, répartition démographique. 2.2.2 Niveau d’alphabétisation et langues parlées. 2.2.3 Accès aux services (santé, école, eau et électricité). 2.2.4 Exode rural 2.3 Médias et télécommunications (mise à jour / vérification) 2.3.1 Journaux, périodiques, magazines, stations radiophoniques, chaînes de télévision. 2.3.2 Services de télécommunication (téléphone fixe, mobile, etc.). 2.3.3 Ordinateurs et accès au réseau Internet. 3. Profil des institutions 3.1 Liste de toutes les institutions présentes dans l’agriculture et le développement rural, y compris celles du secteur privé et les organisations de la société civile, avec le nom, les coordonnées et contact, le type et le rôle de chaque institution. 3.2 Parmi cette liste, les principales institutions clés impliquées dans l’information et la communication pour le développement agricole et rural, avec des données et informations détaillées sur celles-ci, les problèmes qu’elles rencontrent et les raisons pour lesquelles on les considère comme des acteurs clés du développement. 4. Une liste des personnes/institutions interrogées, avec leurs adresses, leurs numéros de téléphone et fax, leurs adresses mail (le cas échéant) 5. Bibliographie   46       9. Délais La version provisoire du rapport et de ses annexes devra être remise dans un délai de trois mois à compter de la signature du contrat par le CTA. La version finale du rapport et de ses annexes devra être remise dans un délai de deux semaines après réception des commentaires et observations du CTA. 10. Expertise requise dans le pays enquêté Les consultants nationaux doivent être titulaires d’un diplôme universitaire ou équivalent, et avoir au moins 10 ans d’expérience dans les domaines de l’agriculture, du développement rural ou des sciences sociales / économiques. Ils doivent avoir une parfaite connaissance du secteur agricole de leur pays, ainsi que des principales parties prenantes et institutions / organisations actives dans ce domaine. Des connaissances en sciences de l’information seront un atout supplémentaire. La capacité à communiquer et à rédiger en anglais ou en français est indispensable. La maîtrise d’au moins une des langues locales pour les besoins des échanges et des interviews sera également un avantage. En plus de disposer des compétences ci-dessus citées, le coordonnateur régional devra parler couramment l’anglais et le français, connaître les pays faisant l’objet de cette étude d’évaluation et avoir une expérience avérée dans la coordination d’études menées par plusieurs consultants à la fois, ainsi que dans la production de rapports de synthèse. La coordination globale de cette étude sera assurée par Melle Christine Webster, responsable adjointe de l’unité Planification et services communs du CTA. 11. Tâches spécifiques Les consultants nationaux devront fournir pour chaque pays les prestations suivantes : Passer en revue les ouvrages et documents existants sur l’agriculture et le développement rural ; Réaliser des interviews avec les parties prenantes du secteur de l’agriculture et du développement rural ; Diffuser des questionnaires et procéder à une compilation des réponses obtenues ; Être en liaison avec le coordonnateur général et le CTA pendant toute la durée de la mission ; Rédiger et soumettre un projet de rapport et un rapport final conformément à la table des matières définie. Le coordonnateur régional devra fournir les prestations suivantes : Superviser le travail des consultants nationaux ; Guider et assurer le suivi des études entreprises par les consultants dans chaque pays ;   47       Répondre aux questions techniques des consultants nationaux, analyser leurs rapports et préparer des commentaires d’ordre technique et rédactionnel pour les 6 pays étudiés ; Élaborer un projet de rapport et un rapport final récapitulatifs, conformément à la table des matières définie. 12. Calendrier de mise en œuvre (CTA) Préparation/Finalisation des termes de référence ; Identification/présélection des consultants (potentiels) ; Consultation du marché : janvier – mars 2007. Sélection des consultants et élaboration des dispositions contractuelles : fin mars – mi- avril 2007. Réunion(s) d’information : avril/mai 2007. Début du contrat : avril/mai 2007. Période de mise en oeuvre : mai – décembre 2007. Fin du contrat: décembre 2007. 13. Principaux documents mis à la disposition des consultants Le/la consultant(e) aura à sa disposition la documentation suivante : Accord-cadre de Cotonou ; extraits des sections afférentes du Plan stratégique et cadre d’action du CTA (2007- 2010) ; rapports annuels ; documents concernant les thèmes d’information prioritaires identifiés pour la région Afrique ; exemples de rapports de synthèse de précédentes études d’évaluation des besoins ; documents sur les produits et services fournis par le CTA. 14. Définition des rôles et responsabilités Coordonnateur régional Respecter le calendrier concernant la remise des rapports ainsi que les délais fixés. Aider à identifier / examiner les consultants nationaux. Assister aux réunions et pré réunions d’information. Étudier les termes of référence. Finaliser les questionnaires et l’approche méthodologique, après avoir consulté comme il se doit l’équipe du CTA. Finaliser les notes d’information et les instructions destinées aux consultants locaux, afin de garantir une application précise et cohérente de la méthodologie convenue pour la collecte de données. Répondre aux questions (techniques et d’autre ordre) des consultants locaux. Contrôler et fournir l’assistance technique et l’information nécessaires aux consultants locaux pendant la phase d’étude. Revoir les rapports préliminaires et leurs conclusions sur le pays et renvoyer les commentaires aux consultants locaux.   48       Envoyer au CTA la version finale du projet de rapport pour « feedback ». Assurer la coordination et la cohérence des études. Préparer le rapport récapitulatif en prenant en compte les conclusions et recommandations de l’ensemble des études par pays (table des matières à approuver). Consultants locaux Respecter le calendrier concernant la remise des rapports ainsi que les délais fixés. Assister aux réunions d’information. Se familiariser avec les documents de base reçus du CTA, y compris les termes de référence. Étudier les documents nécessaires pour préparer le profil du pays, la liste des institutions présentes dans l’agriculture, ainsi que la liste des institutions présélectionnées. Effectuer des visites d’étude dans le pays spécifié dans le contrat. Mener des interviews et collecter des informations dans le pays spécifié dans le contrat. Rédiger les projets de rapport sur le pays concerné et les envoyer au coordonnateur général pour commentaires et observations. Sur la base des commentaires émanant du coordonnateur général, effectuer des mises à jour et envoyer au CTA un projet de rapport et un rapport final dans les délais impartis. Finaliser les études par pays en tenant compte des commentaires et observations reçus du CTA et envoyer le rapport final au CTA. Rôle du CTA Élaborer les termes de référence et préparer les documents de fond nécessaires. Nommer le coordonnateur général et les consultants locaux ACP. Préparer les réunions d’information (« briefing ») des consultants et y assister. Inviter aux réunions d’information le coordonnateur général et les consultants locaux. Fournir des données au coordonnateur général pour contribuer à affiner les termes de référence, les questionnaires et les directives pour les consultants, concernant la conduite des interviews et l’élaboration des rapports. Fournir des documents de fond pertinents aux consultants locaux et au coordonnateur général. Établir le budget et discuter des obligations contractuelles avec l’équipe de consultants et le coordonnateur général. Être en liaison avec le coordonnateur général tout au long de l’étude. Régler les factures pour les services rendus à temps et si les conditions de paiement sont réunies. Faire des commentaires et observations aux consultants locaux sur les projets de rapport. Faire des commentaires et observations au coordonnateur général sur le rapport récapitulatif.   49       Annexe II : Profil du Mali Le Mali, vaste pays continental, est situé entre les 10° et 25° de latitude Nord et entre les 4° de longitude Est et 12° de longitude Ouest. Il couvre une superficie de 1 241 238 km carré soit environ 1/24ème de la superficie totale de l’Afrique. Il partage 7000 Km de frontières avec sept (07) pays à savoir l’Algérie au Nord, le Niger à l'Est, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et la Guinée au Sud, le Sénégal et la Mauritanie à l'Est. Le pays connaît quatre types de climats : Désertique au Nord : pluviométrie de moins de 200 mm Sahélien au centre : pluviométrie annuelle comprise entre 200 et 600 mm Soudanien : pluviométrie annuelle comprise entre 600 et 1200 mm Pré-guinéen au sud : pluviométrie supérieure à 1200 mm Au Mali, il existe deux saisons qui s’alternent ce sont : La saison sèche dont la durée varie de neuf (9) mois au nord (octobre à juin) à six (6) mois au sud (novembre à avril). La saison humide ou hivernage, de mai à octobre au sud et de juillet à septembre au nord avec des intersaisons plus ou moins marqués correspondants à des mois ni pluvieux, ni secs. 2.1 Profil général du secteur de l’agriculture 2.1.1 Taille de la population agricole Le secteur agricole au Mali occupe environ 9 912 460 personnes. Cette population agricole se concentre principalement dans les régions de - Koulikoro : 18,9% - Mopti : 17,7 % - Sikasso : 16,4 % - Ségou : 15, 42% Les régions qui ont une faible population agricole sont : - Gao : 5,9% - Kidal : 1,8% - Bamako : 1,2% Le taux de croissance moyen de la production agricole est de 3,6% par an contre 2,2 % pour le taux de croissance de la population totale. La population agricole masculine est de 5 570 569 personnes, celle des femmes est de 4 341 891personnes. La répartition de la population agricole par sexe et par âge se présente comme suit :   50       Tableau 1 : Répartition de la population agricole par groupe d’âge et par sexe Groupe Masculin Féminin Total Rapport de d’âge effectif masculinité Effectifs % Effectifs % 10 – 14 591 885 7 478 507 5 1 070 393 124 15 – 19 490 066 7 449 814 5 939 880 109 25 – 29 264 181 3 348 313 4 612 494 76 35 – 39 201 188 2 225 495 3 426 683 89 45- 49 136 790 2 133 754 2 270 544 102 55- 59 108 868 1 81 064 1 189 933 134 65- 69 67 386 1 38 847 1 106 233 173 Source : Recensement Général Agricole, 2004 Comme on peut le constater, la structuration par groupe d’âge de la population agricole montre une prédominance des femmes dans la tranche d’âge de 25 à 40 ans, matérialisée par un rapport de masculinité inférieur à 100 .Dans cette tranche d’âge, les hommes sont tentés d’aller chercher d’autres opportunités ailleurs et ne reviennent qu’aux alentours de la cinquantaine La population agricole est analphabète dans sa grande majorité. Toutefois ce fléau est plus marqué au sein de la population féminine agricole comme l’atteste ce tableau : Tableau 2: Niveau d’alphabétisation de la population agricole par sexe Sexe Nombre d’analphabètes % par rapport à la population agricole Hommes 2 553 691 67% Femmes 2 941 472 55,9% Source : Recensement Général Agricole, 2004 2.1.2 Terres agricoles, forêts et zones de pêche : Les terres cultivées sont passées de 2 619 679 ha en 2001 à 3 276 176 ha en 2005 dont 120 000 ha de superficie irriguée sur un potentiel irrigable estimé à 2 millions d’hectares. 694 560 exploitations agricoles pratiquent l’agriculture avec une superficie moyenne de 4,5 ha par exploitation. Les principales cultures pratiquées occupent les superficies suivantes : - Céréales : 72% de la superficie totale, le mil est la céréale la plus cultivée car il - Représente à lui seul 41 % de la superficie des céréales - Cultures industrielles : 19% - Légumineuses : 8%   51       Les principales contraintes à la croissance de la production agricole (gage de toute sécurité alimentaire) sont liées aux facteurs ci-après : - La baisse du régime pluviométrique avec l’alternance de bonnes saisons pluvieuses et de saisons déficitaires. Cette détérioration des conditions hydriques est l’un des facteurs essentiels des baisses de niveau des récoltes entraînant des pénuries alimentaires. Les aléas climatiques et l’effet des prédateurs (criquets pèlerins et autres insectes nuisibles dévastateurs) sont autres facteurs naturels rendant hypothétique l’atteinte d’une autosuffisance alimentaire au Mali. - L’appauvrissement progressif des terres lié au non respect des périodes de mise en jachères définies par les spécialistes pour leur permettre une régénération des plantes. La principale raison étant la pression démographique, Il s’en suit une baisse des rendements agricoles d’année en année que seul un apport considérable en fertilisants chimiques et/ou organiques peut compenser en partie. - La hausse du prix des intrants agricoles qui grève les excédents ou bénéfices agricoles. Ce phénomène se pose avec plus d’acuité dans les cultures de rente (coton surtout) qui subissent le double contraint de la baisse des rendements et de la faiblesse des prix d’achat sur les marchés internationaux. Le diagnostic du sous-secteur de l’élevage donne en 1999 une estimation de 6.496.943 bovins ; 6.607 020 ovins, 9.378.968 caprins, 466.932 camelins. Ce sous-secteur de l’élevage représente au Mali un apport appréciable à la constitution du produit intérieur brut et constitue une source de patrimoine pour les exploitations familiales. Dans la plupart des milieux ruraux, l’état patrimonial d’un ménage se mesure autant par le nombre de têtes dans le parc que par la quantité de la production céréalière déterminant la propension de la famille à assurer son autosuffisance alimentaire. Malgré sa contribution au revenu national, l’élevage connaît de multiples difficultés qui constituent des facteurs de entravant la promotion et le développement des filières animales (viande, lait, peaux et cuirs….). Ces difficultés sont entre autres : - Le manque d’aliment bétail dont les prix sont sujets à de grandes spéculations (le prix du sac de tourteau varie en général de 3 000 FCFA (4.60 euros) à 8 000 FCFA (12.30 euros) pendant la saison sèche quand les animaux ne trouvent plus de fourrage dans les zones naturelles de pâturage. - L’insuffisance des points d’eau pastoraux pour l’abreuvement du cheptel bovin et ovin malgré les efforts fournis par les collectivités territoriales à multiplier ces points d’eau. Dans beaucoup de zones de grand élevage (Région de Sikasso, Ségou et le Nord du Mali), il existe en dehors de l’hivernage une compétition entre les hommes et les animaux quant à l’accès aux sources d’eau pérennes. - La divagation des animaux qui causent des dégâts énormes sur les cultures céréalières en hivernage et maraîchères en saison sèche surtout si ces dernières ne sont pas protégées par des clôtures en grillage ou en haies vives. Cette divagation constitue une   52       les principales sources de conflits multiples entre les éleveurs et les agriculteurs dans toutes les régions du Mali avec des conséquences souvent pécuniaires et mêmes mortelles (paiement de taxes et d’amendes liées à la dimension des dégâts, emprisonnement et querelles meurtrières entraînant à leur tour des emprisonnements). - La quasi-absence ou l’insuffisance des pistes de parcours pastoraux accentue ces conflits cités plus haut et limite les possibilités d’accès des troupeaux aux zones de pâturage juxtaposant le plus souvent les champs de culture. Sur le plan de la répartition géographique, la région de Mopti avec 1.280.000 bovins constitue la première zone de cet élevage avec 22% du cheptel, suivie de Sikasso (20%), Kayes (15%), Koulikoro (14%), Tombouctou (9%) et les zones de Gao et Kidal (5%). De même les petits ruminants sont plus importants à Mopti (24%), et Tombouctou ; viennent ensuite la zone de Gao et de Kidal (15%), Ségou (15%), Koulikoro (9%), Kayes (7%) et Sikasso (7%). Les camelins sont localisés dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal. Cette région abriterait 50% du cheptel national de camelins. Les forêts au Mali constituent une source de revenus considérables en dehors des activités agricoles. Ces forêts fournissent des matières brutes nécessaires à de nombreuses petites activités rurales de transformation et de fabrication. Nous pouvons citer quelques exemples : le bois d’oeuvre pour le mobilier, la fabrication d’outils et d’instruments de musique, la production de charbon de bois, les joncs et les roseaux pour la vannerie, les nattes, le bambou, les objets artisanaux, les oléagineux (noix et graines pour la production de beurre et d’huile), l’écorce pour le tanin etc.). Certains de ces produits forestiers peuvent être utilisés dans l’alimentation des hommes (extraits de poudre de baobab, feuilles pour les condiments…..) et des animaux (fourrage à partir de feuilles et de branches minces…..) en même temps qu’ils peuvent être utilisés dans la pharmacopée comme produits médicinaux Les produits du sous secteur remplissent donc plusieurs fonctions économiques, sociales, culturelles et écologiques dans l’économie rurale au Mali. Dans un pays où plus de la moitié de la population vit des ressources du secteur primaire et où la pauvreté est devenue un phénomène généralisé, la valorisation des produits du sous- secteur forestier peut contribuer largement à atténuer cette pauvreté. Cependant, la contribution de ce sous secteur dans l’économie du pays est mal appréciée et le plus souvent sous évaluée alors que ces informations constituent des éléments importants d’une gestion rentable et durable des ressources naturelles. Les valeurs économiques et monétaires dégagées lors de l’exploitation de ces ressources n’ont pas encore fait l’objet d’une étude spécialisée par les services en charge de la protection et de la sauvegarde de l’environnement.   53       Cette étude d’évaluation permettrait certes au Programme National d’Action Environnementale (PNAE) d’avoir des éléments de planification de ses activités à mener à moyen et long terme. Ces activités devront viser trois (3) objectifs prioritaires à savoir : 1. L’accroissement des revenus des exploitations agricoles et des ressources financières de l’Etat dans une optique plus large d’atténuation ou de diminution de la pauvreté des couches défavorisées ou vulnérables. 2. La gestion rentable et durable des ressources forestières par les différents acteurs (exploitants individuels et collectifs, collectivités territoriales….). 3. La protection et la sauvegarde de l’environnement dans une optique de gestion durable des ressources naturelles en voie d’épuisement progressif. En effet, l’utilisation incontrôlée des ressources forestières, associée aux activités d’exploitation et/ou de transformation de petites unités de production rurales aboutit à une dégradation environnementale. Aussi, la surexploitation d’une faune donnée aura une grande incidence sur l’écosystème forestier. Par exemple, le ramassage exhaustif du bois de chauffage aux fins de production de charbon de bois entraînera inéluctablement une dégradation du milieu forestier. Il sera plus raisonnable d’encadrer et de contrôler l’exploitation des ressources et de leur utilisation. Le suivi et le contrôle, par exemple des transports et des ventes de bois, de charbon ou d’autres produits forestiers commercialisés fourniront des informations concernant l’augmentation ou la diminution de l’utilisation des ressources forestières et des revenus subséquents. Ces suivis permettront d’évaluer les ressources monétaires et les autres valeurs ou potentiels économiques susceptibles d’être générés par ces différentes utilisations. Toutefois, l’amélioration des conditions d’existence (par exemple transport, santé, éducation et culture) à proximité d’une aire forestière exploitable pourrait attirer éventuellement des habitants d’autres régions, ce qui peut entraîner une pression accrue sur cette aire, directement et indirectement. Aussi une augmentation de la population surpassant la capacité de charge des ressources disponibles de l’aire concernée, pourra aboutir à un déboisement, à l’érosion des sols ou à d’autres dégradations physiques. Les incidences indirectes d’un accroissement démographique engloberont une pression accrue exercée sur les institutions traditionnelles, le régime foncier, les droits d’accès et d’usage, le contexte des marchés, etc.) Au Mali, certaines aires forestières sont protégées et classées par décret pris en Conseils de Ministre comme Forêts classées. Toute forme d’exploitation est formellement interdite dans ces domaines sauf sur autorisation expresse accordée par le service de la conservation de la nature (SCN) au niveau régional ou national. Le tableau ci-dessous donne le nombre de ces forêts au Mali avec leur superficie approximative.   54       Tableau 3 : Superficie des forêts classées par région Régions Nombre de forêts Superficie en ha classées Kayes 19 259,003 Koulikoro 15 358,739 Sikasso 26 389,511 Ségou 15 8 246 Mopti 7 5 467 Tombouctou 15 4 260 Gao 4 4 020 Kidal 0 0 District Bamako 1 2 000 TOTAL 102 108 450 Source : Direction Nationale de la Conservation de la Nature (2005) Des données récentes donnent la désignation des forêts classées de la Région de Sikasso qui comportent le plus grand nombre (27) et les plus grandes superficies de forêts. Tableau 4 : Liste des forêts classées de la Région de Sikasso : N° Désignation Localisation Superficie Référence (ha) 1 FC de Banifing Bougouni 13 000 Art N°8582/SE du 02/ 12/ 1954 2 FC de Dialakoro Bougouni 33 200 Décret N°418/PGRM du 31/ 12/ 1986 3 FC de Foulabougou Bougouni 200 Art N°9334 /SEF du 29/ 12/ 1986 4 FC de Kekoro Bougouni 52 000 Décret N°396/PGRM du 27/ 12/ 1986 5 FC de Nienendougou Bougouni 40 640 Décret N°417/PGRM du 31/ 12/ 1986 6 FC de Siankadougou Bougouni 6 000 Art N°8530 /SEF du 30/ 11/ 1950 7 FC de Tiemedougou Bougouni 28 640 Décret N°395/PGRM du 27/ 12/ 1986 8 FC de Kambergué Kadiolo 14 184 Décret N°241/PGRM du 26/ 09/ 1985 9 FC de Lougouni Kadiolo 9 928 Décret N°241/PGRM du 26/ 09/ 1985 10 FC de Fatou Kolondièba 8 600 Décret N°401/PGRM du 27/ 12/1986 11 FC de Kobani Kolondièba 3 000 Décret N°245/PGRM du 26/ 09/ 1985 12 FC de Saman Kolondièba 15 200 Décret N°398 PGRM du 27/ 12/ 1986 13 FC de Sokourani Kolondièba 13 600 Décret N°400/PGRM du 27/ 12/ 1986 14 FC de Koba Koutiala 3 500 Art N°564 /EF du 20/ 02/ 1956   55       N° Désignation Localisation Superficie Référence (ha) 15 FC de M’pessoba Koutiala 2 700 Décret N°1667 /SE du 20/ 04/ 1956 16 FC de Zangasso Koutiala 5 135 Décret N°243/PGRM du 26/ 09/ 1985 17 FC Route de Bouaké Sikasso 505 912 TF N°1432 /C-SIK 18 FC de Boukarila Sikasso 410 Art N°36 /SEF du 10/ 01/ 1936 19 FC de Kaboïla Sikasso 14 583 Art N°599 /SEF du 13/ 08/ 1951 20 FC de Farako Sikasso 18 485 Art N°37 /SEF du 10/ 01/ 1936 21 FC de N’golokounadougou Sikasso 13 280 Art N°399 /PGRM du 27/ 12/ 1986 22 FC de Zamblara Sikasso 64 Art N°288 /SEF du 12/ 04/ 1954 23 FC de Djinetoumanina Yanfolila 16 180 Décret N°402/PGRM du 27/ 12/ 1986 24 FC de Djangoumerila Yanfolila 57 500 Décret N°40 /PGRM du 27/ 12/ 1986 25 FC de Sorondian Yanfolila 15 800 Décret N°397/PGRM du 27/ 12/ 1986 26 FC de Kalana Yanfolila 3 500 Décret N°394 PGRM du 27/ 12/ 1986 27 FC de Mahou Yorosso 8 593 Décret N°403/PGRM du 27/ 12/ 1986 Total 903 834 En matière de pêche, le réseau hydrographique malien est composé notamment de deux grands fleuves et de leurs affluents, il s’agit des fleuves Niger et Sénégal. A cela l’on peut ajouter la présence des lacs, le seul fleuve Niger en compte dix sept situés dans la partie nord du pays.   56       Le tableau suivant donne une indication des principaux cours d’eaux du Mali : Tableau 5 : Longueur des principaux cours d’eau. LONGUEUR PARCOURS COURS D’EAUX TOTALE (Km) AU MALI (Km) Niger 4 200 1 780 Bani 480 430 Sankarani 500 194 Baoulé 842 622 Bagoé 684 330 Banifing 344 344 Sénégal 1800 669 Bafing 750 400 Bakoye 561 332 Source : Direction Nationale de l’Hydraulique et de l’Energie- 2005 Toutes ces potentialités réunies donnent une estimation globale d’un réseau hydrographique d’environ 5000 km couvrant une superficie de 36 000 Km carré. Malgré la présence de ces nombreux cours d’eau, la production dans la pêche diminue d’année en année pour différentes raisons qui constituent des contraintes majeures pour la promotion de la filière piscicole : - Le non respect des conventions locales de pêche et les mauvaises pratiques de pêche à partir de l’utilisation des filets à petites mailles capturant même les alevins, la pratique du «Golfe » et l’utilisation des chaîneaux et autres instruments ou produits dont l’usage est formellement interdit (explosifs, poudre toxique…..) ont contribué à l’épuisement progressif des ressources piscicoles. - Les mauvaises herbes comme le typhon, les jacynthes d’eau douce permettent aux poissons de créer des gîtes rendant difficile leur capture. - La baisse du régime pluviométrique et les régulations des retenues de barrage perturbent régulièrement les activités de pêche en faisant baisser les rendements. - Le manque d’équipement approprié de pêche et la faible capacité d’intervention des pêcheurs (filets, pirogues, chaîne de froid pour la conservation, insuffisance de formation, faible maîtrise des techniques de production, de séchage et de commercialisation….). - Le manque de structures opérationnelles pour une meilleure organisation de la filière. L’Etat, à travers les différents programmes de valorisation des ressources piscicoles comme le PMEDP (Programme pour des Moyens d’Existence Durables dans la Pêche) et le PDRHS (Projet de Développement des Ressources Halieutiques du Lac de Sélingué) entend relancer les activités de pêche en apportant une réponse à ces différentes contraintes.   57       L’existence du lac de retenue du barrage de Sélingué et la présence de nombreux bras de fleuve et de marigots font de la zone de Sélingué et de la Région de Ségou et de Mopti de grandes potentialités de pêche Ces activités de pêche font occuper des milliers de personnes (pêcheurs, mareyeuses, transporteurs, vendeurs de glaces, peseurs, manutentionnaires, fabricants de pirogues etc. ). 2.1.3 Système de production agricole Le système agricole malien est caractérisé par son caractère extensif à cause surtout du faible usage des intrants. En effet, selon les estimations, plus de 45% des surfaces cultivées ne bénéficient d’aucune fertilisation. Ce système a pour conséquence un appauvrissement du potentiel foncier. II est également marqué par une faible mécanisation, la daba et la houe demeurent les principaux outils de travail de la majorité des exploitations. II va s’en dire que la productivité reste sensiblement faible. C’est une agriculture largement sujette à la pluviométrie, laissant donc une petite place à l’agriculture irriguée. La résultante est qu’en cas de faiblesse de la pluviométrie, l’insuffisance alimentaire s’installe. De pareilles situations sont assez récurrentes Une typologie retenue pour classer les unités de production agricoles (UPA) selon leur niveau d’équipement est celle adoptée par la Compagnie Malienne de Développement des Textiles (CMDT). Quatre (4) catégories ou types sont retenus pour distinguer les unités de production agricoles (UPA). Les sigles A, B, C, D représentent les types d’exploitation : A : Exploitation disposant d’équipement complet (semoir, multiculteur, herse, charrette) en association avec l’élevage portant sur au moins 10 têtes de bovins. B : Exploitation disposant une paire de bœuf, une charrue, un semoir, une herse, une charrette sans que l’élevage ne soit associé. C : Exploitation disposant des équipements incomplets D : Exploitation sans aucun équipement, utilisant la houe ou travaillant manuellement Au niveau global, les types B et C dans les équipements agricoles c’est à dire ceux qui respectivement disposent d’un équipement acceptable et ceux disposant d’équipement incomplet sont les plus nombreux. Le niveau d’instruction des producteurs est moins élevé comme on peut le constater plus haut (tableau 1), il en est de même pour le niveau de l’encadrement par les services techniques. A titre d’exemple, 41 % des hommes ont accès au service d’encadrement contre 29% pour les femmes.   58       Toutefois, une situation contraire est à noter dans la zone cotonnière et dans l’office du Niger où le riz qui est la principale culture se fait par voie irriguée. Dans ces zones, l’on constate une mécanisation assez poussée, un taux d’encadrement élevé et un taux d’accès au crédit plus sensible. C’est dans ces zones également que l’on rencontre un niveau d’alphabétisation supérieur à la moyenne générale. Dans le domaine de la pêche, il y’ a divers intervenants qui jouent chacun son rôle et qui en même temps sont complémentaires. Les pêcheurs sont de trois catégories : - Les pêcheurs professionnels migrants : (essentiellement d’ethnie Bozo) qui engagent l’essentiel de leur force de travail dans la pêche pour rentabiliser au mieux leurs investissements. - Les professionnels sédentaires : ce sont principalement les Bozo et les Somono pour qui la pêche représente une activité économique à part entière,mais qui pratiquent d’autres activités (petit commerce, agriculture, élevage). - Les agriculteurs pêcheurs ou agro pêcheurs ont l’agriculture comme activité principale et la pêche en secondaire, ceux ci évoluent surtout dans la capture. Les transformatrices : Cette activité est généralement assurée par les femmes, celles des pêcheurs pour la plupart. Elles travaillent individuellement ou regroupées dans des associations de transformatrices. Spécialisées dans les techniques traditionnelles de fumage et de séchage, elles sont très souvent propriétaires des équipements et y tirent l’essentiel de leurs revenus. Les commerçants d’engins de pêches Ce commerce est essentiellement entre les mains des hommes qui se situent en amont et en aval de la filière pêche. Ils vendent les filets, les pirogues, les hameçons etc. Les mareyeuses et commerçants (tes) : La commercialisation du poisson est assurée par les femmes des pêcheurs et autres. Tout comme les commerçants des engins de pêches, ils interviennent en amont et en aval de la filière. Les mareyeurs grossistes assurent la collecte du poisson frais au niveau des campements et approvisionnent les demi-grossistes et les détaillants qui à leur tour ravitaillent les marchés. A ces intervenants dans le secteur pêche, on peut ajouter, les fabricants de pirogue, les aquaculteurs, les organisations des communautés de pêche et d’aquaculteurs et les ONG.   59       Dans le secteur forestier, le système d’exploitation se fait de trois manières : Le système incontrôlé qui consiste en la délivrance de permis d’exploitation et qui laisse toute latitude à son propriétaire d’exploiter la forêt sans aucun suivi ne soit exercé à son égard. Le système orienté délimite la superficie à exploiter par le titulaire du permis. Le système contrôlé définit un plan d’aménagement avec création de parcelles. L’exploitation y est suivie par des agents forestiers. Des opérations de sylviculture sont entreprises dans ces périmètres 2.1.4 Poids de l’agriculture dans l’économie Le secteur de l’agriculture du Mali contribue pour 36% au PIB en 2003 contre 22% et 42% respectivement pour les secteurs secondaire et tertiaire. Il dégage plus de 31,7% des recettes d’exportation en moyenne entre 2000 et 2004 pour trois produits : le coton, le bétail et les céréales. L’élevage constitue une activité de subsistance pour plus de 30% de la population et sur le plan économique, sa contribution au PIB est estimée à 12% et son apport aux recettes d’exportation est de 40 milliards (61 millions d’euros) soit 17,5 % en 1995, occupant ainsi la troisième place après l’or et le coton. Toutefois, il est à noter que le secteur de l’élevage a connu une stagnation dans son développement et dans son apport à l’économie, ainsi par exemple, l’exportation d’animaux vivants était de 49 935 têtes en 2001 et de 34 604 têtes en 2005. La raison principale étant la faiblesse de l’investissement et de l’appui à ce secteur. Dans le secteur de la pêche, la valeur ajoutée brute de la filière s’élève à 90 milliards de FCFA (137 millions d’euros) soit plus de 4% du PIB national sur la base des 100 000 tonnes produites par an. La pêche contribue également au budget de l’Etat de façon substantielle, à travers les redevances versées par les acteurs de la filière et les impôts et taxes prélevés. Le secteur forestier tient aussi une place de choix dans l’économie malienne, il contribue au PIB pour 4,9% et fournit 25% des exportations. Si l’on tient compte des produits de cueillette, des fruits sauvages et des essences pour la pharmacopée, la valeur estimative des produits du secteur forestier indépendant, du fourrage arboré serait de l’ordre de 70 milliards CFA (107 millions d’euros) par an. Afin d’appuyer le développement du secteur primaire, le ministère du Développement rural a développé un Schéma directeur du développement rural (SDDR) adopté par le gouvernement en 1992 et actualisé en 2001 pour I’horizon 2000-2010. Ce document, suite à I’analyse du bilan du SDDR de 1992 fait ressortir les enjeux majeurs suivants pour I’atteinte d’un développement durable du secteur rural au Mali :le renforcement de la sécurité alimentaire par une alimentation   60       suffisante en qualité et quantité pour tous; I’augmentation et la diversification des productions agro-sylvo-pastorales par une exploitation judicieuse des potentialités des zones agro écologiques; I’amélioration des conditions de vie et des revenus en milieu rural et la valorisation du réel des femmes et des jeunes ruraux; le renforcement des capacités organisationnelles, techniques et financières des producteurs ruraux et opérateurs en amont et en aval de industrielles; - Appui à la planification décentralisée en impliquant étroitement les divers acteurs; la recherche de synergie entre les différents services de soutien et les autres intervenants; et I’amé1ioration du financement du secteur rural. Les orientations stratégiques du SDDR 2000- 2010 sont au nombre de huit (8) qui sont les suivantes : Contribution et la diversification de la production agricole, Participation à I’intégration économique du Mali au niveau régional et mondial, Amélioration de I’environnement juridique et institutionnel, Renforcement des capacités d’intervention de I’ensemble des acteurs du secteur, Gestion rationnelle des ressources naturelles et un développement durable, appui à la planification régionale et locale pour un développement durable du secteur, développement des infrastructures et équipements de base, réel des femmes et des jeunes et soutien des mécanismes de solidarité en milieu rural. Le plan d’action du SDDR actualisé résultant des orientations stratégiques est étalé en neuf programmes. Parmi ces programmes ceux visant directement la promotion des filières agricoles sont entre autres : la valorisation des filières agricoles et I’amélioration de leur compétitivité, la relance des exportations des produits agricoles, forestières, d’é1evage et de la pêche, I’intensification et la diversification des productions agricoles, et la promotion du crédit et le financement du secteur rural. Les 30 et 31 mars 2004 s’est tenue à Genève (Suisse) la cinquième conférence de la table ronde des bailleurs de fonds du Mali dans le but d’approfondir le dialogue entre le gouvernement malien et ses partenaires en développement autour du Cadre stratégique pour la lutte contre la pauvreté (CSLP) et de favoriser la mobilisation des ressources au bénéfice de cette stratégie (cf. Rapport PNUD de la Conférence, Genève 30-31 mars 2004). A I’issue de cette table ronde, il a été convenu d’organiser à Bamako, une série de consultations sectorielles et thématiques dans six domaines dont celui du développement rural et de I’agriculture irriguée. La table ronde du secteur rural intitulée la Consultation sectorielle sur le développement rural et I’agriculture irriguée (CSDRAI) a eu lieu en mai 2006. Les départements ministériels en charge du Secteur rural qui ont œuvré à I’organisation de cette table ronde sectorielle sont le ministère de I’Agriculture, le ministère de I’élevage et de la Pêche et le ministère de I’Environnement et de I’Assainissement ainsi que le Commissariat à la Sécurité alimentaire (en charge des aspects relatifs à la Sécurité alimentaire).   61       A travers cette consultation sectorielle, le gouvernement malien entend créer les conditions favorables pour la mise en oeuvre concrète des politiques et des stratégies les plus pertinentes pour lutter plus efficacement contre la pauvreté, I’insécurité alimentaire et pour aider à la création des opportunités d’emplois ruraux en faveur des jeunes, des femmes et des retraités sans ressources. Au delà de tous ces défis, il est aussi question de mettre en oeuvre des actions vigoureuses pour diversifier l’économie, créer des emplois et limiter les effets des aléas climatiques sur I’agriculture et les autres secteurs productifs. Ainsi, les stratégies définies et le plan d’actions qui les sous-tendent vont constituer dans le court et le moyen terme pour le Mali, la base des actions prioritaires à mener pour un développement durable du secteur rural. La Loi d’orientation agricole (LOA), a été initié par le Président de la République. Le processus D’élaboration a été lancé en février 2005 et la Loi d’Orientation Agricole (LOA) a été votée par I’Assemblée Nationale du Mali (AN) le 05 septembre 2006. La LOA est I’instrument directif et fédérateur pour I’ensemble des dispositions Iégislatives ou réglementaires touchant au domaine de I’agriculture, de l’é1evage, de la pêche et de la forêt. La LOA fixe les objectifs généraux de la Politique de développement agricole qui sont les suivants : la promotion des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural; la souveraineté alimentaire du pays; la réduction de la pauvreté rurale; la modernisation de I’agriculture familiale et le développement de I’agro-industrie; la protection de I’environnement et la gestion durable des ressources naturelles; I’augmentation de la contribution du secteur rural à la croissance économique; I’aménagement agricole équilibré et cohérent du territoire. La Loi d’orientation agricole tend vers la réalisation des objectifs spécifiques suivants : la création d’emplois et la réduction de I’exode rural; I’amélioration du cadre et des conditions de vie en milieu rural; I’augmentation de la production et de la productivité; I’amélioration des revenus des producteurs; la protection sociale des exploitants et du personnel agricoles; la protection des exploitations agricoles contre les risques agricoles; la protection des exploitations et productions agricoles contre les pratiques non soutenables ou contraires aux règles des marchés nationaux, sous-régionaux et internationaux;   62       la structuration de la profession agricole; la production de produits exportables et la conquête de marchés. La Loi d’orientation agricole est appelée à promouvoir et faire coexister plusieurs types d’exploitations agricoles modernisées : exploitations familiales, exploitations commerciales et exploitations industrielles. Les ministères en charge du développement rural recommandent de faire de la mise en oeuvre de la Loi d’orientation agricole (LOA), un axe d’orientation du CSLP 2ième génération. En effet, les secteurs productifs du secteur rural doivent constituer un seul et unique axe d’orientation stratégique et il reste entendu que le CSLP est le cadre idéal pour porter la LOA au cours des décennies à venir. Dans le cadre de la décentralisation, les ministères en charge du développement rural tentent de mettre en synergie les actions du développement rural avec ce processus qui est aujourd’hui une réalité au Mali. 2.1.5 Les denrées principales et produits secondaires a) Produits de l’agriculture Trois grands types de cultures occupent 99% des superficies cultivées au Mali : - Les céréales : 72% (le mil à lui seul représente 41% de la superficie des céréales, le sorgho 26%, le maïs et le riz 15% et le fonio 3%. - Les cultures industrielles : 19% (le coton occupe 67 % de la superficie totale des cultures industrielles, l’arachide 32%, le tabac 0,04% - Les légumineuses : 8% (le niébé seul occupe 89% de la superficie totale des légumineuses, le voandzou7, 6%, le sésame 2, 2% et le soja 0,6%.   63       Tableau 6 : Production agricole PRODUITS TONNAGE 2001 2002 2003 2004 2005 Mil 722 226 713 293 715 631 1 010 665 877 206 Riz paddy 670 590 845 878 639 401 870 465 766 009 Sorgho 532 572 466 174 577 579 687 315 605 723 Maïs 204 921 277 777 334 539 468 516 422 706 Patates 15 627 16 408 17 229 18 090 18 995 Fonio 12 569 19 258 14 689 16 021 17 690 CULTURES INDUSTRIELLES Coton graine 250 006 570 925 439 722 617 750 589 780 Arachides 166 227 174 584 183 313 192 478 168 072 Blé 27 669 9 130 4 562 11 080 11 745 Tabac 691 762 800 704 726 LEGUMINEUSES Haricot 23703 24 888 16 132 27 439 28 811 Ignite 5 982 6 282 6 596 6 925 7 272 Manioc 1 426 1 497 1 572 1 650 1 733 Source : Direction Nationale de l’agriculture (DNA)-2006 b) Produits de l’élevage Le cheptel malien s’élève à 24.367 468. La croissance du cheptel est variable selon les espèces, mais cette évolution est difficile à définir avec précision compte tenu des difficultés d’un recensement régulier et fiable. Elle serait ainsi comprise 3% et 10 à 12% pour les volailles. Les races bovines les plus courantes sont le zébu maure, le zébu touareg, le zébu azawak et les zébus peulh (soudanais, du Macina, Toronké, Sambou et Bororo). Les ovines sont celles du Macina, les Maures à poil ras et longs, les touaregs, le grand et le petit targui, les moutons peulh. Les races caprines sont principalement la chèvre du Sahel et celle du Fouta Djallon. Nous rencontrons essentiellement dans les races équines le cheval de type Aryen, Barbe ou Mongolique, Dongalow et Poney.   64       Tableau 7 : Produits de l’élevage CHEPTEL NOMBRE % Bovins 6 811 473 28 Ovins 7 244 923 29,7 Caprins 8 273 955 34 Asins 1 232 350 5,1 Camelins 641 491 2,6 Equins 78 676 0,3 Porcins 84 600 0,3 Total 24 367 468 100 Source : Ministère de l’Elevage et de la pêche-,2004 c) Produits de la sylviculture et de la forêt La production contrôlée des bois de service des cinq dernières années (1998-2003) est estimée à plus de 16.261m³ (DNAER, DNCN 2004). La gomme arabique représente 2% des exportations du secteur rural pour un montant de 100 millions de FCFA et les amandes et le beurre de karité rapporte à l’exportation près de1, 1milliards de FCFA/an soit 3,6% des exportations nationales. La faune sauvage joue un rôle important dans la vie économique du pays. C’est un sous secteur porteur dans plusieurs domaines (pharmacopée, sécurité alimentaire, commerce et artisanat). Selon un rapport de la GTZ l’activité de la chasse contribue à l’économie familiale à hauteur de 7 à 8% en milieu rural. Tableau 8 : Produits de la Sylviculture et de la Forêt PRODUITS 2001 2002 2003 2004 2005 Bois de chauffe 1 42 630 144 640 146 640 1 49 870 155 570 (Stères) Bois de service et 426 157 432 152 438 145 447 784 464 800 d’œuvre (mètre cube) Produits de la cueillette 13 427 13 975 14 544 14 864 15 429 (Tonnes) Source : Direction Nationale de la Conservation de la Nature- 2005 d) Produits de la pêche La pêche demeure un des piliers de l’économie nationale, grâce aux fleuves Sénégal, Niger et leurs affluents. Elle fait du Mali un grand producteur de poissons d’eau douce dans la sous région malgré les sécheresses et les pluviométries capricieuses. La production annuelle de poissons peut atteindre 100.000 tonnes en année humide. Ce secteur participe à hauteur de 4,2%du PIB total du pays ; emploie près de 500.000 personnes (7,2% de la population active) et alimente essentiellement le budget de l’Etat et des collectivités locales.   65       La production nationale couvre globalement la demande intérieure estimée à 10,5 kg/an/hab. contre 7,8 kg/an/hab. pour la viande. Le Mali est exportateur traditionnel (5.600 tonnes par an) de poisson fumé et séché vers le Burkina Faso, le Nigeria, le Niger, le Ghana et la Guinée. Tableau 9 : Produits de la Pêche PRODUITS TONNAGE 2001 2002 2003 2004 2005 Poissons frais 33 692 34 166 34 640 35 402 36 747 Poissons fumés et 13 037 13 221 13 404 13 699 14 219 séchés Source : Direction: Nationale de la Statistique et de l’Informatique (DNSI)- 2005 2.1.6 Principaux marchés à l’exportation Dans le secteur agricole, les principaux produits à l’exportation relèvent principalement du coton qui est une culture de rente et du bétail. En 2004, ces produits d’exportation ont rapporté au trésor malien le somme d’environ 220 milliards de FCFA soit 336 millions d’euros. Tableau 10 : Exportation des produits agricoles du Mali en 2004 PRODUITS POIDS (Kg) VALEURS (CFA) EQUIVALENT en Euro CEREALES Maïs 10 928 100 506 797 131 773 736 Mil /Sorgho 26 151 032 1 169 645 185 1 785 717 Total 6 178 372 1 676 442 316 2 559 454 LEGUMES Pomme de terre 517 235 29 209 625 44 575 Oignons 7 400 407 000 621 Haricots verts 34 500 4 250 000 6 488 Autres légumes 814 455 91 347 590 149 462 Total 1 373 590 125 214 215 191 167 FRUITS ET ECORCES D’AGRUMES Noix d’acajou 50 000 2750 000 4 198 Mangues 2 128 778 595 581 938 909 285 Autres fruits 3 999 594 180 594 678 275 717 Total 6 178 372 778 926 616 1 189 200 GRAINES ET OLEAGINEUX Arachide 386 252 59 631 776 91 041 Graines de sésame 573 360 184 061 600 281 011 Graines de Karité 2 431 576 160 975 920 245 764 Autres oléagineux 6 211 800 492 760 542 752 306 Total 9 602 988 897 429 838 1 370 122   66       PRODUITS POIDS (Kg) VALEURS (CFA) EQUIVALENT en Euro TUBERCULES Igname 22 037 1 238 570 1 891 Total 22 037 1 238 570 1 891 COTON EGRENE Coton égrené 226 295 994 185 678 945 591 283 479 306 Divers 8 500 000 298 137 500 455 172 Total 234 795 994 185 977 092 091 283 934 491 GOMMES Gomme arabique 1 000 160 103 950 255 158 703 Autres gommes 126 400 9 520 000 14 534 Total 1 126 560 113 470 255 173 237 ANIMAUX VIVANTS Bovins 19 666 129 20 927 106 659 31 949 781 Ovins/Caprins 3 946 972 3 805 388 999 5 809 754 Autres animaux vivants 5 068 928 5 607 171 841 8 560 567 Total 28 682 029 30 339 667 499 46 320 103 CUIRS ET PEAUX Cuirs et peaux 1 393 643 1 197 032 658 1 827 530 Total 1 393 643 1 197 032 658 1 827 530 POISSONS Poissons frais 2 099 115 445 176 251 Poissons séchés 453 434 60 660 122 92 610 Total 455 533 60 775 567 92 787 TOTAL 220 090 018 880 336 015 296 GENERAL Source : Direction générale du commerce et de la concurrence- 2005 2.1.7 Accords commerciaux touchant l’agriculture Le Mali est membre de deux grandes entités supranationales dont il se soumet aux différents accords commerciaux. Ces entités sont l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) et l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africain). Née en 1995, l'Organisation mondiale du commerce a pour mission la libéralisation du commerce des biens et des services à l'échelle mondiale. Cette libéralisation est assortie de la création d'une juridiction des conflits commerciaux. Chaque conférence de l'OMC, de Seattle à Hong Kong en 2005 montre avec éclat le nouveau poids de cette organisation, devenue un enjeu majeur dans les relations Nord-Sud, mais aussi dans les débats qui traversent la société civile. Les Etats membres ayant décidé d'établir une base pour entreprendre un processus de réforme du commerce des produits agricoles conformément aux objectifs fixés dans les négociations   67       sont convenus d'établir un système de commerce des produits agricoles qui soit équitable et axé sur le marché et qu'un processus de réforme devrait être entrepris par la négociation d'engagements concernant le soutien et la protection et par l'établissement de règles et disciplines. Ces objectifs à long terme doivent permettre d’arriver par un processus suivi s'étendant sur une période convenue, à des réductions progressives substantielles du soutien et de la protection de l'agriculture, qui permettraient de remédier aux restrictions et distorsions touchant les marchés agricoles mondiaux et de les prévenir. A une échelle plus réduite, le Mali est membre de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Aussi, un des traités de l’UEMOA stipule que les accords commerciaux que doivent signer les pays membres s’inscrivent dans un cadre commun selon des textes et règles applicables à tous les états. C’est ainsi que par exemple dans le cadre de l’accord de partenariat économique en discussion présentement, c’est à l’échelle sous régionale que les questions relatives à cet accord sont traitées. En définitive, les accords commerciaux signés par les pays pris individuellement deviennent caducs. 2.1.8 Politiques sectorielles en matière d’agriculture, d’élevage et de ressources forestières Au plan agricole, la politique consiste à assurer l’auto suffisance et la sécurité alimentaire des populations. Pour ce faire, les efforts entrepris dans ce domaine consistent à : - Accroître les superficies agricoles, principalement dans les zones de l’Office du Niger où existe un gros potentiel de terres irrigables ; - Constituer des stocks de sécurité alimentaire à travers le pays pour parer à toute menace de famine ; - Instaurer une politique de mécanisation agricole plus poussée, à cet effet, une usine de montage de tracteurs est en cours à Bamako avec l’appui de la coopération indienne ; - Veiller à ce que les prix d’achat des produits soient à la portée des populations ; - Favoriser les échanges entre zones productrices et zones déficitaires. Pour ce qui concerne les produits de rente, l’objectif visé est d’accroître leur part dans la formation du PIB à travers des rendements plus élevés, des accords commerciaux plus étendus et une diversification des partenaires. Au niveau de l’élevage, la politique de développement de ce sous secteur s’inscrit dans les orientations définies dans le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté. L’objectif étant de promouvoir le développement de ce sous secteur dans une perspective de croissance économique durable. Pour atteindre cet objectif, six axes stratégiques majeurs se dégagent à savoir : - L’amélioration de la production et de la productivité du cheptel ; - L’amélioration de la commercialisation, de la transformation et de l’industrialisation ;   68       - Le renforcement des capacités des acteurs du sous secteur de l’élevage ; - Le désengagement de l’Etat dans le cadre de la privatisation et du transfert des compétences ; - Le financement du sous secteur. Dans le secteur de la pêche, quatre axes de programme pour le développement de la pêche et de l’aquaculture ont été identifiés et retenus. Il s’agit du : - Programme d’aménagement des pêcheries et du développement de l’aquaculture ; - Programme d’appui institutionnel ; - Programme de valorisation de la filière poisson ; - Programme d’appui à la recherche halieutique et aquacole ; Les objectifs visés à travers ces plans d’actions sont entre autre de promouvoir l’utilisation rationnelle de toutes les potentialités halieutiques et aquacoles du pays, de renforcer les capacités des administrations chargées de la pêche et de l’aquaculture et des organisations socio professionnelles le tout, appuyer par la création d’un projet de communication pour le changement de comportement. En outre, il est envisagé à travers ces activités de promotion du secteur de la pêche de créer les conditions de la mise en place d’un mécanisme de valorisation et de commercialisation des produits de la pêche au plan interne et externe. Les actions de recherche sont considérées comme une nécessité absolue et y tiennent une place de choix dans cette politique du développement du secteur de la pêche. 2.1.9 Cadre institutionnel, réglementaire et politique pour l’information et la communication Des efforts sont entrepris dans les différents secteurs de l’information et de la communication pour en faire un véritable outil de développement. C’est ainsi que dans le domaine étatique et privé, des structures ont été créées pour capitaliser et propager l’information en direction des populations cibles tant urbaines que rurales. a) Le niveau Etatique : Au plan étatique, il y a le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies qui à pour rôle essentiel de coordonner et de donner les grandes orientations de la politique du gouvernement en la matière. Pour mener à bien sa mission, ce Ministère a mis en place des structures dans chaque secteur de la communication, de l’information et des nouvelles technologies de l’information chargée chacune de la promotion du domaine spécifique qui est le leur. Pour le volet Radio -Télé, il y a l’Office de Radio et Télévision du Mali – (ORTM) qui a pour rôle d’apporter l’information à tout le peuple dans les régions, cercles, villages et hameaux. Pour cela, le secteur radio s’est décentralisé, ce qui a donné naissance aux radios régionales que l’on   69       rencontre à Sikasso, Ségou, Kayes, Mopti. Ces radios régionales, en plus des relais avec la chaîne nationale pour les informations et pour d’autres émissions de portée nationale, ont la latitude d’initier des productions plus adaptées aux besoins locaux. Il est à noter également la présence de la radio rurale qui, comme son nom l’indique, s’adresse presque exclusivement aux populations rurales sur des thèmes de développement comme l’agriculture, la santé, la décentralisation, l’environnement etc. et cela, dans plusieurs langues. Il va s’en dire que les radios régionales dont nous avons parlé sont des partenaires de premier plan de la radio rurale, car c’est par leur biais qu’elle parvient à toucher le plus grand nombre de ruraux. Malgré les efforts faits dans ce domaine, il reste des zones non encore couvertes par la radio nationale Le secteur de la presse écrite est marqué par la présence l’Agence Malienne de Publicité et de la Presse qui est la maison éditrice du quotidien gouvernemental « l’Essor » et d’un journal en langue nationale bambara intitulé Kibaru, en outre elle assure le monopole des campagnes publicitaires à travers les affiches, il exerce un droit de regard sur les autres formes de publicité. Il convient de noter également l’existence de la Maison de la Presse du Mali qui compte aujourd’hui plus de 40 journaux et périodiques, plus de 200 radios de proximité, plus de 11 associations et réseaux de presse, l’ORTM et l’AMAP. Elle est un centre d’information sur les médias au Mali. C’est aussi un centre de documentation, de communication, de formation et de perfectionnement de journalistes. Cette polyvalence fait de la Maison de la Presse le lieu idéal à partir duquel sont conduites l’essentiel des activités en faveur des médias et des journalistes. Au plan des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, le Gouvernement Malien a mis en place le 10 janvier 2005, l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication (AGETIC). Cet outil de promotion des TIC à pour objectif majeur de : o Concevoir, développer et faire entretenir les infrastructures TIC des services publics, parapublics et des collectivités territoriales ; o Veiller à la mise en œuvre de la stratégie nationale dans le domaine des TIC o Elaborer le plan national pour la formation et le renforcement des capacités au sein des services publics, parapublics de l’Etat et des collectivités territoriales. o Appuyer toutes les initiatives visant à l’appropriation des TIC par les couches les plus larges. Dans le domaine particulier de l’information et de la communication du secteur agricole et rural, il existe une stratégie et un plan élaborés à cet effet. Mais non encore appliqué par faute de moyens financiers. Ce document bien élaboré a fait l’état des lieux des moyens d’information et de communication existants dans chaque commune rurale au niveau de chacune des 8 régions du Mali, le diagnostic des besoins et attentes des populations en la matière et aussi le coût de leur réalisation. C’est un document bien riche dont le contenu attend d’être concrétisé. b) Le secteur privé La Société Civile et les organismes au développement disposent de certains organes oeuvrant dans le domaine de l’information, de la communication et des TIC, ainsi on peut citer :   70       L’Union des Radios et Télévision Libres du Mali (URTEL) dont sont membres 206 radios de proximité (associatives, communautaires, confessionnelles, commerciales.) Elle est le point focal de toutes ces radios et sert le plus souvent d’interface entre ses radios membres, l’Etat et les autres partenaires au développement. La télévision privée n’est pas encore à l’ordre du jour au Mali, à part Africable qui est une télévision à vocation africaine Le réseau des communicateurs traditionnels pour le développement au Mali, qui joue un rôle très important dans l’information, la formation et la mobilisation communautaire. Ce réseau à ceci de particulier, qu’il s’adresse aux communautés rurales dans un langage qui est les leur, fait de proverbes, de chants, de contes, de théâtre. Aussi, de nombreuses structures oeuvrant dans le secteur du développement lui font régulièrement appel. Dans le domaine des TIC, Afrilinks qui est soutenu financièrement par l’USAID dispose de près d’une vingtaine de Centres Locaux d’Information et de Communication (CLIC). Il œuvre dans le domaine de la formation et de l’installation technique. La présence de l’Association des Fournisseurs Internet au Mali (AFIM) est également à signaler. 2.2 Profil socio économique Depuis 1992, le Mali a mis en œuvre différents programmes de réformes qui ont permis d’enregistrer des progrès significatifs dans la libéralisation de l’économie, la réduction des déséquilibres macro-économiques et le rétablissement des conditions d’une croissance soutenue. Tableau 11 : Principaux indicateurs économiques et financiers du Mali Montants en milliards de CFA, sauf indications contraires Comptes nationaux 2000 2001 2002 2003 2004 2005 PIB nominal 1 891 2 213 2 285 2 461 2 552 2 828 Taux de croissance du PIB - 3,2 11,8 4,3 7,4 1,5 (7,6) Taux d’inflation annuelle - 0,7 5,2 5,0 - 1,3 - 3,1 < 3 (glissement des indices moyens en %) Investissements financés sur 60,0 61,9 77,6 88,5 88,9 97,5 ressources internes Sources : Commission de l’UEMOA, Comité de convergence et BCEAO, Avril 2005 2.2.1 Démographie La population du Mali était à estimé en 2005 à 11 732 420 habitants avec un taux de croissance démographique de 2,2 %.Présentement elle se chiffre aux alentours de 12,5 millions d’âmes. Cette population est à majorité rurale, environ 73%.Cependant, la croissance de la population urbaine reste plus importante, 4,1% de croissance annuelle contre 1,4% en milieu rural.   71       La structuration de la population est celle d’un pays en voie de développement, à savoir une population jeune dans sa majorité. Le pourcentage par groupe d’âge de la population se présente comme suit : Tableau 12 : Pourcentage par groupe d’âge de la population Groupe d’âge Pourcentage 0 – 14 ans 48,2 15 – 64 ans 48,2 65 et + 3,0 Sources: The World Fatbook CIA; ONU; FAO- 2005 Elle se caractérise aussi par le nombre élevé des femmes ; près de 52% de la population totale et une faible proportion de personnes de plus de 60 ans, expliquant ainsi le faible taux de l’espérance de vie à la naissance qui est de 49 ans pour la population totale (Hommes : 40,5 ans, Femmes : 51ans). Le tableau suivant donne un aperçu de la population en matière d’âge et de sexe : Tableau 13 : Répartition de la population par groupe d’âge et par sexe- 2005 GROUPE HOMMES FEMMES TOTAL D’AGE 0- 4 1 180 525 1 139 124 2 319 649 5- 9 934 949 910 055 1 845 004 10- 14 815 632 774 616 1 590 248 15- 19 568 484 537 467 1 105 951 20- 24 417 476 416 270 833 746 25- 29 326 507 394 736 721 243 30- 34 266 846 350 999 617 845 35- 39 242 309 297 945 540 254 40- 44 215 961 249 904 465 865 50- 54 163 151 166 390 329 541 55- 59 138 069 136 063 274 132 60- 64 112 338 108 982 221 320 65- 69 95 291 93 230 188 521 70- 74 68 200 67 443 135 643 75- 79 39 505 41 845 81 350 80 et + 33 954 35 715 69 669 Sources : Perspectives de la population résidente au Mali 1999-2004, DNSI La population est inégalement repartie dans l’espace avec une forte concentration dans sa partie sud et un faible peuplement dans les régions nord (Tombouctou, Gao , Kidal).   72       Tableau 14 : Répartition de la population du Mali par région et par sexe REGIONS 2004 2005 SEXE SEXE Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total Kayes 781 802 817 844 1 599 646 803 226 840 246 1 643 482 Koulikoro 905 945 922 055 1 828 000 387 403 1 490 692 1 878 095 Sikasso 1 024 408 1 049 947 2 074 355 1 052 481 1 078 719 2 131 200 Ségou 967 701 982 344 1 950 045 994 220 1 008 264 2 002 484 Mopti 850 590 870 309 1 720 919 863 899 894 178 1 758 077 Tombouctou 271 181 283 791 554 972 278 612 291 569 570 181 Gao 225 253 234 045 459 298 231 425 240 459 471 884 Kidal 25 934 23 395 49 329 21 308 29 374 50 682 Bamako 615 824 616 423 1 232 247 645 824 631 193 1 277 017 Total Mali 5 642 704 5 776 778 11 419 482 5 257 090 6 475 330 11 732 420 Source : Direction Nationale des Statistiques et de l’Informatique - DNSI- 2006 2.2.2 Niveau d’alphabétisation et de langues Le taux d’alphabétisation de la population est assez faible, 46,4%. Le taux d’alphabétisation des hommes qui est de 53,5% est supérieur à celui des femmes qui n’est que de 39,6%. La proportion des analphabètes est particulièrement élevée. Seuls près de 24% de la population malienne âgée de 15 ans et plus savent lire un message dans une langue quelconque et seulement 17% savaient lire et comprendre un message en 2001. Huit femmes sur dix (8/10) ne savent ni lire ni écrire, alors qu’elles constituent le moteur essentiel de tout développement humain durable. La question des langues est assez délicate dans la mesure où elle est perçue comme étant la référence incontournable de l’identité culturelle. Au Mali, la situation est caractérisée par la coexistence des langues nationales et du français. La promotion et l’utilisation des langues nationales ont fait l’objet de préoccupation des différents gouvernements et Républiques qui se sont succédés depuis l’indépendance. Différents actes traduisent cette volonté surtout dans les domaines éducatif, institutionnel, médiatique, législatif, emploi et intégration. Mais on assiste à une divergence de points de vue quant à une utilisation comme médium d’enseignement ou comme langues de travail dans les structures administratives et de développement : - Les langues en présence : Les langues ayant le statut de langues nationales par le décret N° 159/PG-RM du 19 Juillet 1982 et la loi N°96-049 du 23 Août portant modalités de leur promotion sont au nombre de (13) treize : - Le bamanankan (bambara) - Le bomu (bobo) - Le bozo (bozo)   73       - Le dogoso (dogon) - Le fulfulde (peul) - Le hasaniya (maure) - Le kasongakango (khassonké) - Le mamara (minianka) - Le maninkakan (malinké) - Le soninké (soninké) - Le songay (songhoï) - Le syenara (sénoufo) - Le tamasayt (tamasheq) Ces langues couvrent différemment le territoire et le nombre de locuteurs natifs en bambara est le plus nombreux (3 510 000 personnes), ensuite vient le Maninkakan ou Malinké (967 000), le Fulfuldé (936 000) et le Soninké (858 000). Le bambara est la langue nationale la plus parlée par la population, 80% de locuteurs. - Les langues d’enseignement : Aucune langue nationale n’a encore le statut de langue officielle. Le Français reste la seule langue officielle du pays même si la plupart des élus, notamment au niveau local ne le maîtrisent pas. Parmi les 13 (treize) langues nationales citées, onze (11) sont instrumentés donc dotées d’alphabet propre et de règles d’orthographe. Il s’agit du Bamanankan, le Bomu, le Bozo, le Dogoso, le Fulfulde, le Kasongakango, le Mamara, le Soninké, le Songay, le Syenara et le Tamasayt. Ces langues sont toutes standardisées, mais cette standardisation semble non comprise par des locuteurs de certaines langues et cela par insuffisance de formation ou d’information. Les onze (11) langues écrites bénéficient du statut de langues d’enseignement. Elles sont utilisées dans l’enseignement formel et l’enseignement non formel concomitamment avec le Français et cela au niveau de l’Education de Base (le primaire). Elles bénéficient du statut de langues enseignées au niveau de l’Enseignement Secondaire et de l’Université. En série Lettres de l’enseignement secondaire, les programmes prévoient l’étude approfondie de deux langues nationales dont le Bamanankan et l’étude de l’alphabet de deux (2) autres. A la faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines, les onze (11) langues instrumentées sont enseignées.   74       Au plan ethnique, le Mali à l’instar des autres pays de la sous région présente une variété. Mais des groupes importants se dégagent dans lesquels la majorité de la population se retrouve et qui sont : La composition ethnique est la suivante : (faute de mot de transition) Tableau 14: Composition ethnique Groupe ethnique Pourcentage Mandé 35% Peuls 17% Soniké 15% Touaregs et Maures 10% Sonraï 6% Sources: The World Fatbook CIA; ONU; FAO- 2005 2.2.3 Accès aux services de base Le Mali est un des pays les plus pauvre du monde. Selon le classement de l’Indice du Développement Humain (IDH) 2004 du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Mali est classé 174ème sur 176 pays. Cela signifie que des efforts restent à faire pour la satisfaction des besoins des populations en services de base qui restent bien en deçà des normes requises. Au plan de la santé par exemple, on estime qu’en 2004, 71% de la population totale avait accès à un centre de santé situé à une distance de 15 kilomètres et en 2005 le pourcentage était de 75%. En 1996, le Département de la santé a lancé l’élaboration d’un plan décennal de développement en adoptant une approche dite « approche programme ». Celle-ci consiste à avoir une vision globale et intégrée du développent sanitaire. Ainsi en juin 1998, le Gouvernement du Mali a adopté le Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social (PRODESS) (1998-2007) et le premier programme quinquennal de ce plan. Ce programme quinquennal 1998-2002 a pour but essentiel d’atténuer la dégradation persistante de l’état de santé de la population malienne. En 2001 le Mali disposait de : • 3 hôpitaux nationaux de 3ème référence, • 6 hôpitaux de 2ème référence • 57 centres de santé de 1ère référence, • 555 CSCOM réalisés • 434 structures privées y compris pharmacies et laboratoires.   75       Les Associations de Santé Communautaire (ASACO) connaissent des difficultés comme : - l’insuffisance d’appui financier des collectivités territoriales résultant du non-paiement de la redevance périnatale par les CSCOM exigée dans les règles de gestion des CSCOM qui doivent annuellement reverser en même temps que les mairies une certaine somme à l’Association de Santé Communautaire (ASACO) ; - le faible taux de fréquentation des CSCOM dans les communes rurales lié aux difficultés de paiement des tickets d’entrée ; - L’élévation de la charge récurrente du personnel du CSCOM ; - le manque d’équipements et matériels de chirurgie (lits, matelas, outils…) ; - Le manque de pédiatre et de techniciens spécialistes (en odontostomatologie par exemple….). Sur le plan assainissement et cadre de vie, la situation est très précaire face à l’incivisme des citoyens et le non respect des prescriptions environnementales telles qu’indiquées par les services d’assainissement, de contrôle des nuisances et de la pollution dont le Ministère de l’Environnement et de l’assainissement est la tutelle. La politique gouvernementale de gestion intégrée des déchets solides et ses objectifs visent la mise en place de moyens adéquats et sans danger pour l'environnement pour l'élimination des déchets et autres facteurs de nuisances de l’atmosphère, des eaux souterraines et de surface…..etc. Les services d’assainissement et de lutte contre les pollutions et nuisances s’occupent de la mise en application et le respect des politiques gouvernementales en matière d'aménagement du territoire (schémas directeurs d’aménagement et plans d’urbanisme), d’environnement, de gestion des polluants, de santé et de sécurité publique, etc. Le phénomène d’urbanisation accélérée de la ville de Bamako et des autres capitales régionales et villes du Mali nécessite une prise en charge plus accrue des déchets et ordures ménagers, boues d’égout, déchets industriels, déchets médicaux. Depuis les années 1992, les jeunes diplômés se sont constitués en GIE (Groupement d’Intérêts Economiques) pour le ramassage d’ordures ménagères dans toutes les grandes villes du Mali. Ceci a contribué à assainir le cadre de vie environnemental.. En matière d’éducation et de scolarisation, au regard des difficultés constatées à l’école (entre autres, l’école n’est pas en phase avec les aspirations des populations), le Gouvernement a organisé, à travers tout le pays des ateliers de concertation sur l’école malienne (1996 - 1997). De ces constats est né le Programme Décennal de Développement de l’Education (PRODEC) en 1998. Il vise à la refondation du système éducatif avec pour finalité : « former un citoyen nouveau, libre, conscient des responsabilités et des obligations d’un membre actif d’une société démocratique respectueux des droits fondamentaux de l’Homme et du Citoyen ».   76       Le taux de scolarisation a connu une évolution remarquable. Il a augmenté de manière continue sur la période 1991- 2003. Cependant, il reste encore bas pour les filles (56,4% pour les filles contre 77,9% pour les garçons en 2003). L’analyse de l’évolution du taux net d’inscription de l’année scolaire 1993/94 à l’année scolaire 2002/03 montre qu’en 2002, 297 807 enfants n’ont pas pu s’inscrire à l’école. En d’autres termes sur 100 enfants âgés de 7ans, seuls 23 arrivent à s’inscrire en 1ère année. Les effectifs par ordre d’enseignement se présentaient comme suit jusqu’en 2005 Tableau 15 : Evolution des effectifs d’élèves par niveau d’enseignement 1996-2004 2000- 01 2001- 02 2002- 03 2003- 04 2004- 05 Préscolaire 25 130 26 104 29 200 35 000 ------ Enseignement 1 318 721 1 425 609 1 531 970 1 677 102 1 822 912 fondamental Enseignement 64 738 66 779 67 433 68 925 70 511 secondaire Enseignement 32 774 37 374 37 898 39 669 ----- technique Enseignement 22 123 22 465 24 790 29 591 32 609 supérieur Sources : Direction Nationale de l’Enseignement - DNE- 2005 Parmi les contraintes scolaires de l’enseignement fondamental, nous pouvant citer parmi tant d’autres : - Le manque de classes ; - L’effectif pléthorique dans les classes ; - Le manque d’enseignants et le manque de matériels didactiques apparaissent dans toutes les écoles (écoles classiques premier et second cycle, écoles communautaires et Medersas). Les contraintes particulières dans les autres cycles d’enseignement peuvent être liées aux facteurs suivants : - Vétusté des bâtiments ; - Absence de clôture ; - Problème de paiement de salaire dans les écoles non formelles où les parents d’élève participent à la prise en charge des enseignants ; - Faiblesse du niveau de formation et de motivation des enseignants (manque de profil pédagogique….). En matière d’énergie et autres services sociaux, la situation n’est guerre brillante malgré les efforts fournis par le département de l’Energie, des Mines et de l’Eau dont l’ambition dans un   77       proche avenir (Horizon 2010) est de fournir l’électricité rurale à 350 villages à partir du programme de l’AMADER (Agence Malienne pour le Développement de l’Energie Domestique et de l’Electrification Rurale). De plus en plus l’utilisation du biocarburant à partir de l’huile de pourghère est en train d’être vulgarisée. De nos jours, le CNESOELER (Centre National de l’Energie Solaire et des Energies Renouvelables) et l’ONG Malifolkecenter ont appuyé l’installation de 10 groupes électrogènes et de plateformes multifonctionnelles fonctionnant à partir de biocarburant. Le partenariat public privé (PPP) dans le domaine de l’électrification rurale est en train de gagner un nouvel essor à partir des contrats de concession et de gestion délégués à des opérateurs privés par l’AMADER. Certaines villes du Mali (Koro, Bla, Douentza…….) bénéficient de l’électricité grâce à cette nouvelle convention entre l’Etat et les opérateurs privés. Les mêmes types de contrat existent entre l’Etat et des partenaires privés pour la gestion de l’eau potable. Cette fois-ci, ce sont les AUEP (Association des Usagers de l’Eau Potable) qui sont les attributaires des contrats de gestion d’eau pour l’approvisionnement régulier des populations en eau potable. Le système de stockage et de distribution à partir de château d’eau alimenté à partir des forages équipés de pompe solaire ou électrique comme moyen d’exhaure permet la satisfaction d’une grande partie des populations rurales moyennant le paiement de redevances (par ravitaillement en seau d’eau, bidons de 20, 50, 100 litres ou de fûts de 200 litres ou même par m 3 d’eau consommée). La disponibilité actuelle de l’eau potable distribuée ne permet plus de couvrir le quotient admis par les normes DNHE (Direction Nationale de l’Hydraulique et de l’Energie) et DIEPA (Décennie Internationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement) défini comme le nombre de la population sur le nombre de forages ou de puits à grand diamètre. Ce rapport détermine le besoin d’eau exprimé par les populations. Il est en général de l’ordre de 400 habitants par forage pour les milieux ruraux. Les tableaux ci-dessous attestent la situation de l’électrification au Mali. Tableau 16 : Taux de desserte en électricité Années Taux de desserte 2001 9,4% 2002 12% 2003 13% 2004 14,13% 2005 15,03% Source : CPS-EDM et DNE, 2005   78       Tableau 17 : Niveau d’accès à divers services Année Nombre de Lignes Nombre d’internautes médecin pour 1000 téléphoniques pour 1 000 pers pers pour 1 000 personnes Fixe Mobile 2004 8 6 30 4 Source : Rapport du IDH – PNUD, 2005 2.2.4 Exode rural vers les zones urbaines La population est à majorité rurale, environ 73%. Cependant, la croissance de la population urbaine reste importante, 4,1% de taux croissance annuelle contre 1,4 % en milieu rural. En 2020, le milieu rural aura une population de 9 295 872 habitants et le milieu urbain, une population de 7 482 068 habitants. Ce qui correspond à un taux d’urbanisation de 44,6% contre 24,6 en 1996 selon le recensement administratif. En 1976, la population rurale représentait 83,2% de la population totale. Elle était de 78,0 % en 1997, la proportion de la population rurale accuse une décroissance continue. Les raisons sont presque identiques à celles que l’on rencontre dans la plupart des pays africains et qui ont pour noms : - Misère et pauvreté du milieu rural - Pression démographique avec pour corollaire, une utilisation intensive des terres agricoles dont les superficies se rétrécissent au fil des ans. - Cette situation est aggravée par un faible usage d’intrants et une pluviométrie très capricieuse, le résultat en est la famine quasi chronique que connaissent plusieurs de nos zones rurales. A cela, on peut ajouter le fait que pour beaucoup de ruraux et principalement, les jeunes, la ville est considérée comme un eldorado où tous les problèmes sont résolus. 2.3 Médias et télécommunications 2.3.1 Journaux, périodiques, radio et télévision a) Journaux La liste des journaux est en constante évolution, de nouveaux titres voient le jours, d’autres déjà existants disparaissent. Le tirage de ces journaux n’est pas précisé dans les différents ours, mais selon nos renseignements le tirage de ces journaux est très fluctuant selon les titres. Pendant que des journaux comme l’Essor, les Echos, l’Info matin, l’Indépendant et le   79       Républicain sont entre 2000 à 3000 exemplaires par jour (Ce sont les plus gros tirages parmi les quotidiens) d’autres se contentent difficilement de 30 à 500 exemplaires par tirage La majorité de cette presse est citadine. En l’absence de toute messagerie, les journaux parviennent très rarement dans les zones rurales. Ils sont visibles dans certaines capitales régionales à travers des correspondants locaux ou dans des points de vente comme les librairies. En ville, on trouve généralement les kiosques à journaux aux abords des grandes artères sous forme de kiosque de fortune et chez les marchands ambulants. Il est à signaler, la présence des journaux en langues nationales qui s’adressent majoritairement aux populations rurales. Ces journaux en langues nationales, des mensuels, sont les seuls à accorder une place importante à l’agriculture dans leurs colonnes. Ce qui contraste avec les autres parutions qui consacrent rarement des écrits sur les aspects agricoles et du monde rural. Au nombre de quatre, seul le journal Jèkabaara (travaillons ensemble) en langue nationale bambanan connait un gros tirage de l’ordre de 30 000 exemplaires par mois Tableau 18 : Liste des journaux, revue et périodiques au Mali TITRES PROPRIETAIRE ADRESSE L'Essor Quotidien d’Etat Square Patrice Lumumba - B.P. 141- Date de création 1961 Directeur : Bamako Tél. : Tél. : (00 223) 222 36 83 Souleymane Télex: (00 223) 222 47 74 DRABO E-mail : info@essor.gov.ml Site : www.essor.gov.ml Le Républicain Directeur : Salif 116 rue 400 dravéla Bolibana - B.P. 1484 Date de création 1992 Koné Bamako - Tél. : 229 09 00 Fax : 229 09 33, E-mail : republicain@cefib.com Info- Matin Directeur : 350 Rue 56 -Bamako-Coura, B.P. E 4020, Date de création 1997 Sambi Touré Bamako-Tél. : 223 82 09 Fax : 223 82 27 E-mail : info-matin@info-matin.com Site : www.info-matin.com Les Echos Directeur : Hamdallaye Av, Cheikh Zayed – Date de création 1989 Alexis Kalambry B.P.2043 Bamako –Tél : 229 62 89 -229 41 83 - 221 45 10 Fax : 229 76 39   80       TITRES PROPRIETAIRE ADRESSE Nouvel Horizon 145 rue 223 - Sogoniko - B.P. 942 - Bamako Date de création 1992 Directeur : - Oumar Sidibé Tél. /Fax : 220 06 91 / 220 85 79 Soir de Bamako Directeur : 45 rue 223 - Sogoniko - B.P. E 4534 - Date de création 1996 Salif Sangaré Bamako Tél. /Fax : 220 06 91 / 220 85 79 L'Indépendant Directeur : Imm. ABK Hamdallaye ACI, B.P. E 1040- Date de création 1994 Saouti Haïdara Bamako -Tél. /Fax : 223 27 27 - 672 21 04 E.mail : independant@cefib.com HEBDOMADAIRE Le Courrier Directeur : 230 Av. C. Zayed Lafiabougou marché Date de création 1996 Sadou A. Yattara B.P. 1258, Bamako - Tél. : / Fax : 229 18 62 / 673 03 59 E-mail : journalcourrier@webmails.com Le Continent Directeur : AA 16 Banankabougou - Sema Date de création 2000 Ibrahima Traoré B.P: E 4338 Bamako Tél. / Fax : 220 57 39 Kabako Directrice : 474 Rue 228 Hippodrome B.P. E 731 (Journal de faits divers) Mme Diaby Bamako- Tél. :221 29 12 -277 78 23 Date de création 1991 Macoro Camara La Nouvelle Tribune Directeur : 635 rue Djoukamady Sissoko - Darsalam (hebdomadaire) Ibrahima Coulibaly Tel. : 222 35 34 / 673 73 23 - Bamako Date de création 2002 Liberté BP: E 24, Imm. Sanogo -Hamdallaye Date de création 1999 Directeur : marché - Abdoulaye Ladji Bamako - Tél. : 229 18 98 - 672 82 77 Guindo Email : ladji.guindo@cefib.com   81       TITRES PROPRIETAIRE ADRESSE Le Canard enchanté (Journal satirique) Directeur : Imm. Koumara, bloc 104, centre Date de création 2002 Oumar BABI commercial -Bamako - Tél. : 673 47 59 Le Patriote Date de création 2000 Directeur: 122 rue 506 Cité des infirmiers, Mahamadou Quinzambougou SANOGO Bamako - Tel. : 673 39 11 / 221 30 L'Inspecteur (Journal satirique) Directeur de la Imm. Nimagala Bloc 262 - 2e étage - B.P. E Date de création 1992 Publication : 4534 - Bamako - Tél. : 672 47 11- 630 92 90 Aly Diarra Email : inspecteurmali@yahoo.fr Le Challenger Directeur : Imm Sahel Construction - Hamdallaye - B.P Date de création 2002 Amadou Beïdy : 1056 Bamako -Tél. : 678 41 01 Haïdara E-mail : rcpd@datatech.toolnet.org L'Analyste Directeur : Im. Moussa Diarra -Rue du Dr Oumar Date de création 2002 Oumar Baba Traoré, Traoré Badialan 3 –Bamako-Tél. : 672 79 83 Le Sphinx 283 Rue 142 – Korofina nord Date de création : 2003 Directrice : Bamako - Tél. : 224 22 43 / 678 54 95- Adama Dramé Aurore 298 Rue 438 Niaréla, B.P : 3150, Bamako, Date de création1990 Directeur : Tél. /Fax : 221 69 22 / 674 19 69 Karamoko N’Diaye Le Malien Rue 497 Porte 277 - Badialan 3 -B.P : E Date de création 1993 Directeur : 1558 Bamako - Tél. : 223 57 29 Fax : 229 Sidi Keita 13 39 E-mail : lemalien2000@yahoo.fr Le Tambour Rue 497, Porte 295 Badialan III - Date de création 1994 Directeur de B.P. E 289 - Bamako -Tél. 222 75 68 /674 Publication : Yéro 59 50 -Fax : 222 75 68 Diallo Email : tambourj@yahoo.fr   82       TITRES PROPRIETAIRE ADRESSE L’observateur Directeur de publication : Belco Tél : 631 31 93 /690 00 42 TAMBOURA MENSUEL Nyéléni Magazine Directrice : Niaréla 298 rue 438, B.P. 13150, Bamako, (Le Mensuel de la femme) Mme Maïmouna Tél. : 229 24 01 - cell : 678 46 39 Date de création : 1991 Traoré Email : Grin-Grin Directrice Hamdallaye Av, Cheikh Zayed - (Magazine mensuel des Maïmouna B.P. 2043 Bamako - Tél. : 229 62 89 - 229 jeunes) Coulibaly 41 83 - 221 45 10 Fax : 229 76 39 -E.mail : Date de création : jamana@malinet.ml Droit de Réponse Directeur Badalabougou-Sema Gesco - Lot S13 - BP Date de création : Boubacar Sangaré : MA 174 Bamako Tél. : 229 04 59 / 277 36 68 Kabaaru (Mensuelle AMAP Siège : Village Kibaru, Bozola, Bamako/Mali d'informations générales en Agence malienne Tél. : (00 223) 222 36 83 Peul) de la presse et de Organe public créé le 10 la publicité Tél. : (00 223) 222 57 67 mars 1983, Télex: (00 223) 222 47 74 E-mail : amap@afribone.net.ml Xibaare AMAP Siège : Village Kibaru, Bozola, Bamako/Mali (Mensuelle d'informations Agence malienne Tél. : (00 223) 222 36 83 générales en Soninké) de la presse et de Tél. : (00 223) 222 57 67 la publicité Télex: (00 223) 222 47 74 E-mail : amap@afribone.net.ml Jèkabaara Organe de la Hamdallaye Av, Cheikh Zayed - (Langue : Bambara) Coopérative B.P. 2043 Bamako -Tél. : 229 62 89 – 229 Date de création : 1er janvier Jamana 41 83 - 1986, 221 45 10 Fax : 229 76 39 -E.mail : jamana@malinet.ml DIBIFARA Directeur Siège : Badialan I, rue 462, (Langue : Bambara) Youssoufou Diallo porte 196 Bamako/Mali Tél : 645 96 22 Date de création : le 8 septembre 2001   83       TITRES PROPRIETAIRE ADRESSE Sira Directrice : 474 Rue 228 - B.P : E 731 Bamako (Revue mensuelle de la Fatoumata Maïga Tél. : 221 29 12 / 678 44 94 femme) Date de création 2003 Source : Maison de la Presse, 2006 b) Radios Dans le secteur de la radio, le Mali connaît une expansion sensible depuis l’avènement démocratique de mars 1991 avec un nombre élevé de 206 radios toutes tendances confondues (communautaires, associatives, confessionnelles). Toutefois, il est important de noter que la radio rurale de Kayes a été créée en 1987 et a commencé à émettre le 1er août 1988 en pleine dictature militaire et ce, grâce à l’effort conjugué de deux ONG italiennes. La grande majorité de ces radios sont regroupées au sein d’une structure nationale dénommée Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL).   84       Tableau 19 : Liste des radios communautaires, associatives, confessionnelles du Mali N° Nom de la Ville Type/Fréquence Responsable Contacts : radio Tél/ Fax/Courriel 1. BAMAKAN BAMAKO Associative 100.00MHZ Alou Badra Koita Tél : +223 222 27 60/6757743 Email : benaliko@yahoo.fr 2. LIBERTE BAMAKO Commerciale 97.7 MHZ Almamy S Touré Tél : +223 223 05 81/6748480 Email : almamysamory@yahoo.fr 3. BENKAN BAMAKO Ass-Cooperative 97.1 Alou Djim Tél :+223 2214602/6726321 MHZ 4. PATROIOTE BAMAKO Commerciale 88.1 MHZ Daouda Coulibaly Tél :+223 224 22 92 5. KAYIRA BAMAKO Associative 104.4 MHZ Dr Oumar Mariko Tél :+223 2248782/6728735 6. JEKAFO BAMAKO Commerciale 100.7 MHZ Dieudonné Dacko Tél :+223 22476 29 7. KLEDU BAMAKO Commercial Jacques Dez Tél :+223 221 00 18 /675 95 16 101.2 MHZ Email :rkledudirect@cefib.com REGION DE KAYES 8. RURALE KAYES Associative 102.2/89.10 Fily Keita Tél :+223 2521476 MHZ Email:keitafily@yahoo.fr 9. GUITAN KAYES Associative 101.70 MHZ Issac Coulibaly Tél :+223 :252 3931 10. TROPIQUE KAYES Communautaire Bandiougou Sacko Tél :+223 :6040293 11. SAHEL KAYES Commerciale 98.2 MHZ Boubacar Tall Tél :+223 :252.21.87 12. SIGUI FM KAYES Associative 104.9 MHZ Ousmane Traoré Tél :+223 :253.13.19 Email :ntchalaky@yahoo.fr 13. NOSTALGIE KAYES Commerciale 94.5 MHZ Cheick Diallo Tél :+223 :253.18.29 14. FM HORIZON KAYES Commerciale 100 MHZ Mahamane Tél :+223 :646 77 09 Coulibaly 15. BAKOYE KAYES Commerciale 88.6 MHZ Alpha BAH Tél : +223.252.17.79/611.74.73 16. MALI SADIO MAHINA Associative 102 MHZ Oumar Barou Keita Tél :+223 :252.19.32/20.29 17. GUIMBAYA MAHINA Commerciale 98.1 MHZ Aliou Doumbia Tél :+223 :688.82.02 18. TANTUDJI MAHINA Associative 102.60 MHZ Moussa Sissoko Tél :+223 : 669 28 84 19. BAFING MANANTALI Associative 101.8 MHZ Sidi Dembélé Tél :+223 :257.60.00 20. JAMANA NIORO Associative101.2 MHZ Daniel Dembélé Tél :+223 2524 04 56/ 637 61 74 21. JAM SAHEL NIORO Communautaire 94.4 Aly Dama Tél :+223 :252.32.62 MHZ   85       Tableau 19 : Liste des radios communautaires, associatives, confessionnelles du Mali N° Nom de la Ville Type/Fréquence Responsable Contacts : radio Tél/ Fax/Courriel 22. SEWA KAN NIORO Associative Aliou N’Diaye Tél :+223 :254.00.73 /74 Cel 698.12.59 23. SAGONE TROUNGOU Commerciale 98 MHZ Salim Kamissoko Tél :+223 252.35.77 MBE 24. JAMANA DIEMA Associative type Souleymane Diarra Tél :+223 254 09 20 coopératif 101.2 MHZ Cel. : +223 694 14 35 25. KURUKAN KITA Associative 92.6 MHZ Djigui Niakaté Tél :+223 257.36.33 / D 257.31.23 698 05 91 26. DJIGUIYA KITA Commerciale 97.1 MHZ Abdoul Kassim Tél :+223 :257.31.00 cercle 257.35.96 /698 0087 Konaté 27. KAYIRA V KITA Associative 104.1 MHZ Mamadou Diarra Tél :+223 257.30.69- 698 05 84 28. FM HORIZON KITA Commerciale 100.5 MHZ Kabinè Keita Tél :+223 :257.33.12 KOSSILAN 29. LE MANDEE KITA Associative 89.7 MHZ Fousseini Bah Tél :+223 : REGION DE KOULIKORO 30. DIONAKAN KOULIKORO Associative 100.4 MHZ Abdoulaye Sega Tél :+223 : 630 85 08 Diabaté 31. JAMANA KOULIKORO Associative type Zié Ibrahim Goïta Tél :+223 :226.23.01/636 83 35 coopératif 101.9 MHZ Email : 32. FASO KANU BANAMBA Communautaire 107.5 Aguibou Coulibaly Tél :+223 226.40.72 - 625.68.35 MHZ 33. MARA-JIGI NIANTJILA Associative Yacouba Diarra Tél :+223 6988212/674 94 20 34. GUEGNEKA FANA Associative Souleymane Tél :+223 :225 33 11 604 12 47 Dembele 35. KOLOMBADA FANA Associative 97.5 MHZ Modibo Macono Tél :+223 :225.32.20 / 622 22 32 Coulibaly 36. BELEDOUGOU KOLOKANI Confessionnelle 98.1 Jacques Diarra Tél :+223 226.60.21 MHZ Emailrbkolokani@afribone.net.ml 37. MARADEME DIOILA Associative 98.3 MHZ Ousmane Oula Tél :+223 :225.60.68 38. JAMAKO DIOILA Communautaire 99.3 Modibo Coulibaly Tél :+223: 225.6138 622 22 32 MHZ   86       Tableau 19 : Liste des radios communautaires, associatives, confessionnelles du Mali N° Nom de la Ville Type/Fréquence Responsable Contacts : radio Tél/ Fax/Courriel 39. MANDE KANGABA Communautaire Sidi Doumbia Tél :+223 902 63 01 40. KAMANDJAN SIBY Associative 99.5 MHZ Mamby Keita Tél :+223 220.33.37/678.36.22 41. DOUNIA FM KATI Associative 92.8 MHZ Boubacar Coulibaly Tél :+223 227.25.01/643.43.83 42. BELEKAN KATI Associative 104.4 MHZ Haby Diallo Tél :+223 227.28.84 /676.42.75 43. JIGI FM KATI Associative 104.4 MHZ Boubacar Traoré Tél :+223 227.22.01 44. PINANA FM Kati Commerciale Ladji Issa Diarra Tél :+223 :639 15 10 45. DJITOUMOU OUELESSEB Confessionnelle 99.5 Daniel Doumbia Tél :+223 265.00.66 OUGOU MHZ 46. BENBAKAN SANAKORO Associative 103.8 MHZ Tél :+223 277.23.24 /62.24/221.27.77 BA 47. Ouagadou- NARA Associatif Moussa Coulibaly Tél :+223 227 6043 Djigui FM REGION DE SIKASSO 48. SIKASSO Commerciale 97.5 MHZ Daouda Mariko Tél :+223 2620.511/672 48 44 KENEDOUGOU Email : radiokene@afribone.net.ml 49. SIKA FM SIKASSO Commerciale 107 MHZ Salim Djimé Soumounou Tél :+223 2620.649 672 49 94 Email: salimdjime@yahoo.fr 50. BENDE SIKASSO Associative 99.5 MHZ Jean Sacko Tél :+223 262.07.90 679 46 84 Email 51. BANIMONOTIE BOUGOUNI Associative 104. MHZ Nènè Coulibaly Tél :+223 265.13.02/676 89 31 52. KAFO KAN BOUGOUNI Communautaire 99.4 Youssouf Sacko Tél :+223 265.12.92/694 48 88 MHZ 53. TERIYA NIENA Communautaire Diakaridia Diallo Tél :+223 2.605 93 72 Email :radioteryaniena@yahoo.fr Rurale BEN-SO KOLONDIEB Communautaire 93.7 Issa TOGOLA Tél :+223 265.10.86 /614 07 36 A MHZ 54. FOLONA KADIOLO Communautaire 94.1 Zana Sylla Tél :+223 2620.650 MHZ 55. DANAYA ZEGOUA Communautaire 95.70 Karim Doumbia Tél :+223 :266 60 94 MHZ   87       Tableau 19 : Liste des radios communautaires, associatives, confessionnelles du Mali N° Nom de la Ville Type/Fréquence Responsable Contacts : radio Tél/ Fax/Courriel 56. YEELEN- FM KADIOLO Confessionnelle 92.50 Soumaila Dagnoko Tél :+223 :2621626 MHZ 57 JAMANA KOUTIALA Associative type Ibrahim Dembélé Tél :+223 637 61 71 coopératif 102.6 MHZ irahimdembele0067@yahoo.fr 58 KAYIRA II KOUTIALA Associative 104.4 MHZ Amadou Mariko Tél :+223 2640.298- 637 62 29 59 YEREDON KOUTIALA Associative 89.5 MHZ Yacouba Konaté Tél :+223 2640.399 - 647 47 33 Email :radioyrdon@yahoo.fr 60 WASSOULOU YANFOLILA Communautaire 95.1 Sidiki Sidibé Tél :+223 265.10.97 MHZ 61 SHIINYEN YOROSSO Associative 104.50 MHZ Pierre Zonou Tél :+223 2.644.048 62 BAYA KANGARE Communautaire 99.1 Salif Traoré Tél :+223 265.02.34 (Sélingué) MHZ 63 JIGIYA ZEGOUA Associative Karim Doumbia 266 60 95/ 931 82 85 REGION DE SEGOU 64 JAMANA SEGOU Associative type Daouda Coulibaly Tél :+223 2320.048 FOKO coopératif 100.8 MHZ Email : radiofoko@hotmail.com 65 SIDO SEGOU Associative 104.3 MHZ Mamoutou Traoré Tél :+223 2320.355 /678 02 22 66 SIKORO SEGOU Associative 106.20 MHZ Moutaph Maiga Tél :+223 232.30.88 / 672.38.45 67 JAMAKAN MARKALA Associative 89.7 MHZ Abdoulaye Sagara S/c Sékou Diancoumba 6742276 227 22 76 68 CESIRI NIONO Communautaire 89. MHZ Mamadou keita Tél :+223 TJESSIRI 69 DELTA FM NIONO Associative 97.50 MHZ Mme Togola Mariam Dia Tél :+223 235.21.52/ 678 09 20 70 BENDOUGOU BLA Communautaire 104.1 Mme Doumbia Nènè Koulé Tél :+223 235.25.05/601.82.82 MHZ 71 PARANA SAN Confessionnelle 100.6 Jean Galbert Tél :+223 :940 50 21 MHZ 72 MANDI MACINA Associative 100.5 MHZ Allaye Pléa Tél :+223 :672 45 17   88       Tableau 19 : Liste des radios communautaires, associatives, confessionnelles du Mali N° Nom de la Ville Type/Fréquence Responsable Contacts : radio Tél/ Fax/Courriel 73 RURALE MACINA Communautaire 91.6 Zallé Vincent de Paul Tél :+223 234.22.36 MHZ 74 TOMO FM KOLONGO 92.6 MHZ Kader TRAORE 2.34.28.54/629.58.82 75 KONONTIE KONOMBOU Communautaire Zoumana Tangara Tél :+223 234.20.15 GOU 91.2 /101.5 MHZ 76 SOUMPOU BARAOUELI Communautaire 92.0 Moïse Keita Tél :+223 934.78.71 MHZ 77 TIMISSA /TO Associative 92.50 MHZ Amadou Diarra 918.58.61 SIGUIDAYIRIW MINIA ASSO REGION DE MOPTI 78 DEBO MOPTI Associative 95.00 MHZ Bayon Diénepo Tél :+223 2430.135 79 JAMANA MOPTI Associative 98.3 MHZ Daniel Dembélé Tél :+223 2430.149 80 SAGHAN MOPTI Associative 91.20 MHZ Nouhoum Konipo Tél :+223 2431192 / 672.67 79 81 DAKAN SEVARE Rurale Associative Zao Ahmed Bamba Tél :+223 42.10.45/672.82.43/63 6.02.40 82 BAGUINE BANDIAGAR Associative 92.9 MHZ Housseiny Saye Tél :+223 2420. 278 / 2420 142 A 83 DIAKA KENE TENINKOU Confessionnelle 90.80 - YEELEN FM MHZ 84 DANDE DOUENTZA Communautaire 107.7 Amadou Maiga Tél :+223 2452.043 /6161290 MHZ 85 SENO BANKASS Communautaire 99. Ernest Damango Tél :+223 .9344437 00 MHZ 86 ORONA KORO Communautaire 106.8 Ousmane sagara Tél :+223 2 441.162 MHZ 87 JAMANA DJENNE Associative type Levy Douyon Tél :+223 2 420.138 / 618 18 20 coopératif 91.0 MHZ REGION DE TOMBOUCTOU 88 BOUCTOU TOMBOUC Communautaire 98.6 Kader Ascofaré Tél : +223 292.11.01/ 292.13.29 TOU MHZ   89       Tableau 19 : Liste des radios communautaires, associatives, confessionnelles du Mali N° Nom de la Ville Type/Fréquence Responsable Contacts : radio Tél/ Fax/Courriel 89 LAFIA TOMBOUC Associative 94.6 MHZ Modibo Keita Tél :+223 292.10.16 TOU 90 JAMANA TOMBOUC Associative type Seïdou Traoré Tél :+223 292.14.20 / 60147 21 TOU coopératif 91 BINGHA DIRE Associative 99.30 MHZ Oumar Cissé Tél :+223 691.28.66/6414422 92 RURALE NIAFUNKE Associative 103.9 MHZ Abdoul KarimYattara « KOOLOL Tél :+223 934 66 45 SOBOUNDOU » 93 JIMBA FM GOUNDAM Associative Ibrahim Touré 94 ISSA BER NIAFUNKE Associative 96.3 MHZ Sekou Maiga Tél :+223 293 40 20 95 ALKHABAR Gourma- Communautaire Ahmed ag Ibrahim Tél :+223 :294 50 02 Rharous 96 ISSALANE BER Communautaire Aboubacrine Idoual Cissé S/C Tél :+223 2820 892 REGION DE GAO 97 AADAR GAO Communautaire 101.7 Moulaye Haidara Tél :+223 605.18.41 MHZ 98 NAATA GAO Communautaire 91.7 Boubacar Adama Cissé Tél :+223 282.03.14 MHZ 99 HANNA GAO Communautaire 94.9 Issa idrissa Tél :+223 2820.491 MHZ 100 AADAR MENAKA Associative 91.9 MHZ Moulaye Haidara Tél :+223 2810.000 101 AADAR ANSONGO Associative 107.8 MHZ Moulaye Haidara Tél :+223 2810.000 102 Communautaire BOUREM Communautaire 92.00 Santao Cissé Tél :+223 685 36 67 MHZ REGION DE KIDAL 103 TISDAS KIDAL Communautaire Assikadaye Waerzagane Tél :+223 285.00.66 104 ADRAR KIDAL Commerciale Dramane Kouyaté Tél :+223 285.00.01 105 TAMASSALAT Tessalit Communautaire Mohamed ag Mahmoud S/C Tél :+223 2820 892   90       Tableau 19 : Liste des radios communautaires, associatives, confessionnelles du Mali N° Nom de la Ville Type/Fréquence Responsable Contacts : radio Tél/ Fax/Courriel 106 R C voix de Inabag Communautaire Cheick ag Dickane S/C Tél :+ 223 2820 892 TIMETRINE 107 Voix de ANAFIS Anefif Communautaire Mamadou Diakité S/C Tél :+223 2820 892 108 TADAMAKAT Essouk Communautaire Sidi Mohamed S/C Tél :+223 2820 892 Source : Union de Radios et Télévision Libres du Mali (Urtel) – septembre, 2007   91       En plus des radios privées, il existe les chaînes publiques composées de la chaîne nationale, de la radio rurale et des stations régionales qui couvrent à elles seules près de 80% de territoire national. Tableau 20 : Radios étatiques Nom de la radio Responsable Adresse Sidiki Konaté Bozola Radio Nationale BP 171 Bamako Mali Tél :00 223 20 21 99 94 www.ortm.org Radio rurale Bamako Gnouma Keita Bozola BP 171 Bamako Mali Tél :00 223 20 21 99 94 Radio régionale de Moussa Hary Maiga Lafiabougou Kayes Kayes Tél :00 223 672 84 48 Radio régionale de Mamary Koné Centre commercial Mopti Mopti Tél :00 223 674 45 48 Radio régionale de Damaké Coulibaly Mancourani Sikasso Sikasso Tél :00 223 672 48 27 Radio régionale de Dougoufana Traoré Quartier Médine Ségou Ségou 00 223 672 47 78 Les heures de diffusion varient d’une radio à une autre. Ainsi, pour ce qui est des radios communautaires, la majorité émet 10 heures par jour, les autres un peu plus. Pour ce qui est des émissions à caractère agricole, toutes les radios ont dans leur grille de programme une émission du genre dont la durée varie entre 30mn et 1heure Ces émissions sont généralement hebdomadaires. Il est à souligner que nombre de radios ont plusieurs émissions qui sont consacrées au monde rural, seulement les contenus diffèrent. Dans le domaine de la télévision, deux chaînes sont fonctionnelles : - La télévision publique qui émet à partir de Bamako et qui s’étend sur environ 80 % du pays et même au-delà car sa présence sur le satellite permet à la grande diaspora malienne de se tenir régulièrement informée de ce qui se passe dans leur pays d’origine ; - Africable qui émet également de Bamako et qui a une vocation africaine. En effet, grâce au satellite, cette chaîne de télévision est suivie quotidiennement par les téléspectateurs de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale   92       Tableau 21 : Chaînes de télévision Nom de la télévision Responsable Adresse Télévision Directeur Général : BP 171 Bamako-Mali nationale Sidiki N’Fa Konaté Tél : 00 223 221 20 19 E.mail : ortm@cefib.com Web : www.ortm.ml Africable Directeur Général : Ismael Sidibé Av de l’OUA BP E2498 –Bamako- Mali Tél: 00 223 220 91 91 E.mail: info@africable.net Web : www.africable.net 2.3.2 Services de télécommunication Au Mali, en matière de téléphonie, on note la présence de deux (02) opérateurs. Il s’agit de : - La Société de télécommunication du Mali (SOTELMA) avec Malitel qui est sa filiale en téléphonie mobile, c’est une société d’Etat, mais en voie de privatisation ; - Orange Mali qui est un opérateur privé. Il faut noter que la venue du deuxième opérateur en 2003 a contribué à l’expansion remarquable de la téléphonie en général et principalement de la téléphonie mobile au Mali. Ainsi, de 2004 à 2005, le nombre d’abonnées est passé de 472 695 à 837 890, soit une augmentation de 77%, Malgré une légère croissance du nombre d’abonnés au téléphone fixe de l’ordre de 15%, il demeure que le secteur de la téléphonie fixe est en perte de vitesse par rapport au Mobile. Les revenus globaux du fixe sont nettement inférieurs à ceux du mobile en 2004, 41,4 milliards de FCFA contre 88,3 milliards de FCFA (62 595 419 euros contre 134 351 145 euros) Tableau 22: Evolution du nombre d’abonnés selon le réseau 2001 2002 2003 2004 2005 Abonnés 23 997 45 974 247 223 406 861 761 986 réseau mobile Abonnés 50 764 56 603 60 975 65 834 75 904 réseau fixe Global 74 761 102 577 308 198 472 795 837 890 Source : Rapport d’activité du comité de régulation des télécommunications (CRT), - 2005   93       Tableau 23 : Nombre d’abonnés par types de services offerts 2004 2005 Téléphone fixe (ligne 65 834 75 904 principale) Cabines publiques 5 986 7 239 Liaisons spécialisées 192 ND Transmission de données 83 69 Sources : données Sotelma- Orange- 2005 Les prix des communications ont connu une baisse allant de 11% à 56% selon les services et les destinations entre 2004 et 2005. La concurrence aidant, les tarifs connaissent une baisse continue. Présentement, ils se présentent comme suit : Tableau 24 : Tarifs de SOTELMA (téléphone fixe) Nature de la Tarifs en TTC / CFA Equivalent en Euro communication Communication Locale entre deux 71 CFCA/ 4 mn 0,108 euros téléphones fixes SOTELMA à Bamako Communication Nationale entre deux régions 142 FCFA/ mn 0,216 euros Communication fixe vers mobile Source : Rapport d’activité du comité de régulation des télécommunications (CRT), 2005 Tableau 25 : Tarifs de SOTELMA-Malitel (Téléphone mobile) Tarif par Euros Tarif par Euros seconde en minute en TTC/ CFA TTC/CFA Réseau interne : 2,16 0,004 119 0,180 Malitel-Malitel National Vers d’autres réseaux 2,16 0,004 119 0,180 mobile Vers Sotelma (Fixe) 1,65 0,003 95 0,151 Vers l’Afrique 2,5 0,004 150 0,229 International Reste du monde 3,30 0,005 198 0,302 Réseau satellitaire 31,33 0,047 1 880 2,870 Vers Malitel 20 0,030 20 0,003 SMS Vers d’autres réseaux 30 0,045 30 0,045   94       Tarif par Euros Tarif par Euros seconde en minute en TTC/ CFA TTC/CFA Vers international 50 0,007 50 0,007 Source : Rapport d’activité du comité de régulation des télécommunications (CRT), 2005 Tableau 26 : Tarifs de Orange Mali (Téléphone mobile) FCFA TTC/mN Euros National Vers réseau orange 129 0,196 Vers d’autres réseaux 150 0,229 International Afrique 150 0,229 Reste du monde 198 0,302 Source : Rapport d’activité du comité de régulation des télécommunications (CRT)- 2005 2.3.3 Ordinateurs et Internet En dehors de SOTELMA et d’Orange Mali qui possèdent un rayon de couverture très large, il existe d’autres fournisseurs qui ont une portée limitée, se cantonnant essentiellement à Bamako et dans quelques villes de l’intérieur. On peut citer Afribone, Cefib, Datatech qui se sont regroupés au sein de l’Association des Fournisseurs d’Internet au Mali (AFIM). En l’absence de chiffres officiels, le nombre d’internautes est estimé à 50 000 personnes. Quant aux prix de connexion à Internet, ils se présentent de la manière suivante : a) Malitel (ADSL) L’évènement de l’ADSL est le fait de Malitel. Présentement cette technologie est présente à Bamako, mais aussi dans certaines villes de l’intérieur comme Kayes, Sikasso et Ségou. Pour une connexion permanente de 128 kbit/s, le coût s’élève à 120 000 CFA (180 euros) pour l’installation et 30 000 CFA/j (45,80 euros). Au niveau de Orange Mali, les tarifs de la connexion à Internet sont les suivants : Tableau 27 : Tarifs connexion Internet Orange Mali Mise ne 49 000 CFA soit 74,80 euros service TTC Abonnement 1 mois Euro 3 Mois Euro 6 mois Euro 12 mois Euro TTC 37 500 57,25 108 000 164,885 198 000 302,30 360 000 549,60 Prix de 37 500 57,25 36 000 54,96 33 000 50,38 30 000 45,80 revient mensuel Source : Rapport d’activité du comité de régulation des télécommunications (CRT), 2005   95       Annexe III : Profil des institutions 3.1 Liste générale des institutions présentes dans le secteur de l’agriculture et du développement rural. A. MEDIAS a) Liste des journaux TITRES PROPRIETAIRE ADRESSE TYPE ROLE QUOTIDIEN L'Essor Quotidien d’Etat Square Patrice Lumumba - OFF INF Date de création Directeur : B.P. 141- 1961 Souleymane Bamako Tél. : Tél. : (00 223) DRABO 222 36 83 Télex: (00 223) 222 47 74 E-mail : info@essor.gov.ml Site : www.essor.gov.ml Le Républicain Directeur : Salif 116 rue 400 Dravéla Bolibana PRV INF Date de création Koné - B.P. 1484 1992 - Bamako - Tél. : 229 09 00 / Fax : 229 09 33, E-mail : republicain@cefib.com Info-Matin Directeur : Sambi 350 Rue 56 - Bamako-Coura, PRV INF Date de création Touré B.P. E 4020, Bamako, Tél. : 1997 223 82 09 - Fax : 223 82 27 E-mail : info-matin@info- matin.com Site : www.info-matin.com Les Echos Directeur : Alexis Hamdallaye Av, Cheikh PRV INF Date de création Kalambry Zayed - 1989 B.P. 2043 Bamako –Tél : 229 62 89 - 229 41 83 - 221 45 10 Fax : 229 76 39 Nouvel Horizon Directeur : Oumar 145 rue 223 - Sogoniko - B.P. PRV INF 942 - Bamako -   96       Date de création Sidibé Tél. /Fax : 220 06 91 / 220 85 1992 79 Soir de Bamako Directeur : Salif 45 rue 223 - Sogoniko - B.P. PRV INF Sangaré E 4534 - Bamako Date de création Tél. /Fax : 220 06 91 / 220 85 1996 79 L'Indépendant Directeur : Saouti Imm. ABK Hamdallaye ACI, PRV INF Haïdara B.P. E 1040- Bamako - Date de création Tél./Fax : 223 27 27 - 672 21 1994 04 E.mail : independant@cefib.com HEBDOMADAIRE PRV INF Le Courrier Directeur : Sadou 230 Av. C. Zayed A. Yattara Lafiabougou marché Date de création B..P. 1258, Bamako - 1996 Tél. : / Fax : 229 18 62 / 673 03 59 E-mail : journalcourrier@webmails.c om Le Continent Directeur : Ibrahima AA 16 Banankabougou - PRV INF Traoré Sema Date de création B.P: E 4338 Tél. / Fax : 220 2000 57 39 Kabako Directrice : Mme 474 Rue 228 Hippodrome PRV INF (Journal de faits Diaby Macoro B.P. E 731 Bamako- Tél. divers) Camara :221 29 12 -277 78 23 Date de création 1991 La Nouvelle Tribune Directeur : Ibrahima 635 rue Djoukamady PRV INF (hebdomadaire) Coulibaly Sissoko - Darsalam Date de création2002 Tel. : 222 35 34 / 673 73 23 - Bamako Liberté Directeur : BP : E 24, Im. Sanago - PRV INF Abdoulaye Ladji Hamdallaye marché - Date de création Guindo Bamako - Tél. : 229 18 98 - 1999 672 82 77   97       Email : ladji.guindo@cefib.com Le Canard enchanté Directeur : Oumar Imm. Koumara, bloc 104, PRV INF (Journal satirique) BABI centre commercial -Bamako - Tél. : Date de création 673 47 59 2002 Le Patriote Date de création 122 rue 506 Cité des PRV INF 2000 infirmiers, Quinzambougou Directeur : Bamako - Tel. : 673 39 11 / Mahamdou 221 30 SANOGO L'Inspecteur Directeur de la Imm. Nimagala Bloc 262 - 2e PRV INF (Journal satirique) Publication : Aly étage - B.P. E 4534 - Date de création Diarra Bamako - Tél. : 672 47 11- 1992 630 92 90 Email : inspecteurmali@yahoo.fr Le Challenger Directeur : Amadou Imm Sahel Construction - PRV INF Beïdy Haïdara Hamdallaye Tél. : 678 41 01 Date de création - B.P : 1056 Bamako 2002 - E-mail : rcpd@datatech.toolnet.org L'Analyste Directeur Oumar Im. Moussa Diarra -Rue du PRV INF Baba Traoré Dr Oumar Traoré, Date de création Badialan 3 - Tél. : 672 79 83 2002 Le Sphinx Directrice : Adama 283 Rue 142 – Korofina nord PRV INF Date de création : Dramé Bamako - Tél. : 224 22 43 / 2003 678 54 95- Aurore Directeur : 298 Rue 438 Niaréla, B.P : PRV INF Date de création1990 Karamoko 3150, Bamako,   98       N’Diaye Tél./Fax : 221 69 22 / 674 19 69 Le Malien Directeur : Sidi Rue 497 Porte 277 - PRV INF Keita Badialan 3 -B.P : E 1558 Date de création Bamako - Tél. : 223 57 29 1993 Fax : 229 13 39 E-mail : lemalien2000@yahoo.fr Le Tambour Directeur de la Rue 497, Porte 295 Badialan PRV INF Publication : Yéro III - Date de création Diallo B.P. E 289 - Bamako - Tél. 1994 222 75 68 / 674 59 50 - Fax : 222 75 68 Email : tambourj@yahoo.fr L’observateur Belco TAMBOURA Tél : 631 31 93 PRV INF 690 00 42 MENSUEL Nyéléni Magazine Directrice : Mme Niaréla 298 rue 438, B.P. PRV INF (Le Mensuel de la Maïmouna Traoré 13150, Bamako, femme) Tél. : 229 24 01 - cell : 678 46 Date de création : 39 1991 Email : Directrice : Hamdallaye Av, Cheikh PRV INF Grin-Grin Maïmouna Zayed - (Magazine mensuel Coulibaly B.P. 2043 Bamako - Tél. : des jeunes) 229 62 89 - 229 41 83 - 221 45 10 Fax : 229 76 39 E.mail : jamana@malinet.ml Directeur : Badalabougou-Sema Gesco - PRV INF Droit de Réponse Boubacar Sangaré Lot S13 - BP : MA 174, Tél. : 229 04 59 / 277 36 68 – Bamako Kabaaru AMAP Siège : Village Kibaru, OFF INF (Mensuelle Agence malienne Bozola, Bamako/Mali d'informations de la presse et de Tél. : (00 223) 222 36 83 générales en Peul) la publicité Tél. : (00 223) 222 57 67   99       Organe public créé le Télex: (00 223) 222 47 74 10 mars 1983, E-mail : amap@afribone.net.ml Xibaare (Mensuelle AMAP Siège : Village Kibaru, OFF INF d'informations Agence malienne Bozola, Bamako/Mali générales en de la presse et de Tél. : (00 223) 222 36 83 Soninké la publicité Tél. : (00 223) 222 57 67 Télex: (00 223) 222 47 74 E-mail : amap@afribone.net.ml Jèkabaara Organe de la Hamdallaye Av, Cheikh PRV INF créé le 1er janvier Coopérative Jaman Zayed - 1986, Langue : B.P. 2043 Bamako - Tél. : Bambara, 229 62 89 - 229 41 83 - 221 45 10 Fax : 229 76 39 - E.mail : jamana@malinet.ml DIBIFARA Directeur Siège : Badialan I, rue 462, PRV INF Date de création : le Youssoufou Diallo porte 196, Tél : 645 96 22 8 septembre 2001 Bamako/Mali , Langue : Bambara Sira Directrice 474 Rue 228 - B.P: E 731 PRV INF Fatoumata Maïga Bamako (Revue mensuelle Tél. : 221 29 12 / 678 44 94 de la femme) Date de création 2003 Source : Maison de la Presse - 2006 b) Radio Etatique Nom de la radio Responsable Adresse Type Rôle Radio Nationale Sidiki Konaté 00 221 20 19 PUB INF Radio rurale Gnouma Keita 00 223 221 2019 PUB INF Radio régionale de Moussa Hary Maiga 00 223 672 84 48 PUB INF Kayes   100       Nom de la radio Responsable Adresse Type Rôle Radio régionale de Mamary Koné 00 223 674 45 48 PUB INF Mopti Radio régionale de Damaké Coulibaly 00 223 672 48 27 PUB INF Sikasso Radio régionale de Dougoufana Traoré 00 223 672 47 78 PUB INF Ségou c) Télévision Nom de la Responsable Adresse Type Rôle télévision Télévision nationale Manga Dembélé BP 171 Bamako PUB INF Mali Tél : 00 223 221 20 19 E.mail : ortm@cefib.com Web : www.ortm.ml Africable Ismael Sidibé Av de l’OUA PRV INF BP E2498 Bamako Tél: 00 223 220 91 91 E.mail: info@africable.net Web : www.africable.net d) Structures et associations Nom Sigle Responsable Adresse Type Rôle Union de Radio URTEL Isaie Somboro BPE 1583 Bamako RGL INF et Télévision Mali Libres Tél : 00 223 672 08 67 E.mail :urtel@afribone.net.ml Maison de la MP BP E 2456 RGL INF presse Porte 19 Makan Koné Rue 617 Darsalam Bamako   101       Nom Sigle Responsable Adresse Type Rôle Tél : 00 223 22 19 15 Fax : 00 223 223 54 78 Maison d’Edition --- Hamidou Avenue Cheik Zayed PRV INF Jamana Konaté Porte 2694 Hamdallaye BP2043 Bamako Tél : 00 223 229 62 89 Fax ; 00 223 229 76 39 Réseau des --- Adama BP 42 Fana RGL INF Télécentres SOUMARE Mali Communautaires Tél : 00 223 679 98 68 du Mali 00 223 614 83 93 adamasoumare@hotmail.com soumare.adama@gemail.com Réseau des --- Ben Chérif ACI 2000- Hamdallaye RGL VUL communicateurs DIABATE Rue 400- Porte235 traditionnels Tél : 00 223 674 46 05 Cinéma CNA Mme Kadidia Tél : 00 223 610 05 72 AUT VUL numérique Sidibé E .mail : bamako@c-n-a.org ambulant e) Téléphonie et Internet Nom Sigles Responsable Adresse Type Rôle AGETIC Sidy Moulaye AGETIC VUL Agence Nationale Haïdara BP E 5467 de Technologies de Bamako l’Information et de Tel : 00 223 229 54 18 la Communication E.mail :dg@agetic.gov.ml Comité de CRT Modibo BP 2006 Bamako OFF REG Régulation des Camara Mali télécommunications Tél : 00 223 14 90 E.mail :   102       Nom Sigles Responsable Adresse Type Rôle mscamara@sotelma.ml - Alioune BP E 3991 PRV AUT Orange Mali N’diaye Bamako Tel : 00 223 49990 00 Web : www .orangemali.com Société de Sotelma/ Malitel Lassana BP 740 PUB AUT Télécommunication N’diaye Bamako du Mali Tél : 00 223 52 80 Fax : 00 223 30 22 Web : www.sotelma.ml CEFIB Oumar Tél 00 22340 42 00 PRV AUT Traoré webmaster@cefib.com Datatech Oumar Datatech@datatech.com PRV AUT Berthé Afribone - BP E 449 Bamako PRV AUT Mali Bamako contact@afribone.net   103       B. INSTITUTIONS PUBLIQUES N° Nom Sigle Responsable Contact Type Rôle 1 Ministère de l’Agriculture --- Tiémoko Sangaré BP 61 Bamako GOV PP Tél : 00 223 222 29 79 2 Direction Nationale de l’Agriculture DNA Abdoulaye Maïga BP 1098 Bamako GOV RUR Tél : 00 223 222 28 77= Moussa Hary BP 37 Kayes GOV RUR Maiga tél : 00 223 252 13 55 3 E.mail : dramrkayes@timbagga.com. ml DRA ----- BP 13 Koulikoro GOV RUR Tél : 00 223 220 20 13 Directions Régionales de dramrkoulikoro@afribone.net l’Agriculture .ml Seydou Keita BP 11 Sikasso GOV RUR Tel / Fax: 00 223 262 00 36 Email : dramrsikasso@afribone.net. ml Diawara BP 120 Ségou GOV RUR Tél:00 223 232 00 61 Diaby Cheik RN 6 – Cité ODEM GOV RUR Sidya Tél/fax: 00 223 242 0150   104       N° Nom Sigle Responsable Contact Type Rôle Traoré BP 65 Tombouctou GOV RUR Tel/fax: 292 10 42 E.mail: dra-6-T@yahoo.fr Maiga BP 74 Gao- GOV RUR Tél/fax: 00 223 282 02 41 Modibo Diarra Kidal- Tél: 00 223 285 01 03 GOV RUR “Boubacar BP 3183 Bamako GOV RUR Konaré Tél:00 223 4 Institut de l’Economie Rurale IER Tiene Baba BP: GOV RD 5 Office de la Haute vallée du Niger ----- ----- BP 178 Bamako OFF PP Tél : 222 40 64 6 Programme de Compétitivité et de PCDA 03 BP 228 Bamako 03 OFF PP Diversification Agricoles Tel :00 223 222 11 25 Email : pcda@pcda-mali.org www.pcda-mali.org 7 Direction Nationale du génie rurale DGNR ----- BP 155 Bamako GOV RUR Tél : 00 222 26 05 E.mail : dgnr@afribonemali.net 8 Observatoire du Marché Agricole OMA Salif Diarra BP 5589 BamakoTél : AS-P INF 00 223 221 40 73www.oma.org 9 Centre National de Recherche ----- CNRA PUB RD   105       N° Nom Sigle Responsable Contact Type Rôle Agricole BP E 1911 Bamako Tél : 00 223 222 71 65 E.mail: cnra@cnra-mali.org 10 Ministère de l’Elevage et de la ---- Diallo BP 3634 BamakoTél : 222 GOV PP Pêche Madeleine Bah 69 19 11 Direction nationale de la pêche DNP Madi Keita BP 275 Bamako GOV PP (Directeur Tél : 222 20 67 Adjoint) 12 Ministère de l’environnement et de ---- Aghatam Ag BP 1634 Bamako GOV PP l’assainissement Alassane Tel : 00 223 229 51 68 Fax : 00 223 229 51 70 13 Secrétariat Technique Permanent STP/ CIGQE ---- BP 311 Bamako GOV REG du Cadre institutionnel de Tél :00 223 223 10 74 la gestion des questions environnementales 14 Direction nationale de la DNCN ------ BP 275 Bamako GOV PP conservation de la nature Tél : 00 223 36 95 15 Programme Fonds de FODESA Fatogoma Diarra Tel : 00 223 220 73 91 AUT RUR développement en zone BP E 4610 Bamako sahélienne 16 Gestion durable du bétail ruminant ------- Yacouba Samaké ---------- RGL RUR en Afrique de l’Ouest 17 Initiative de sécurité alimentaire ISAG II Ahmed Moussa S/C Africare ONG RUR   106       N° Nom Sigle Responsable Contact Type Rôle N’game Tel : 00 223 293 20 81 18 Programme d’appui à la PACOGERE Yacouba Deme E.mail ydeme@neareast.org ONG RUR conservation et gestion de ressources naturelles 19 Programme d’Appui aux PACT Dirk Bekte BP 100 Bamako AUT FIN Collectivités Territoriales Tél : 00 223 52 56 E.mail :coordination@gtz- pact.org 20 Programme Mali nord ---- --- BP 100 Bamako AUT FIN 21 Ministère de l’économie, de ---- Mme Bah GOV PP l’industrie et du commerce Fatoumata 22 Direction nationale du commerce ---- Route de Sotuba GOV PP et de la concurrence BP 201 Bamako 23 Ministère de la communication et --- Diarra Mariam GOV PP des nouvelles technologies Flantié Diallo 24 25 Cellule de planification et de ---- Bah BP : 2357 Bamako GOV PP statistiques des ministères de Tél : 00 223 221 72 20 l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’environnement 26 Commissariat à la sécurité ---- Lansry Nana ACI 2000 Lafiabougou PUB AUT alimentaire Haïdara BP E 5652 Tél : 00 223 229 15 36 E.mail ; csa@cefib.com 27 Office du Niger ---- ---- BP 106 Ségou OFF RUR   107       N° Nom Sigle Responsable Contact Type Rôle 28 Institut de Formation Rurale de IPR ---- BP 6 EDU FRM Katibougou Koulikoro Mali 29 Bibliothèque nationale Mamadou K Kéita BP 4473 Bamako Tél : OFF AUT 00 223 229 74 23 Fax : 00 223 223 93 96 30 Compagnie malienne de CMDT Ousmane Amion PUB AUT développement textile Guindo C. Liste des Organisations N° Nom Sigle Responsable Contact Type Rôle 1 Fédération FENAFER Madame Diarra BP 05 AS-F RUR nationale des Aminata Diarra Koulikoro associations Mali des femmes Tél : 00 223 638 38 rurales du Mali 48 2 La fédération FENAJER Région de Gao AS-J RUR des jeunes ruraux du Mali Tél du président :00 223 649 07 02 FENAJER- Mali   108       N° Nom Sigle Responsable Contact Type Rôle 3 Assemblée APCAM Bakary Togola Square Patrice AUT VUL Permanente Lumumba des chambres BP 3299 Bamako d’Agriculture Mali Tél : 00 223 222 87 25 Fax : 00 22287 37 4 8 Chambres CRA Square Patrice AUT VUL régionales Lumumba d’agriculture BP 3299 Bamako Mali Tél : 00 223 222 87 25 Fax : 00 22287 37 Association des APRAM --- Tél 229 26 70 pêcheurs 5 résidents au Mali 6 Coordination CAFO Traoré Oumou BPE 194 ONG AUT des Touré Tel : 00 223 74 74 associations et ONG féminines du Mali 7 Conseil de CCA -Ong --- BP E 3216 concertation et Bamako d’appui des Tél :220 92 51 ONG 8 Kafo Jiginew - Alou Sidibé BP 47 Koutiala BNQ FIN   109       N° Nom Sigle Responsable Contact Type Rôle Mali 9 Niesigiso BNQ FIN 10 Programme PASAOP Abdoulaye BP 61 Bamako AUT RUR d’Appui aux Touré Services Tél : 00 223 222 29 Agricoles et aux 79 Organisations Paysannes 11 Programme PNIR - BP 61 Bamako AUT RUR national Tél : 00 223 222 29 d’infrastructures 79 rurales 12 Institut du sahel - BP 1530 Bamako RGL RD Tel : 00 223 222 21 48 13 Fonds des FAO Moustapha Route de Koulouba RGL VUL Nations unies Alassane BP 1820 Bamako pour Tel : 00 223 222 65 l’agriculture 76 Fax : 00 223 222 36 46 E.mail :fao- mali@field.fao.org 14 Organisation UNESCO Juma Shabani BP E 1763 RGL AUT des nations Bamako unies pour la Tél : 00 223 223 34 science et la 92 culture E.mail :   110       N° Nom Sigle Responsable Contact Type Rôle bamako@unesco.org 15 Banque - Alassane BP 1864 RGL AUT Mondiale- Mali Diawara Bamako Mali 16 Programme des PNUD Nations Unies pour le Développement Signification des abréviations Type Rôle AS-P Association paysanne (y compris les coopératives) VUL Vulgarisation et animation AS-F Association féminine INF Services d’information AS-J Association de jeunes FIN Service financier BNQ Banque ou organisme de crédit PP Politique et planification CCI Chambre de commerce et d’industrie SP-X Secteur privé – Exportateur (produits frais, congelés CNF Groupe confessionnel et séchés) EDU Éducation/enseignement SP-M Secteur privé – Produits manufacturés (tanneur, GOV Département/service ministériel embouteilleur, raffineur, torréfacteur) ONG Organisation non gouvernementale PS-P Secteur privé – Producteur (commerce agricole, PRV Entreprise/société privée société de pêche) RGL Organisme/réseau/projet régional PS-F Secteur privé – Fournisseur (produits chimiques, OFF Organisme officiel/collectivité équipements, semences) PUB Entreprise publique R&D Recherche et développement AUT Autre REG Réglementation (mise en conformité, normes) FRM Formation (niveau secondaire, supérieur et professionnel) COM Commerce et vente (y compris la recherche de débouchés) RUR Développement rural AUT Autre   111       3.2 Liste sélective des institutions Nom de l’institution : Observatoire du marché agricole Définition de missions et des objectifs : Collecter, traiter et diffuser des informations statistiques, réglementaires et autres sur tous les facteurs qui influencent la formation des prix pratiqués sur le marché agricole. Domaine d’expertise : - Collecte, traitement et diffusion d’informations - Formation sur les NTIC - Publication de bulletins Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau etc. à titre permanent et temporaire) : - 33 personnes à temps plein - 10 contractuels Filiales et représentations : - 25 unités locales de collecte et de diffusion Budget annuel : 165 000 000 CFA (251 908 euros) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Etat - Programme de restauration du marché céréalier (PRMC) Programme/ Projet mis en œuvre : - Système national de collecte, de traitement et de diffusion sur les informations agricoles composé d’enquêteurs. - Système de transmission des informations par SMS Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Acteurs du marché agricole - Producteurs - Commerçants - Consommateurs - Institutions Degré d’inter action avec le CTA : Magazine, Spore, Séminaires, publication, formation - Partenariat de avec CTA depuis 2004 Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) :   112       Nom de l’institution : Observatoire du marché agricole - CEDEAO - CILSS - FAO - CTA - Système de collecte d’informations agricoles des autres pays - Ministère de l’agriculture Comment les besoins d’information sont ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Par les institutions citées plus haut. - Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Informations sur les foires commerciales - Informations sur les cours mondiaux de certains produits comme le riz, le blé Type ou format : Site web ou support électronique, magazines spécialisés, réseaux divers Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Acquis : Transmission des informations par téléphones portables couplés à l’ordinateur Contraintes : - Volume de travail élevé par rapport à un nombre réduit d’enquêteurs - Insuffisance de compétences en matière d’analyse prospective à moyen et long terme - Difficulté de diffuser les informations sur les prix des produits agricoles à la télévision nationale en raison du coût élevé. - Nombre insuffisant de téléphones portables et d’ordinateurs. Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Cette institution évolue dans un domaine intéressant, à savoir la collecte, le traitement et la diffusion d’information sur le marché agricole. Cette institution vient de tester avec succès un système utilisant à la fois le téléphone portable et Internet dans la transmission et la diffusion de par son réseau d’enquêteurs, elle est présente sur tout le territoire et même dans les parties les plus éloignées. L’observatoire du marché agricole est en partenariat avec le CTA depuis 2004.   113       Nom de l’institution : Kafo Jiginew – Institution de micro finance Définition de missions et des objectifs : Mission :- Collecte de l’épargne et distribution du crédit Objectif :- Rendre des services financiers aux couches de la population qui n’ont pas accès au crédit bancaires. Domaine d’expertise : Financement des producteurs de coton Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau etc. à titre permanent et temporaire) : - 252 permanents - 26 administrateurs bénévoles Filiales et représentations : - 5 représentations dans les régions CMDT Budget annuel : Non communiqué Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Dépôts collectés auprès des épargnants - Refinancement bancaire Programme/ Projet mis en œuvre : - Mise en réseau des différentes caisses interconnectées avec les NTICs Groupe cible (nombre réel ou estimé) : 237 000 membres Degré d’inter action avec le CTA : Néant Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Banque de la place - Organismes de micro finances du Mali - CMDT - Organismes de micro finance dans la sous région - Lux Développement Comment les besoins d’information sont ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Journaux - Internet - Réseau de micro finance - Banques - Partenaires divers   114       Nom de l’institution : Kafo Jiginew – Institution de micro finance Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Techniques de création d’un journal en langue nationale pour les populations de la zone cotonnière qui est fortement alphabétisée. Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Inter connexion des différentes caisses en réseau - Dispose de plusieurs bases de données - Contraintes : Manque de techniques d’édition d’un journal en langue nationale Pourquoi avoir sélectionné cette institution : C’est le premier réseau de la micro finance au Mali qui s’est implantée non pas en ville mais en pleine en zone cotonnière. Autres observations ; Néant Nom de l’institution : Fédération des télécentres du Mali - FETEMA Définition de missions et des objectifs : Mission : - Soutien technique aux télécentres communautaires - Améliorer la qualité des services fournis aux communautés par les Collecte de l’épargne et distribution du crédit Objectif : - Rendre des services financiers aux couches de la population qui n’ont pas accès au crédit bancaire. Domaine d’expertise : TIC - Radios - Réseautage - Formation Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau etc. à titre permanent et temporaire) : - En projet : Recrutement de 8 personnes (Personnel de bureau) Filiales et représentations : 80 Télécentres communautaires membres dans les 8 régions Budget annuel : Néant   115       Nom de l’institution : Fédération des télécentres du Mali - FETEMA Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Cotisations - Activités diverses Programme/ Projet mis en œuvre : - Formation des gérants des télécentres communautaires sur les techniques de gestion Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Bénéficiaires des œuvres des télécentres Degré d’inter action avec le CTA : FETEMA reçoit Spore et les publications CTA Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - IICD - USAID - HKI - Unesco - KFW Comment les besoins d’information sont ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Les mairies - Les ministères - ONG - Partenaires techniques et financiers Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Exploitation des logiciels - Entretiens des ordinateurs - Développement et financement des programmes - Gestion de l’information au sein de l’organisation Type ou format : Internet, sites web, brochures et fiches techniques, magazine Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Contraintes : - Coût élevé de la connexion Internet et du matériel informatique - Insuffisance de formation des gérants des télécentres Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Compte tenu de la percée que connaît ce nouvel outil de communication qu’est Internet dans les zones rurales, cette institution est un des partenaires qui jouera très prochainement un rôle très important dans la collecte et la diffusion de l’information agricole   116       Nom de l’institution : Fédération des télécentres du Mali - FETEMA Autres observations : À considérer comme un nouveau partenaire au Mali Nom de l’institution : Office du Niger Définition de missions et des objectifs : Mission :- Assurer le développement intégral de la zone de l’Office du Niger. Domaine d’expertise : - Gestion de l’eau - Conseil rural - Gestion des terres - Transferts de données - Etudes Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau etc. à titre permanent et temporaire) : - 500 travailleurs à temps plein - 254 encadreurs techniques - Filiales et représentations :23 000 exploitations - 150 associations villageoises - 2500 organisations d’exploitants. - Annexe à Bamako Budget annuel : 4 milliards de FCFA soit environ 6.106 870 euros Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Différentes prestations et redevances Programme/ Projet mis en œuvre : Mise en place d’une unité de TIC avec un personnel bien formé et avec l’appui de la coopération française. Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - 23 000 exploitations - 150 associations villageoises - 2500 organisations d’exploitants - 2 syndicats Degré d’inter action avec le CTA : Reçoit Magazine Spore et Les Publications CTA   117       Nom de l’institution : Office du Niger Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Ministères - Organisations paysannes - Chambres d’agriculture Comment les besoins d’information sont ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Internet - CTA - Organisations paysannes - Ministères - Radios et télévision - Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Problèmes liés à l’agriculture (brochures, publication site web) - Foires commerciales (Site web) - Développement et financement des programmes (Site Web, rencontres divers, réseaux) - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement (site web, publications diverses - Techniques post récoltes. (Magazines, fiches techniques) - Données relatives aux marchés Site Web, Publications Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Acquis : Réseau internent performant Problèmes : Difficulté de conservation de la documentation par la technique de numérisation Capitalisation et diffusion des connaissances jusqu’aux populations à la base Pourquoi avoir sélectionné cette institution : A cause de son importance dans le secteur agricole au Mali. Autres observations : Il existe un début de collaboration avec CTA qui entend d’être renforcé.   118       Nom de l’institution : Fédération nationale des associations de femmes rurales (FENAFER) Définition de missions et des objectifs : - Augmenter la production agro sylvain pastorale de ses membres - Informer et former les associations membres - Sensibiliser les membres sur leurs droits et devoirs Domaine d’expertise : - Encadrement - Sensibilisation - Formation Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 3 personnes – permanents Filiales et représentations : - 8 Associations régionales des femmes rurales - 47 délégations locales au niveau des cercles Budget annuel : Néant Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Cotisations des membres - Contribution du Programme d’appui aux services agricoles et aux organisations paysannes Programme/ Projets mis en œuvre : Plaidoyer pour une prise en compte des associations membres dans les instances décisionnelles pour l’octroi des terres et du crédit Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Associations membres au nombre de 200 environs présentes dans tout le pays Degré d’inter action avec le CTA- Magazine, Spore, DSI, SQR, DORA, Séminaires, Consultants, publication, formation : Néant Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Séances de formation et échange d’informations avec les ministères concernés (   119       Nom de l’institution : Fédération nationale des associations de femmes rurales (FENAFER) agriculture, pêche, environnement, ministère de la femme) ; avec la chambre d’agriculture,le réseau des organisations paysannes de l’Afrique de l’ouest ROPPA, le FIDA Comment les besoins d’information son ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - A partir des ateliers et séances de formation, les émissions de radios et par les partenaires locaux et extérieurs Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : Problèmes liés à l’agriculture - Problèmes d’équilibre hommes – femmes - Développement et financement de programmes - Foires commerciales - Financement et micro crédit Cette structure prévilégie les publications en support papier, les rencontres diverses, les coups de fil et les fax comme type et format Manque de moyens élémentaires pour contacter les membres sur le terrain et les partenaires extérieurs (Internet, Fax,…) - Manque de moyens financiers pour organiser des ateliers et séminaires au profit des associations membres - Possibilité de participer à des foires et faire connaître les productions des associations membres Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Le personnel n’est pas qualifié, l’analphabétisme de la majorité des membres, la méconnaissance des sources d’information appropriées Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Cette fédération regroupe plus de 200 associations et groupement de femmes rurales dans les régions, cercles, communes. Elle est membre le la chambre d’agriculture du Mali. Elle pour objectif majeur d’encadrer ces structures membres de leur apporter des appuis multiformes y comprit ceux relevant à la formation et à l’information Autres observations : A figurer parmi les potentiels partenaires de CTA, car cette fédération regroupe la catégorie de personnes ayant un rôle capital dans le développement rural que sont les femmes, mais aussi elle est présente dans les contrées les plus reculées du pays de par le nombre de ces associations membres. Elle possède donc une capacité énorme dans diffusion de l’information agricole. Nom de l’institution : Cinéma numérique ambulant   120       Nom de l’institution : Cinéma numérique ambulant Définition de missions et des objectifs : Diffusion de films africains et des films de sensibilisation dans des régions où il n’existe pas de cinéma, Domaine d’expertise : Projection de films DVD et VHS Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau etc. à titre permanent et temporaire) : - 9 personnes à temps plein Filiales et représentations : Néant Budget annuel : Non communiqué Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Subvention de l’ambassade de France et de la coopération Suisse - Prestations de service au profit des ONG et autres partenaires suite à la projection de films de sensibilisation Programme/ projet mis en œuvre :Formation en techniques de l’animation en collaboration avec le ministère de l’administration Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Public urbain et rural Degré d’inter action avec le CTA : Néant Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Ministère de l’Administration territoriale et décentralisation - Haut conseil national de lutte contre le sida - L ’Ambassade de France - La coopération Suisse - Save the children - PSIC Comment les besoins d’information sont ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Par les institutions citées plus haut. Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Techniques d’animation et d’exploitation des nouvelles technologies – Matériel numérique   121       Nom de l’institution : Cinéma numérique ambulant - Type ou format : ateliers de formation, brochures techniques Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Acquis : Connaissance du milieu rural et des besoins des populations rurales en matière d’animation par le biais des films vidéo Contraintes : Manque de moyens pour la conservation des DVD contre la poussière et autres intempéries. Nécessité de disposer d’ordinateur portable muni d’un disque dur susceptible de contenir les films pour la projection sur le terrain. - Manque de moyens pour transférer les films de VHS en DVD - Insuffisance de films DVD Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Le CNA mène un travail intéressant dans le domaine de la sensibilisation des populations rurales à travers un canal attractif qui est la vidéo numérique. Il parcours les zones isolées, enclavées souvent dépourvues de tout autre moyen de communication. Par des films de thèmes divers, il informe et sensibilise, parfois à plusieurs reprises dans le même village. Autres observations ; Un partenaire potentiel de CTA pour ce qui es la diffusion de l’information agricole à la base. Nom de l’institution : Coopérative Jamana d’édition et de diffusion Définition de missions et des objectifs : - Promotion de la culture malienne et africaine à travers l’édition et l’information - Promotion des libertés d’expression et des langues nationales Domaine d’expertise : - Edition des livres et de journaux - Création et gestion de radios communautaires Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau etc. à titre permanent et temporaire) : - 123 personnes, tous permanents. Filiales et représentations : - 9 radios communautaires à travers le pays - 10 kiosques de distribution des journaux les Echos et Jekabaara Budget annuel : 400 000 000 CFA (610 687 Euros) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Edition des livres et des journaux   122       Nom de l’institution : Coopérative Jamana d’édition et de diffusion Programme/ Projet mis en œuvre : - Edition et publication d’un quotidien « les Echos » et d’un journal en langue nationale « Jekabaara » - Création, gestion et animation de 9 radios communautaires à travers le Mali Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Grand public (urbain et rural) Degré d’inter action avec le CTA- Magazine, Spore, DSI, SQR, DORA, Séminaires, Consultants, publication, formation : La coopérative Jamana a co édité un ouvrage intitulé « Banque de céréales avec CTA) Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Echanges d’informations et production de livres avec divers ministères, l’Unesco ; et des structures à la base Comment les besoins d’information sont ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Etat, partenaires locaux et extérieurs, ministères concernés Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Développement et financement des programmes - Gestion de l’information au sein de l’organisation - Programmes radiophoniques - Brochures et bulletins du CTA Type ou format : Support électronique, publications diverses Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Coût élevé des moyens de collections de l’information (Connexion à internent, achat des ordinateurs, moyens roulants…) - Fort taux d’analphabétisme du public rural constitue un handicap quant à l’importance accordée à l’information Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Cette institution privée à l’avantage d’être présente à la fois dans l’édition du livre, de journaux en français et en langue nationale bamanan, mais aussi dans les radios communautaires. Elle a initié également une des rares messageries présentes dans le pays. Cela signifie que dans le domaine de la GIC, elle occupe une place de taille car elle évolue dans des canaux de diffusions par lesquels on peut atteindre facilement les populations rurales   123       Nom de l’institution : Coopérative Jamana d’édition et de diffusion Autres observations : La Coopérative Jamana à déjà une expérience de co édition d’un livre sur les banques de céréales avec le CTA. C’est une expérience à encourager, de même que d’autres types de collaboration et de partenariat sont à initié avec cette coopérative. Possible partenaire de choix de CTA Nom de l’institution : Orange Mali Définition de missions et des objectifs : Mission :- Contribuer au développement des télécommunications au Mali Domaine d’expertise : - Télécommunication (téléphone fixe, mobile) - Internet - Transferts de données Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau etc. à titre permanent et temporaire) : - 300 employés à plein temps (Cadres, techniciens, agents de maîtrise…) Filiales et représentations : - Représentations régionales Budget annuel : Non communiqué Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Différentes prestations Programme/ Projet mis en œuvre : Couverture du pays et principalement les zones rurales en téléphonie et à Internet Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Population des zones de couvertures (¾ du pays) Degré d’inter action avec le CTA : Néant Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Etat - Entreprises publiques et privées - Fournisseurs internationaux Comment les besoins d’information sont ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Internet - Agence de communication privée   124       Nom de l’institution : Orange Mali Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : .-------------- Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : -------------------------------------- Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Compte tenu de son importance dans le secteur des télécommunications, c’est le deuxième opérateur du pays et compte le plus d’abonnés dans la téléphonie mobile Autres observations : Néant Nom de l’institution : Radio Rurale du Mali (Un organe de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali ORTM) Définition de missions et des objectifs : - Concevoir et produire des émissions en direction du monde rural Domaine d’expertise : - Production d’émissions en vue d’informer, de sensibiliser, d’éduquer et de distraire le monde rural (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs sylviculteurs pour le développement de leur pays et de leur terroir Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 22 personnes au total composé de cadres supérieurs, de cadre moyens et de personnel d’appui, tous sont des permanents Filiales et représentations : - Stations régionales de Kayes, Mopti, Ségou, Sikasso Budget annuel : Inclus dans le budget général de l’ ORTM qui varie d’année en année. Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - L’Etat - Les prestations de l’ORTM Programme/ Projet mis en œuvre : De multiples campagnes radiophoniques sur divers thèmes de développement en langues nationales   125       Nom de l’institution : Radio Rurale du Mali (Un organe de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali ORTM) Groupe cible (nombre réel ou estimé) : Monde rural Degré d’inter action avec le CTA- Magazine, Spore, DSI, SQR, DORA, Séminaires, Consultants, publication, formation : Magazine Spore, Publication CTA, Abonnement aux Cédéroms Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : Echanges d’informations et de programmes avec des : - structures nationales comme les ONG, les services étatiques, les associations de base - Régionales : Réseau radios locales et rurales - Internationales : FAO et CTA Comment les besoins d’information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Etat, partenaires locaux et extérieurs, ministères concernés Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : Informations sur l’évolution des NTIC - Techniques de montage et diffusion en numérique - Profils des produits de base - Données relatives aux marchés - Type ou format : Séminaires, cassettes audio ou CD, support électronique Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Manque de moyens de déplacement pour avoir accès aux populations cibles dans les zones les plus reculées pour la collecte de l’information et pour l’animation Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Cette structure a pour vocation exclusive de concevoir et de diffuser des émissions en direction du monde rural et principalement dans les langues nationales. De par son réseau qui comprend outre la radio siège et les quatre radios régionales, elle parvient à toucher un grand nombre de public à travers tout le pays. Les agents qui y travaillent ont une expérience avérée en la matière et qui font un travail professionnel. En plus, c’est une structure qui collabore depuis quelques années avec le CTA, principalement dans l’utilisation des Packs radios. Autres observations : Néant   126       Nom de l’institution : Projet Centre Multimédia Communautaire – UNESCO Définition de missions et des objectifs : Renforcement de la liberté de presse pour l’appui des radios communautaires en vue de la lutte contre la facture numérique par une appropriation sociale des TIC par les populations rurales des sites CMC Domaine d’expertise : - Installation et équipement de centre multimédia communautaire - Formation des agents de radios communautaires aux TIC Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau etc. à titre permanent et temporaire) : - 3 personnes 1 Coordonnateur 1 Assistant technique 1 Assistant Administratif et financier Filiales et représentations : - 23 Centres multimédia communautaires au sein des radios Budget annuel : 1 million de francs suisses (budget du projet) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - DDC (Direction du développement de la coopération suisse) Programme/ Projet mis en œuvre : - Installation de 23 centres multimédias communautaires offerts gratuitement aux radios locales Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Radios locales Degré d’inter action avec le CTA- Magazine, Spore, DSI, SQR, DORA, Séminaires, Consultants, publication, formation : Néant Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Microsoft - Peace corps - Afrilinks - FETEMA - IICD - Agetic Comment les besoins d’information sont ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - AGETIC, - Gouvernement - Coopération suisse - UNESCO siège   127       Nom de l’institution : Projet Centre Multimédia Communautaire – UNESCO - Projets similaires des autres pays - Mise en place de projets communs et échanges d’information Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Cassette vidéo ou CD sur l’agriculture, le compostage et le jardinage Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication :- Acquis : Bon fonctionnement des CMC et utilisation de Internet par une frange importante de la population rurale Contraintes : Analphabétisme élevé au sein du public cible Départ d’un grand nombre de personnel formé Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Ce projet est sous la tutelle d’un organisme international qui travail dans le mode rural qui est l’Unesco. De par son travail, ce projet est au cœur de l’information et de la communication du monde rural à travers les TIC. C’est une approche importante que nous jugeons utile de le sélectionner. Autres observations : Néant Nom de l’institution : Réseau des communicateurs Traditionnels pour le Développement – (RECOTRADE) Définition de missions et des objectifs : - Faciliter la communication entre les décideurs et les populations à la base - Rapprocher les administrés des centres de décision Comment les besoins d’information son ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - A partir des ateliers et séances de formation, les émissions de radios et par les partenaires locaux et extérieurs - on par l’information, la sensibilisation, la concertation et le dialogue Domaine d’expertise : - Médiation - La sensibilisation - La mobilisation communautaire - L’information et la concertation Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 10 bénévoles dont un juriste, un journaliste, une secrétaire et des journaliers sans qualification notable.   128       Nom de l’institution : Réseau des communicateurs Traditionnels pour le Développement – (RECOTRADE) Filiales et représentations : - 8 antennes dans les régions Budget annuel : Néant Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - A la recherche de financement. Pour l’instant, le réseau vit des frais de ces différentes prestations Programme/ Projet mis en œuvre : - Campagne d’information en langues nationales dans les 8 régions du pays sur la loi d’orientation agricole. - Mobilisation de la population malienne à la campagne intégrée de vaccination 2007 - Mobilisation des populations lors des élections pour relever le taux de participation Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Communautés à la base tant urbaines que rurales - Chefs traditionnels des villages et des quartiers Degré d’inter action avec le CTA- Magazine, Spore, DSI, SQR, DORA, Séminaires, Consultants, publication, formation : Néant Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Echanges d’informations et campagne de mobilisation et d’information avec la francophonie, le FNUAP, le PNUD, les ministères de l’agriculture et de la santé Comment les besoins d’information sont- ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Etat, partenaires locaux et extérieurs, ministères concernés Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Techniques de collection, d’archivage, de diffusion et de capitalisation du savoir local, traditionnel et sur les aspects liés à l’agriculture. Type ou format : Ateliers cassettes audio ou CD, Brochures techniques Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Manque de matériel pour la collecte, l’archivage, la documentation et la diffusion des informations de tout genre et principalement les informations destinées au monde rural (centre de documentation, Internet, site web) Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Cette structure, bien que jeune est un formidable instrument dans la collecte, le stockage et la diffusion de l’information en milieu rural. Sa particularité est qu’elle est composée principalement de griots qui sont les maîtres de parole dans nos sociétés traditionnelles. Ils   129       Nom de l’institution : Réseau des communicateurs Traditionnels pour le Développement – (RECOTRADE) possèdent une forte capacité d’informer et de persuader parce que connaissant les réalités du milieu, la langue et le langage. Ils sont très sollicités pour des interventions ponctuelles dans les sociétés par des structures nationales et par des organismes de développements. Autres observations : Ce réseau peut être un partenaire de choix du CTA, pour remplir une de ces missions qui est la diffusion de l’information auprès des communautés rurales. Mais pour être plus efficaces, ces membres ont besoin de formation, principalement sur les principaux thèmes liés à l’agriculture, sur les techniques de communication et aussi d’un appui en matériel de stockage et d’archivage des informations. Nom de l’institution : Union nationale des radios et télévisions libres du Mali Définition de missions et des objectifs : Contribuer au développement du Mali par la promotion et le renforcement des capacités des radios et télévisions libres. Domaine d’expertise : Radios - Téléphone - Equipement - Marketing Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau etc. à titre permanent et temporaire) : - 3 personnes temporaires - 8 correspondants Filiales et représentations : 8 correspondants régionaux Budget annuel : 20 000 000 CFA Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Cotisations des membres - Prestations de services Programme/ Projet mis en œuvre : - Campagnes de sensibilisation radiophoniques - Formation en techniques d’animation radio Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Radios membres   130       Nom de l’institution : Union nationale des radios et télévisions libres du Mali Degré d’inter action avec le CTA : Néant Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : Institution ouverte dans la collaboration avec toutes les structures dans le domaine de la mise en commun des programmes de développement, d’échanges d’information et appuis divers. Comment les besoins d’information sont ils pris en charge, à partir d’où et par qui : Par les ministères, les ONG et coopérations bilatérales, Institutions régionales et internationales Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Développement et financement des programmes - Gestion de l’information au sein de l’organisation Type ou format : Site web, publications diverses, Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Acquis : Parfaite collaboration avec les radios dans la réalisation de programmes communs comme la réalisation de campagne de sensibilisation Contraintes : manque de studio de production et de centre de documentation Pourquoi avoir sélectionné cette institution : L’URTEL est un regroupement des radios de proximité au Mali qui sont au nombre de 206 à travers tout le pays. Elle est le point focal de ces radios dont émanent les membres de son instance dirigeante. Autres observations : Cette institution qui n’a aucun rapport avec le CTA se doit d’être figuré au nombre des partenaires de choix de CTA. Nom de l’institution : Institut d’Economie Rurale Définition de missions et des objectifs : - Contribuer à la définition et à la mise en œuvre des objectifs et moyens de recherche au service du développement agricole - Elaborer et mettre en œuvre les programmes de recherche agricole ; - Assurer un appui technique au développement agricole ; - Contribuer à la formation et à l’information scientifique et technique du personnel de la recherche et du développement agricole Domaine d’expertise : - La recherche développement pour une agriculture durable   131       Nom de l’institution : Institut d’Economie Rurale - Le genre et développement - L’édition et la publication - Le développement des entreprises rurales Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 700 personnes toutes catégories dont 95% de fonctionnaires et 5% de contractuels. Ce personnel est composé d’Agroéconomistes, d’agronomes, d’Ingénieurs, spécialistes en information Filiales et représentations : - 6 centres régionaux de recherche - 3 laboratoires de recherche - 1 unité de ressources génétiques - 2 bibliothécaires,- 2 documentalistes-1 journalistes- 1 éditeurs Budget annuel : Budget de l’Etat qui varie selon les années Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Etat Programme/ projets mis en œuvre : - Partenariat IER avec les institutions nationales, internationales, les ONG et les organisations paysannes. - Le système d’information Géographique et les analyses cartographiques Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Institutions internationales - ONG - Organisations paysannes Degré d’inter action avec le CTA- Magazine, Spore, DSI, SQR, DORA, Séminaires, Consultants, publication, formation : - Magazine Spore ; - Point focal national de SQR Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Ministère de l’agriculture ; - L’institut du Sahel ; - Bibliothèque nationale ; - Réseau malien de documentation (REMADOC) Comment les besoins d’information son ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Rapports nationaux des institutions ; - Les rapports de recherche et autres documents de l’IER - Les documents des institutions partenaires - Les informations reçues à travers les journaux Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : Problèmes liés à l’agriculture (brochures, publication site web)   132       Nom de l’institution : Institut d’Economie Rurale - Foires commerciales (Site web) - Développement et financement des programmes (Site Web, rencontres divers, réseaux) - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement (site web, publications diverses - Techniques post récoltes. (Magazines, fiches techniques) Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Manque de budget pour l’achat de nouveaux ouvrages - Insuffisance de matériel informatique et bureautique Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Elle tient une place de choix dans le dispositif agricole au Mali, car c’est le leader en matière de recherche. En plus, l’IER est le point focal national du SQR. Autres observations : Partenaire du CTA, il est souhaitable que ce partenariat se poursuive et se renforce. Nom de l’institution : Direction Nationale de l’Agriculture- DNA Définition de missions et des objectifs : - Elaborer les éléments de la politique nationale en matière agricole et d’assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. - Assurer la collecte, le traitement et la diffusion de données dans le domaine agricole. - Contribuer à la définition et à la mise en œuvre des objectifs et moyens de recherche au service du développement agricole - Concevoir et suivre la mise en œuvre des actions de formation, de conseil, de vulgarisation et de communication à l’intention des agriculteurs. Domaine d’expertise : - Vulgarisation agricole ; - Promotion des cultures agricoles - Formation et animation rurale - Valorisation des cultures et produits végétaux. Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 300 personnes toutes catégories composées essentiellement de : - Professeurs d’enseignement supérieur et secondaire; - Technicien d’agriculture et de génie rural. Filiales et représentations : - Directions régionales dans toutes les régions du Mali Budget annuel : Budget de l’Etat qui varie selon les années Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Etat   133       Nom de l’institution : Direction Nationale de l’Agriculture- DNA Programme/ Projets mis en œuvre : - Partenariat IER avec les institutions nationales, internationales, les ONG et les organisations paysannes. - Le système d’information Géographique et les analyses cartographiques Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Agriculteurs - Chercheurs - Organismes internationaux - Monde rural Degré d’inter action avec le CTA- Magazine, Spore, DSI, SQR, DORA, Séminaires, Consultants, publication, formation : - La collaboration avec le CTA se faisait à travers la réception du magazine Spore. Mais le dernier numéro de ce magazine reçu par le centre de documentation date de Février 2003 Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Toutes les directions centrales du Ministère de l’agriculture ; - Tous les intervenants dans le conseil agricole Comment les besoins d’information sont- ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Ministère et Directions régionales de l’agriculture, essentiellement. Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : Innovations pratiques et technique en matière d’agriculture ; (support papier et électronique) Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Acquis : - Centre de documentation bien fourni - Base de données sur les statistiques agricoles Problèmes rencontrés : - Manque de formation sur les NTIC - Manque de matériel informatiques : ordinateurs portables, appareil vidéo (Magnétoscope, téléviseur, camera etc.) Pourquoi avoir sélectionné cette institution : La DNA est une cheville ouvrière pour ce qui est du dispositif agricole institutionnel au Mali. Autres observations : Compte tenu du rôle central qu’e joue la DNA, il est nécessaire que CTA reprenne sa collaboration avec elle en la renforçant.   134       Nom de l’institution : Comité National de la Recherche Agricole Définition de missions et des objectifs : - Apporter un appui à la définition de la politique nationale en matière de recherche agricole et donner son avis sur la stratégie de mie en oeuvre Domaine d’expertise : - Gestion de la recherche Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre - permanent et temporaire) : 13 personnes au total composées de : - 3 chercheurs - 3 comptables contractuels - 1 informaticien - 2 secrétaires contractuels - 3 chauffeurs - 1 planton contractuel Filiales et représentations : - Néant Budget annuel : Budget varie selon les années Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Budget national - Banque mondiale Programme/ Projets mis en œuvre : Gestion de la recherche Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Utilisateurs des résultats de la recherche - Universités - Institutions de recherche Degré d’inter action avec le CTA- Magazine, Spore, DSI, SQR, DORA, Séminaires, Consultants, publication, formation : Publications CTA Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Toutes les institutions de recherche à vocation agricole, les universités et autres institutions comme ICRAF, ICRISAT, CIRAD, IRD, CORAF, FAO, FIDA, Banque Mondiale, Coopération Française Comment les besoins d’information sont- ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Organisations paysannes - Services techniques de vulgarisation - Organismes de recherche régionaux et internationaux Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : Les logiciels suivants : Arc-eview, SPSS, modèle Biométrique   135       Nom de l’institution : Comité National de la Recherche Agricole Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Acquis : - Au sein de l’unité suivi évaluation existe un informaticien chargé de la GIC. - Existence de bases de données sur des projets de recherche. Problèmes rencontrés : manque de formation sur le logiciel bureautique (Microsoft, Office et à l’utilisation des ressources réseau. - Manque de serveur - Manque de ressources financières nécessaires pour la formation du personnel - Aucun appui de l’Etat en matière d’utilisation de TIC et d’équipements Pourquoi avoir sélectionné cette institution : A cause du rôle important qu’il joue dans le secteur de la recherche. Autres observations : Compte tenu du rôle central qu’e joue la DNA, il est nécessaire que CTA reprenne sa collaboration avec elle en la renforçant. Nom de l’institution : Woïyo Kondeye Définition de missions et des objectifs : Mission : - Soutenir les actions des femmes à la base et leurs communautés dans le cadre de l’information, la formation, la communication et les initiatives de base. - Apporter un appui technique appui conseil aux femmes et leurs communautés dans l’étude de la mise en œuvre, le suivi évaluation des initiatives en matière de développement. Domaine d’expertise : - Formation - Transformations des produits agricoles - Appui aux initiatives lucratives des femmes Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau etc. à titre permanent et temporaire) : - 3 personnes permanentes - 8 personnes à temps partiel - Le personnel évolue selon les projets et programmes Filiales et représentations : - 2 antennes à Nianfunké et à Yorosso   136       Nom de l’institution : Woïyo Kondeye - 6 points focaux dans les sites de projets Budget annuel : ---- Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - CECI/ACDI- - le CILSS - Banque mondiale Programme/ Projet mis en œuvre : - -------------------- Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Associations et groupements de femmes et leurs communautés Degré d’inter action avec le CTA : L’institution reçoit Spore. Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Coordination des associations et ONG féminines au Mali - Ministères - Laboratoire de technologie agricole Type : - Mise en commun de programmes - Conseil et appui - Renforcement de capacités Comment les besoins d’information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Les mairies - Les ministères - ONG - Partenaires techniques et financiers Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : -Techniques et technologie en agriculture durable - Techniques en transformation des produits agricoles (fruits, légumes céréales) - -Technique d’emballage - - Données sur les marchés, les foires et les expositions - Sources de financement des projets dans la presse ou sur support électronique. Type ou format : Publications diverses, information électronique Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Contraintes : - Manque de personnel en la matière - Nombre très l’imité d’ordinateur et connexion à Internet très lente et sur un seul appareil   137       Nom de l’institution : Woïyo Kondeye Pourquoi avoir sélectionné cette institution : C’est une structure qui travaille à la base avec comme groupes cibles, les femmes. En matière de GIC et de TIC, elle ne possède aucune expérience par manque de personnel et de moyens. Pourtant elle possède une capacité avérée dans la diffusion de l’information. Autres observations : À considérer comme un nouveau partenaire au Mali Nom de l’institution : Direction nationale de la pêche Définition de missions et des objectifs : La Direction Nationale de la Pêche a pour mission d'élaborer les éléments de la politique nationale en matière de pêche et d’assurer la coordination et le suivi de la mise en oeuvre de ladite politique. A ce titre, elle est notamment chargée de : - concevoir et de veiller à la mise en œuvre de la politique de développement de la pêche et d’aquaculture ; - assurer la promotion et la modernisation des filières halieutiques et aquacoles dans le cadre d’une gestion durable des ressources halieutiques; - élaborer et veiller à l’application de la réglementation relative à la pêche ; - concevoir et veiller à la mise en œuvre de programmes et d’actions dans les domaines de l’appui conseil, de l’animation, de la vulgarisation, de la formation et de l’information à l’intention des acteurs de la filière ; - centraliser, traiter et diffuser les informations et données statistiques se rapportant au secteur de la pêche. Domaine d’expertise : Pêche et Aquaculture - Elaboration des programmes et projets en matière de pêche et d’aquaculture ; - appui à l’élaboration de règlements et conventions locales de pêche; - appui à l’Aménagement des pêcheries; - appui à la Valorisation des produits halieutiques et aquacoles; - Contrôle des ressources halieutiques; - Suivi et évaluation des projets et Programmes; - Formation et appui conseil; Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : Non communiqué Filiales et représentations : - niveau Régional et dans le District de Bamako par la Direction Régionale de la Pêche; - niveau Cercle par le Service Local de la Pêche; - niveau communal ou groupes de communes par l’Antenne de la Pêche. Budget annuel : Budget d’Etat variable et déconcentré (environ 120 millions FCFA pour le niveau central en 2008)   138       Nom de l’institution : Direction nationale de la pêche Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Etat ; Il y a aussi, les partenaires techniques et financiers qui ont soutenu le sous secteur de la pêche sont : la BAD, la BADEA, la Banque Mondiale, la Coopération Japonaise, la Coopération Allemande, la Coopération Danoise, l’USAID, la Coopération Technique Belge. Programme/ Projets mis en œuvre : Les programmes et projets mis en œuvre sont : - le Programme quinquennal d’aménagements aquacoles 2008-2012 au Mali; - le Programme de développement de la pêche et de la pisciculture dans la zone d’intervention de l’Office de la Haute Vallée du Niger (région de Koulikoro); - le Programme d’appui au secteur agricole au Mali (PASAM); - le Programme d’appui au service agricole et aux organisations paysannes (PASAOP); - le Projet d’appui au développement de la pêche continentale dans le delta central du Niger (PADEPECHE) dans la région de Mopti et les cercles de Goundam et Niafunké; - le volet ‘’amélioration de la pêche traditionnelle’’ dans les cercles de Kayes et de Bafoulabé dans le cadre du Projet de Mise en Valeur Intégrée des Ressources en Eau et de Développement des Usages Multiples du Bassin du fleuve Sénégal (PGIRE) de l’OMVS ; - le volet ‘’ amélioration de la pêche traditionnelle’’ dans les régions de Tombouctou et de Gao dans le cadre du Projet de développement des ressources en eau et de gestion durable des écosystèmes du bassin du fleuve Niger (PDREPE) de l’ABN ; - le Projet de développement des ressources halieutiques dans le lac de Sélingué (PDRHLS); - le Projet de réhabilitation du Centre piscicole de Molodo ; - le projet de construction du marché moderne au poisson de Bamako. Groupe cible (nombre réel ou estimé) : l’activité pêche concerne directement plus de 500 000 personnes dont 120 000 pêcheurs Degré d’inter action avec le CTA- Magazine, Spore, DSI, SQR , DORA, Séminaires, Consultants, publication, formation : Inter action très faible avec les organes cités, cependant réception ponctuelle de Spore et CTA-magasine au titre de l’abonnement des anciennes structures du développement rural. Nous recevons beaucoup de consultants introduits par des institutions partenaires ; Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : D’autres structures nationales interviennent directement ou indirectement dans la gestion des pêcheries. Il s’agit de : - la Direction Nationale des Services Vétérinaires (DNSV) pour l’inspection et la certification des produits de la pêche et de l’aquaculture ; - la Direction Nationale de la Conservation de la Nature (DNCN) dans le cadre de la protection et la conservation des ressources naturelles ; - la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) dans le cadre de la gestion des ouvrages hydrauliques et hydroélectriques ; - la Direction Nationale du Génie Rural (DNGR) pour les aménagements hydro - agricoles dans les pêcheries. - Direction Nationale de l’agriculture à travers les programmes fédérateurs comme le PASAOP et le PASAM;   139       Nom de l’institution : Direction nationale de la pêche et des structures d’appuis publics et privés des sous - secteur s : - l’Office de Développement Rural de Sélingué (ODRS) ; - l’Office du Périmètre Irrigué de Baguinéda (OPIB) ; - l’Office du Niger (ON) ; - l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ; - l’Office pour la Mise en Valeur du Système Faguibine (OMVSF) ; - l’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) ; - l’Institut d’Economie Rural (IER) ; - l’Université de Bamako (UB) à travers l’Institut Scientifique de Formation et de Recherche Appliquée (ISFRA) et l’Institut Polytechnique Rural/Institut de Formation et de Recherche Appliquée (IPR/IFRA) ; - et les Collectivités Territoriales (CT). Comment les besoins d’information sont- ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Rapports nationaux des institutions ; - Les rapports de la CPS; - Les rapports des institutions partenaires - Les informations reçues à travers le Web, les rapports d’ateliers, les documents revues et autres supports distribués par les institutions lors des missions à l’extérieur ; La prise en charge des besoins se fait lors de la formulation des projets et programmes et des TDR élaborés par la Direction et les Divisions techniques mais aussi pendant les concertations entres structures du Ministère de l’élevage et de la pêche. Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Informations statistiques (bulletin, supports et outils de collecte) - Etudes, brochures, publication sur la pêche et l’aquaculture (bulletin, revue, image etc.), - Caractérisation des zones de pêche ; - Changements climatiques et hydrologie ; - Suivi des captures (Magazines, fiches techniques) ; - Evolution du parc piroguier ; - Bases de données. Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : La gestion de l’information est confrontée à des difficultés de couverture des sites liées à l’absence de moyens logistiques (moyen de déplacement, appareils de mesure) et des moyens de communication pour un territoire très vaste. On note une faiblesse notoire dans le domaine de la gestion de l’information (personnels, ordinateurs, logiciels de traitement, archivages et compétences en NTIC) ; Pourquoi avoir sélectionné cette institution : C’est une des Directions centrales qui joue un rôle capital dans la promotion du monde rural à travers un des secteurs clé qu’est la pêche .Ce sous secteur est en pleine évolution, occupe de plus en plus d'acteurs qui malgré leur bonne volonté n’ont pas toujours l’information adéquate en terme d’organisation, de productivité, de conservation, de l’écoulement et même de la valeur nutritive de la poisson pour les populations   140       Nom de l’institution : Direction nationale de la pêche Autres observations : - Néant Nom de l’institution : Fonds de Développement en zone Sahélienne (FODESA) Définition de missions et des objectifs : Réduire la pauvreté sur les familles de la zone sahélienne du Mali par: (i) la réalisation d'infrastructures en vue d'accroître les productions, les revenus et d'améliorer les conditions de vie des populations; (ii) l'accès des populations de la zone aux crédits par la création de services financiers décentralisés (SFD) ou de proximité; ou l'extension des systèmes existants; Domaine d’expertise : Secteur : Développement rural Sous secteurs : - Réalisation d’infrastructures productives, sociocommunautaires et environnementales - Renforcement des capacités techniques des bénéficiaires. - Micro finance rurale Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc…à titre permanent et temporaire) : 49 personnes toutes catégories dont 69% de fonctionnaires et 31% de contractuels. Ce personnel est composé d’Agroéconomistes, d’agronomes, d’Ingénieurs, de géographes, de financiers, de planificateurs spécialistes en information/communication. A ceux-ci s’ajoute le personnel des opérateurs relais (ONG et bureaux prestataires de services). Filiales et représentations : - 1 agence nationale de coordination et de gestion basée à Bamako - 3 agences régionales d’exécution et de gestion (Ségou, Koulikoro et Mopti) - 1 agence locale à San Budget annuel : Budget de l’Etat qui varie selon les années auquel s’ajoute le financement du FIDA et du FEM (le FEM pour la composante biodiversité à Mopti) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds /agences d’aides : - Etat, - FIDA, - FEM - Communautés bénéficiaires Programme/ Projets mis en œuvre : - 412 projets de réalisation de microprojet - Des projets de renforcement de capacités (formation des femmes et des hommes membres d’organisation paysannes cibles) - 41 caisses de micro finance rurale mise en place avec l’appui de Kondo jigima, CIDR et Jicgifa conseil   141       Nom de l’institution : Fonds de Développement en zone Sahélienne (FODESA) Groupe cible (nombre réel ou estimé) : - Organisations paysannes de base - Organisation paysannes faîtières (aux niveaux communal, cercle et région) ; - Sociétaires de caisses de micro finance Degré d’inter action avec le CTA- Magazine, Spore, DSI, SQR, DORA, Séminaires, Consultants, publication, formation : - Magazine Spore Degré de collaboration/ interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Ministère de l’agriculture ; - Coordination des projets FIDA (CNPPF) - Deguesy vert (une firme malienne travaillant dans la promotion de l’éco carbone) - Autres projets et Programmes partageant les mêmes objectifs Comment les besoins d’information son ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Rapports des agences régionales et locales - Cadres locaux, régionaux et nationaux d’échange (trimestriellement et annuellement) ; - Plaquettes d’information sur le Programme ; - Cassettes audio et audiovisuelles - Dépliants et brochures sur le Programme - Foires paysannes, - Champs de diversité Principaux besoins en information non encore satisfaits (inclure le type et le format d’information) : - Informations sur l’évolution régulière de la politique de développement rural sur le plan national et international, - les crises conjoncturelles - les mécanismes de résolution, - les stratégies endogènes de résolution des crises. - Comment prendre e charge certains itinéraires techniques spécifiques Type ou format : Supports papier, électronique, rencontres d’échanges Principaux acquis et problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Meilleure connaissance du FODESA et de s procédures - Faible remonté des informations des OP faîtières aux OP de Base - Absence de mécanisme fonctionnel de communication intra OP Pourquoi avoir sélectionné cette institution : Par la richesse de ses opérations et son impact dans le développement du monde rural Autres observations : Partenaire du CTA, il est souhaitable que ce partenariat se poursuive et se renforce même si les agences du FODESA de Ségou, Koulikoro et Bamako ferment respectivement en fin octobre 2008 et fin mars 2009 ; le FODESA continue jusqu’en 2012 avec l’agence de Mopti avec un double accompagnement de FIDA et FEM)   142       Annexe IV : Liste des institutions et personnes interrogées N° Nom Fonction Institutions Contact Prénoms Diarra Présidente Fédération nationale Tél : 00 223 638 38 48 1 Aminata nationale de la des femmes rurales Fenafermli@hotmail.com Diarra FENAFER (FENAFER) 2 Amara Chef de division Radio rurale Mali Tél. :00 223 221 20 19 Condé animation rurale ortm@cefib.com 3 Moussa Chef section Radio rurale Mali Tél. :00 223 221 20 19 Mariko Maintenance ortm@cefib.com bureautique 4 Ben Cherif Président du Réseau des ACI 2000 Diabaté réseau des communicateurs Rue 400- Porte 235 communicateurs traditionnels pour le Tel : 00 223 919 84 33 traditionnels développement diabatecherif@yahoo.fr (RECOTRADE) 5 Mamadou Directeur Coopérative Jamana Tél. : 00 223 229 62 89 Sidibé commercial de la Fax : 00 223 229 76 39 coopérative E.mail :jamana@jamana.or Jamana g Web : www.jamana.org 6 Ousmane Coordinateur CMC- Projet CMC- Unesco BP E1763 Bamako Bamba UNESCO Tél :00 223 679 16 48 E.mail :o.bamba@unesco. org Web:www.unesco.org/web world/cmc 7 Mamadou Conseiller Ministère de la BP 141 Bamako Diallo Iam technique du communication et des Tél. : 00 223 222 09 96 Ministre de la nouvelles technologies E.mail : communication et diallo_iam@yahoo.fr des nouvelles technologies   143       N° Nom Fonction Institutions Contact Prénoms Baba Conseiller Ministère de la BP 116 Bamako 8 Konaté technique du communication et des Tél. : 00 223 222 18 36 Ministre de la nouvelles technologies E.mail : communication et bkonate@sotelma.ml des nouvelles technologies 9 Madi Directeur national Ministère de l’élevage BP : 275 Bamako Maténé adjoint de la pêche et de la Pêche Tél :00 223 222 20 67 Keita E.mail :madikeita13@yaho o.fr 10 Salif Diarra Coordinateur de Observatoire du marché BP E5589 l’Observatoire du agricole (OMA) Tél :00 223 221 40 73 marché agricole salif@datatech.net.ml www.oma.gov.ml 11 Abdoulaye Directeur financier Kafo Jiginew (Agence BP 47 Koutiala Sambou et comptable de de micro finance) Tél : 00 223 264 00 11/00 Coulibaly Kafo Jiginew 223 618 28 57 12 Yaya Diarra Chef de service Office du Niger Office du Niger conseil rural BP 106 Ségou Office du Niger Office-du-niger@.org.ml www.office-du-niger.org.ml 13 Adama Secrétaire à la Fédération des BP 42 Fana Soumaré formation de la télécentres Fédération de communautaires du 679 98 68 –614 83 93 télécentres Mali adamasoumare@hotmail.c communautaires om soumare.adama@gemail.c Du Mali (FETEMA) om www.fetema.org   144       N° Nom Fonction Institutions Contact Prénoms 14 Salifou Telly Chef de service Orange Mali Hamdallaye ACI 2000 relations publiques BP E3991 Bamako Orange Mali Mali Tél: 00 223 499 92 36 E.mail: salifou.telly@orangemali.c om 15 Kadidia Présidente Cinéma Cinéma numérique BP E427 Sidibé numérique ambulant (CNA) Tel : 00 223 221 29 14 ambulant mali@c-n-a.org www.c-n-a.org 16 Niamanto Cinéma numérique Cinéma numérique BP E427 Diarra ambulant ambulant (CNA) Tel : 00 223 221 29 14 mali@c-n-a.org www.c-n-a.org 17 Selly Directrice Exécutive Association Woïyo Porte 590- Rue 114 OUANE Woïyo Kondeye Kondeye Sogoniko BP E2774 woïyokondeye@yahoo.fr 18 Mamadou Chef de Sidibé programme Radio rurale de Radio rurale de Kayes BP 512 Kayes Kayes Tel : 00 223 646 73 39 Isaïe Administrateur Union des radios et BP : E1583 19 Somboro URTEL télévision libres du Mali Bamako (URTEL) urtel@afribone.net.ml 20 Lamine Chef de centre des Agence des ACI 2000 Hamdallaye Mahamadou ressources de technologies de BP :E5467 Diallo l’AGETIC l’information et de la Bamako communication Tel : 00 223 229 54 18 (AGETIC) Fax : 00 223 229 94 13   145       N° Nom Fonction Institutions Contact Prénoms 21 Nouradine Président National Fédération nationale S/C Chambre régionale Zacharia Fédération des jeunes ruraux du d’agriculture de Gao Touré Nationale des Mali Tél : 00 223 649 07 02 jeunes ruraux du (FENAJER) Mali (FENAJER) 22 Mahamadou Chargé de Programme des mahamadou.coulibaly@un Coulibaly communication nations unies pour dp.org développement- Mali http://www.ml.undp.org 23 Dassé Chef de section Direction nationale de Rue Mohammed V Togola Doc/Com/ info l’agriculture BP 1098 Bamako Mali Tél. : 00 223 222 28 77 24 Adama Institut de l’économie BP 258 Bamako Coulibaly rurale Téléphone : 223 37 75 25 Hamadi Assistant Comité national de la CNRA Dicko Scientifique chargé recherche agricole BP E 1911 du suivi évaluation Mali 26 Madi Directeur national Direction nationale de BP 275 Maténé adjoint de la pêche la pêche Keïta Bamako Tel : 00 223 222 20 67 Email : madikeita13@yahoo.fr 27 TRAORE Responsable Suivi Programme Fonds de Tel: (223)220 73 91; Fax: Mamadou Evaluation développement en zone (223)220 73 94, 646 43 28 sahélienne, Agence madoutiti@yahoo Nationale de Coordination et de Gestion: FODESA/ANCG   146       Annexe V : Références bibliographiques ACCORD – CADRE de Cotonou (Extraits des sections afférentes du plan stratégique et cadre d’action du CTA). Centre de régulation des télécommunications. Rapport d’activité 2005. Centre technique de coopération agricole et rurale. Documents sur les thèmes d’information prioritaires identifiés pour la région Afrique. Centre technique de coopération agricole et rurale. Documents sur les produits et services fournis par le CTA. Direction nationale de la statistique et de l’informatique. 2002. Le Mali en Chiffres 2001- 2005. L’Afrique parle, l’Afrique raconte –- André - Jean Tudesq. Édition Karthala- Fev 2002. Evaluation des besoins en informations agricoles dans les Etats du groupe Afrique- Caraïbe- Pacifique (ACP) Cas de Guinée Bissau. Les cahiers de l’économie rurale. Juillet- Décembre 2006. Les cahiers de l’économie rurale. Janvier- Juin 2007. Ministère de l’Agriculture : Plan régional de communication rurale du district de Bamako. 2005. Ministère de l’agriculture de l’élevage de la pêche 2004. Recensement général de l’agriculture. Ministère de l’Agriculture. 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