GUIDE METHODOLOGIQUE Méthode communautaire participative d’inventaire et de priorisation des technologies / pratiques d’agriculture élevage-agroforesterie climato-intelligentes Manuel Technique Jules Bayala, S. Djibril Dayamba, Augustine A. Ayantunde, Jacques Somda, Catherine Ky Dembele, B. André Bationo, Saaka Buah, Diaminatou Sanogo, Abasse Tougiani, Robert Zougmoré VERSION FRANÇAISE Le World Agroforestry Centre (ICRAF) est un centre d’excellence scientifique qui exploite les bénéfices des arbres pour les peuples et l’environnement. Mettant à profit le plus grand dépôt de la science et de l’information en Agro- foresterie, nous développons les pratiques et connaissances, depuis l’échelle champ du producteur jusqu’à l’échelle globale, pour assurer la sécurité ali- mentaire et la durabilité environnementale. Le siège de l’ICRAF se trouve à Nairobi au Kenya, et nous travaillons sur six programmes régionaux en Afrique sub-Saharienne, en Asie et en Amérique latine. Notre vision est un monde équitable où tous les peuples ont des moyens de subsistance viables soutenus par des paysages en bonne santé et productifs. La mission du Centre est d’exploiter les bénéfices multiples que les arbres fournissent pour l’agriculture, les moyens de subsistance, la résilience et l’avenir de notre planète, depuis l’échelle champs du producteur aux échelles continentales. L’ICRAF est la seule institution qui conduit une recherche en Agroforesterie d’intérêt majeur dans et pour tous les tropiques en voie de développement. Le savoir produit par l’ICRAF permet aux gouvernements, agences de développement et aux producteurs d’utiliser le pouvoir des arbres pour rendre les moyens de subsistance agricoles plus durables aux points de vue envi- ronnemental, social, économique et à toutes les échelles. Les titres dans les Séries de Publication de Manuel visent à disséminer l’infor- mation sur la recherche et les pratiques agroforestières et stimuler les obser- vations de la part de la communauté scientifique. D’autres séries de publications du World Agroforestry Centre inclut des Papiers Occasionels, Documents de Travail, et Arbres pour le Changement. Citation correcte : Bayala J., Dayamba S. D., Ayantunde A. A., Somda J., Ky-Dembélé C., Bationo B.A., Buah S., Sanogo D., Tougiani A., Zougmore R. 2018. GUIDE METHODOLOGIQUE: Méthode communautaire participative d’inventaire et de prio risation des technologies / pratiques d’agriculture-élevage-agroforesterie climato-intelligentes. Manuel Technique ICRAF. Nairobi : World Agroforestry Centre Publié par le World Agroforestry Centre West and Central Africa Region ICRAF-WCA/Sahel B.P. E5118 Bamako, Mali Tél. : + 223 2023 5000 Fax : + 223 2022 8683 Email : worldagroforestry@cgiar.org Site web : www.worldagroforestry.org © World Agroforestry Centre 2018 Manuel Technique ISBN : 978-9966-108-07-4 Photo de couverture : D. Sanogo Révision et lecture : Equipe de l'ICRAF Sahel Conception & mise en page : Quadrigraph SARL Imprimeur : Quadrigraph SARL Les articles apparaissant dans cette publication peuvent être cités ou reproduits sans frais, à condition que référence soit faite à la source. Cette publication ne doit être ni vendue ni utilisée à d’autres fins commerciales. Toutes les images restent la propriété exclusive de leur source et ne peuvent être utilisées pour quelque but que ce soit sans la permission écrite de la source. Les entités géographiques telles que apparaissant dans cette publication, ainsi que la présentation du matériel ne traduisent l’expression d’aucune opinion quelle qu’elle soit, de la part du World Agroforestry Centre concernant le statut légal d’aucun pays, territoire, ville ou zone ou ses autorites, ou concernant la délimitation de ses frontières ou limites. 76 À propos des auteurs Jules Bayala est chercheur principal au World Agro- forestry Centre (ICRAF). Il a un PhD en Ecophysiologie et Agroforesterie de l’Université de Wales, Bangor, UK. Il travaille présentement sur la mise en place d’orientations clé pour les programmes de recherche et développement en Agroforesterie dans le Sahel. Son centre d’intêret pour la recherche est sur le continuum sol-plante-eau en Afrique de l’Ouest et du Centre et sur la physiologie des arbres agroforestiers dans le contexte du change- ment climatique. Djibril S. Dayamba est un chercheur postdoc en Agri- culture climato-intelligente au World Agroforestry Centre (ICRAF), basé à Bamako, Mali. Il participe à la mise en œuvre d’un certain nombre de projets visant à renforcer les capacités des acteurs à l’utilisation de l’information climatique et les pratiques climato-intelligentes pour améliorer la résilience des systèmes de produc- tion en Afrique de l’Ouest. Il a un PhD en Biologie, Ecologie et Amenagement des forêts de l’Université Suèdoise des Sciences Agricoles (SLU), Suède. Augustine Ayantunde est chercheur principal sur les systèmes durables d’élevage au International Live- stock Research Institute (ILRI). Il a un PhD en nutrition des ruminants de l’Université de Wageningen, Pays Bas. Il est base au bureau d’ILRI à Ouagadougou, Burkina Faso. Son centre d’intérêt de recherche inclut les essais et évaluation participatifs des stratégies d’élevage pour une intensification durable des systèmes agro-pastoraux en Afrique de l’Ouest, l’évalua tion des resources four ragères dans le Sahel Ouest Africain, l’évaluation, le suivi de l’utilisation des ressources naturelles dans les systèmes (agro)-pastoraux incluant la gestion des conflits, et l’analyse participative de la vulnérabilité au changement climatique dans les systèmes agro-pastoraux au Sahel. Jacques Somda est un Gestionnaire de Programme senior à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, le programme de l’Afrique du Centre et de l’Ouest. Il a un doctorat en économie rurale de l’Université de Cocody, Côte d’Ivoire. Son centre d’intérêt pour la recherche inclue le suivi et évaluation, l’économie envi- ronnementale, l’adoption des technologies et l’analyse des politiques. Catherine Ky-Dembele est un chercheur basé au Nœud Sahel du World Agroforestry Centre (ICRAF- WCA/Sahel) à Bamako, Mali. Elle a un PhD en Aménagement des Forêts, Option Sylviculture de l’Uni - versité Suèdoise des Sciences Agricoles (SLU), Suède. Son centre d’intérêt pour la recherche inclut le développement de méthodes appropriées de propagation pour les espèces agroforestières de haute valeur et d’autres activités concernant la do- mestication des arbres. Résumé Ce guide traite des questions d’identification des interventions prioritaires pour les communautés dans le contexte du changement climatique. Il s’agit d’une ap- proche participative d’inventaire et de priorisation des technologies / pratiques d’agriculture-élevage-agroforesterie et sociales climato-intelligentes. Le guide fournit aux agents de terrain un accompagnement et́ape par et́ape pour travailler avec les acteurs clé dans les sites cibles, pour identifier les pratiques promet- teuses qui aideraient ces derniers à s’adapter aux variabilite ́s climatiques dans leurs activités de production. Le guide a été produit dans le cadre d’un projet “Building resilient agro-sylvo- pastoral systems in West Africa through participatory action research” (BRAS- PAR)” qui est l’un des projets de la Composante 2 financée par le programme de recherche du CGIAR sur les Changements Climatiques, l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire (CCAFS). La composante 2 du CCAFS, qui traite des pratiques et tech- nologies climato-intelligentes, s’attaque aux de ́fis de comment passer a ̀ une agriculture climato-intelligente (ACI) à plus grande échelle pour permettre aux systèmes agricoles d’être transformés et reórientés pour soutenir la sećurité al- imentaire dans le contexte actuel de changement climatique. Pilote ́ par l’ICRAF- WCA/Sahel, le projet BRAS- PAR est mis en œuvre au Burkina Faso, Ghana, Niger et Séneǵal par un consortium d’institutions nationales de recherche (INERA, SARI, INRAN et ISRA), IUCN et ILRI. Dr. Jules Bayala j.bayala@cgiar.org Dr. Djibril S. Dayamba d.dayamba@cgiar.org Dr. Augustine Ayantunde a.ayantunde@cgiar.org Dr. Jacques Somda jacques.somda@iucn.org Dr. Catherine Ky-Dembele c.dembele@cgiar.org Mots clé : Adaptation, Atténuation, Climato-Intelligent, Changement Climatique, Variabilité climatique, Sécurité alimentaire. 98 Table des matières Résumé 6 A propos des auteurs 7 Liste des Sigles et abbreviations 10 Remerciements 11 Préambule 12 1. Introduction 13 2. Définition de quelques termes clé utilisés dans le document 13 3. Méthode participative communautaire pour l’inventaire des technologies/ pratiques climato-intelligentes 14 3.1. Identification des participants à l’atelier 14 3.2. Collecte des informations générales sur le site du projet 16 3.3. Conduite de l’inventaire 17 4. Priorisation 20 4.1. Critères à utiliser pour la priorisation 20 4.2. Procédure pour la conduite de la priorisation 20 5. Identification rapide des chaînes de valeurs clés 23 de cultures-élevage-agroforesterie 6. Choix de technologies/pratiques sociales avec potentiel de mise 47 à l’échelle à partir des résultats d’inventaire (Suite à donner aux résultats d’inventaire et de priorisation) Références 25 Babou André Bationo est un chercheur senior en Bio logie et Ecologie Forestière. Il a un PhD de l’Uni- versité de Ouagadougou (Burkina Faso). Il travaille pour l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), Burkina Faso. Il est chercheur associé et point focal de l’ICRAF au Burkina Faso. Son expertise inclut la regeneration participative et l’écologie des espèces d’arbres agroforestiers dans les systèmes agroforestiers. Saaka Buah est un chercheur en agronomie et scien ce du sol et a un PhD en Fertilité des Sols et Nutrition des Plantes de l’Université de l’Etat de Iowa, Ames, Iowa, USA. Il travaille actuellement pour CSIR- SARI, Ghana où ses activités de recherche se focalisent sur la résolution des problèmes de production Agricole dans la zone de savane du Ghana. Il fournit un appui technique pour accroitre la disponibilité de technologies appropriées et abor- dable de gestion de la fertilité de sol pour accroitre durablement la productivité agri- cole dans le nord du Ghana. Il est présentement le responsable de l’équipe de recherche en système de production base dans la région Nord-Ouest du Ghana. Diaminatou Sanogo est un chercheur senior a l’In- stitut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA) et point focal ICRAF au Sénégal. Elle a un doctorat en Ecologie, Agroforesterie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal). Son in- térêt pour la recherche inclut la Recherche Action Participative en agroforesterie et foresterie incluant la culture des espèces indigènes de haute valeur. Elle travaille aussi sur le développement de stratégies pour la gestion durable des ressources na- turelles sur les espaces communautaires. Abasse Tougiani est un chercheur senior a l’Institut National de Recherche Agronomique du Niger (INRAN), et est point focal ICRAF au Niger. Il a un PhD en Biologie et Sylviculture de l’Université d’Ibadan, Nigeria. Son centre d’intérêt pour la recherche inclut l’agroforesterie, l’intégration des systèmes de production cultures annuelles, élevage et espèces d’arbre et la culture d’espèces indigenes de haute valeur. Robert Zougmore est un chercheur en agronomie et science du sol avec un PhD en Ecologie de Produc- tion & Conservation des Resources, de l’Université de Wageningen. Il est basé à l’ICRISAT Bamako où il dirige le programme de recherche du CGIAR sur les changements climatiques, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS) en Afrique de l’Ouest. Son travail se focalise sur le dévelopment de technolo- gies, pratiques, institutions et politiques intégrant la dimension climat pour une meilleure gestion du risque climatique en Afrique de l’Ouest. Dr. Babou André Bationo babou.bationo@gmail.com Dr. Saaka Buah ssbuah@yahoo.com Dr. Diaminatou Sanogo sdiami@yahoo.fr Dr. Abasse Tougiani abasse.tougiani@gmail.com Dr. Robert Zougmoré r.zougmore@cgiar.org 1110 Remerciements Ce travail a été financé par le programme de recherche du CGIAR sur les Change- ments Climatiques, l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire (CCAFS), qui est un partenariat stratégique du CGIAR et de Future Earth dirigé par le Centre Interna- tional pour l’Agriculture Tropicale (CIAT). Le programme est mis en œuvre avec les financements des Donneurs de Fonds du CGIAR, l’Agence Danoise de Développement International (DANIDA), le Gouvernement Australien (ACIAR), l’Aide Irlandaise, Environnement Canada, Ministère des Affaires Etrangère des Pays Bas, l’Agence Suisse pour le Développement et la Coopération (SDC), Insti- tuto de Investigaçào Científica Tropical (IICT), UK Aid, le Gouvernement de Russie, l’Union Européenne (UE), Ministère des Affaires Etrangères et du commerce de la Nouvelle Zélande, avec le soutien technique du Fond International pour le développement Agricole (FIDA). Les collègues des instituts nationaux de recherche-Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) du Burkina Faso, Institut National de la Recherche Agronomique (INRAN) du Niger, Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA) du Sé́négal, et Savanna Agricul- ture Research Institute (SARI) du Ghana - ont généreusement partagé leurs docu - ments et données avec nous. Liste des Sigles et abréviations CCAFS : Climate Change, Agriculture and Food Security CGIAR : Consultative Group on International Agricultural Research CIAT : International Center for Tropical Agriculture AIC : Agriculture Intelligente face au Climat CSIR-SARI : Savanna Agricultural Research Institute of the Council for Scientific and Industrial Research DANIDA : Danish International Development Agency FAO : Food and Agriculture Organization of the United Nations FIDA : Fond International pour le développement Agricole ICRAF : World Agroforestry Centre ICRISAT : International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics IICT : Instituto de Investigação Científica Tropical ILRI : International Livestock Research Institute INERA : Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles INRAN : Institut National de Recherche Agronomique du Niger IPCC : Intergovernmental Panel on Climate Change ISRA : Institut Sénégalais de Recherche Agricole IUCN : International Union for Conservation of Nature MEA : Millenium Ecosystem Assessment ONG : Organisation Non-Governmentale SDC : Swiss Agency for Development and Cooperation UE : Union Europénne 1312 1. Introduction Ce guide décrit une méthode participative simple pour l’inventaire et la priorisa- tion des pratiques/technologies et innovations sociales climato-intelligentes. Il vise à : (i) Engager les acteurs clés dans l’inventaire des pratiques/technologies d’agriculture-élevage-agroforesterie et sociale climato-intelligentes prometteuses et pertinentes dans le contexte local ; (ii) Prioriser les pratiques/technologies d’agriculture-élevage-agrofores - terie prometteuses basées sur un certain nombre de critères pertinents pour l’agriculture climato-intelligente (sécurité alimentaire, adaptation et atténuation) en tenant compte de la faisabilité dans le contexte des producteurs locaux. (iii) Faire un inventaire rapide des chaines de valeur prometteuses de cul- ture-bétail-agroforesterie et de leurs acteurs. Il s'agit d'une identifica- tion rapide de chaines de valeur prometteuses, une étude plus approfondie devra suivre plus tard. 2. Définition de quelques termes clé utilisés dans le document Dans ce guide les terminologies telles que l’adaptation, l’atténuation et les servi - ces écosystémiques sont utilisées au sens de Bayala et al. (2016). Adaptation est entendue dans le sens d’un “ajustement dans les systèmes naturels ou humains en réponse à des chocs/stimuli climatiques présents ou projetés ou leurs effets, qui adoucissent les dommages ou exploitent opportunités bénéfiques (IPCC, 2007). Atténuation se réfère à des actions qui limitent l’étendue et/ou le degré de changement climatique dans le long terme; elle implique généralement la réduc- tion des émissions de gaz à effet de serre dues aux causes humaines (anthro- pogéniques) et peut aussi être acquise en améliorant la capacité de puits de carbone, ex. à travers la reforestation (IPCC, 2007). Services écosystémiques se réfèrent aux bénéfices que les gens obtiennent des écosystèmes et qui sont regroupés en quatre grandes catégories: l’approvi- sionnement, tel que la production de nourriture et l’eau; régulation, telle que le contrôle du climat et des maladies; support, tel que les cycles de nutriments et pollinisation des cultures; et culturel, tel que les bénéfices spirituels et recréa- tionels (MEA, 2005). Préambule Le document a été́ produit dans le cadre d’un projet “Building resilient agro- sylvo-pastoral systems in West Africa through participatory action research” (BRAS-PAR)”. BRAS-PAR est l’un des projets de la Composante 2 financée par le programme de recherche du CGIAR sur les Changements Climatiques, l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire (CCAFS). La composante 2 du CCAFS, qui traite des pratiques et technologies climato-intelligentes, s’attaque aux défis de comment passer à une agriculture climato-intelligente (ACI) à plus grande échelle pour permettre aux systèmes agricoles d’être transformés et réorientés pour soutenir la sécurité alimentaire dans le contexte actuel de changement climatique. Piloté par l’ICRAF-WCA/Sahel, le projet BRAS-PAR est mis en œuvre au Burkina Faso, Ghana, Niger et Sénégal par un consortium d’institutions nationales de recherche (INERA, INRAN, ISRA et SARI), IUCN et ILRI. Ce projet vise à développer des innovations technologiques et sociales climato- intelligentes qui intègrent d’une part, des systèmes d’agriculture, d’élevage et de sylviculture qui peuvent être facilement mis à l’échelle à travers l’amé́lioration de la compréhension des perceptions et des besoins des producteurs et d’autre part, le combat contre les barrières à̀ l’adoption en prenant en compte le genre et la diffé́rentiation sociale. Une des activité́s majeures du projet est de renforcer les capacités des acteurs clé́ à travers des plateformes multi-acteurs. L’élément clé́ de cette activité est, à travers l’engagement multi-acteurs, d’inventorier les pratiques agroforestières climato-intelligentes intégrant culture-arbre-élevage, de les prioriser puis les tester et les évaluer à travers une recherche action participative. Les acteurs sont entre autre les producteurs, les services de vulgarisation, les agences de développement (ex. ONGs) le secteur privé, les chercheurs et les agences gouvernementales. 1514 Tableau 1 : Rôles de l'équipe de l'atelier Team member Role Chef d'équipe Introduire l'atelier et le plan de la journée. Explique les objectifs du projet, et a la responsabilité pour la gestion de l'atelier et joue le rôle d'intermédiaire entre la communauté et le reste de l'équipe. Il/Elle est en charge du control qualité et de l'élaboration finale du rapport de l'atelier. Modérateur Explique et dirige la discussion pendant l'atelier. S'assure que tous les participants aient des chances égales de contribuer, surtout les femmes et veiller à ce que les dispositions des chaises permettent aux participants d'interagir. Il serait béné- fique que le modérateur comprenne la langue locale. 2 Rapporteurs Ils ont la responsabilité de suivre et de documenter en détail le contenu des discussions. Les rapporteurs doivent également noter toutes les controverses pendant les discussions, les points litigieux, comment les groupes prennent les décisions et arrivent à un consensus. Les rapporteurs doivent rappeler au modérateur tout point qui n'aura pas été couvert. Figure 1 : Participants à un exercice de priorisation des technologies/pratiques cli- mato-intelligentes d’agriculture-élevage-agroforesterie. Les noms des participants à l’atelier ainsi que leur genre et institutions d’origine devraient être notés dans un tableau (Tableau 2). La production agricole intelligente face au changement climatique est définie par FAO (2013) comme des activités agricoles comprenant trois piliers: (1) aug- mentation de façon durable de la productivité agricole et des revenus; (2) adap- tation et renforcement de la résilience face au changement climatique; et (3) réduction et /ou élimination des émissions de gaz à effet de serre, si possible. Ainsi, pour qu'une technologie soit perçue comme intelligente face au change- ment climatique, elle doit contribuer à la sécurité alimentaire à travers une aug- mentation de la productivité et la génération de revenus, et des stratégies d'adaptation et d'atténuation. Les technologies devraient également pouvoir être vulgarisées et viables sur le plan économique. Une liste de technologies cultures-élevage-agroforesterie qui pourraient être in- telligentes face au changement climatique, telles qu'adaptées de la publication de l'UICN (Savadogo et al., 2011) est fournie en annexe à ce guide. La liste ne devrait pas être lue aux participants mais devrait servir uniquement de guide. Il est im- portant que l'équipe de l'atelier se familiarise avec cette publication informative. 3. Méthode participative communautaire pour l’inven- taire des technologies/pratiques climato-intelligentes L’inventaire des technologies/pratiques climato-intelligentes devrait être con- duit au cours d’un atelier communautaire (Photo 1). 3.1. Identification des participants à l’atelier L’assemblée des participants à l’atelier devrait être composée comme suit : • au moins 30 participants adultes (de plus 18 ans) venant des commu- nautés cibles ; • au moins 30 % des participants venant des communautés devrait être des femmes qui ont une bonne connaissance des contextes biophysiques et socio-institutionnels des sites ; • tous les groupes sociaux/ethniques clés dans la communauté incluant les producteurs agricoles et les éleveurs ; • les participants des communautés devraient représenter au moins 50 % des participants à l'atelier ; • au moins 2 représentants (avec des compétences en agronomie, élevage et agroforesterie) venant des : • institutions de recherche, • agences de développement (ONGs), • secteurs privés et • agences Gouvernementales. • l'équipe de l'atelier doit comprendre un chef d'équipe, un modérateur et 2 rapporteurs. Les rôles des membres de l’équipe d’atelier sont décrits dans le ableau 1. 1716 3.3. Conduite de l’inventaire La conduite de l’atelier d’inventaire implique : (i) d’expliquer aux participants les technologies qui pourraient être consi - dé rées “climato-intelligentes” (notamment les critères à utiliser pour classer les technologies) ; (ii) de demander aux participants de mentionner les technologies qui ont déjà fait leur preuve de succès et bénéfice en termes d’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages, l’adaptation au changement clima- tique et l’atténuation. Les participants devraient avoir à l’esprit qu’il s’agit de toutes technologies/pratiques de tous les domaines notam- ment agronomie, conservation des eaux et des sols, stockage de l’eau, l’élevage, la foresterie-agroforesterie, les pratiques sociales, etc. (voir Tableau 4a, b, c, etc.). On peut commencer, par exemple, avec les techno - lo gies qui ont trait aux cultures, et ensuite continuer avec l'élevage et l'agroforesterie. (iii) Pour chaque technologie mentionnée, les participants devraient ren- seigner sur les bénéfices de la technologie et les contraintes à la mise en oeuvre, et les raisons pour lesquelles elle est considérée climato-in- telligente. (iv) A la fin de l’inventaire, les résultats doivent être présentés aux partici- pants pour s’assurer que tout a été noté. Figure 2 : Facilitateur expliquant un point à la communauté au cours de l’atelier d’inventaire. Tableau 2 : Liste des participants Name Sex Institution 1=Homme 2= Femme 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. ... ... ... 3.2. Collecte des informations générales sur le site du projet Après avoir présenté le projet et expliqué les objectifs de l'atelier, il est important de recueillir des informations générales sur le village dans le tableau 3. Ces in- formations sont nécessaires pour pouvoir mettre dans leur contexte les réponses des participants sur l'inventaire des pratiques culture-élevage-agroforesterie in- telligentes face au changement climatique. Tableau 3 : Informations préliminaires sur le village (site du projet) Nom Groupe (s) ethnique (s) dominant (s) Population du village Nombre de ménages Nombre de ménages dirigés par une femme Proportion des ménages pratiquant l'agriculture et l'élevage Proportion des ménages pratiquant l'agriculture uniquement Proportion des ménages pratiquant l'élevage uniquement Proportion des ménages impliqués dans les pratiques d'agroforesterie Proportion des ménages engagés dans des activités non-agricoles seulement, ex : commerce Superficie moyenne des champs par ménage Cultures dominantes dans le village Espèce de bétail dominante dans le village Nombre moyen d'animaux par ménage Accès au marché (0 = Faible ; 1 = Moyen ; 2 = Bien ; 3 = Très bien) Etat des infrastructures (Ecole, centre de santé, etc.) dans la communauté (0 = Mauvais ; 1 = Moyen ; 2 = Bien ; 3 = Très bien) La pression sur la terre cultivée dans la communauté (1=Faible ; 2=Moyenne ; 3 = Forte ; 4 = Très forte) 18 Exemple d’un résultat d’exercice d’inventaire dans le village de Doggoh, Département de Jirapa au Ghana Technologie Avantages Contraintes En quoi elle est intelligente pratiques sociales face au changement climatique Tableau 4 a : Inventaire des pratiques agronomiques intelligentes face au changement climatique (y compris la gestion sol et de l'eau) Technologie/pratiques Avantage Contrainte En quoi est-elle intelligente face sociales au changement climatique 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. Tableau 4 b : Inventaire des pratiques d'élevage intelligentes face au change- ment climatique Technologie/pratiques Avantage Contrainte En quoi est-elle intelligente face sociales au changement climatique 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. Table 4 c : Inventaire des pratiques prometteuses d'agroforesterie intelligen tes face au changement climatique Technologie/pratiques Avantage Contrainte En quoi est-elle intelligente face sociales au changement climatique 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. Pass-on-the-gift (Crédit en nature) de mouton (Innovation social) • Source facile de mise à l’échelle de l’élevage • Réduction de la pauvreté • Source de fumure organique • Faible taux de mortalité • Taux élevés de fertilité • Amélioration de la performance de l’animal et du troupeau • Revenu supplémentaire et nourriture • Alimentation riche et diversifiée • Croissance dans le secteur élevage • source d’aliments • Mesures sanitaires préventives telle que les vaccinations pour contrôler les maladies, la réduction du stress (fourniture d’abris et de l’eau) • Services vétérinaires inadéquats • Coûts élevés des traitements et de l’habitat • Faible accès au vaccin contre la PPR (peste de petits ruminants) • Les défis sont la rareté de vaccin de haute qualité au niveau de la- communauté et la fourniture de vaccins à des coûts réduits. • Bétail en bonne santé et risques de mortalité réduits. • Stratégie de sécurité alimen- taire à travers la réduction de la pauvreté. Production de fourrage (Cajanus cajan) • Les animaux ne vont pas loin • Fournit la protéine aux animaux • Fournit les nutriments au sol • Source fiable d’aliments • Charge de travail élevée • Pâturage par les animaux en diva- gation • Inexistence ou peu de pâturages cultivés • Une bonne partie des ressources fourragères actuelles viennent de la nature • Amélioration de la qualité du fourrage et des produits d’éle- vage ; atténuant les émissions de gaz à effet de serre • L’augmentation de la production du fourrage induit plus de ma- tière organique retournée au sol, et plus de carbone organique stocké dans le sol. Habitat semi-intensif • Savoir où est le bétail • Sécuriser la fumure organique • Les animaux maladies sont facilement identifiés • Meilleure protection contre les voleurs. • Faibles taux de mortalité • Taux de fertilité élevés, • Amélioration de la performance de l’animal et du troupeau • Mesures sanitaires préventives telle que les vaccinations pour contrôler les maladies, la réduction du stress (four- niture d’abris et de l’eau) • Difficultés à ramener le bétail à la maison chaque soir • Savoir limité • Faible qualité du fourrage (Faible digestibilité du fourrage). • Stratégie d’adaptation • Réduction de l’incidence des maladies • Prévient les évènements exces- sif/extrême de climat • Réduit la déforestation et la dé- gradation des terres Gestion du pâturage • Possibilité de gérer une taille limitée de terre. • Mobilité accrue des animaux • Les terres allouées au bétail sont surexploitées à cause de l’insuffi- sance. • Faible qualité du fourrage (Faible digestibilité du fourrage). • Perte de végétation due au surpâ- turage. • Augmentation de la déforestation dégradation des terres. • La déforestation induit les émis- sions de GES • Stratégie d’adaptation pour l’ali- mentation du bétail. • La séquestration du carbone dans les pâturages pourrait com- penser les émissions. • Mobilité accrue, et meilleur équi- libre entre le temps de pâturages et de repos. Ceci peut avoir un impact positif sur la production du fourrage et la séquestration de carbone dans le sol. • Amélioration de la qualité du fourrage Complément alimentaire (Gousses d’Acacia) • Améliore la croissance rapide des animaux • Pas facilement disponible • Stratégie d’adaptation contre l’accès limité au fourrage. • Amélioration de la qualité du fourrage. 2120 Figure 3 : Une femme donnant une note à une technologie au cours de l’atelier d’inventaire. (i) En cas de désaccord entre les participants dans la notation de chaque technologie, tous les groupes dans l’atelier doivent alors donner une note. (iii) Ensuite, la valeur modale (valeur la plus fréquente) sera retenue ; (iv) Les notes de chaque technologie sont alors additionnées et les résultats annoncés aux participants. Il est crucial d'éviter qu'un groupe monopolise la parole en donnant la note pour les technologies. Les technologies/pratiques sociales avec les notes les plus élevées devraient être considérées prometteuses et utilisées pour l’étape suiv- ante d’identification de chaines de valeur clés sur lesquelles devrait se focaliser la mise à l’échelle des technologies/pratiques sociales. Cependant, on devrait prêter attention aux notes d’adaptation et d’atténuation pour la prise de décision finale concernant la technologie à évaluer pour sa valeur ajoutée. 4. Priorisation Dans cette étape, les technologies/pratiques climato-intelligentes inventoriées sont priorisées en évaluant chaque pratique au regard de sept (7) critères (Tableau 5). Dans le contexte du changement climatique, il est reconnu que les innovations technologiques à elles seules sont insuffisantes, et il est suggéré de tenir compte des innovations sociales. En effet, les innovations sociales appa- raissent comme des réseaux fournissant des solutions innovantes pour l’adap- tation et l’atténuation du changement climatique (Feola et Nunes, 2014). 4.1. Critères à utiliser pour la priorisation (i) Aptitude à améliorer de façon durable la productivité agricole ; (ii) Valeur marchande des produits issus de la technologie ; (iii) Viabilité en tant que stratégie d'adaptation ; (iv) Potentiel pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (at- ténuation) ; (v) Potentiel pour la vulgarisation ; (vi) Viabilité économique (coût et bénéfice)/Génération de revenus ; (vii) Impact sur les services écosystémiques. 4.2. Procédure pour la conduite de la priorisation (i) Les participants doivent noter chaque technologie/pratique pour chaque critère sur une échelle de 0 (rien/pas du tout) à 10 (Excellent/hautement pertinent) (Photo 3). Table 5. Cadre de priorisation des technologies et pratiques sociales Technologie Critère (échelle de 0 (rien/pas du tout) à 10 (Excellent/hautement pertinent) Sécurité alimentaire Adaptation Atténuation Autres Note totale Productivité Revenu Adaptation Adaptation Potentiel Viabilité Impact sur d’atténuation de mise à économique les services l’échelle économiques 1. 2. 3. 4. … … Répéter le tableau séparément pour les différentes catégories (agronomie, élevage, agrofores - te rie, etc.). 2322 5. Identification rapide des chaînes de valeurs clés de cultures-élevage-agroforesterie Cette courte session identifie les chaînes de valeur clés de cultures-élevage- agroforesterie, les classe par ordre de priorité et identifie les principaux acteurs de ces chaines de valeur et leur degré d’influence (Tableau 6). La session identifie aussi les interventions nécessaires pour une meilleure opérationnalisation de ces chaines de valeur. Table 6. Modèle d'analyse des chaînes de valeur Chaîne de Classement Principaux Influence des acteurs Intervention valeurs acteurs principaux nécessaire (1. Faible; 2. Moyen ; 3. Forte ; 4. Très /dominant) 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. Ex em pl e de p ri or is at io n de p ra ti qu es a gr on om iq ue s cl im at o- in te lli ge nt es d an s le v ill ag e de B om pa ri , d ép ar te m en t d e La w ra , G ha na . Te ch no lo gi es Cr it èr e (é ch el le d e 0 (r ie n/ pa s du to ut ) à 1 0 (E xc el le nt /h au te m en t pe rt in en t) S éc ur it é al im en ta ir e A da pt at io n A tt én ua ti on A ut re s P ro du ct iv it é R ev en u A da pt at io n A tt én ua ti on Po te nt ie l V ia bi lit é Se rv ic es To ta l d e m is e é co no - é co sy s- sc or e à l’é ch el le m iq ue t ém iq ue s B ill on na ge c lo is on né 1 0 8 9 8 1 0 9 7 6 1 R ot at io n de c ul tu re s 9 10 8 7 1 0 8 7 59 B ut ta ge 9 8 7 7 9 9 8 57 Cu lt ur e in te rc al ai re 9 9 8 7 1 0 7 5 55 Va ri ét és a m él io ré es 9 9 1 0 8 5 6 7 54 8 8 9 6 1 0 5 7 53 Co m po st ag e 9 5 1 0 8 6 8 5 5 1 La bo ur m in im um 8 7 8 6 7 7 6 4 9 Pa ill ag e 5 6 7 7 8 7 7 47 R ét en tio n de s ré si du s de c ul tu re s ur le s ch am ps 2524 Références Andrieu N., Sogoba B., Zougmore R., Howland F., Samake O., Bonilla-Findji O., Lizarazo M., Nowak A., Dembele C., Corner-Dolloff C. 2017. Prioritizing invest- ments for climate-smart agriculture: Lessons learned from Mali. Agricultural Systems 154: 13-24 Bayala J., Zougmoré R., Dayamba S.D., Olivier A. 2017. Climate-Smart Agriculture Technologies in West Africa: learning from the ground Research for Development experiences. Agriculture & Food Security (2017) 6:40. DOI 10.1186/s40066-017- 0117-5. Bayala J., Zougmoré R., Ky-Dembele C., Bationo B.A., Buah S., Sanogo D., Somda J., Tougiani A., Traoré K., Kalinganire A. 2016. Towards developing scalable climate- smart village models: approach and lessons learnt from pilot research in West Africa. ICRAF Occasional Paper No. 25. Nairobi: World Agroforestry Centre. FAO 2013. Climate-Smart Agriculture Sourcebook. Rome, Italy. Feola, G. and Nunes, R. (2014) Success and failure of grassroots innovations for addressing climate change: the case of the Transition Movement. Global Envi- ronmental Change, 24. pp. 232250. ISSN 09593780 doi: https://doi.org/10.1016/j.gloenvcha.2013.11.011 Available at http://centaur.read- ing.ac.uk/36095/ Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). 2007. Climate change 2007: mitigation of climate change,B. Metz, O.R. Davidson, P.R. Bosch, R. Dave & L.A. Meyer (eds). Contribution of Working Group III to the Fourth Assessment Report of the IPCC. Cambridge, United Kingdom and New York, USA, Cambridge University Press. Millenium Ecosystem Assessment 2005. Ecosystems and Human Well-Being: Synthesis. Island Press, World Resources Institute, Washington, USA. Savadogo M., Somda J., Seynou O., Zabré S., Nianogo A. J. 2011.Catalogue des bonnes pratiques d’adaptation aux risques climatiques au Burkina Faso. Oua- gadougou, Burkina Faso. UICN Burkina Faso. 52 pp. ISBN : 978-2-8317-1392-2. 6. Choix de technologies/pratiques sociales avec potentiel de mise à l’échelle à partir des résultats d’inventaire (Suite à donner aux résultats d’inventaire et de priorisation) Une fois l'établissement des priorités terminé, l'analyse coûts-avantages des op- tions sélectionnées (Andrieu et al., 2017) aidera à aboutir à un nombre limité d’op- tions qui sera mise à l’échelle grâce à une meilleure compréhension des perceptions et des exigences des agriculteurs, en éliminant les obstacles à l'adoption en tenant compte du genre et de la différenciation sociale. Cela se fera soit en renforçant la capacité des principales parties prenantes sur la courte liste d'options retenues, soit en les testant et les évaluant (adaptation aux circon- stances locales) grâce à la recherche-action participative. Les parties prenantes comprennent les agriculteurs, les services de vulgarisation, les agences de développement (par exemple les ONG), le secteur privé, les chercheurs et les agences gouvernementales. Technologie Conservation Agroforesterie CultureConservation Elevage des eaux de l'eau et des sols 1. Cordons pierreux X 2. Bouli X X 3. Zaï X 4. Demi-lune X 5. Paillage X X 6. Jachère améliorée X 7. Aménagement des bas-fonds X X 8. Taille des arbres X 9. Régénération Naturelle Assistée X 10. Reforestation/afforestation X 11. Brise-vent X X 12. Pare-feu X 13. Gestion des forêts X 14. Forêt communautaire protégée X 15. Puits (peu profond/profond) X 16. Petit réservoir X 17. Collecte d'eau de pluie X 18. Variétés de semences améliorées X 19. Variétés de semences tolérantes à la sécheresse X 20. Compostage X X 21. Associations culturales X 22. Zero labour/Labourage minimum X 23. Maraichage (période de soudure) X 24 Collecte et stockage du fourrage X 25. Fourrage cultivé (ex. variété de cultures à double objectif) X 26. Bandes enherbées (ex. avec Andropogon gayanus) X X 27. Haies vives X X 28. Alimentation complémentaire X 29. Embouche X 30. Traitement de résidus de récolte (physique ex. hachage ou chimique ex. ajouter de l'urée) X 31. Parcage pour la collecte X X de fumier dans les champs 32. Transhumance X 33. Gestion des pâturages X Guide des pratiques intelligentes de culture-élevage-agroforesterie face au changement climatique (adapté de Savadogo et al., 2011) GUIDE METHODOLOGIQUE Méthode communautaire participative d’inventaire et de priorisation des technologies / pratiques d’agriculture élevage-agroforesterie climato-intelligentes