isnar Le 1er sep tem bre 1980 m a rq u e le d éb u t des activités d u Service In ternational p o u r la Re­ cherche A gricole N ationale , l'ISNAR, d o n t le siège est à La H aye, aux Pays-Bas. Instauré par le G ro u p e C onsulta tif p o u r la Recherche A gricole In ternationale (GCRAI) conform ém ent aux recom m andations ém ises p a r u n g ro u p e d 'ex p e rts in ternationaux , l'ISNAR a p o u r m is­ sion d 'a id e r les gou v ern em en ts des pays en d év e lo p p e m en t à renforcer la recherche ag rono ­ m ique. Il s 'ag it d 'u n e entité au to n o m e sans b u t lucratif, in ternationale p a r essence, et apolitique d an s sa gestion, son personne l et son fonctionnem ent. D es seize centres in ternationaux com posan t le réseau d u GCRAI, l'ISNAR est le seul qui consacre l 'essentiel d e ses efforts aux p rob lèm es d e la recherche ag ro n o m iq u e nationale. A la d em a n d e des gouvernem en ts , il ém et des recom m anda tions en m atiè re de politique, d 'o rg a ­ n isation et d e gestion d e la recherche, com plé tan t ainsi les activités dép loyées p ar d 'a u tre s agences d 'assistance. Les p ro g ram m es d e l'ISN AR co m p re n n en t le service conseil, la recherche et la formation. Il bénéficie d u sou tien de no m b reu x m em bres d u GCRAI, u n g ro u p e inform el d e bailleurs d e fonds constitué d e gouvernem en ts , d e b an q u es d e déve loppem en t, d 'o rgan isa tions in ter­ nationales ou de fondations. BAILLEURS DE F O N D S DE L'ISN A R -1990 F inancem ent central F inancem ent de projets spéciaux Allemagne Allemagne Australie Australie Banque mondiale Banque asiatique de développement Belgique Canada Canada Communauté économique européenne Chine CRDI Communauté économique européenne Danemark Espagne Etats-Unis Etats-Unis Fondation Rockefeller France France Italie IICA Japon Pays-Bas Pays-Bas Norvège Philippines PNUD Royaume-Uni Royaume-Uni Suède En couverture. Scène typique d'Afrique occidentale : la vente de produits agricoles au bord de la route. Les pays en développement ont besoin de systèmes de recherche agronomique efficaces et bien gérés pour apporter aux agriculteurs des technologies utiles et açlaptées à leurs besoins. Rapport annuel 1990 Octobre 1991 Service International pour la Recherche Agricole Nationale Rapport annuel 1990 Table des matières Avant-propos 3 Conseil d 'adm inistration de l'ISNAR — 1990 5 Liste des principaux sigles 6 I. Service conseil 8 Bangladesh 9 Botswana 12 Mali 15 Tanzanie 16 Maroc 19 Bolivie 21 Le service conseil dans le m onde 24 II. Recherche 27 Analyse des données des SNRA et contribution à la définition des politiques 28 Vers une conjecture plus structurée : la définition des priorités en Indonésie 29 O uvrages sur la biotechnologie et dém arrage d 'études de cas 31 Etude des petits pays : apparition des premières tendances 33 L'étude des liaisons entre dans sa phase de synthèse 36 Autres activités de recherche 37 III. Formation et conférences 42 L'appui aux formateurs 43 Kenya : constitution d 'u n corps de responsables de la recherche 44 République populaire de Chine : une première p our l'ISNAR 46 Des systèmes d 'inform ation pour la gestion en Asie 47 Malawi : comment gérer l'évolution d 'u n système de recherche 48 Consultation internationale avec les responsables de la recherche 49 S'organiser pour une agriculture viable 51 Activités de formation et conférences par région 53 IV. Information 55 Service de publication 55 Bibliothèque 56 Service informatique 56 Les publications de l'ISNAR en 1990 57 Les consultants de l'ISNAR en 1990 61 Le personnel de l'ISNAR en 1990 64 Situation financière de l'ISNAR 66 Articles sur pages ombrées Facteurs critiques pour le renforcement des SNRA 10 Parution de « The Technology Triangle » 39 2 Rapport annuel 1990 Avant-propos A u nom d e l'ISNAR, d e son Conseil q ues et po litiques d e la b iotechnologie, l 'a u ­ d 'ad m in is tra t io n et de son personnel, tre su r les liaisons en tre les chercheurs, les j'ai l 'h o n n eu r de vous p résen ter le rap p oarct teu rs d u transfert d e technologies et les annuel de l 'Institu t p o u r 1990. agriculteurs. En m ai dern ier, n ous avons profité d e la D epu is p lu s de d ix ans, les activités de réun ion à m oyen te rm e d u GCRAI à La l'ISNAR o n t concerné 50 systèm es natio ­ H aye et de la p résence d e nos collègues et naux. L 'expérience q ue n ous avons acquise, am is p o u r en tre p re n d re u n e réflexion su r ainsi q ue la m ise au p o in t d e nom breux o u ­ les services q ue l'ISNAR a offerts aux sys­ tils destinés à am élio rer la gestion d e la re ­ tèm es na tionaux d e recherche ag ronom ique cherche ag ronom ique , son t à l 'o rig ine de la (SNRA) au cours des dix p rem ières années forte d e m a n d e d o n t nos services font l'objet. de son existence. Le m inistre kenyan de M alheureusem ent, nos ressources finan ­ l 'agriculture, Son Excellence M aina Wanjigi, cières et h um aines ne n ous p erm etten t pas a d ressé u n bilan global de la recherche d e rép o n d re à tou tes les requêtes. N o u s d e ­ ag ronom ique en A frique subsaharienne. Le vons reporter, parfois refuser, u n nom bre p rofesseur Jan Tinbergen, prix N obel d 'éc o ­ croissant de projets d e diagnostic , d 'a id e à nom ie en 1969, a m is en lum ière quelques- la p lanification et à la form ation , et d e con­ u ns des p rincipaux p roblèm es d e ressources su lta tion su r d es p rob lèm es variés. En outre, et de déve lo p p em en t auxquels no u s serons et p o u r des raisons d iverses, p lu sieu rs de tous confrontés d an s les p rochaines décen ­ nos activités d e dév e lo p p em en t institu tion ­ nies. nel n 'o n t pas encore d ébouché su r l 'établis­ En novem bre, nous avons eu l 'h o n n eu r sem en t de SNRA solides et efficaces, d 'accueillir Son Altesse Royale le Prince capables d e satisfaire tous les besoins des C laus des Pays-Bas, en visite d e travail au u tilisa teu rs d e technologies. siège de l 'Institut. Lors d e nos entre tiens, le La m ission d o n t nous som m es investis, à Prince a souligné l 'im portance de la conser­ savoir le renforcem ent des SNRA, est en vation des ressources naturelles, no tam m en t train d 'ê tre exam inée. Les bailleurs d e fonds de l'eau , p o u r les g énérations à venir. dev ro n t p ren d re acte des besoins d ifférents Tous les ateliers, sém inaires et d iscus­ et cro issants des SNRA des pays en d év e ­ sions que nous avons tenus en 1990 ont loppem en t et convenir des m oyens p o u r y condu it à un m êm e constat : il est nécessaire subvenir. A cet égard , n ous a t ten d o n s avec de renforcer davan tag e la recherche ag ro n o ­ im patience la revue externe q u inquenna le m ique nationale des pays en d év e lo p p e ­ des p ro g ra m m e s et d e la gestion de m ent, ainsi q ue les in stitu tions et les l'ISNAR, p rév u e p o u r 1991. N ous nous m écanism es chargés d e la recherche et de som m es concentrés su r que lques-uns des l 'é tab lissem ent d e rela tions avec les agricu l­ aspects susceptib les d 'ê tre ab o rd és lors de la teurs. L 'ISNAR est p rê t à jouer ce rôle. revue externe : d 'u n e part, l'efficacité, l 'im ­ Le rap p o rt annue l 1990 m et en exergue pact et la gestion d e nos ressources d an s le p lusieu rs activités m enées p a r no tre service passé et, d 'a u tr e part, no tre stratégie, nos conseil et p a r nos p ro g ram m es de recherche p riorités ainsi q ue l 'im portance des in nova ­ et de form ation. N ous som m es p ersuadés tions et des g ran d es tendances p o u r les dix que nos partenaires trouveron t q ue l 'en se m ­ procha ines années. ble de nos activités p résen ten t u n intérêt Toutes les sociétés et nations subissent p o u r eux. P ar ailleurs, nous avons décrit les effets des changem ents politiques, éco­ b rièvem ent deux m onograph ies d e syn thèse nom iques, scientifiques et écologiques, m ais publiées en 1990 qui, n ous l 'espérons, re ­ ce son t les pays en déve lo p p em en t qu i en tiendron t l 'a tten tion d 'u n g rand nom bre de souffren t le plus. L 'env ironnem en t et les lecteurs : l 'u n e porte su r les aspects scientifi­ ressources natu re lles son t constam m ent 3 Rapport annuel 1990 Visite de Son Altesse Royale le Prince Clans des Pays-Bas (à droite) au siège de l'ISNAR en novembre. Lors de la table ronde organisée pour l'occasion, Monsieur Christian Bonte-Friedheim, directeur général de l'ISNAR, a informé son hôte princier des activités de l'Institut. soum is à d e nouvelles contraintes. Les g én é ­ Des changem ents on t été appo rtés à la ra tions fu tu res rem e ttro n t nos décisions en tête d u Conseil d 'ad m in is tra t io n d e l'ISNAR question , voire no tre m a n q u e d 'in itiative. en 1990. N ous rem ercions tou t spécialem ent Le systèm e d u GCRAI exam ine actuelle­ M. H enri C arsalade (France) p o u r ses longs m en t certains d e ces problèm es. Il a été déci­ e t précieux services en sa qualité d e m em bre dé, au cours d e la Sem aine des centres d u conseil, pu is en tan t q ue président. N ous in te rna tionaux d e 1990, d e d év e lo p p e r cet som m es heureux d 'accueillir le n ouveau im p o rtan t systèm e d e recherche afin d 'y in ­ p rés iden t d u conseil, le p ro fesseur John Dil- clure u n e recherche d 'a p p u i à la foresterie, lon (Australie). Ses collègues et lu i-m êm e l'agroforesterie , la pêche, la gestion d e l 'ir r i­ on t accepté l 'im p o rtan te responsabilité gation et les au tres d iscip lines techniques. d 'o r ie n te r les activités de l'ISNAR au cours P lusieurs ques tions rela tives à la m ise en des années à venir. Ensem ble, nous veille­ oeuvre des p ro g ram m es fu tu rs d e recherche rons à ce q ue le Service In ternational p o u r la d an s certaines zones agro-écologiques (par Recherche Agricole N ationale gagne encore exem ple, la coord ina tion des efforts et l 'é ta ­ en solid ité et en efficacité. b lissem ent des priorités) on t été soulevées et seron t d iscutées u ltérieurem ent. L 'ISNAR et sa m ission seron t la rgem ent affectés p a r p lu sieu rs événem en ts qu i m a r ­ quero n t les p rochains mois. Ainsi, n ous a t­ tendons avec im patience la conclusion des éva lua teu rs externes, les conseils e t l 'a ide de nos am is et bailleurs d e fonds et les recom ­ Christian Bonte-Friedheim m andations d u conseil d 'adm in is tra tion . D irecteur général 4 Rapport annuel 1990 Conseil d'administration de l'ISNAR — 1990 John L. Dillon, Roberto Junguito** Henriette Lala Rakotovao P résiden t (à p artir de P residen te Junta D irecteur général, novem bre 1990) Directiva, Banco C en tre na tional de U niversity of N ew S udam eris (Colombie) recherches su r E ngland (Australie) Carlos López Saubidet* l 'env ironnem en t Naima Al-Shayji Presidente, Institu to (M adagascar) K uw ait Institu te for N acional d e Tecnología Sadikin S. W.* Scientific Research, A gropecuaria Indonésie Londres (Royaum e-Uni) (Argentine) Joab L. Thomas Christian Henry K. M wandem ere P résident, Pennsylvania Bonte-Friedheim** N orth Carolina State S tate U niversity D irecteur général U niversity (Etats-Unis) (Etats-Unis) Guy Camus Kurt Peters** Th. J. W essels France Institu t für M inistère d es affaires Henri Carsalade* T ie rp roduk tion , Berlin é trangères (Pays-Bas) Président (jusqu 'en (Allem agne) novem bre 1990), Enrico Porceddu D irecteur général, U niversité Degli S tudi CIRAD (France) Delia Tuscia (Italie) ** M embre du conseil depuis Kenzo Hemm i 1990 Asia U niversity (Japon) * Départ en 1990 De gauche à droite, assis : Me Rakotovao, M M. Dillon, Bonte-Friedheim, Carsalade, Me Al-Shayji. Debout : MM. Junguito, Peters, Camus, Mwandemere, MiiUer-Haye (observateur de la FAO), Me Merrill-Sands (secrétaire), MM. Hemmi, Thomas, Sadikin, Porceddu, Lâpez Saubidet, Wessels. 5 Rapport annuel 1990 Liste des principaux sigles A ARD A gency for A gricu ltura l Research and D eve lopm ent — Indonésie ACDI A gence canad ienne d e d év e lo p p em en t in ternational ACIAR A ustra lian C en tre for In ternational A gricultura l Research ADB A sian D eve lopm en t Bank ARC A gricu ltu ra l Research C orpo ra tion — S oudan ARIS A gricu ltu ra l Researcher In fo rm ation System — ISNAR ARP A gricu ltu ra l Research Project — B angladesh BARC B angladesh A gricu ltu ra l Research Council BMZ B undesm in iste rium fü r W irtschaftliche Z usam m en arb e it — R épublique fédérale d 'A llem agne CAAS C hinese A cadem y of A gricu ltu ra l Sciences CARDI C aribbean A gricu ltura l Research and D evelopm ent Institu te CARP C ente r for A gricu ltu ra l Research P lann ing — Indonésie CARP C ouncil for A gricu ltura l Research Policy — Sri Lanka CASER C enter for Agro-Socioeconom ic Research — Indonésie Cl AT C entro de Investigación A grícola T ropical — Bolivie CIFAP C enter for In ternational Food an d A gricu ltu ra l Policy — U niversité d u M innesota, Etats-Unis. CIRAD C entre d e C oopéra tion In ternationale en Recherche A gronom ique p o u r le D éve loppem en t — France CRDI C entre de recherches p o u r le d éve loppem en t in ternational — C anada CTA C entre T echnique d e C oopéra tion A gricole et Rurale — C o m m u n au té eu ro p éen n e et pays de la C onven tion d e Lomé D AR D ep artm en t of A gricu ltura l Research — Botsw ana D AR D ep artm en t of A gricu ltu ra l Research — M alaw i DRT D ep artm en t of Research an d T rain ing — Tanzanie FAO O rgan isa tion des N ations Unies p o u r l 'A lim enta tion et l 'A gricu ltu re GTZ D eutsche Gesellschaft für Technische Z u sam m en arb e it — R épublique fédérale d 'A llem agne HBSTC C om m ission des sciences et des technologies d e la p rov ince d e Hebei — C hine IARMW In ternational A gricu ltu ra l Research M anagem en t W orkshop — ISNAR IBTA Institu to Boliviano d e Tecnología A gropecuaria — Bolivie ICIPE In ternational C en tre of Insect P hysiology an d Ecology ICRA In ternational C ourse for D eve lopm ent O rien ted Research in A gricu lture 1ER Institu t d 'E conom ie R urale — Mali 6 Rapport annuel 1990 IICA Instituto Intermericano de Cooperación para la Agricultura INERA Institu t d 'E tu d es et d e Recherches A gricoles — Burkina Faso INERA Institu t N ational p o u r l 'E tude et la Recherche A gronom iques au Zaïre INFORM Inform ation System for A gricu ltura l Research M anagers — ISNAR INIA Instituto N acional d e Investigación A gropecuaria — U ru g u ay INIAP Instituto N acional d e Investigación A gropecuaria — E quateur INRA Institu t N ational d e la Recherche A gronom ique — M aroc INRZFH Institu t N ational de Recherches Zootechniques, Forestières et H ydrob io log iques — Mali IRA Institu t d e la Recherche A gronom ique — C am eroun IRZ Institu t d e Recherches Z ootechniques — C am eroun ISABU Institu t d es Sciences A gronom iques d u B urundi KARI K enya A gricu ltu ra l Research Institu te MIS Systèm e d 'in fo rm a tion p o u r la gestion NAA RM N ational A cadem y of A gricu ltura l Research M anag em en t — Indie N ALRP N ational A gricu ltu ra l a n d Livestock Research Project — T anzanie NARC N ational A gricu ltu ra l Research C en te r — Laos NARP N ational A gricu ltura l Research P rog ram — Kenya NARP N ational A gricu ltu ra l Research Project — M alaw i NCRTD C entre N ational de D éve loppem en t d e la Technologie Rurale — C hine OFCOR Recherche en m ilieu réel o rien tée vers l 'u til isa teu r PBS Systèm e d e budgé tisa tio n d e la recherche PCARRD P hilipp ine Council for A gricu lture , Forestry an d N atu ra l Resources Research an d D evelopm ent PNBA P ro d u it national b ru t agricole P N U D Prog ram m e d es N ations U nies p o u r le D éve loppem ent SACCAR S outhern A frican C entre for C oopera tion in A gricu ltu ra l Research SADCC S outhern A frican D eve lopm ent C oord ina tion Conference SEARCA Southeast A sian Regional C enter for G ra d u a te S tudy an d Research in A gricu ltu re — Philippines SNRA Systèm e national d e recherche ag ronom ique SPAAR Special P rog ram for A frican A gricu ltu ra l Research SSTC C om m ission chinoise d 'E ta t des sciences et des technologies — C hine USAID U nited States A gency for In ternational D eve lopm ent 7 Rapport annuel 1990 Le renforcement des s y s tè m e s n a tion au x de recherche agronom ique I. Service conseil Le Service International pour la Recherche Agricole Nationale a pour objec­ tif d'aider les systèmes nationaux de recherche agronomique (S N R A ) des pays en développement. N os trois domaines d'intérêt sont la politique, l'or­ ganisation et la gestion de la recherche agronomique. Le moteur de la colla­ boration entre l’IS N A R et les S N R A est constitué par notre service conseil, épaulé par les programmes de recherche et de formation. En matière de conseil, notre démarche habituelle comprend trois phases : le diagnostic, la planification et la réalisation; toutefois, ce modèle n'est pas immuable. La première étape consiste généralement à envoyer une mission d'évalua­ tion de l 'IS N A R dans le pays concerné. Il s'agit d 'un petit groupe de spé­ cialistes chargés de déterminer les caractéristiques particulières du S N R A et, ce faisant, d'apprendre à m ieux connaître les responsables du système ou des institutions. Cette évaluation s'intéresse à de nombreux facteurs essen­ tiels du développement institutionnel (voir page 10) mais sa nature exacte dépend des besoins du pays et des termes de référence reçus. En 1990, les systèmes nationaux du Bangladesh et du Botswana ont fait l ’objet d 'une évaluation générale. Les études de diagnostic sont de plus en plus souvent réalisées en collabora­ tion avec des équipes nationales, parfois même sous la direction de ces der­ nières. L'Algérie et le Yémen, par exemple, ont choisi cette voie. En 1990, ils ont préparé l'étude de diagnostic en organisant un atelier sur l'utilisa­ tion des méthodes d'évaluation avec l'aide du personnel de l'IS N A R . La deuxième étape consiste à concevoir un plan et une stratégie en vue de renforcer le système. Lors de l'élaboration de ces éléments, on tient compte des recommandations émises par la mission d'évaluation. Par ailleurs, la contribution des responsables et le personnel du S N R A devient prépondé­ rante. Nos activités au M ali, au M aroc et en Tanzanie (voir ci-dessous) en sont de parfaits exemples. La troisième phase prend la forme d 'un appui à la réalisation complète ou partielle du plan. Cela revient en général à assister un système national de recherche ou à amener une institution à mettre en place les mécanismes ou les processus destinés à son renforcement dans un ou plusieurs domaines essentiels. Par exemple, l 'IS N A R peut participera la création d 'un système d'information pour la gestion et assurer, comme dans le cas du Bangladesh, du M ali et du Maroc, les séances de formation nécessaires. L’In s titu t peut 8 Service conseil également présenter des procédures ayant pour but de définir les priorités de la recherche ou évaluer les activités à mettre en oeuvre, et collaborer à l'application des méthodes comme en Indonésie et en Bolivie. Dans la prati­ que, les efforts de planification et de mise en oeuvre du plan déployés par l 'IS N A R finissent par se chevaucher. Il arrive parfois, en réponse à cer­ taines requêtes, que nous apportions notre aide sans entreprendre d'étude de diagnostic préliminaire. Si la section suivante, qui s'articide autour de six pays, ne donne que quel­ ques exemples des actions menées dans le cadre de notre partenariat avec les S N R A , elle n'en illustre pas moins l'ampleur et la portée de nos travaux ainsi que le renforcement m utuel de nos programmes de conseil, de re­ cherche et de formation. Les situations décrites sont suivies d 'une énuméra­ tion de nos activités de conseil auprès de 22 autres pays et d ’un organisme régional. Les lecteurs désireux d'obtenir des renseignements complémen­ taires sur notre démarche et nos opérations sont invités à nous écrire pour recevoir un exemplaire de notre docum ent de stratégie in titu lé « Travailler au Renforcement des Systèmes N ationaux de Recherche Agricole ». Bangladesh structu res et les in s trum en ts d e gestion né­ cessaires p o u r su rm o n te r les énorm es obsta­ cles au d éve loppem en t agricole d e ce pays très peup lé d 'A sie. La p roduc tion des principales cultures vivrières, n o ta m m e n t le blé, a fortem ent aug m en té au cours des d eux dern ières dé ­ cennies, en partie grâce à la recherche. N éanm oins, cette hausse n 'a pas su iv i le ry thm e de la croissance d ém ograph ique , d o n t le taux annue l (2,7%) est resté élevé de 1980 à 1987, avec p o u r résu ltat u ne réduc ­ population (1988) : 109 millions d 'h ab itan ts tion nette d e la consom m ation p a r hab itan t principaux produits agricoles : riz, blé, d ep u is p lus d e dix ans. Le g ouvernem en t p om m e d e terre, légum ineuses, canne à d u Bangladesh espère lim iter la forte d ép e n ­ sucre, pa ta te douce, oléagineux, tabac, dance d u p ay s vis-à-vis d 'u n e agricu lture jute, thé, pêche, bovins, canards, poulets, trad itionnelle basée su r la m ousson et expo ­ ovins, caprins sée aux inonda tions destructrices, au profit chercheurs (1986) : 1 152 chercheurs d e systèm es d e p roduction p lu s fiables, axés répartis d an s 10 instituts su r l 'irrigation en sa ison sèche. Cette politi­ q ue en tra înera d e nouvelles activités d e re­ La collaboration entre l'ISNAR et le cherche ainsi q u 'u n e p lu s forte d em an d e de SNRA d u Bangladesh date de 1987 et s 'est technologies nouvelles. La recherche à ven ir p ou rsu iv ie en 1990. Elle s 'inscrit d an s un d ev ra se concentrer su r d ivers problèm es, vaste p rog ram m e de dév e lo p p em en t insti­ telles la conservation des ressources n a tu ­ tu tionnel don t l'objectif est d 'établir, aux dif­ relles et la pérenn ité des systèm es p lus in­ férents niveaux d u systèm e d e recherche, les tensifs d 'exp lo ita tion des terres et d e gestion 9 Rapport annuel 1990 Facteurs critiques pour le renforcement des SNRA Le contexte politique de la recherche agronomique • Interactions entre la politique nationale de développement et la re­ cherche agronomique • Formulation des politiques de recherche agronomique : définition des priorités, allocation des ressources et planification à long terme Structure et organisation de la recherche agronomique • Structure et organisation des systèmes de recherche • Liaisons entre SNRA et décideurs politiques • Liaisons entre SNRA, systèmes de transfert de technologies et utili­ sateurs • Liaisons entre SNRA et sources extérieures de connaissance Gestion de la recherche agronomique • Formulation et budgétisation des programmes • Suivi et évaluation des programmes de recherche • Gestion de l'information • Développement et gestion des ressources humaines • Développement et utilisation des ressources physiques • Acquisition et gestion des ressources financières Budget central de l 'ISNAR : financem ent des Répartition régionale des fonds différents program m es attribués au service conseil Gestion et administration 10 Service conseil hydrique. Par ailleurs, la recherche devra d 'ense ignem en t su p é rie u r dans la réalisa­ s 'a ttacher davan tag e à la qualité, la transfor­ tion des activités d e recherche et la form a­ m ation , la com m ercialisation et le stockage tion de n ouveaux chercheurs. des denrées destinées au m arché in térieur et L 'équipe a m is en lum ière p lu sieu rs p ro ­ à l'exportation. blèm es d e gestion im portan ts au n iveau n a ­ En 1990, l 'a ide appo rtée p a r l'ISNAR au tional e t in stitu tionnel e t p roposé des Bangladesh s 'est concrétisée à d eux ni­ so lu tions v isan t à renforcer l 'ensem ble d u veaux. D uran t le p rem ier sem estre , u n e systèm e. Le g o u vernem en t é tud ie actuelle­ équ ipe com posée de deux personnes a effec­ m en t quelques-unes des réform es néces­ tué u n e é tude d e d iagnostic d u SNRA à la saires. Toutefois, d 'a u tre s m esures ont été d em an d e d u gouvernem ent. Celle-ci portait prises im m édia tem ent ap rès la m ission d 'é ­ no tam m en t su r le B angladesh A gricultural tude , au vu des recom m andations ém ises Research C ouncil (BARC) et ses liens avec p a r l'ISNAR. les autres instituts. Ensuite, l'ISNAR a parti­ La réform e p rincipale a été la fusion des cipé à la phase 11 d u Projet d e recherche qua tre institu ts de recherche en u n seul o r ­ ag ronom ique (ARP), financé p a r l'USAID, gan ism e au tonom e, sous l 'ég ide du BARC. qui do it perm ettre a u BARC d 'é tab lir les Elle perm ettra d e resserrer les liens entre la m écanism es et les p rocédures nécessaires à po litique de recherche ag ronom ique et sa la gestion efficace d e la recherche m enée au m ise en application . En outre, elle devra it n iveau des instituts, des p rog ram m es et des condu ire à u n e m eilleure coord ina tion de la stations expérim entales. recherche en favorisant un d ia logue p lus étroit entre le Conseil, son secrétariat et les R evue de l'institu tion au som m et du institu ts d u m inistère d e l 'A griculture. systèm e et de ses lien s R esp o n sa b ilités et encadrem ent Au Bangladesh, la recherche ag ronom i­ que financée p a r le secteur public est réali­ En 1990, le spécialiste d e l'ISNAR d é ta ­ sée p a r des institu ts relevant de cinq ché au B angladesh a po u rsu iv i sa collabora­ m inistères de tutelle différents : A griculture, tion avec le BARC d an s le cadre d u projet Pêche et élevage, Forêts et env ironnem ent, de recherche ag ronom ique évoqué précé­ Education, Industr ie et com m erce. Le BARC dem m ent. Il était épau lé p ar des consu ltan ts se situe au som m et d u système. Il p lanifie et d 'au tre s cadres de l'Institut. La deuxièm e les p rogram m es, définit les priorités, phase , com m encée en 1989, porte su r la ges­ contrôle et éva lue la recherche, répartit les tion d u systèm e d e recherche d an s son en ­ ressources et veille au déve lo p p em en t des semble. Elle doit consolider les capacités du ressources hum aines. En fait, le Conseil as­ BARC afin qu 'il puisse assum er ses respon ­ su re la coord ina tion des activités d u SNRA. sabilités en m atière d e planification et de A u cours d e sa m ission d e 1990, l 'équ ipe gestion, et fourn ir des services d 'a p p o in t d e l'ISNAR s 'est penchée su r d ivers p ro ­ aux institu ts d e son ressort. blèmes. Elle a tou t d 'ab o rd analysé la s truc ­ U ne analyse des priorités d e la recherche tu re d u BARC afin de d é term iner s'il a d 'ab o rd été entreprise. Elle servira de base possédait l 'au to rité et les capacités qu 'ex ige à la p lanification et à l'affectation des res­ l'accom plissem ent de son m andat. Ensuite, sources. Réalisée en collaboration étroite l 'équ ipe a éva lué les liens h iérarchiques avec le BARC et les institu ts de recherche, un issan t le BARC aux institu ts na tionaux de cette analyse repose su r u n e estim ation recherche, et l'efficacité d e la structu re ac­ (faite p a r le BARC) d e la p roduction et de la tuelle de ces instituts. Finalem ent, elle a é tu ­ d em a n d e p o u r 57 p ro d u its agricoles. Le per ­ d ié les relations existant en tre le BARC et les sonnel local s 'est fam iliarisé avec la procé­ au tres o rganism es d e recherche publics et d u re afin d 'effectuer des analyses privés situés en deho rs d e sa juridiction. L'é­ sem blables à l'avenir. q u ipe a no tam m en t exam iné le rôle joué p ar A la d em an d e d u BARC, l'ISN AR a éga­ les universités et d 'au tre s établissem ents lem ent con tribué à l'o rgan isa tion d 'u n e 11 Rapport annuel 1990 é tu d e su r le personnel et à l'é tablissem ent g ram m es p a r le biais d 'u n systèm e d e b u d ­ d 'u n e base d e données su r les ressources gétisa tion (PBS). Les p répara tifs de cette hum aines p o u r l 'ensem ble d u systèm e de é tape on t p u être achevés avan t le cycle de recherche agronom ique. Cette activité p lanification annuelle qui a déb u té en sep ­ s 'inscrit d an s le contexte p lus large d e la tem bre et en octobre. A u titre d e ces der ­ p h ase II de l'ARP. Elle vise no tam m en t à n iers a figuré la fo rm ation de cinq m em bres éva luer les po litiques d an s le dom ain e d e la d u personnel à l 'u tilisa tion d u systèm e de gestion d u personnel au sein d u SNRA et à budgétisa tion des p rog ram m es m is a u po in t m ettre en place u n projet de d éve loppem en t p a r l'ISNAR (voir page 47). des ressources hum aines. La troisièm e étape devra officialiser l 'u ti ­ L 'estim ation des au tres beso ins d e la d i­ lisation d u PBS au sein d u SNRA. G râce aux rection en m atière d 'in fo rm a tio n s 'est p o u r ­ in form ations recueillies à l 'a ide d 'u n ques­ su iv ie en 1990. N otre action s'effectue en tionnaire s tan d ard aup rès des d ivers insti­ trois étapes, en collaboration avec le direc­ tuts, le BARC pourra p lanifier et teu r et le personnel des instituts. coordonner p lus efficacement la recherche La création d 'u n systèm e d 'in fo rm ation d an s l 'ensem ble d u système. p o u r la gestion à partir des données finan­ Enfin, à la d em an d e d u m inistère de cières d e l'exercice 1988-89 en a constitué la l 'A gricu ltu re et d u BARC, l'ISNAR a partici­ p rem ière étape. C ette en treprise a été m enée p é à la rédaction d e la partie « recherche » à bien d an s p lusieu rs institu ts en 1989, à d u quatrièm e p lan qu inq u en n a l élaboré par m esure d e leur éq u ipem en t progressif en o r­ le m inistère (1990-1995). D ans le cadre géné­ d ina teu rs p a r le BARC. ral de notre intervention , nous avons égale­ La deux ièm e étape a été m arquée p a r l 'é ­ m en t p réparé des lignes directrices qui tablissem ent d 'u n processus d e planification dev ro n t a ider les institu ts à réaliser leur des tiné à définir les p ro g ram m es de re­ p lan directeur, d o cu m en t tradu isan t les po ­ cherche des d ivers in stitu ts et, ensuite, par litiques d u p lan qu in q u en n a l en pro ­ la répartition des ressources entre p ro ­ g ram m es opérationnels. Botswana La conservation d e l 'env ironnem ent physique et b io tique ainsi que le m aintien d 'u n e agricu lture viable constituen t deux pierres angulaires d e la politique de déve­ lopp em en t ru ra l d u Botswana. Q uoi de p lus no rm al p o u r un pays sem i-aride où les res­ sources naturelles nécessaires aux activités agricoles (eau, sol et végétation) son t limi­ tées et où, m algré u n e densité d e popu la tion rela tivem ent faible, les zones rurales, terres m arg inales y com prises, son t largem ent u ti ­ lisées p o u r les im plan tations hum aines, population (1988) : 1,2 millions d 'h ab itan ts l'é levage et la protection d e la faune sau ­ principaux produits agricoles : bovins, mil, vage? maïs, sorgho, blé, coton, arachide, A fin d 'am élio rer la sécurité alim entaire tournesol, caprins, ovins, porcins et p rom ouvo ir l 'em plo i à long term e d an s le chercheurs (1990) : 39 chercheurs na tionaux secteur agricole, le g ouvernem en t p rône la et 12 expatriés d an s le D épartem en t d e la d iversification de l'agriculture, l'accroisse­ recherche ag ronom ique (m inistère de m en t de la p roductiv ité des terres ainsi que l 'A griculture) la conservation et la gestion judicieuse des 12 Service conseil ressources naturelles. U n ensem ble de sons avec les au tres acteurs d u déve loppe ­ connaissances et d e technologies son t re­ m en t de l 'agricu ltu re nationale. quises p o u r exploiter au m ieux les terres, de La m ission d 'é tu d e a accordé u n e a tten ­ m êm e qu e les ressources hydriques, végé­ tion particulière à la structu re d u p ro ­ tales et anim ales. L 'élaboration d e technolo­ g ram m e de recherche d u DAR. A uparavan t, gies exige égalem ent la m ise en place de le dép a rtem en t était organisé en p lusieurs com pétences nationales, ap tes à m ener des projets selon les disciplines scientifiques. recherches (stratégiques, appliquées, a d a p ­ D ans u n tel contexte, les recherches m enées tatives et expérim entales) d an s le do m ain e au n iveau des d iverses disciplines ne de l 'ag ricu ltu re et des ressources naturelles condu isaien t pas forcém ent à u n p ro ­ qui lui sont associées. g ram m e cohérent et productif. L'effort de re­ A la requête d u m inistère de l 'A gricu l­ cherche présen tait parfois des lacunes : des ture, l'ISNAR a participé à l 'é tu d e d u sys­ thèm es prioritaires étaient délaissés alors tèm e de recherche ag ronom ique du q ue dans d 'a u tre s cas, des thèm es ne pré ­ Botswana en mai et juin 1990. La m ission sen tan t q u 'u n intérêt lim ité étaien t pris en d 'é tu d e était com posée de deux spécialistes considération. de l'Institut, d 'u n consultan t et d 'u n g roupe d 'expe rts nationaux du D épartem ent d e la U ne taille et u ne envergure de recherche ag ronom ique (DAR), la p rincipale recherche réalistes agence d e recherche ag ronom ique d u pays. Il s 'ag issait de la prem ière véritable activité Selon la m ission d 'é tu d e , le DAR doit de collaboration entre l'ISNAR et le SNRA s 'im pose r des limites spécifiques q uan t à la d u Botswana. taille et à l 'envergu re d e son p rog ram m e de Le travail de la m ission d 'é tu d e était recherche. Le d ép a r tem en t sera ainsi p lus étro item ent lié à u n exam en d e la politique ap te à dép loyer des efforts efficaces et via­ et de la stratégie adop tées p a r le Botsw ana bles à long term e. Les résultats d e l 'ana lyse d an s le d om aine d u d éve loppem en t agricole on t ind iqué que, d an s le d om aine d e la ges­ national. L 'ensem ble d u systèm e d e re­ tion des ressources naturelles, la priorité cherche a fait l 'objet d 'u n e é tude ap p ro fon ­ do it être accordée à la recherche plurid isci­ d ie com prenan t des visites su r le terrain p linaire stra tég ique et appliquée. En ce qui (dans la p lu p a rt des installations d e re­ concerne les cu ltu res prioritaires, les p ro ­ cherche, des stations, des ranches et des du its de l'élevage et les systèm es d 'exp lo ita ­ sites expérim entaux), ainsi que des rencon­ tion, la recherche ag ronom ique do it se tres avec des déc ideurs politiques, des res­ concentrer su r la recherche appliquée , a d a p ­ ponsables d 'agences gouvernem entales de ta tive et expérim entale (essais de technolo­ déve loppem ent, des bailleurs d e fonds, des gies). m em bres d 'O N G et d 'in s titu tions techni­ La m ission d 'é tu d e a suggéré q ue l 'on ques et pédagogiques, et avec d ivers colla­ en trep renne u ne restruc tu ra tion lim itée au bo ra teu rs et partenaires potentiels de la n iveau d u d ép a r tem en t d e la recherche. recherche et d u développem ent. Cet exam en L 'une de ses deux caractéristiques princi­ général a perm is au DAR de défin ir son rôle pales serait la création d 'u n poste de direc­ stra tég ique d an s l 'o rganisation , la gestion et teu r adjo in t afin de renforcer la direction la coord ina tion d e la recherche en vue de scientifique et technique d u DAR. L 'autre sou ten ir le secteur agricole d u Botswana. proposition p o rte su r la nom ination de deux Le d iagnostic et l 'ana lyse on t porté su r d irec teurs adjoints et vise à fourn ir u ne d i­ p lusieu rs problèm es stratégiques, d o n t les rection à la d iv ision de la p roduction végé­ p lus im portan ts étaient la structu re et l 'o r ­ tale et à la d iv ision d e la p roduction an im ale ganisation du systèm e d e recherche, la p la ­ et des g ran d s pâturages. nification et la p ro g ram m atio n d e la Les d iscussions avec les responsables et recherche, le d éve loppem en t des ressources les scientifiques d u DAR ont débouché su r hum aines et physiques, ainsi q ue les liai­ u n projet détaillé d e réorganisation des p ro ­ g ram m es : 13 Rapport annuel 1990 • C u ltu res : céréales, o léagineux, légum i­ ciens a u cours des années 1990. Ce n iveau neuses à graines, horticulture, gestion d u d 'effectifs, en hausse de 20 à 30 p. 100 p ar sol et d e l'eau, systèm es de p roduction , y r ap p o r t à la situation actuelle, pou rra être com pris l'agroforesterie; m ain tenu à long te rm e grâce à l 'ap p u i po ­ tentiel d u secteur non agricole. • Elevage : bovins, p roduction laitière, pe ­ Selon la m ission d 'é tu d e , il faut égale­ tits rum inan ts (ovins et caprins), a lim en­ m en t renforcer la liaison entre les cher­ tation, p rairies et g ran d s pâturages, cheurs et d 'au tre s acteurs-clés du systèm es d e p roduction . déve lo p p em en t rura l, à savoir les décideurs, les vu lgarisa teu rs et les agriculteurs. L'éta­ D ans ce systèm e, chaque p ro g ram m e se­ blissem ent de relations p lus étroites avec les ra constitué d 'éq u ip e s scientifiques p lu r id is ­ déc ideurs devra it assu re r u n e p lus g ran d e ciplinaires, dirigées p a r u n chercheur harm on ie entre les priorités d e la recherche expérim enté qui ém ettra des recom m anda­ et la répartition des ressources d 'u n e part, et tions lors de la planification, de la fo rm ula ­ les objectifs nationaux du déve loppem ent tion et d e l 'éva lua tion initiales des agricole d 'a u tre part. A cette fin, la mission program m es. d 'é tu d e a ém is p lusieu rs recom m andations, S 'ag issan t des besoins en personnel, la d o n t la création d 'u n « C om ité national m ission d 'é tu d e s 'a ttache à atte indre u ne ca­ p o u r la recherche et la technique » qui défi­ pacité d e 60 à 65 chercheurs et 200 techni­ nira les priorités d u DAR et des au tres orga­ Un chercheur du Département de recherche agronomique du Botswana (à gauche) et deux assistants (assis) discutent avec des agriculteurs de la région du delta de l'Okavango tout en partageant du maïs. Le maïs, la canne à sucre et le sor­ gho sont les trois principales cultures de la région. Ces dernières années, ta sécheresse a perturbé le cycle annuel des crues qui, normalement, favorise l'exploitation des terres après le retrait des eaux. Cette réduction de la superficie de terre arable humide peut contraindre les agriculteurs de la région à pratiquer de nouvelles cultures, à modifier le calen­ drier des semis et les techniques de conservation du sol. L'un des principaux objectifs de la recherche agronomique menée au Botswana est l'élaboration de méthodes adaptées de conservation des ressources naturelles. 14 Service conseil nisations techniques d irectem ent concernées B otsw ana au rap p o r t de la m ission d 'é tude . p a r la recherche agronom ique. Le com ité se­ Le C om ité national p o u r la recherche et la ra en relation, en am ont, avec le C om ité m i­ technique, p a r exem ple, verra officiellement nistériel d e politique agricole et, en aval, le jour vers le m ilieu d e l 'année 1991. P lu ­ avec les com ités de form ulation des p ro ­ s ieurs recom m andations m ajeures son t déjà g ram m es (constitués de chercheurs, d e reprises d an s le sep tièm e plan d e déve lop ­ vu lgarisa teu rs et de dép a r tem en ts go u v er­ p em en t national d u Botsw ana, et nous de ­ nem entaux de développem ent). v rions n o rm alem en t partic iper à certains L'ISNAR se félicite d e la réaction aspects de sa m ise en oeuvre. p ro m p te et positive d u g o uvernem en t d u Mali d e fonctionnem ent e t d 'équ ipem en t. Le reste d u b u d g e t p rov ien t d e l'E tat et est av an t tou t des tiné au paiem ent des salaires. En 1990, le gou v ern em en t m alien a suivi les recom m andations de l'ISNAR et, avec l 'a ide d e l'Institu t, a p rocédé à la fusion des d eu x p rincipaux institu ts d e recherche ag ro ­ nom ique, à savoir l 'In s titu t d 'économ ie ru ­ rale (1ER) et l 'In s titu t national d e recherches zootechniques, forestières et hydrobio log i­ ques (INRZFH). La nouvelle entité a conser­ vé le nom d'IER. Il s 'ag it d 'u n institut population (1988) : 8,8 millions d 'h ab itan ts na tional sem i-au tonom e consacré à la re­ principaux produits agricoles : bovins, mil, cherche forestière, agricole et pastorale. La sorgho, coton, riz, arachide , maïs, ovins, loi instituan t LIER a été ado p tée en octobre caprins dernier. chercheurs (1990) : 203 chercheurs affectés au nouvel institu t na tional d e recherche U n e recherche trop d ispersée D ans ce pays d 'A friq u e occidentale, A vant 1990, la recherche ag ronom ique l'agricu ltu re et la recherche ag ronom ique porta it su r quelque 35 produ its . Définir des sont confrontées à d 'im p o rtan ts défis liés à priorités devenait nécessaire p o u r q ue la re­ la m enace de la désertification, la fragilité cherche ait u n im pact. des sols et les contra in tes im posées au m i­ En 1990, su ite à la fusion et a u problèm e lieu naturel p ar les hom m es et les anim aux. posé p a r la d ispers ion des efforts d e re­ Le SNRA d e ce pays sahélien est le p lus cherche, l'ISNAR a collaboré avec le SNRA im portan t de l 'A frique francophone subsa ­ d u Mali à la p répa ra tion d 'u n p lan stratégi­ harienne. En outre, p rès de 90 p. 100 d e ses q u e su r 12 ans. C ette activité com plétait u ne chercheurs sont de nationalité m alienne. b rève é tu d e d e d iagnostic d u systèm e de re­ Avec u n b u d g e t de recherche rep résen tan t cherche m enée p a r l'ISNAR en 1988 ainsi 0,9 p. 100 d u PNBA, le Mali est u n des pays q u 'u n e éva lua tion des beso ins d e la re­ d 'A frique et de l 'ensem ble d u m o n d e en dé ­ cherche en 1989. veloppem ent qu i investit le p lus d an s la re­ L 'aide appo rtée par l'ISNAR en 1990, cherche agronom ique. C ependan t, p lus de avec le soutien partiel d e l'USAID, pré­ la m oitié d u b u d g e t total consacré annue lle ­ voyait trois com posantes. D ans u n prem ier m en t à la recherche ag ronom ique prov ien t tem ps, nous avons partic ipé à la conception de l 'a ide extérieure. Celle-ci couvre les coûts des nouv eau x p rog ram m es d e recherche. 15 Rapport annuel 1990 Ensuite, nous avons a idé à créer u ne base de P our la conception des p rogram m es, les données su r les ressources d e la recherche. Il g roupes d e travail on t suivi u n e m éthode de s 'ag it essentiellem ent d 'u n inventaire des p rog ram m ation précédem m ent m ise au m oyens physiques, hu m ain s et financiers p o in t p a r l'ISNAR. Celle-ci com prend p lu ­ p o rtan t à la fois su r les ressources existantes sieurs étapes : et su r les ressources requises p a r les n o u ­ • revue des objectifs d u déve loppem en t na­ veaux p rogram m es. Enfin, nous avons four­ tional et d u potentiel des systèm es de p ro ­ ni l 'in fo rm ation nécessaire p o u r faciliter la d uc tion existants p o u r réaliser ces prise de décision su r les n iveaux d 'inves tis ­ objectifs; sem ent général et la défin ition des priorités en m atiè re d 'affectation des ressources. • dé term ina tion des contra in tes à la réalisa­ D ans le cadre d e cette collaboration, tion des objectifs de développem ent; l'ISN AR s 'est fixé p o u r objectif à long term e la form ation des responsab les d an s le d o ­ • bilan des résultats de la recherche passée; m aine de la p lanification stra tég ique et l 'in ­ troduction form elle d e cette dém arche d an s • défin ition des objectifs d e la recherche; le systèm e de recherche. • éva lua tion des besoins en ressources h u ­ Le processus d e p lanification a su rto u t porté su r la conception e t la réorganisation m aines; de la recherche en u n nom bre p lu s restreint • établissem ent des priorités d e la re­ de program m es. Les spécialistes d e l'ISNAR cherche. on t collaboré avec 40 responsables et cher­ cheurs m aliens répartis en qua tre équipes. (La section consacrée aux activités de Leur b u t était d e défin ir la portée scientifi­ l 'ISNAR a u M aroc, page 19, décrit la m é­ que d e sep t p rog ram m es d e recherche thode d e m anière p lus détaillée.) prioritaires (céréales et légum ineuses ali­ Le p lan s tra tég ique présen te p lusieurs m entaires, p roductions anim ales, p ro d u c ­ op tions de recherche susceptibles d 'ê tre tions forestières et halieu tiques, cultures adop tées p a r le gouvernem en t m alien dans industrielles, cu ltu res horticoles et fruitières, le cadre des sept p rog ram m es prioritaires. systèm es de p roduction et gestion des res­ La décision finale d ép e n d ra d u n iveau de fi­ sources naturelles) et ce, à la lum ière d u nancem ent et d u nom bre de chercheurs que m a n d a t global d u nouvel 1ER. le g o u vernem en t jugera nécessaires p o u r as- I surer la viabilité d u système. Tanzanie population (1989) : 23,8 m illions d 'hab itan ts principaux produits agricoles : m aïs, riz, café, coton chercheurs : 350 agronom es répartis d ans 50 instituts, sta tions et sous-stations L 'agriculture constitue l 'ép ine dorsale de l'économ ie tanzanienne. C ependan t, ces dern ières décennies, p lu sieu rs facteurs in ­ ternes et externes o n t condu it à u n cycle in­ qu ié tan t d e récession économ ique et agricole. A lors q ue l'économ ie vacille, le gouvernem en t est confronté à d 'im portan tes contra in tes fiscales. La recherche agronom i- 16 Service conseil que, com m e d 'au tre s initiatives de d év e lo p ­ la recherche p o u r les cinq années à venir. pem ent national, souffre d 'u n financem ent Les ressources requises p a r le systèm e d e re­ insuffisant, l 'u n e des p rincipales raisons de cherche y sont égalem ent précisées : la s tagnation d e la p roduction agricole et, financem ent, chercheurs et personnel d 'e n ­ par conséquent, d u déclin économ ique. cadrem ent, équ ipem ent, in frastructu re et in ­ Le gou v ern em en t tanzan ien et les bail­ form ation. Ces d ivers rappo rts on t servi leurs d e fonds in ternationaux on t pris la m e ­ d 'o ssa tu re au p lan directeur, réd igé u ltérieu ­ sure de la situation. Parm i les actions rem ent. entreprises p a r le gouvernem ent, nous cite­ C ette dém arche fourn it u n e représen ta ­ rons la création, en 1988, d u Projet national tion claire d u SNRA : u n systèm e trop éten­ d e recherche p o u r l'agricu ltu re et l'élevage d u , d ispersé et en déclin qui tente d e m ettre (NALRP). F inancé p ar la Banque m ondiale en oeuvre 22 p ro g ram m es de recherche su r et d 'au tre s donateurs , ce projet de p lusieurs les p roductions végétales, cinq p rogram m es millions de dollars vise n o ta m m e n t la réor­ de recherche su r les p roductions anim ales et ganisation et la réhabilitation d u systèm e six p ro g ram m es spéciaux. En fait, les res­ national de recherche agronom ique. sources allouées au systèm e sont insuffi­ La p répara tion d 'u n p lan d irec teur p a r le san tes p o u r sou ten ir u n réseau national de m inistère du D éveloppem ent de l'agricu l­ 50 instituts, sta tions et sous-sta tions d e re ­ tu re et de l 'élevage constitue l 'u n des princi­ cherche com ptan t que lque 350 scientifiques, paux volets d u projet. Il s 'ag it 550 techniciens et 760 assistants b ien formés. essentiellem ent d 'u n p ro g ram m e q u in q u e n ­ Le m anque d e m oyens de tran sp o rt et d 'ac ­ nal de recherche ag ronom ique p o u r la partie cès aux sites expérim entaux pose parfois continentale de la Tanzanie. La p h ase p ré p a ­ problèm e. Il arr ive q ue l 'in frastructu re de ratoire de ce p lan a fait l'objet de d iscussions recherche soit p rivée d e certains services es­ sous l 'ég ide d u P rog ram m e spécial p o u r la sentiels, com m e l 'app ro v is io n n em en t en eau recherche ag ronom ique en A frique et en électricité. (SPAAR). Son financem ent est assu ré par La planification d e la recherche constitue l'A llem agne, le Royaum e-U ni (principaux u n au tre problèm e. Elle est encore le résultat donateurs) et les Pays-Bas. d 'u n e dém arche ascendan te d an s laquelle En 1988, l'ISNAR a com m encé à collabo­ les projets d e recherche proposés p ar les rer avec le D épartem en t m inistériel d e la re­ chercheurs et les sta tions sont reg roupés en cherche et d e la form ation (DRT) en vue de p lans nationaux , sans q u 'a u c u n e p rio rité ne défin ir la dém arche de planification. Fin soit clairem ent définie. 1989, n ous avons détaché u n m em bre d e no ­ La m ajorité des fonds octroyés a u DRT tre personnel à Dar-es-Salaam afin d 'ép a u le r son t des tinés au paiem ent des salaires, par le coord ina teur national d u p lan d irec teur et ailleurs p eu élevés. Le b u d g e t réellem ent ses quelque 30 collaborateurs tanzaniens consacré à la recherche est p a r conséquent (scientifiques et responsables de la re­ limité. Le réseau est d ev en u la rgem ent im ­ cherche) répartis en quatre groupes. En productif et le m oral d u personnel est au 1990, l'ISNAR a envoyé su r place onze con­ p lus bas. su ltan ts étrangers p o u r a id e r l 'équ ipe à ras­ sem bler et à ana lyser les données, et p o u r C on so lid a tion p lutôt que croissance participer à la com pilation des résultats. C inquan te -hu it rappo rts rassem blés en Le processus d e planification a perm is trois tom es ont été p ro du its par l 'éq u ip e en d 'é tab lir u n e stratégie générale p o u r la re­ 1990. Les an técédents h istoriques d u sys­ cherche ag ronom ique q u i peu t se résum er tèm e national d e recherche ag ronom ique en quelques m ots : conso lida tion p lu tô t que ainsi que sa situation et ses besoins actuels y croissance. La stratégie su p p o se la contrac­ font l'objet d 'u n e descrip tion détaillée. C er­ tion prochaine d es ressources gou v ern em en ­ tains rappo rts possèden t u n caractère rétro ­ tales et extérieures. Les fonds d isponibles spectif et p résen ten t les p rogrès récents du serviront à la rem ise en é ta t de l 'in frastruc ­ système. D 'au tres aborden t les p riorités de ture routière d u pays, des bâtim ents, d u ré ­ 17 Rapport annuel 1990 seau électrique, etc. Le systèm e de recherche L 'adoption de nouvelles priorités de re­ do it p a r conséquent être redéfini afin d e ti­ cherche en tra îne log iquem ent une redéfini­ rer le m eilleur parti de ses effectifs scientifi­ tion des priorités au n iveau des ques actuels et cibler la recherche su r les installations. A ux term es d u p lan directeur, p roblèm es prioritaires. les p rem iers efforts d e réhabilitation concer­ A l 'issue d e l'exam en des données, n eron t hu it g rands institu ts de recherche l 'équ ipe de planification a p roposé des p rio ­ m enan t, chacun, des activités prioritaires. Il rités d e recherche p o u r les cinq années à ve ­ s 'ag it no tam m en t d e constru ire de n o u ­ nir. Ce p lan recom m ande u ne répartition veaux laboratoires et bâtim ents, et de four­ des p ro g ram m es en trois secteurs. Le p re ­ n ir certains services (approvisionnem ent en m ier d e ces secteurs, hau tem en t prioritaire , eau , o rd inateu rs, transport, équ ipem en t de concerne les thèm es su ivan ts : café, coton, laboratoire, etc.). Les activités d e réfection thé, riz, patho logie anim ale, p roduction de in téresseront éga lem ent 14 au tres institu ts et lait et de v iande d e rum inan ts , conservation sta tions d e recherche (deuxièm e priorité) du sol et m aîtrise de l 'eau , agroforesterie, re­ ainsi q ue 10 sous-sta tions (troisième priori­ cherche su r les systèm es d e p roduction et té). économ ie rurale. L 'inclusion d e certains p ro ­ O u tre la défin ition de nouvelles priorités du its , com m e le thé, le café ou le coton, d an s de recherche, la réaffectation d u personnel ce secteur priorita ire s 'exp lique no tam m en t et la rem ise en état de l 'in frastructu re physi­ p a r le fait que leur exporta tion représen te que, le p lan d irecteur évoque la nécessité, u n e im portan te source d e devises p o u r le fi­ p o u r le SNRA, d e trouver d e nouvelles nancem en t d u d éve loppem en t national (y sources d e financem ent. L 'option la p lus com pris celui d e la recherche agronom ique). p rom etteuse est, selon le plan, le recours Le deux ièm e secteur englobe le m aïs, les aux o rgan ism es sem i-publics d 'exporta tion p lan tes à racines et tubercules, les haricots de p ro du its agricoles (agences et offices de (Phaseolus), les légum ineuses à graines, les com m ercialisation) qui sont d 'im p o rtan ts cultures m araîchères et les oléagineux. Les bénéficiaires des résultats de la recherche. au tres thèm es de recherche constituen t le En m êm e tem ps, le p lan signale que de tro isièm e secteur, le m oins prioritaire . Le bonnes relations entre le systèm e d e re­ classem ent des p ro g ram m es doit être régu ­ cherche et les au tres acteurs d e la com m u­ lièrem ent réexam iné et, le cas échéant, m o ­ nau té agricole son t im portan tes po u r difié. assu re r l'efficacité des efforts entrepris. Les Le p lan d irec teur p révo it q ue les res­ au teu rs d u p lan soulignent la nécessité po u r sources libérées au titre d u NALRP soient le SNRA de renforcer sa collaboration avec su rto u t consacrées aux p rog ram m es de pre ­ les services publics (par exem ple, la vu lgari­ m ière priorité. Les recherches de deuxièm e sation), les universités , les au tres pays et les priorité con tinueron t à bénéficier d u n iveau organ isa tions extérieures. d e financem ent actuel. Enfin, les p ro ­ En bref, le p lan d irecteur vise essentielle­ g ram m es de faible priorité recevront u n e a t­ m en t à instau rer u n nom bre lim ité d e p ro ­ tention b eaucoup p lus limitée, certaines de g ram m es d e recherche ag ronom ique p lus leurs ressources p o u v an t être allouées aux ap tes à p ro d u ire des résultats prom etteurs. p rog ram m es de p rem ière priorité. Il est év ident que cet objectif est insuffisant. D ans le m êm e tem ps, le p lan directeur Le projet de refonte d u systèm e de re­ considère q ue chaque p ro g ra m m e do it p o s ­ cherche, p o u r au tan t qu 'il soit finalem ent séder u n e m asse critique d e chercheurs afin ad o p té com m e politique gouvernem entale , d 'a tte in d re les objectifs de recherche. Un devra être env isagé d an s u n contexte plus p lan national p o u r le personnel a été m is au large. En effet, il ne constitue q u 'u n e étape, po in t d an s le cadre d e l 'é laboration d u plan certes essentielle, d an s le cadre d 'u n vaste directeur, avec le concours d 'u n spécialiste effort na tional des tiné à reconstru ire l'infra­ des ressources h u m ain es d e l'ISNAR. struc tu re et l'économ ie nationales. D 'ap rès ce plan, 88 chercheurs, 102 techni­ P our l'ISNAR, cette expérience s 'est avé­ ciens et 41 assistan ts d ev ro n t ê tre réaffectés. rée particu lièrem ent bénéfique. G râce à 18 Service conseil l 'a ide extérieure q ue nous avons appo rtée à planification d 'u n systèm e d an s sa globalité. la coord ina tion d e l 'équ ipe d e planification U ne telle dém arche est susceptible d 'a p p o r ­ tanzanienne, nous avons acquis davan tag e ter de nom breux d iv idendes à l 'ag ricu ltu re d 'expérience d an s la gestion logistique de la d u pays q u i l'en treprend . Maroc accordée à l'agricu ltu re pluviale. La p ro d u c ­ tion accuse p a r conséquent u n certain re­ tard. Il existe un grave déficit céréalier don t l 'im portance va croissant. Le d év e lo p p em en t d e la p roduction p lu ­ viale est ce p en d an t possible, b ien que diffi­ cile à réaliser. P ou r ce faire, il faudrait m aîtriser les techniques de conservation de l 'eau et d u sol, et intensifier l'u tilisa tion des ressources naturelles, tou t en pro tégean t l 'env ironnem ent. Les chercheurs m arocains son t donc confrontés à u n défi majeur. La population (1988) : 23,5 millions d 'hab itan ts m ise en oeuvre d 'u n e agricu ltu re nouvelle principaux produits agricoles : blé, orge, requ iert u n n o u v ea u type de recherche qui maïs, légum ineuses alim entaires, betterave rép o n d e d av a n ta g e aux objectifs de déve­ sucrière, canne à sucre, oléagineux, olive, lopp em en t national. arbres fruitiers, vigne, cu ltu res fourragères D epu is p lu sieu rs années, l'ISN AR colla­ et pâtu rages, cultures m araîchères, bovins, bo re avec le SNRA d u M aroc à la réalisation ovins, caprins d e cet objectif. N o u s oeuvrons de concert chercheurs (1986) : 178 chercheurs avec le p rincipal o rgan ism e chargé de la re­ travaillant d an s le p rincipal institu t de cherche ag ronom ique d an s le pays, à savoir recherche. Les établissem ents l'In s titu t na tional d e la recherche ag ronom i­ d 'ense ignem en t font éga lem ent de q ue (INRA), u n e institu tion sem i-autonom e. la recherche. La recherche est éga lem ent assurée p a r l'In s titu t ag ronom ique et vétérinaire D epu is le m ilieu des années 1970, et H assan II ainsi q ue p a r d 'a u tre s o rganism es ap rès un e période d 'expansion , l 'agricu ltu re semi-publics. m arocaine se heurte à d 'im p o rtan ts obsta ­ La particu larité de notre collaboration cles. Le M aroc connaît u n e croissance d ém o ­ avec l'IN R A est qu 'e lle illustre parfa item ent g rap h iq u e rapide. L 'entrée de l 'E spagne et l'in tég ra tion des trois com posan tes de du Portugal d an s la C o m m u n au té eu ro ­ l'ISN AR (service conseil, recherche et for­ péenne a limité l'accès des fruits et légum es m ation) au n iveau des SNRA d an s la m e­ en p rovenance d u M aroc su r le m arché eu ­ su re d u possible. N ous avons com m encé, en ropéen. D e surcroît, l 'env ironnem en t n a tu ­ 1984, p ar éva luer le systèm e d e recherche rel est fragile et sujet au p h én o m èn e de ag ronom ique. N ous avons ensu ite appo rté dégradation . no tre a ide à l 'app lica tion des recom m anda­ Jusqu 'à u n e époque récente, le go u v er­ tions émises. Les activités d e collaboration nem ent avait accordé la p riorité à l 'irriga ­ on t tou t d 'ab o rd p o rté su r l 'é laboration d 'u n tion. Cette po litique a perm is d e stim uler les systèm e inform atisé de gestion et d e b u d g é ­ p roductions p o u r l 'exporta tion , tels les tisation des p rog ram m es (PBS). Le logiciel a ag rum es et les p ro du its m araîchers, e t celles été achevé avec succès au cours d e l 'année de certains p rodu its , com m e le sucre, le lait 1990. et les huiles végétales. P eu d 'a tten tio n a été 19 Rapport annuel 1990 N ous avons éga lem ent accordé u n e a t ­ ven tion des parties d irectem ent concernées ten tion particulière à la défin ition des p ro ­ p a r les p rog ram m es de recherche. Cette m é­ g ram m es d e recherche à long term e (10 à 12 th o d e est p lus participative que consul­ ans). L'INRA et l'ISNAR ont tou t d 'ab o rd tative. En effet, la participation directe collaboré à l'é laboration d 'u n e m éthodo lo ­ perm et de forger l 'engagem ent des m em ­ gie d e conception de program m e. Celle-ci bres d u g ro u p e dans la m ise en oeuvre ulté­ p révoit u n e p rocédu re d 'é tab lissem en t des rieure d u program m e. priorités parm i les d ifférents « thèm es » de la recherche (propagation , travail d u sol, ir­ Recherche-action participative rigation, etc.) relevant d 'u n p ro g ram m e dé ­ te rm iné (par exem ple, d u p rog ram m e La m éth o d e de p ro g ram m ation a été olivier). La m éthode perm et éga lem ent de m ise au p o in t en 1990. Elle est le fruit des ef­ défin ir les besoins en ressources hum aines. forts conjoints d e l'ISNAR et d e l'INRA, La m éthode est basée su r u ne trip le an a ­ n o tam m en t de sa Division de la p ro g ram ­ lyse, à savoir : l 'ana lyse des objectifs de d é ­ m ation. N ous avons élaboré et testé en pre­ veloppem en t national; l 'éva lua tion des m ier lieu u n e m éthode p ro to type en besoins des agricu lteurs et des au tres agents collaboration avec le C om ité de p rogram m e économ iques, de leu r potentiel et des d e l'olivier. Cette expérience a perm is d 'a p ­ contra in tes à la réalisation des objectifs na ­ po rter certaines am éliorations. Les tests ont tionaux; et le b ilan des acquis de la re­ ensu ite p o rté su r d 'a u tre s p rogram m es de cherche nationale et étrangère. recherche (cultures fourragères et petits ru ­ A partir de cette analyse, les responsa ­ m inants), avec la partic ipa tion de la GTZ, ce bles p euven t fixer les objectifs de recherche qu i a perm is d 'a ju s te r la m éthode. Cette a p ­ des p rogram m es, identifier les activités cor­ proche à la fois cyclique et p ragm atique , im ­ respondan tes et définir le nom bre et les ca­ p liquan t d irectem ent les bénéficiaires de la tégories d e chercheurs et d e personnel recherche, est souven t appe lée « recherche- d 'en cad rem en t requis. Enfin, les priorités action participative ». son t établies en tre les différents thèm es de L 'ensem ble de ces tests o n t finalem ent recherche (pour lesquels des projets de re­ do n n é lieu à u n e publication. Réalisé cherche spécifiques seron t p roposés u lté ­ conjoin tem ent par le personnel de l'ISNAR rieu rem en t p ar les chercheurs). et de l'INRA, le d ocum en t fournit u n e des­ C ette m éthode d e conception de p ro ­ cription détaillée, é tape p a r étape, de la m é­ g ram m e se base su r des recherches m enées thode de p rog ram m ation (cf. le docum ent p récédem m en t p a r l'ISNAR d an s le d o ­ de travail de l'ISNAR n° 37). Les deux insti­ m aine d e la planification et de l'établisse­ tu tions on t éga lem ent collaboré à l 'o rganisa ­ m en t des priorités. Elle s 'in sp ire égalem ent tion d 'a te lie rs d e form ation en vue de techniques utilisées p a r la GTZ (Alle­ d 'a p p liq u e r la m éthode à d 'au tres pro ­ m agne) p o u r la p lanification des projets. g ram m es de recherche de l'INRA, don t le L 'une des particu larités de cette m éthode g ran d p ro g ram m e consacré à u n systèm e de est qu 'e lle est destinée à être utilisée p a r un p roduction : l 'aridoculture. g roupe d e travail o u u n com ité d irec teur de U ne fois la m éthode de conception de p rog ram m e com posé d e scientifiques, de p ro g ram m e à long term e m ise au point, il a responsab les et de bénéficiaires d e la re­ fallu élaborer d 'au tre s m oyens afin de facili­ cherche. Les d iscussions d e g ro u p e sont gé­ ter la gestion des p rog ram m es et, no tam ­ rées au m oyen d e techniques de m ent, la p répara tion de projets de recherche v isualisation qu i s tim ulen t la créativité et ind iv iduels et la budgétisa tion des res­ assu ren t u ne participation totale. sources. Les activités et les ressources p eu ­ Les rep résen tan ts d 'u n e éventuelle un ité ven t faire l'objet de d eux program m ations d e planification d u SNRA partic ipen t à ce différentes : à m oyen term e (d 'environ cinq processus social. Ils ne p ren n en t pas ou v er ­ ans) et annuelle . La m éthodologie a été tem ent part aux discussions m ais jouent un conçue en collaboration avec l'INRA et se rôle d 'an im ateurs . Ils encouragen t l 'in te r ­ 20 Service conseil fonde su r la m êm e dém arche participative Un n o u v e l instrum ent de de la recherche-action. com m unication La p rog ram m ation annue lle a perm is de faire le lien avec le systèm e de budgétisa tion La m éthode d e conception d e p ro ­ inform atisé évoqué précédem m ent. Les g ram m e a suscité l 'a tten tion des agences de chercheurs on t in trodu it d an s le systèm e les déve lo p p em en t rural, des m inistères et des in form ations su r les activités p révues p o u r chercheurs basés d an s les universités. Ils l 'année su ivante et les ressources requises. son t m a in tenan t intéressés aux résultats po ­ G râce à la m ise en place d e ces procé­ tentiels des p rog ram m es de recherche de d u res de p rogram m ation , le systèm e de l'Institut, ainsi q u 'à u ne collaboration éven ­ budgétisa tion p eu t deven ir u n e com posante tuelle. P ar conséquent, cette m éth o d e ne sert form elle de la gestion d e l'INRA. O n peu t p as seu lem ent à la planification et à la p ro ­ m ain tenan t p révoir la m ise en place des gram m ation , m ais elle constitue égalem ent procédures de suivi et d 'éva lua tion de la re­ u n m oyen de coord ina tion facilitant la com ­ cherche. Ces deux nouvelles m esures en tre ­ m unication en tre les partenaires de la re­ ron t en v igueu r en 1991. Elles v iendron t cherche. com pléter les différentes techniques d e ges­ tion des program m es. Bolivie La collaboration avec la Bolivie est com ­ pliquée p a r le fait q ue ce p ay s d 'A m ériq u e d u Sud possède deux agricu ltures b ien d is ­ tinctes. Les basses terres fertiles (les trois cinquièm es d u territo ire national) p résen ­ tent u n e g ran d e diversité clim atique, allant d es écologies tropicales aux écologies semi- arides. Les g randes et m oyennes exploita­ tions y p ro d u isen t la p lu p a rt des p ro d u its à hau te va leu r com m erciale (coton, canne à sucre, v iande bovine, etc.). Les activités de recherche et de vu lgarisa tion réalisées p a r le population (1988) : 6,9 millions d 'hab itan ts C entro d e Investigación A grícola Tropical principaux produits agricoles : pom m e de (CIAT) se concentrent d an s la prov ince d e terre, oca, qu inoa , ovins, lam as, alpagas Santa Cruz, la p lu s g ran d e d e Bolivie (partie (dans l 'altip lano); canne à sucre, riz, occidentale d u pays). La recherche sert aux oléagineux, ag rum es, soja, blé, orge, coton, exploita tions com m erciales ainsi qu 'à u n pâtu rages, bovins, bois (dans les vallées) n om bre croissant d e paysans p ra tiq u an t une chercheurs (1988) : 172 chercheurs répartis agricu ltu re de subsistance. entre les deux p rincipaux institu ts publics L 'a ltip lano est un p la teau aride, situé d an s l 'ouest d u pays entre les deux princi­ Les travaux d e l'ISNAR en Bolivie d é ­ pales cordillères des A ndes, à u n e a ltitude m ontren t l 'in tégra tion croissante d e nos dif­ d e quelque 3 700 mètres. C ette région oc­ férents services p o u r m ieux aider les pays à cupe environ u n c inquièm e d u pays. Il s 'ag it consolider leur systèm e d e recherche ag ro ­ d 'u n e zone à forte densité d e p o pu la tion où nom ique. N otre service conseil ainsi que nos l 'on p ra tique généralem ent u n e agricu ltu re services d e recherche et d e form ation ne ces­ d e subsistance. C ette écologie, ainsi que les sen t de se renforcer à tel po in t qu 'il devient vallées d e hau te a ltitude, sont d u ressort de parfois difficile d e les distinguer. l 'Institu to Boliviano de Tecnología A grope- 21 Rapport annuel 1990 cuaria (IBTA), u n o rganism e do té d e p réro ­ long term e, et à affecter les ressources en gatives nationales. O u tre le CI AT et l'IBTA, fonction de perform ances m esurées p lu tô t la Bolivie possède u n g ran d n om bre d e pe ­ q ue de critères m oins em piriques. Ces éva­ tites institu tions pub liques et privées char­ luations perm etten t éga lem ent aux pouvoirs gées d e la recherche et d u transfert de publics d 'ap p réc ie r l 'im portance d e la re­ technologies. cherche ag ronom ique et son adéquation En 1990, nous avons d o n n é su ite aux be­ avec la po litique agricole et économ ique. soins identifiés vers le m ilieu de l 'année Ces é tudes on t p o u r objectif d 'accroître 1989 p ar no tre m ission d 'é tu d e au p rès de les capacités des SNRA avec lesquels ces deux institu tions. A près l 'app lica tion ra ­ l'ISN AR collabore afin qu 'ils pu issen t éva­ p id e de p lusieu rs recom m andations im p o r ­ luer l 'im pact économ ique d e leurs re­ tantes au n iveau d u CIAT, l 'a ide d e l'ISNAR cherches. a été sollicitée p o u r six dom aines de gestion. En octobre, l'ISNAR a organisé avec le C ette année, grâce aux ressources d isp o n i­ CIAT u n atelier de form ation su r les activi­ bles, no tre collaboration s 'est effectuée à tés d e suiv i et d 'éva luation . Cette m anifesta­ d eux n iveaux : éva lua tion économ ique de la tion a rassem blé u ne d izaine de recherche d u CIAT su r le soja et o rgan isa ­ responsables de p rog ram m es d e recherche. tion d 'u n atelier d e form ation su r les p r in ­ Les p rincipaux thèm es abordés on t été le cipes et aspects p ra tiques des activités de suivi d e la recherche en cours et les am élio ­ suivi et d 'éva lua tion . ra tions éventuelles à a p p o rte r d u ra n t la Lors de l 'é tu d e su r le soja, le recours à la ph ase interm édiaire , ainsi que l 'évaluation théorie de « l 'excédent économ ique » a p e r ­ « ex an te » (analyse des projets d e recherche m is d 'e s tim er les avan tages apportés , en Bo­ au m om ent d e la planification). Pour la p re ­ livie, p a r la recherche et la vu lgarisa tion à m ière fois, les responsables de p rogram m e cet im p o rtan t p ro d u it au cours des 15 d e r ­ d u CIAT ont p u échanger leurs expériences nières années. Les résu ltats d e cette éva lua ­ en m atière de suivi de la recherche. Ils on t tion « ex post » (après les faits), réalisée décrit les d ifférents m écanism es utilisés au conjointem ent p a r u n économ iste de sein d e leur institu t et d e leurs stations po u r l'ISNAR et le d irec teur adjoint d u CIAT, in­ contrô ler les in trants, les dépenses, les résul­ d iq u en t u n taux d e rentabilité d 'en v iro n ta ts de la recherche et la perform ance du 70 p. 100. Il s 'ag it là d 'u n taux d e rentablité personnel. P lusieurs systèm es (par exemple, in téressant com paré aux au tres projets de les fiches d e rap p o rt d 'activ ités) o n t été s im ­ d éve loppem en t (taux m in im al d e 12 p. 100) plifiés ou am éliorés. et à l 'ensem ble d e la recherche ag ronom ique (généralem ent estim é à 40-50 p. 100). Stratégie à lo n g terme pour C ette ana lyse s 'est fortem ent inspirée le ch an gem ent des théories économ iques élaborées ces 30 dern ières années et app liquées p a r l'ISNAR Les progrès réalisés p ar le p lus grand en 1988 p o u r éva luer le taux de rentabilité institu t de recherche de Bolivie, l'IBTA, ont d e l 'investissem ent consenti à la recherche été m oins rap ides q u 'a u CIAT. En effet, rizicole en U ruguay. Les travaux entrepris l'IBTA est en proie à d e graves problèm es d an s ce pays et en Bolivie suscitent un vif d 'o rd re structurel e t financier. L 'Institut doit intérêt aup rès des au tres SNRA qui espèren t éga lem en t subven ir aux besoins technologi­ éva luer les avan tages financiers de leur re­ ques des agricu lteurs sans ressources de cherche. L 'ISNAR a m is en o euv re des an a ­ Taltiplano et des vallées, et il s 'ag it là d 'u n e lyses sim ilaires en Equateur, en Indonésie et tâche particu lièrem ent ardue. L'IBTA doit, en A frique subsaharienne. p a r conséquent, élaborer u ne stratégie à Les éva lua tions économ iques de la re­ long term e p o u r in trodu ire les changem ents cherche s 'avè ren t fortem ent utiles. En tant nécessaires. q u 'in s tru m en ts d e planification, elles p e u ­ L 'é tude réalisée en 1989 p a r l'ISNAR re­ ven t a ider les responsab les à estim er les co m m an d e p lusieu rs changem ents s tructu ­ coûts et les avan tages des p ro g ram m es à rels rad icaux destinés à renforcer l'efficacité 22 Service conseil de riBTA et de ses stations. O u tre la consoli­ A u cours d u p rem ier sem estre 1990, la da tion d e la recherche p a r le biais d 'u n e proposition de projet a fait l'objet d 'u n e fragm entation en p rog ram m es spécifiques m ise au po in t détaillée p a r le gouvernem ent m ieux ciblés, l'ISNAR a recom m andé u ne boliv ien ainsi q ue p a r les équ ipes de la FAO réorientation m ajeure des activités d e vu lg a ­ et de la Banque m ondiale . L'IBTA concentre­ risation. Celle-ci est no tam m en t m otivée p a r ra ses efforts d e recherche su r les écologies le faible succès rencontré p a r l'IBTA lors d u d e p la teau et d e vallée. Il réalisera six p ro ­ transfert d e technologies aux agriculteurs. g ram m es axés su r les p ro du its revê tan t une La gestion d 'u n service d e vu lgarisation im portance particu lière p o u r les agricul­ public et trad itionnel d an s l 'altipiano, u ne teu rs sans ressources : po m m e de terre, région accidentée et reculée, s 'avère coû­ qu inoa , céréales, légum ineuses, maïs, p â tu ­ teuse et difficile su r le p lan logistique. Ce­ rages et élevage. Les travaux s 'effectueront pendan t, près de 50 g ran d es organisations d an s quatre g randes sta tions d e recherche. non gouvernem entales (et p lusieu rs cen­ L'IBTA diffusera éga lem en t ses technologies taines d 'o rgan isa tions d e p lu s petite d im en ­ au p rès des O N G et des au tres agences p u ­ sion) se sont déjà installées d an s la région. b liques et privées d e vulgarisation . L'ISNAR a par conséquent d em an d é à Lorsque la B anque m ondia le au ra a p ­ l'IBTA d 'offrir des services d e « p révu lgari­ p ro u v é le prêt, l'ISNAR devra vraisem bla­ sa tion » à ces O N G et aux au tres agences b lem ent ap p o r te r son concours à l'IBTA pub liques et privées de d éve loppem en t afin p o u r o rgan ise r et m ener à b ien les diffé­ d e m ieux serv ir les agriculteurs. Le bilan de ren tes com posan tes d e l'assistance techni­ l'ISNAR a catalysé l 'in te rvention des bail­ q ue d u projet (planification, établissem ent leurs de fonds. Fin 1989, la B anque m on ­ des priorités, systèm es d 'in fo rm a tion po u r d ia le a chargé la FAO de procéder à un la gestion, activités d e suiv i et d 'éva luation , exam en appro fond i d e l'IBTA et d e ses ser­ liaisons avec les agences d e transfert de te­ vices d e recherche et d e vulgarisation . Le chnologies telles q ue les ONG). En prév i­ rap p o rt d e la FAO confirm e la rgem ent les s ion d e ce projet et d 'au tre s travaux conclusions de l'ISNAR, m ais va égalem ent p ro m etteu rs qui se ront m enés en Bolivie, p lus loin en préconisan t des changem ents l'ISN AR a constitué u n g ro u p e de six ex­ précis. La Bolivie négocie actuellem ent un p erts en novem bre 1990. Il s 'ag it là d 'u n e in ­ prê t de p lusieurs millions d e do llars avec la novation qu i s 'avérera utile à l 'in tégra tion Banque m ondiale p o u r u n e d u rée d e hu it d e nos services au n iveau des SNRA. ans afin d e renforcer l'IBTA. 23 Rapport annuel 1990 Le service conseil dans le monde La liste ci-dessous expose les points essentiels des activités menées par le service conseil de l'ISNAR dans les pays non repris dans la section précédente. Afrique Bénin Examen de la proposition de restructuration de la Direction de la recherche agronomique en préparation d 'un projet d e la Banque m ondiale et d e la FAO visant à renforcer le SNRA. Burkina Faso Le ministre de l'Enseignement secondaire et supérieur et de la Recherche scientifique s'est rendu en juin à l'ISNAR afin de discuter d 'u n e collaboration; le directeur de la recherche et deux directeurs adjoints se sont rendus ultérieurement à l'Institut afin d 'y préparer leur plan d'activités pour les années à venir. Burundi Suivi de l'application des recomm andations émises lors de l'évaluation de l'Institut des sciences agronomi­ ques du Burundi (ISABU) effectuée par l'ISNAR en 1988 et des principaux progrès réalisés; participation à la préparation d 'u n système de program m ation et à l'examen des règlements du personnel, et recommandations sur les critères d 'évaluation du personnel. Cameroun Evaluation des progrès réalisés dans l'application des plans d 'action de l'Institut de la recherche agronomique (IRA) et de l'Institut de recherches zootechniques (IRZ); le conseiller de l'ISNAR en détachement a poursuivi ses travaux sur la programm ation de la recherche à l'IRA. En mission à La Haye, en vue d'examiner les activités de collaboration entre son pays et l'ISNAR, S.E. Moulmssine Na- cro (à gauche), ministre burkinabé de l'Enseignement secondaire et supérieur et de la Recherche scientifique, renoue ses liens d'amitié avec le responsable des publications de l'ISNAR. Tous deux étaient à l'Université de Géorgie au début des années 1980, le premier en stage post-doctoral, l'autre comme membre de la faculté. 24 Service conseil Ghana Suivi de l 'étude de diagnostic menée en 1989 : collaboration avec une équipe de scientifiques ghanéens à l'éla­ boration d 'u n cadre pour le plan de recherche agronomique nationale; ce dernier sera mis au point au cours des 18 à 20 premiers mois lors de la mise en oeuvre d 'u n projet quinquennal visant à renforcer la recherche agronomique; financement prévu par la Banque mondiale. Guinée-Bissau Suivi d 'u n atelier sur la planification organisé en 1989 : collaboration avec le Departm ento de Estudos e Pes- quizas Agrícolas à la définition des priorités de recherche et à la préparation des programmes d 'étude. Kenya Participation à la revue à moyen terme (financement externe) du Projet national de recherche agronomique; collaboration avec l'Institut kenyan de recherche agronomique (KARI) à la préparation de son plan de travail pour 1991-92 et à la définition des procédures d 'évaluation des projets de recherche au niveau national; re­ comm andations au Centre national de recherche sur le blé et les oléagineux et au Centre national de recherche agronomique (Muguga) sur la formulation des programmes. Ouganda Après la revue du SNRA ougandais en 1987/88, l'ISNAR a été chargé de collaborer à la préparation d 'u n plan et d 'u n e stratégie nationale de recherche agronomique; détachem ent d 'u n spécialiste de l'Institut en Ouganda en 1990; collaboration du personnel et des consultants avec une équipe de travail ougandaise à l'élaboration d 'u n plan en deux volumes et d 'une stratégie de mise en oeuvre. Sénégal Dernière phase du projet de gestion des ressources humaines et de développem ent institutionnel financé par l'USAID (deux ans); le gouvernem ent et le bailleur de fonds ont par conséquent dem andé à l'ISNAR de pour­ suivre sa collaboration. Somalie Collaboration avec le gouvernem ent somalien à l'évaluation et à la mise à jour du plan stratégique de re­ cherche agronomique, qui servira de base au projet national de formation et de technologie agricole, financé par un prêt de l'IDA. Za ïre Collaboration avec le CIRAD à l'élaboration du plan directeur pour la recherche agronom ique nationale, acti­ vité s'inscrivant dans la phase finale d 'u n projet financé par le PNUD et visant la restructuration de l'Institut national pour l 'étude et la recherche agronomiques au Zaïre (INERA). Asie Indonésie Etablissement d 'u n système d'information pour la gestion à l'Agence pour la recherche et le développement agricole (AARD) en collaboration avec un spécialiste de l'ISNAR en détachement; réhabilitation du centre de programm ation de la recherche de l'AARD avec l 'aide d 'u n consultant de l'ISNAR. Laos Collaboration avec les responsables du Centre national de recherche agronom ique (NARC) et une équipe de la Banque asiatique de développement à l'élaboration d 'u n plan d e recherche à long terme, dans le cadre d 'un projet financé par le PNUD (phase finale). Philippines Expérimentation-pilote (dans deux instituts de recherche) de méthodes élaborées par l'ISNAR à l'intention des responsables de la recherche : ARIS (système d 'inform ation sur les chercheurs en agriculture) et PBS (sys­ tème de budgétisation des programmes); compte rendu de l'expérience acquise par le Conseil philippin pour la recherche et le développem ent de l'agriculture, de la foresterie et des ressources naturelles (PCARRD) dans le dom aine du suivi et de l'évaluation de ses program m es (en collaboration avec l'ISNAR). 25 Rapport annuel 1990 Sri Lanka Collaboration avec le Conseil pour la politique de recherche agronomique (CARP) à l'élaboration et à l'expéri­ mentation d 'u n système d 'inform ation pour la gestion dans les 19 instituts de recherche du CARP, ainsi qu 'à la formation du personnel dans ce domaine. Amérique latine et Caraïbes Costa Rica Collaboration avec les responsables à la définition du rôle de la Commission nationale pour la recherche et le transfert de technologies agricoles, précédem m ent établie sur la base des recommandations de l'ISNAR; pré­ paration d 'u n plan de coopération entre l'Institut et la Commission, après l 'approbation du rôle de cette Com­ mission par le nouveau gouvernement. Equateur Recommandations sur le cadre légal et institutionnel régissant l'autonom ie de l'Instituto Nacional de Investi­ gación Agropecuaria (INIAP) : définition des changements structurels et organisationnels, reformulation et renforcement du processus de planification et de programm ation, et amélioration de la recherche et du trans­ fert de technologies. Uruguay Poursuite de la phase de planification du nouvel Instituto Nacional de Investigación Agropecuaria (INIA) : re­ com m andations sur la politique et la stratégie de développem ent institutionnel, définition des priorités, struc­ ture et organisation, planification et développement des ressources humaines. Caraïbes L'ISNAR a participé à l'élaboration du nouveau plan décennal de l'Institut des Caraïbes pour la recherche et le développem ent agricoles (CARDI), à la dem ande de ce dernier; lors des différentes missions, le directeur exécutif d u CARDI et les spécialistes de l'ISNAR ont préparé la revue des pays du CARICOM (Communauté des Caraïbes). Moyen-Orient et Afrique du Nord Algérie Collaboration avec une équipe d 'experts locaux à l'étude de diagnostic d u système national de recherche : ate­ lier sur la m éthodologie d 'évaluation des systèmes de gestion de la technologie agricole (ATMS) élaborée par l'ISNAR. Soudan Participation à la revue à moyen terme du Projet de recherche, de vulgarisation et de formation agricoles; pré­ paration d 'un rapport sur l'amélioration de l'organisation et de la gestion de la Société soudanaise de re­ cherche agronomique (ARC). Syrie Collaboration avec l'équipe nationale de planification stratégique à la préparation et à la mise au point de la stratégie de recherche agronomique. Yémen Collaboration avec une équipe d 'experts locaux à l'étude de diagnostic du système national de recherche; ate­ lier sur la méthodologie d 'évaluation des systèmes de gestion de la technologie agricole (ATMS) élaborée par l'ISNAR. Outre les pays mentionnés ci-dessus, l'ISNAR a collaboré ou établi des contacts avec plusieurs autres SNRA, combinant généralement les activités de conseil à la recherche et à la formation. Ces pays sont les suivants : Angola, Brésil, Colombie, Chine, Côte d'ivoire, Ethiopie, Fidji, Guinée, Jamaïque, Lesotho, Mexique, Mozam­ bique, Niger, Rwanda, Sierra Leone, Togo, Tonga, Zambie, Zimbabwe. 26 Recherche II. Recherche A fin d'assurer un service conseil à la fois performant et utile aux systèmes nationaux de recherche agronomique (S N R A ), l ’IS N A R doit combiner deux types de compétences : d 'une part, le savoir-faire et l'expérience no­ tam m ent acquise par nos cadres supérieurs et, d'autre part, les théories, les méthodes et les instrum ents récemment mis au point par le programme de recherche de l 'IS N A R . Ces deux catégories de compétences sont renforcées par la collaboration avec nos partenaires des S N R A et par l'utilisation sé­ lective de consultants. L’évolution des S N R A et de leur environnem ent rend la recherche néces­ saire. Les besoins changent; de nouveaux problèmes surgissent. De Bamako à Bujumbura, par exemple, les institu ts nationaux acquièrent des micro­ ordinateurs. Pourtant, comme de nombreux tracteurs rouilles et usagés, le matériel informatique pourrait se retrouver à la décharge, sans l'élaboration d’instrum ents et de méthodes permettant de collecter les données néces­ saires aux responsables, de les mettre à jour et de les convertir sous une form e exploitable. Autrem ent, les ordinateurs n 'auront rien apporté au pro­ cessus de gestion et de prise de décision. C 'est l’un des nom breux domaines où l 'IS N A R apporte sa contribution. O utre l'élaboration d'outils, le programme de recherche de l 'IS N A R assure la mise à jour continuelle de nos bases de connaissances sur les S N R A . En 1985, lors de l’évaluation du programme de l 'IS N A R , un accroissement des ressources consacrées à la recherche a été recommandé. N otre plan à moyen terme prévoyait d'atteindre 25 p. 100 en 1990. Avec, cette année, 26 p. 100 du temps du personnel consacré à la recherche, ce plan est respec­ té. N ous utilisons deux grands dispositifs pour la recherche. N ous mettons en oeuvre des projets formels d 'une durée déterminée et cherchons un finance­ m ent spécial auprès des bailleurs de fonds. N ous procédons également à des activités de recherche qui sont financées par notre budget central et réali­ sées par des « groupes de travail » internes. La recherche vient toujours compléter nos autres domaines d ’activités. Telle était d'ailleurs notre intention dès le départ. Par exemple, certains résultats obtenus dans le cadre de notre projet spécial sur la recherche en milieu réel ont pu être appliqués lors des activités de conseil menées en Tanzanie en 1990. De même, les principes employés dans le cadre de notre étude sur la recherche agronomique de 50 petits pays se sont également révélés utiles pour nos activités de conseil au Botswana, ainsi que pour l'organisation d 'un atelier de formation aux Caraïbes. Les spécialistes de l 'IS N A R chargés des activités de formation et de conseil auprès des S N R A com ptent égale­ m ent parmi les principaux bénéficiaires de nos programmes de recherche. La section suivante décrit des travaux de recherche réalisés par l’IS N A R en 27 Rapport annuel 1990 1990. Une attention particulière a été accordée aux cinq projets les plus performants. Les autres efforts de recherche ne fon t l'objet que d 'une brève description, notam m ent les activités déjà mentionnées dans la section concernant la formation ou le service conseil. Analyse des données des SNRA et contribution à la définition des politiques La base de don n ées des Séries d'indica­ « é tayer le d ia logue po litique à l 'a ide d 'in ­ teurs d e l'ISN AR (statistiques relatives form ations ». C ar d ia logue il y aura . Le p ay ­ aux ressources h u m a in es et financières des sage géopolitique d u m o n d e est au coeur SNRA de 154 pays) a été pub liée en octobre d 'u n e to u rm en te qu i continuera à passion ­ 1989 p a r les Presses un iversita ires de C am ­ ner les débats, sans p o u r au tan t parven ir à bridge. En 1990, u ne é tape m ajeure a été les apa iser to ta lem en t avan t la fin d u siècle. franchie : nous avons achevé la p rem ière C om m e le font rem arquer les au teu rs dans phase d 'an a ly se et d 'in te rp ré ta tio n de cette leu r in troduction , « les vieux stéréotypes m asse d e don n ées b ru tes d an s le b u t de des prem ier, deux ièm e et tiers m ondes p er ­ con tribuer au d ia logue in ternational en m a ­ d ro n t sans d o u te u ne g ran d e partie de leur tière de po litique d e recherche-développe­ va leur descrip tive à m esure que de n o u ­ m en t agricole. velles alliances et priorités ém ergeront ». U n ouvrage com plém entaire , in titulé Les au teu rs son t néanm oins convaincus que Agricultural Research Policy : International « le couran t d e l 'a ide a u déve loppem ent Quantitative Perspectives, sera bientô t publié vers les pays considérés com m e m oins dé ­ p a r la m êm e m aison d 'éd ition . C om m e le ve loppés sem ble sé rieusem ent com pro ­ m en tionne l 'u n de ses au teurs , ce d ocum en t m is ». en trep rend d 'a b o rd e r « le m ax im um de pro- Le sou tien à la recherche ag ronom ique blèmes-clés politiques qu 'il est possible d 'é ­ nationale n 'es t q u 'u n e petite com posan te de voquer, faits em p iriques à l 'ap p u i ». l 'ensem ble des efforts d 'a id e au d éve loppe ­ Ce nouvel o uv rage ne s 'in sp ire pas seu ­ m en t dép loyés p ar les pays donateurs. Il lem ent des Séries d'indicateurs, m ais aussi s 'avè re néanm oins ind ispensab le à la crois­ des données d e la B anque m ondiale , d u FMI sance agricole. Son o rien ta tion à venir dé­ et d e la FAO. Il traite d e p lusieu rs p ro ­ p en d ra des orien tations politiques — de blèm es im portan ts et s 'ad resse aux bailleurs l'appréc ia tion et des priorités des bailleurs d e fonds, aux g o uvernem en ts et aux SNRA. d e fonds d an s u n contexte où de nom ­ Les 12 chapitres, réd igés p ar cinq spécia­ breuses dem an d es en tren t en com pétition. listes de l'ISNAR et hu it experts extérieurs, La tendance la p lu s im portan te , et aussi s 'a rticu len t au to u r des thèm es su ivan ts : la la p lu s préoccupante, qui ressort d e l 'an a ­ recherche d an s le contexte des politiques de lyse de l'ISN AR est sans d o u te l 'érosion ac­ déve lo p p em en t (y com pris les p roblèm es de tuelle d u financem ent des SNRA. Les pays viabilité d e l'agriculture), l 'éva lua tion de la endettés d 'A friq u e subsaharienne, d 'A m éri­ recherche et d u dév e lo p p em en t économ i­ que latine et des C araïbes ont no tam m en t que, la recherche p ub lique (perspectives na ­ été con tra in ts de réaliser u ne coupe som bre tionales, régionales et internationales), la d an s les dépenses d e l'Etat. La recherche recherche p rivée et les p roblèm es d e politi­ ag ronom ique n 'a pas été épargnée. Bien au ques d u 21e siècle. contraire, elle sem ble constituer la princi­ pale cible des restrictions générales. L 'aide L'aide au d év e lo p p e m en t m enacée au d éve loppem en t suscite égalem ent une certaine inquiétude. A u cours des années Les chercheurs et les éd iteu rs veu len t 1980, les bailleurs de fonds n 'o n t pas accru 28 Recherche le vo lum e total d e leurs contribu tions aux D ans la conclusion d e cet ouvrage consa­ pays m oins développés. De m êm e, rien ne cré à la po litique agricole, l 'économ iste Ver- sem ble ind iquer q ue la recherche ag ronom i­ non R uttan établit des p réd ic tions p o u r les q ue ait p u bénéficier d 'u n e p lus g ran d e part prem ières décennies d u 21e siècle. Il estim e, d u gâteau. entre au tres, que l 'ag ricu ltu re et l'é levage Entre les deux périodes 1976-80 et 1981- p ra tiqués d an s la p lu p a r t des pays en déve ­ 85, 37 p. 100 des p ay s les m oins déve loppés lop p em en t reste ron t b ien au-dessous d e leur repris dans l'échantillon de l'ISNAR enre ­ potentiel productif. Il faudra, selon lui, in­ gistra ient une baisse de leur « investisse­ tensifier les efforts p o u r d éve lopper des ca­ m en t d an s la recherche ag ronom ique pacités d e recherche d an s les p ay s les m oins calculé en pourcen tage d u P rodu it N ational développés. Brut Agricole ». Près d e la m oitié d e ces Cet ouvrage d e po litique agricole para î­ pays (16 au total) se s ituen t en A frique su b ­ tra mi-1991. saharienne. O n rem arquera q u 'a u cours de Enfin, p o u r ap p o rte r quelques précisions la m êm e période, seuls trois pays d éve lop ­ su r l 'ouv rage original (Séries d'indicateurs), pés ont vu la pa rt de leur PNBA consacrée à no u s no terons q ue la pub lication d e cette la recherche ag ronom ique dim inuer. base de données constitue u n événem ent clé D 'ap rès les données fournies p a r les Sé­ p o u r l'ISNAR en tan t qu 'in stitu tion . Ce d o ­ ries d'indicateurs,les pays à faible revenu ont cu m en t est le fruit de qu a tre années d 'e f ­ consacré annue llem ent u n e m oyenne de forts d e com pila tion et se base su r p lu s de 0,6 p. 100 de leur PNBA à la recherche ag ro ­ 1 000 références. Il perm ettra aux déc ideurs, nom ique entre 1981 et 1985. Le prix à payer aux responsables des SNRA et aux bailleurs p o u r ra ttraper les pays à revenu élevé q u i y d e fonds d e com parer les différents p ay s en affectent 2,13 p. 100 serait trop lou rd p o u r term es d e financem ent d e la recherche agro ­ les pays à revenu limité. Il faud ra it d 'a i l ­ leurs q u 'u n e p a r t p lus im portan te des nom ique et de personnel de recherche entre dépenses pub liques consenties au d éve lop ­ 1960 et 1986. Bien q ue certains pays n 'a ien t p em en t agricole soit allouée à la recherche p u fourn ir des inform ations p o u r certaines et passe, p a r conséquent, de 7 (n iveau de années, les séries d 'in d ica teu rs constituen t à 1981-85) à 25 p. 100. Or, cela signifierait que ce jour l 'ouv rage sta tis tique le p lus com plet les faibles ressources a ttr ibuées aux autres d an s le dom aine d e la recherche ag ronom i­ secteurs (infrastructure routière, irrigation, q ue nationale. vu lgarisation et subven tions à la p roduction En 1990, no u s avons con tinué nos activi­ et à la com m ercialisation) so ient encore ré ­ tés d e suivi au n iveau des SNRA et collecté duites. d es in form ations p o u r la base d e données. L 'une des principales conséquences po li­ N ous avons égalem ent p répa ré u n e p ro p o ­ tiques est l 'énorm e p ru d en ce d o n t font sition de projet global à long te rm e en vue p reuve les bailleurs d e fonds et les go u v er ­ d e lancer no tre seconde opéra tion d e col­ nem ents des pays déve loppés lorsqu 'il lecte et d 'an a ly se de données. G râce à un fi­ s 'ag it d 'év a lu er les n iveaux d e financem ent nancem ent spécial, nous p o u rro n s m ettre en requis p a r les SNRA et, par conséquent, oeuvre la com posan te « A frique subsaha ­ d 'a p p liq u e r des règles em piriques « par r ienne » d u projet qu i constitue no tre trop générales ». g ran d e p rio rité p o u r l 'année 1991. Vers une conjecture plus structurée : la définition des priorités en Indonésie La défin ition des priorités en tre les p ro ­ u n e tâche im portan te p o u r les hau ts respon ­ g ram m es (c'est-à-dire en tre des ensem bles sables d e la recherche agronom ique. D ans la d e projets d e recherche é tro item ent liés) est p ra tique, il s 'ag it d 'a p p ro u v e r et de financer 29 Rapport annuel 1990 certains p rog ram m es aux dépens d 'au tre s Les « retom bées » de la recherche : qui seront soit rejetés soit différés. En 1990, estim ation des avantages l'ISNAR et p lu sieu rs institu tions q u i colla­ boren t avec lui o n t réalisé d 'im p o rtan ts p ro ­ L 'un des a ttraits d e cette m éthode réside grès dans l 'é tab lissem ent d 'u n e p rocédure dan s sa souplesse analy tique. L 'usager peu t v isan t à faciliter cette dém arche. estim er les avan tages potentiels d 'u n p ro ­ A vant d e défin ir les priorités, les resp o n ­ g ram m e de recherche d an s les agro-écolo­ sables de la recherche d o iven t résoud re p lu ­ gies situées en d eho rs d e la zone cible. sieurs p rob lèm es d 'o rd re politique, Par exem ple, l'objectif d u p rog ram m e de technique et économ ique. Sur le p lan politi­ recherche peu t être l 'é laboration d 'u n e va ­ que, ils do iven t fixer les bu ts et les objectifs riété d e p o m m e d e terre p ro d u isan t d 'excel­ des systèm es d e recherche. Sur le p lan lents rendem ents d an s des conditions techn ique et économ ique, ils do iven t se p o ­ spécifiques d e sol, d 'hu m id ité , d e tem péra ­ ser les questions su ivantes : Q uelles son t les tu re e t d e pho topériode. G râce à la m éthode chances d 'o b ten ir des résultats utiles ? C om ­ de définition des priorités sim ulée p a r o rd i­ b ien d e tem ps faudra-t-il p o u r ob ten ir les nateur, l 'ana lyste peu t estim er les « re tom ­ prem iers résu ltats concrets su r le terrain ? bées » de la recherche d an s les zones D ans quelle m esu re l 'app lica tion des résu l­ écologiques situées hors d e la zone concer­ ta ts pourra-t-e lle stim uler la p roduction ou née. Le potentiel d 'accro issem ent de la p ro ­ rédu ire les coûts d e p roduction ? duction peu t être inférieur d e m oitié dans D ans la m ajorité des pays, cette d é ­ ces régions secondaires. Cela suffit cepen­ m arche revient à se livrer à des conjectures d a n t p o u r am ener les responsables à choisir p lus ou m oins éclairées reposan t su r u n en ­ le p rog ram m e de recherche su r la pom m e sem ble d e param ètres (prix des produ its , de terre p lu tô t q ue le p ro g ram m e soja, p ar chiffres de p roduc tion et d e consom m ation , exem ple, si ce dern ie r stim ule fortem ent la expérience personnelle de d irecteurs de la p roduction d 'u n e région donnée m ais que recherche chevronnés et in tu ition profes­ ses retom bées sont restreintes, voire nulles, sionnelle). L 'ISNAR et les in stitu tions colla­ d an s les au tres écologies. Ce genre d 'in fo r ­ bo ran t à cette é tu d e n 'o n t p as l 'in ten tion de m ation peu t être très utile p o u r les respon ­ rem placer l 'é lém en t h u m a in d an s la prise sables d e la recherche, am enés à p ren d re et de décision. Ils ten ten t en fait de « structurer à justifier d 'im p o rtan te s décisions au n iveau la conjecture » p a r l 'app lica tion d 'u n e m é ­ d e la conception de program m e. thode d e sim ulation p ar o rd inateur, c'est-à- C om m e dans tou te analyse inform ati­ d ire d 'u n e « s truc tu re d 'a id e à la décision ». que, l'efficacité des m éthodes de définition Ce projet m ultina tiona l est essentielle­ des priorités d ép e n d d e la qualité de l 'in for­ m en t financé p a r l'A CIAR (Australie). Il a m ation utilisée p o u r éva luer l 'im pact a tten ­ été m is en oeuvre en 1988. Fin 1990, la p re ­ d u de la recherche. En 1990, la p lu p a rt des m ière phase d e réalisation était p resque ter­ activités de d éve loppem en t d u CASER et de minée. P lusieurs o rgan ism es qu i y l'ISNAR ont porté su r la collecte, l 'in te rp ré ­ collaborent, basés en Indonésie , aux Philip ­ tation et la com pila tion d e quatre types de pines et en T haïlande, serven t ac tuellem ent données, u n e opéra tion particulièrem ent de « bancs d 'essa i » à la m ise au po in t et à longue et difficile. l'app lica tion d e cette m éthode. Le BMZ (Al­ La p rem ière catégorie d 'in fo rm ations a lem agne) finance la collaboration entre trait aux param ètres édaph iques et climati­ l'ISNAR et le C en tre de recherche ag ro ­ ques. Ceux-ci do iven t perm ettre aux cher­ socio-économ ique (CASER) de l 'A gence in ­ cheurs de m ieux cerner les nom breuses donésienne p o u r la recherche et le d év e lo p ­ zones agro-écologiques d 'Indonésie . Ces in­ pem ent agricole (AARD), l 'u n des prem iers form ations, u n e fois définies, p euven t être organism es à ap p liq u er la m é th o d e d e défi­ exploitées dans le pays, quelle que soit la nition des priorités. dém arche d 'é tab lissem ent des priorités. La deux ièm e catégorie d e données porte su r l 'ad ap ta tio n des p ro du its aux différentes 30 Recherche zones agro-écologiques, et la troisièm e sur é tan t p resque à son term e, les efforts se les statistiques d e p roduction , d e consom ­ concentrent actuellem ent su r la s truc tu ra ­ m ation et d e fixation des prix p o u r chacun tion des p rocédures d e prise d e décision et de ces p ro du its (au n iveau provincial). Ces la form ation des analystes d an s les diffé­ trois p rem iers types d 'in fo rm ations p rov ien ­ rents pays collaborateurs. A u cours d e l 'a n ­ nent de la FAO et d e sources indonésiennes, née 1990, l'ISNAR a p o u rsu iv i la form ation no tam m en t de l 'institu t d e pédologie et des de trois m em bres d u personnel d u CASER. agences locales de sta tis tiques et de re ­ En octobre, ceux-ci on t rencontré 21 collè­ cherche agronom ique. La quatrièm e catégo­ gues tha ïlandais et ph ilipp in s lors d 'u n sé­ rie est com posée d 'es tim ations subjectives m inaire organisé à P un ta Baluarte ém anan t des scientifiques et des vu lgarisa ­ (Philippines) et financé p a r l'ACIAR. Ils on t teurs : l 'im pact escom pté d e leurs p ro ­ p u ainsi échanger leurs expériences su r l 'a p ­ g ram m es d e recherche (ou les économ ies plication d e la m éth o d e d e défin ition des réalisées), les probabilités d e réussite de priorités et é tu d ie r les m oyens de garan tir la leurs activités et les délais d 'a d o p tio n des viabilité des procédures. nouvelles technologies ap rès leur m ise au L 'ISNAR est en train d 'é labo re r le m até ­ point. L'avis des experts constitue, bien sûr, riel nécessaire à l 'ad ap ta tio n de la m éthode u n e com posante-clé d e ce processus. et à son adop tion p a r les au tres systèm es U ne fois l 'in form ation in trodu ite d an s le nationaux d e recherche. Il s 'ag it no tam m en t m odèle de sim ulation inform atisé (à partir d 'u n o uv rage su r l 'aspect théorique et p ra ti ­ d 'u n o rd ina teu r personnel), les analystes q ue de l 'éva lua tion d e la recherche et d e la p eu v en t éva luer les avan tages économ iques défin ition des priorités. Celui-ci sera accom ­ des p rog ram m es de recherche existants ou pagné de d ivers su p p o rts inform atiques. potentiels, ainsi qu e les retom bées possibles. P our ce qui est d e notre collaboration avec Les données do iven t être d ispon ib les sous l 'Indonésie , n ous d evons désorm ais encou ­ u n e form e aisém ent exploitable p a r des d é ­ rager l 'é tab lissem ent de liens en tre le cideurs toujours surchargés afin qu 'ils p u is ­ CASER, les bénéficiaires u ltim es et les déci­ sent les utiliser lors de la planification d eu rs : le secrétariat d e l'A A R D et son stra tég ique o u la défin ition des priorités. C entre d e planification d e la recherche ag ro ­ La phase d 'é labo ra tion des m éthodes nom ique (CARP). Ouvrages sur la biotechnologie et démarrage d'études de cas En 1990, les conclusions d 'u n e im por­ s 'ag it d 'u n o uv rage concis, facile à lire et in ­ tan te é tu d e in ternationale su r la b io techno­ titulé Beyond M endd's Garden : Biotechnology logie, financée p a r la Banque m ondiale , in the Service of World Agriculture. Il es t des ti­ l 'ISNAR et le g o u vernem en t austra lien , ont né aux responsables et aux déc ideu rs qui, fait l'objet d e trois publications. Ce projet sans forcém ent posséder les connaissances était d irigé p a r u ne bo tan iste aus tra lienne d e base dans le do m ain e de la biologie m o ­ qui a passé u ne b onne partie d e l 'année léculaire, do iven t néanm oins investir des 1988-89 à l'ISNAR. Elle a rejoint les effectifs ressources d a n s la recherche agronom ique. d u service en 1990 p o u r p ou rsu iv re ses tra ­ Cet ouvrage , publié p a r CAB In ternational à vaux su r la b io technologie d an s le contexte la d em an d e des institu tions finançant des systèm es nationaux de recherche. l 'é tude, com m ence p a r u n aperçu général Ce projet a tou t d 'ab o rd d o n n é lieu à la des principales b io technologies et d e leur rédaction d 'u n rap p o rt d e la B anque m on ­ application . Il aborde ensu ite certains p ro ­ diale à usage essentiellem ent interne, c'est- blèm es m ajeurs d 'o rd re politique, tels que la à-dire réservé a u personnel et aux parties sécurité b iologique, l'accès aux nouvelles intéressées. connaissances, la gestion de la p rop rié té in­ U n deuxièm e d ocum en t a été publié. Il tellectuelle et l 'im pact socio-économ ique 31 Rapport annuel 1990 d an s les p ay s en développem ent. P roposition de recherche pour huit Le troisièm e ouvrage , éga lem ent publié nations d 'A sie p ar CAB International, est p lus long et p lus technique. Il s 'in titu le Agricultural Biotechno­ O utre les projets m en tionnés ci-dessus, logy : Opportunities for International Develop­ l'ISNAR joue u n rôle consulta tif de prem ier ment. Il rep ren d les 31 rappo rts m an d a té s de rang d an s le do m ain e d e la recherche bio­ l 'é tu d e in ternationale et traite des aspects technologique. Au cours de l 'année 1990, scientifiques et politiques, a insi qu e des p ro ­ notre spécialiste a collaboré étro item ent b lèm es de gestion relatifs à la b io tech ­ avec la FAO et le PN U D à l 'é laboration d 'u n nologie. Il s 'ad resse aux scientifiques, vaste p ro g ram m e de b io technologie végé­ économ istes et responsables o euv ran t d an s tale p o u r l'Asie. Ce projet q u inquennal de le d om aine de la b io technologie et, p lus p a r ­ 5 millions de dollars am éricains concerne ticulièrem ent, dans les pays d u Tiers- les hu it pays su ivan ts : Chine, Inde, Indoné­ M onde. sie, Iran, Corée, Malaisie, Philippines et Thaïlande. La recherche portera su r la rési­ s tance des oléagineux aux ravageurs et aux Etude de quatre pays m aladies, la résistance d u cotonnier aux in­ sectes nuisibles, la p ropaga tion rap ide d u En 1990, le gou v ern em en t néerlandais a dattie r et la qualité des fruits tropicaux chargé l'ISN AR de réaliser des é tudes com ­ plém entaires su r la b io technologie et son après la récolte. A u cours de cette année, l'ISNAR a rédi­ app lica tion au n iveau des SNRA. Les quatre gé u ne syn thèse des é tudes b io technologi­ p ay s p roposés (Colombie, Indonésie , Kenya ques en treprises d an s chacun des hu it pays. et Z im babw e) se son t tous do tés d 'u n p ro ­ La p rem ière version d u projet a été p réparée g ram m e opéra tionnel de bio technologie sous l 'ég ide de l'Institut. En décem bre, p lu ­ agricole et p eu v en t serv ir d 'exem ples aux sieurs spécialistes des instances et des pays au tres pays. partic ipan ts se sont rencontrés à Bangkok D eux é tudes d e cas o n t d ém arré cette a n ­ lors d 'u n e réunion de planification pa rra i­ née, en Indonésie et au Kenya. L'ISNAR a née p a r la FAO. Ils ont passé en revue le do ­ p réparé un p rem ier rap p o rt général su r la cum en t d u projet. Les d iscussions on t porté bio technologie en Indonésie qu i serv ira de su r l 'aspect logistique d e la collaboration, base, en 1991, à u n e é tu d e réalisée d an s ce les priorités de la recherche et les méca­ pays. L 'U niversité d e N airobi a été chargée n ism es perm ettan t d 'accéder à u n service de réd iger u n rap p o r t sim ilaire d an s le ca­ p e rm an en t d 'expertise su r les problèm es d re d 'u n e é tude su r les recherches b io ­ po litiques de la biotechnologie. La FAO a technologiques m enées au Kenya. Les g roupes d 'ex p e rts de chaque pays soum is le projet au PN U D en vue d 'u n fi­ nancem ent. collaboreront avec les chercheurs et les déci­ En 1990, l'ISNAR a égalem ent appo rté deurs, consigneront leur expérience et iden ­ u n e im portan te contribu tion à BIOTASK et tifieront les possibilités d 'in tég ra tion d e la à ses activités. Ce com ité in ternational du bio technologie aux systèm es na tionaux de GCRAI, d o n t le secrétaire est m em bre d u recherche. Les différentes é tudes com pren ­ d ro n t des in form ations su r les priorités ac­ personnel de l'ISNAR, do it s tim uler le d ia ­ logue en m atiè re de b io technologie entre les tuelles de la recherche, les investissem ents des secteurs public et p rivé, les p rocédures bailleurs d e fonds, les SNRA et les centres de recherche in ternationaux. Au cours de de réglem entation , la gestion d e la p roprié té cette année, BIOTASK a organisé deux sém i­ intellectuelle et le transfert d e technologies naires su r ce thèm e : l 'u n porta it su r le m a­ au n iveau in ternational. nioc (A m sterdam , m ars 1990), l 'au tre sur l 'é laboration d 'u n e carte génétique d u riz et la sélection variétale (Canberra, ju in 1990). Le com pte rendu d e ces réunions a fait l 'ob ­ jet d 'u n e large diffusion. 32 Recherche Etude des petits pays : apparition des premières tendances L'étude d e l'ISNAR su r la recherche O n d ispose actuellem ent d 'in fo rm a tions su r ag ronom ique réalisée d an s 50 petits pays a la p resque totalité des 50 pays. Celles-ci p ro ­ fortem ent progressé en 1990. La m éthodo lo ­ v iennen t de la FAO et d 'a u tre s sources in ter­ gie (identification et ana lyse des capacités, nationales. Q u a n t aux in form ations d 'o rd re des contra in tes et des avan tages com paratifs in stitu tionnel su r les SNRA, près d 'u n tiers d es organism es d e recherche d an s u n en ­ d 'en tre elles on t été com pilées à p a r tir de sem ble de petits pays) a été am éliorée et ré­ sources nationales. Les données les p lus digée. Les responsables de la recherche com plètes p o rten t su r les sep t p ay s repris nationale collaborant avec l 'In s titu t o n t réd i­ dan s les é tudes d e cas, ainsi q ue su r les a u ­ gé les quatre p rem ières é tudes de cas (Fidji, tres nations ayan t accueilli u n e m ission H onduras , Sierra Leone et Togo). Le texte fi­ d 'é tu d e d e l'ISNAR. nal des trois au tres (Jamaïque, Lesotho et La m éthodo log ie d e la recherche repose M aurice) sera p rê t vers la mi-1991. su r u n certain nom bre d e concepts p erm et­ A u cours de l 'année, des m em bres d e l 'é ­ tan t l 'ana lyse com para tive des SNRA des qu ipe on t réalisé d eux rappo rts d 'é tu d e ré­ petits pays, en particu lier les concepts de gionaux. Ceux-ci porta ien t su r u n certain taille et d'ampleur. nom bre d e SNRA d e d eux régions d is ­ La taille est la capacité d e recherche tinctes : l 'A frique occidentale francophone réelle ou planifiée d 'u n systèm e national. En et l 'A frique australe. Des recherches ont d 'a u tre s term es, il s 'ag it d e l 'ensem ble des éga lem ent été m enées su r les flux de techno ­ ressources d o n t d isposen t les SNRA : p e r ­ logie en tre les pays d u Pacifique Sud. Elles sonnel, finances, in form ations et in frastruc­ devra ien t condu ire à la rédaction d 'u n troi­ tu re physique (équ ipem ent d e laboratoire, sièm e docum ent. bâ tim en ts et cham ps expérim entaux). Ce projet vise essentiellem ent l 'identifi­ L'ampleur correspond à la m ission cation de m odèles d 'o rgan isa tion et d e stra­ scientifique d u SNRA, c 'est-à-d ire à l 'en ­ tégies de gestion adap tés aux systèm es de sem ble des thèm es et des objectifs d e re­ recherche des petits pays. Pour ce faire, cherche. Elle possède u n e d o ub le no u s dev o n s connaître , à des fins d e com pa­ dim ension. La p rem ière concerne la d iversi­ raison, la situation actuelle d e la recherche té des p ro g ram m es en trep ris (généralem ent d an s le p lus g ran d nom bre de pays possible. répartis selon les p rodu its , les disciplines ou D ans le cadre d e ce m êm e projet, l'ISNAR les zones agro-écologiques). La seconde cor­ com pile actuellem ent u n e base d e données respond au n iveau ou à la na tu re d e la re­ su r 50 petits pays. Celle-ci rep rend quatre cherche : fondam enta le (stratégique), types d 'in fo rm ations : app liquée , ad ap ta tiv e et expérim entale. La recherche fondam enta le est généralem ent la • les cultures, les systèm es de p roduction et p lus coûteuse et la p lus complexe. O n la les zones agro-écologiques; trouve rarem en t d an s le SNRA des petits • la na tu re d u systèm e d e recherche et sa pays. capacité (im portance d e l 'a ide financière, nom bre de chercheurs, n iveau d e form a­ P erfection nem en t de tion, etc.); la m éth o d o lo g ie • les liens en tre les com posan tes d u sys­ tème; La p rem ière version d u projet a été conçue en 1989, d e m êm e que la dém arche • les relations avec les sources d e connais­ m éthodo log ique. En février 1990, lors d 'u n sances extérieures. atelier in ternational organisé à La H aye, En 1990, des p rogrès on t été réalisés l 'éq u ip e de recherche d e l'ISNAR s 'est en ­ dan s le dom ain e d e la collecte et de la saisie tre tenue d e l 'aspect m é thodo log ique avec 22 des deux prem ières catégories d e données. spécialistes partic ipan t au projet (scientifi­ 33 Rapport annuel 1990 ques, conseillers d e l'ISN AR et conseillers lou rds et diversifiés. C om m e ils ne d isp o ­ externes). Les partic ipan ts on t ém is p lu ­ sent pas d e la m asse critique d e ressources sieurs recom m andations concrètes en vue nécessaire à l 'ob ten tion de résultats p ro ­ d 'am élio rer la p rocédure . A titre d 'exem ple , bants, les différents p rog ram m es s 'avèren t ils ont préconisé q ue les chercheurs p ren ­ im productifs. L 'inertie bureaucra tique ai­ nen t en com pte la stabilité financière d u sys­ dan t, les p rog ram m es sont recondu its d 'a n ­ tèm e au fil d u tem ps lo rsqu 'ils éva luen t la née en année, m êm e lorsque leur utilité est taille des SNRA. Les SNRA des petits pays, douteuse . ont-ils rem arqué , son t particu lièrem ent sen ­ L 'un des m oyens p o u r éviter ce piège sibles aux caprices d u financem ent national consiste à m aîtriser l 'a r t de l 'ad ap ta tio n et ainsi qu 'à l 'a lternance des périodes d 'e x p a n ­ d e l 'expérim en tation des technologies em ­ sion et de régression qui, d an s les deux cas, p run tées à l'extérieur. Il s 'ag it là d 'u n e o p ­ p eu v en t être rap ides et spectaculaires. tion in téressan te p o u r la p lu p a rt des petits L 'é tude d e l'ISNAR repose su r l 'h y p o ­ pays. C 'est la raison p o u r laquelle l 'é tu d e de thèse selon laquelle les petits pays en déve ­ l'ISNAR accorde un e a tten tion particulière loppem ent, do tés de m oyens limités, aux échanges entre les petits SNRA et les do iven t ajuster la taille et l 'am p leu r de leur sources scientifiques externes (les autres SNRA. Or, com m e l'a souven t observé SNRA, les o rgan ism es privés, les universités l'ISNAR, cette am p leu r est généralem ent et les réseaux d e recherche). exagérée : les petits systèm es s 'engagen t N éanm oins, em p ru n te r des technologies d an s des p rog ram m es d e p lu s en p lus n 'e s t peut-ê tre pas aussi facile qu 'il ne paraît Deux consultants de l'ISNAR participent à l'élaboration d'une base de données couvrant 50 petits pays. Ce système comprendra des informations sur l'agriculture et les SNRA de chacun de ces pays, ainsi que sur les liaisons entre les or­ ganismes nationaux et étrangers. 34 Recherche à prem ière vue. Les résultats prélim inaires de recherche n o n gouvernem entales abor­ d 'u n e é tu d e connexe réalisée en 1990 su r les d en t souven t des dom aines considérés échanges de technologies d an s le Pacifique com m e fondam entaux p a r les SNRA (par Sud sem blen t ind iquer que les possibilités exem ple, l 'agroforesterie et la conservation d 'ap p liq u e r des technologies p ro v en an t d e d u sol). Ces observations laissent supposer sources externes sont limitées. O n p eu t no ­ que les SNRA des petits pays p euven t tam m en t en d éd u ire q ue la p lu p a r t des p e ­ con tribuer à renforcer les capacités natio ­ tits SNRA ont besoin de renforcer leurs nales en coo rdonnan t les efforts de ces capacités nationales p o u r identifier et g roupes d ispara tes et en canalisant les résul­ ad ap te r les technologies appropriées. ta ts de la recherche de m anière à enrichir les Tonga en constitue u n excellent exem ple. connaissances ag ronom iques générales des Ce m inuscu le Etat insulaire a besoin de p ra ­ pays en question. tiques culturales am éliorées et adap tées Les prem ières conclusions d e l 'é tu d e de p o u r la p roduction à petite échelle de noix cas réalisée en Sierra Leone sont éga lem ent d e coco. C ependan t, les en treprises privées intéressantes. C on tra irem ent aux au tres pe­ de la région ainsi q u 'u n centre d e recherche tits pays, cet Etat d 'A frique occidentale a ag ronom ique d u V anuatu voisin, m etten t v ou lu conserver u n effectif (limité) d 'a g ro ­ p lu tô t l'accent su r la p roduction in tensive nom es h au tem e n t qualifiés p o u r la re­ d an s les g randes exploitations. Les in fo rm a­ cherche en m ilieu réel. Cette po litique a été tions et les technologies en leu r p rovenance p o u rsu iv ie m algré les p roblèm es économ i­ risquent, alors, d 'ê tre m oins pertinen tes ou ques d e ces dern ières années. Le systèm e d e nécessiter un travail d 'ad a p ta t io n im por­ national de recherche d ép e n d la rgem ent des tant. technologies em prun tées à l'é tranger, bien qu 'il u tilise assez efficacement ses p ropres Les m u ltip le s sources de la recherche com pétences scientifiques. Les contacts in­ L 'é tude suppose qu e les petits pays, à tensifs et fréquents en tre les chercheurs et cause de leur faible capacité financière, ne les agricu lteurs assu ren t le re tou r d 'in fo r ­ p eu v en t pas investir facilem ent d an s la re­ m ation nécessaire à l 'ad ap ta tio n des techno­ cherche publique. La recherche ag ronom i­ logies et, p a r conséquent, à leu r adoption . que est généralem ent réalisée p a r les L 'é tude d e cas effectuée en Sierra Leone organism es les p lus d ivers. O u tre les institu ­ constitue u n exem ple d 'app lica tio n de cette tions d 'E tat, n ous m en tionnerons les en tre ­ stratég ie d an s le d o m a in e d e la recherche prises privées, les universités , les O N G et su r les tubercules et le riz. N ous espérons les projets de d év e loppem en t financés p ar q u 'i l y au ra là m atiè re d e réflexion po u r des bailleurs d e fonds. Etant d o n n é l 'im p o r ­ d 'au tre s petits pays. tance de ces agents externes, les SNRA des P lusieurs com posan tes d e la recherche petits pays do iven t accorder u n e attention réalisée p a r l'ISN AR d an s les petits pays on t particulière à leur fonction d e coordination . déjà trouvé leur utilité en d eh o rs d u cadre Us peuven t conseiller les gouvernem en ts et d u projet. En 1990, n ous avons app liqué ces jouer, p a r conséquent, u n rôle essentiel, p rincipes et ces m éthodes lors des activités m êm e d an s les dom aines ne relevant pas de d e conseil qu e no u s avons m enées d an s p lu ­ leur mission. sieu rs petits pays, d e m êm e q u 'à l'occasion C ette tendance ressort particu lièrem ent d 'u n atelier d e fo rm ation régional su r la p la ­ des é tudes d e cas m enées au Lesotho et au nification stra tég ique des tiné aux petits H o n d u ra s où la recherche ag ronom ique est SNRA. O u tre l'ISNAR, l 'o rgan ism e de re­ généralem ent réalisée en dehors d u cadre cherche CARDI (Caraïbes) a utilisé les des institu ts officiels ou des d épa rtem en ts concepts de taille et d 'am p leu r, tels qu 'ils ministériels. Les principales sources de la o n t été définis d an s la m éthodo log ie de recherche sont les universités, les en tre ­ l'Institu t, afin d 'év a lu e r les SNRA d e la ré­ prises privées et les projets d e d éve loppe ­ gion. Ce travail s 'inscrit d an s le processus m en t à court term e. En outre, ces initia tives d e planification stratég ique d u CARDI. 35 Rapport annuel 1990 L'étude des liaisons entre dans sa phase de synthèse La seconde phase de l 'é tu d e q u ad rie n ­ m a n d ainsi q ue la fondation Rockefeller y nale en treprise par l'ISNAR su r les liaisons o n t ap p o rté leur sou tien financier. en tre la recherche ag ronom ique et le trans­ La li ttéra ture spécialisée su r le sujet dé­ fert de technologies s 'est achevée en 1990. crit ab o n d am m en t les p roblèm es posés p ar Les travaux o n t p o rté su r l 'ana lyse des p ro ­ l'absence d e liaisons solides entre la re­ b lèm es spécifiques p ro v en a n t d 'é tu d e s de cherche et le transfert d e technologies. Ce­ cas d an s six pays, à savoir le Costa Rica, la pend an t, il s 'ag it, d an s la m ajorité des cas, C ôte d 'ivo ire , la R épub lique dom inicaine, le d 'in fo rm ations anecdotiques ou très géné­ N igeria, les Ph ilipp ines et la Tanzanie. Une rales. U ne é tu d e systém atique deva it dès é tude-p ilo te avait été réalisée p récédem ­ lors être en treprise afin de fourn ir aux res­ m en t en Colombie. ponsab les des SNRA u n ensem ble d e direc­ A la su ite d u d épa rt d u responsable d u tives à la fois concrètes et efficaces qui leur projet, l 'un des chercheurs chargés de pe rm ettra ien t d 'an a ly se r et, p a r conséquent, l 'é tu d e de cas en C ôte d 'iv o ire a été recruté, de renforcer ces liaisons. G râce à ces recom ­ au d éb u t de l 'année, p o u r en assum er le m andations, l'ISNAR espère a ider les res­ leadership. ponsables à mieux a d a p te r les activités de Sept docum en ts de d iscussion ana ly ti­ recherche aux besoins des agricu lteurs et q ue on t été publiés p e n d a n t l 'année (voir des au tres bénéficiaires, et à s 'assu re r que page 57). D eux au tres seront d isponib les les technologies son t largem ent diffusées et vers le deuxièm e sem estre d e 1991, soit un adop tées p a r les paysans. total d e 12 d an s la série. Le projet vient éga­ La recherche a com m encé p ar u n bilan lem ent d 'en tre r dans sa troisièm e et d e r ­ détaillé d e la littéra ture spécialisée, ainsi n ière phase, à savoir la syn thèse des q ue la rédaction d 'u n e série d 'artic les thé­ résultats. m atiques ana lysan t les liaisons recherche- Selon u n rap p o rt édité en 1985 par la vu lgarisa tion et les p roblèm es rencontrés au B anque m ondiale , la question des liaisons n iveau disciplinaire. Parm i les sujets abor­ constitue « le p rob lèm e p rim ord ia l d an s dés, n ous citerons la recherche d u secteur l 'é laboration d 'u n systèm e d e recherche et privé et son rôle dans le transfert de techno­ d e vu lgarisation efficace ». L 'un des spécia­ logies, ainsi que l 'im pact des nouvelles listes collaborant au projet de l'ISNAR a politiques gouvernem entales et des change­ m êm e déclaré que des liaisons peu solides m en ts structurels su r les liaisons en ques­ en tre les agences d e vu lgarisa tion et les ins­ tion. titu ts d e recherche « son t p ra tiq u em en t u ne La deuxièm e phase porte su r les sept garan tie q ue les résu ltats scientifiques é tudes de cas : 17 sous-systèm es des sys­ n 'a tte in d ro n t pas les agricu lteurs ou, en tout tèm es na tionaux d e technologie agricole ont cas, que les agricu lteurs ne seront pas capa ­ été exam inés p ar que lque 20 chercheurs lo­ bles de les exploiter ». M alheureusem ent, caux et spécialistes d e l'ISNAR. d an s la m ajorité des pays en d éve loppe ­ m ent, les tentatives de renforcem ent de ces liaisons se son t avérées décevantes. C om prendre le contexte p o lit iq u e Le projet est en tré d an s sa troisième R épondre à un b eso in ph ase en 1990 avec la form ulation d 'u n e stratégie p o u r la syn thèse des résultats de la L 'ISNAR a lancé son projet d 'é tu d e des recherche. Ces é tudes d e cas nous o n t no ­ liaisons en 1987 à la d em an d e des responsa ­ tam m en t ap p r is q ue l 'ana lyse des p ro ­ bles de la recherche ag ronom ique désireux b lèm es d e transfert recherche-technologie d 'o b ten ir des conseils d an s le dom a in e assez ne pouvait être effectuée sans la connais­ com plexe que constitue le d éve loppem en t sance d u contexte politique. S im ultaném ent, rural. Les gouvernem en ts italien et alle- l 'éq u ip e de recherche a pris conscience d u 36 Recherche fait qu 'il était difficile, en raison de cond i­ • l'efficacité des m écanism es d e liaison. tions spécifiques aux pays d onnés et à leur SNRA, d 'en trep re n d re u ne é tu d e générale Les au teu rs s 'in sp ireron t des quelque 70 des liaisons. rap p o rts et d o cum en ts rédigés ju sq u 'à p ré ­ Le processus de synthèse prévoit la p u ­ sent d an s le cadre d u projet, a insi q ue de blication de sep t d o cum en ts : qua tre p a r le d eux ouvrages, l 'u n publié en décem bre personnel d e l'ISNAR et trois p a r des ex­ 1989, et l 'au tre en sep tem bre 1990 (The perts externes. Les sujets abordés sont les Technology Triangle, voir page 39). su ivants : Les d o cum en ts de synthèse para îtron t sous u n seul volum e. Leur objectif n 'es t pas • l 'im pact des pressions extérieures (gou­ de suggérer des so lu tions norm atives et u n i­ vernem ents, bailleurs d e fonds, associa­ verselles aux problèm es de gestion des liai­ tions d 'ag ricu lteu rs , etc.) su r l'efficacité sons. La na tu re très spécifique des systèm es des liaisons; nationaux d e recherche et d e transfert de • les besoins en ressources et la gestion des technologies exclut d 'a illeu rs ce genre de liaisons; dém arche. Les p roblèm es seron t p lu tô t p ré ­ sentés de m an ière à ce q ue les responsables • la relation en tre la s truc tu re d u SNRA des SNRA pu issen t en dégager les p rincipes (par exem ple, le nom bre d 'institu tions) et et les in form ations nécessaires à l 'ana lyse de l'efficacité des liaisons avec le transfert de leur p ro p re système. Ces « ind ications » technologies; no u s pe rm e ttron t d 'é labo re r u n e m éthode d 'an a ly se des liaisons utilisable, à l'avenir, • la relation en tre l 'o rgan isa tion des sys­ p a r le personnel d e l'ISNAR et d es SNRA. tèm es d e recherche (par discipline, p ro ­ La troisièm e p h ase a p o u r objectif final du it, région, etc.) et l'efficacité des liaisons d e p ro d u ire et d e d iffuser u n su p p o r t d idac ­ avec le transfert d e technologies; tique élaboré à p artir des d o cum en ts de syn­ • la d y n am iq u e d e g ro u p e et l 'im pact des thèse et de la m éth o d e analy tique. D 'au tres différences d e s ta tu t entre les différents é tudes de cas seron t réalisées, p o u r au tan t agents; que l 'on d ispose des crédits nécessaires. La m é th o d e sera éga lem ent affinée et des ate ­ • les liaisons nécessaires, selon le type d e liers de form ation seront organisés à l 'in ten ­ technologie à dissém iner; tion des responsables. Autres activités de recherche C ette section aborde b rièvem ent p lu ­ b liog raph ique g lobale d u S&E (concepts, sieurs au tres activités d e recherche m enées à m é thodes et expériences). C ette é tu d e a p o r ­ l'ISNAR, no tam m en t les efforts dép loyés té su r 1 500 docum ents . p a r nos g roupes d e travail. N ous av o n s égalem ent réalisé u n e éva­ lua tion p rélim ina ire des beso ins des sys­ Suivi e t évaluation de la recherche tèm es nationaux d an s ce dom aine. A cette fin, nous n ous som m es en tre tenus avec les A u cours d e l 'année 1990, nous avons responsab les d e la recherche lors d e notre posé les bases p o u r am éliorer no tre service atelier in ternational su r la gestion de la re­ aup rès des SNRA en m atiè re de suiv i et d 'é ­ cherche ag ronom ique organisé en novem ­ valuation de la recherche (S&E), u n aspect bre. N o u s avons ensu ite consulté p en d a n t de la gestion des systèm es na tionaux consi­ trois jours certains rep résen tan ts des sys­ déré com m e prioritaire p a r l'ISNAR. N ous tèm es nationaux. Cette réun ion faisait direc­ avons tou t d 'ab o rd procédé à u n e revue b i­ tem ent su ite à l'atelier. 37 Rapport annuel 1990 N ous avons réuni 10 responsables de capacités de recherche; SNRA, u n spécialiste d e l 'éva lua tion d e la recherche d u C R D I/ID R C (Canada) ainsi • es tim er l 'im pact d e la recherche agrono ­ q u 'u n expert d e la d iv ision R&D (recherche- m ique su r l 'accroissem ent de la p roduc ­ déve loppem ent) de Shell In ternational. En­ tion; sem ble, nous avons exam iné le contexte • réaliser u ne analyse prélim inaire des p rin ­ actuel des activités de suivi et d 'éva lua tion cipaux prob lèm es politiques influençant au sein des systèm es nationaux , identifié les la répartition des ressources consenties à besoins et p roposé p lusieu rs schém as de la recherche. collaboration avec l'ISNAR. Un thèm e cen­ tral peu t être dégagé de ces réun ions : les ac­ Le projet s 'est acquitté de deux tâches au tivités d e S&E ne p eu v en t être m ises en cours d e l 'année 1990. La p rem ière consis­ oeuvre sans un e défin ition précise des ob­ tait à rassem bler des in form ations d 'o rd re jectifs de la recherche et des critères d 'é v a ­ institu tionnel grâce, no tam m ent, à des acti­ luation. Selon les participan ts, il est v ités d e terrain. La seconde visait la rédac­ nécessaire d 'é labo re r des p rocédures, des tion d 'u n e m onograph ie su r le m éthodes d 'an a ly se et d e form ation d 'e m ­ d éve loppem en t d u SNRA chinois depu is ploi facile p o u r le S&E. Un com pte rendu de 1949 et les ressources disponibles. Ce docu ­ ces consulta tions sera pub lié en 1991. m en t sera publié en 1991. Enfin, cette année, n ous avons réalisé u n e évalua tion économ ique en Bolivie d an s Systèmes d'information le cadre de nos activités de S&E. N ous pour Ingestion avons collaboré avec le C entro de Investiga­ ción Agrícola Tropical (CIAT) afin d e dé te r ­ L'ISNAR a achevé la p rem ière phase m iner le taux d e rentabilité d e la recherche d 'é labo ra tion d e son systèm e d 'in fo rm ation su r le soja et celui d u transfert d e technolo­ p o u r les responsables de la recherche agro ­ gies réalisés p a r l 'in s titu t dep u is 15 ans. Ces nom ique (INFORM). Ce systèm e très facile activités font l'objet d 'u n rap p o rt p lus d é ­ à utiliser reg roupe des in form ations su r les taillé en p ag e 22. activités de recherche ainsi que su r les res­ sources h um aines et financières. Etude du systèm e chinois de INFORM est conçu p o u r a ider les res­ ponsab les à utiliser ces in form ations dans recherche agronomique leur dém arche de planification et de prise de décision, ainsi que dans le cadre de leurs D ébut 1990, l'ISNAR entam ait u n e é tude activités de suivi et d 'éva luation . N os tra ­ d e 2 ans et dem i su r le p lus g ran d SNRA du vaux ont suffisam m ent progressé en 1990 m o n d e : celui d e la R épublique p o pu la ire de p o u r perm ettre l'o rganisation, la m êm e a n ­ Chine. Le projet est réalisé en collaboration née, de deux ateliers d e form ation destinés avec l 'Institu t d 'économ ie rurale d e l 'A cadé­ aux responsables asiatiques (l 'un en Inde et m ie chinoise des sciences ag ronom iques l 'au tre aux Philippines). Le com pte rendu (CAAS) et le C entre p o u r la po litique ali­ m en taire et agricole in ternationale (CIFAP) d e ces ateliers com m ence à la page 19. Le systèm e INFORM a été décrit dans le de l 'U niversité d u M inneso ta (Etats-Unis). Financées p a r la fondation Rockefeller, ces détail. U ne série de notices techniques se­ ron t éditées p a r l'ISNAR en 1991. Elles se­ activités s 'in sp iren t des travaux effectués ron t éga lem ent accom pagnées d 'u n support p réa lab lem en t p a r le m em bre principal de didactique. l 'éq u ip e d e recherche, u n spécialiste chinois de l'économ ie ru ra le ac tuellem ent basé à l'ISNAR. Etude de la recherche en milieu réel Le projet vise les objectifs su ivan ts : L 'ISNAR a poursu iv i la syn thèse de • décrire le systèm e chinois, son évolution l 'é tu d e en cours su r l'o rgan isation et la ges­ institu tionnelle et le déve loppem en t des tion de la recherche en m ilieu réel centrée 38 Recherche Parution de « The Technology Triangle » The Technology Triangle: L inking Farmers, Technology Transfer Agents, and Agricultural Researchers. Sommaire d'un atelier in ternational organisé au siège de l'ISNAR, à La Haye, du 20 au 25 novembre 1989. Deborah Merrill- Sands e t D a v id K a im o w itz avec la collaboration de K a y Sayce e t de Simon Chater. 1990. P ages:xv i e t 118. La H aye :ISNAR L'établissement de lia isons entre les instituts de recherche agronom ique et les bénéficiaires (agriculteurs et agences de transfert de technologies) est ca­ pital pour l'élaboration et la d iffusion des technologies. La collaboration di­ recte entre les sc ientifiques et les producteurs, par le b iais de la recherche en m ilieu réel, permet l'apport d 'innovations u tiles et un retour rapide de l'in­ formation. Les lia isons avec les agences de transfert de technologies assu­ rent une large dissém ination des technologies, tout en favorisant leur adoption par les paysans. Parmi les m odes de collaboration les p lus com m uném ent usités, nous m entionnerons la m ise en place d'agents de liaison, de com ités de coordina­ tion, de m issions, de v isites sur le terrain, d'études de diagnostic conjointes des problèm es, de consultations inform elles, de publications et de directives régissant la répartition du tem ps et des ressources financières affectées aux activités com m unes. The Technology Triangle, p ublié par l'ISNAR en 1990, constitue une syn ­ thèse de plus de 25 rapports et exposés présentés à l'atelier international or­ ganisé par l'ISNAR en novem bre 1989. Cette réunion, intitulée « Faire la lia ison », devait passer en revue les résultats de deux projets de recherche de l'ISNAR dans ce dom aine afin d'examiner les m oyen s de renforcer les liai­ sons entre les chercheurs et les utilisateurs, à savoir les agriculteurs et les agences de transfert de technologies. Les projets prévoient des études appro­ fondies de ces lia isons dans 16 pays. L'atelier de La Haye réunissait quelque 50 participants : agronom es et responsables de la recherche de toutes les régions du m ond e en développ e­ ment, spécialistes de l'ISNAR, responsables d 'études de cas et autres ex­ perts. L'ouvrage The Technology Triangle analyse essen tie llem en t les différents types de lia isons ainsi que les causes de leur réussite ou de leur échec. Il s'a­ dresse surtout aux responsables de la recherche agronom ique des pays en développem ent. Le texte est ém aillé de 31 encarts présentant des exem ples concrets, au niveau national, de lia isons chercheurs-utilisateurs ainsi que les tendances reflétées par les nom breuses études de cas. Les rapports d'étude de l'ISNAR repris dans l'ouvrage portent sur cinq dom aines-clés de la gestion de la recherche : le contexte politique dans le­ quel les lia isons s'établissent, leur organisation, les différents m écanism es d'établissem ent des lia isons et leur gestion, les problèm es de gestion des ressources hum aines et le leadership. U ne version française de l'ouvrage, The Technology Triangle, sera publiée par l'ISN A R vers la fin de 1991 avec l'appui du Centre Technique de C oopé­ ration Agricole et Rurale. 39 Rapport annuel 1990 su r l 'u til isa teu r (OFCOR). Lancé en 1986, ce sa tion de la gestion de la recherche. Ces hu it projet est financé p ar le gou v ern em en t ita­ d o cum en ts on t servi à an im er les débats o r­ lien et la fondation Rockefeller. ganisés lors de notre atelier in ternational N ous avons p ro d u it trois publications su r la gestion de la recherche ag ronom ique su r ce projet au cours d e l 'année 1990 et, no ­ (voir page 49). tam m ent, u n rap p o r t de syn thèse d 'u n im ­ p o rtan t atelier o rganisé en 1989. Les deux Planification stratégique au tres consistent en u n e analyse com p ara ­ tive d e la recherche su r les systèm es de p ro ­ N ous avons élaboré un e m éthode de p la ­ duction et les p rob lèm es de personnel, ainsi nification s tra tég ique su r la base de notre q u 'u n d o cu m en t d e réflexion su r le rôle des collaboration avec les SNRA d 'u n certain agen ts de liaison en tre la recherche et la v u l­ nom bre d e pays, no tam m en t le M aroc et le garisa tion en Zam bie. Mali. A u cours d e cette année, no u s avons La p rem ière de ces publications, in titu lée réd igé u n d ocum en t de travail su r l 'u n e des The Technology Triangle, exam ine les relations p rincipales com posantes d e cette dém arche en tre la recherche, le transfert de technolo ­ de planification, à savoir l 'é laboration ou le gies et les agricu lteurs (voir page 39). Le réajustem ent des p rog ram m es de recherche C entre technique de coopération agricole et à long terme. Il s 'ag it essentiellem ent d 'u n rura le (CTA) a accepté de financer la trad u c ­ « m o d e d 'em p lo i » p o u r les responsables de tion française d e cet im p o rtan t o uv rage en la recherche. La m éthode décrite com porte vue d 'en assu re r u n e p lu s large d istribu tion , sep t étapes. Le d ocum en t ana lyse le proces­ u n e initia tive d on t l'ISNAR se félicite. sus régissant la partic ipa tion des p rincipaux En 1990, le projet O FCOR a suscité u ne acteurs d e la recherche ag ronom ique (les activité à la fois ina tten d u e et intéressante. scientifiques, les responsables et les utilisa­ Le g o u vernem en t tanzan ien a en effet requis teurs de technologies) à la conception des la collaboration de l'ISN AR p o u r élaborer p rog ram m es : ils ne se con ten ten t p lus de u n projet d e six ans, financé par les Pays- jouer u n rôle s im plem ent consultatif. Cette Bas, et v isan t à dév e lo p p e r les capacités na ­ m éth o d e fait l'objet d 'u n e descrip tion p lus tionales d e recherche su r les systèm es de détaillée en page 19 d an s le cadre de nos ac­ p roduction . L'ISNAR a u tilisé ses p ropres tivités de conseil au Maroc. com pétences et les résu ltats de l 'é tude O FCOR afin d e défin ir la com posan te insti­ tu tionnelle d u projet tanzan ien ainsi, d 'a il ­ Recherche publique et privée leurs, q ue le volet form ation. La tendance m ond ia le à la privatisation, com binée à des restrictions budgétaires Organisation et structure des SNRA d an s la p lu p a rt des Etats en déve loppem ent, im pose u n e redéfinition d e la séparation en ­ Le g ro u p e de travail de l'ISNAR chargé tre la recherche ag ronom ique pub lique et d 'é tu d ie r cet im p o rtan t facteur d e la gestion privée. La recherche d u secteur p rivé s 'est d e la recherche a p o u rsu iv i son analyse fortem ent déve loppée d an s les années 1980. « an a tom ique » et régionale des SNRA. Ces Elle est réalisée ou financée par des entre ­ activités son t financées p a r l 'A gence cana­ prises nationales ou m ultina tiona les p ro ­ d ienne p o u r le d éve loppem en t in ternatio ­ ductrices d 'in tra n ts agricoles, des nal. p lan tations, des institu ts de recherche su r D eux é tudes régionales on t été publiées les p rodu its , des fondations et des associa­ en 1990 d an s le cadre d u projet. Elles por­ tions d 'agricu lteurs. ten t su r l'A sie et les pays arabophones (série En 1990, l'ISNAR a lancé u n projet visant des docum en ts d e travail d e l'ISNAR). Trois à é tu d ie r les in teractions entre les secteurs au tres docum en ts on t été éga lem en t p ré p a ­ public et privé. Celui-ci abordera p lusieurs rés et p a ra îtron t en 1991. Le g ro u p e d e tra ­ dom aines d an s lesquels les deux secteurs vail a en ou tre réd igé d eux rap p o rts su r le p eu v en t éven tue llem ent com pléter leur ac­ p roblèm e de centralisation et d e décentrali- I tion, ainsi q ue les différentes sources de fi­ 40 Recherche nancem ent de la recherche. La p rem ière a p p ré h en d e r le rôle des secteurs public et p hase sera am orcée en 1991. Les chercheurs p rivé d an s la recherche agronom ique. Le élaboreront un cadre conceptuel et u ne base projet p erm e ttra d 'iden tifier u n certain de données su r la R&D d u secteur privé. La nom bre de possibilités d 'o rgan isa tion s truc ­ seconde phase com portera p lu sieu rs é tudes turelle. Il do it enfin a ider les responsables de cas. des SNRA à m ieux ap p ré h en d e r l'évo lu tion Le projet sera réalisé conjointem ent p a r des deux secteurs et leu r im pact su r l'o rga ­ l'ISNAR, p lusieu rs SNRA et des organism es nisation, les priorités et les p rog ram m es des de développem ent. Les déc ideurs p o u rro n t institu ts nationaux. 41 Rapport annuel 1990 III. Formation et conférences Les cadres de la recherche agronomique sont appelés à mener des activités complexes engageant leur responsabilité au plus haut niveau : élaboration de politiques, organisation et gestion. Citons, entre autres exemples, la pla­ nification stratégique, l'établissement des priorités de recherche, la budgéti­ sation des programmes, la gestion des ressources humaines et financières, des terres, des bâtiments et de l'équipement. S'acquitter de ces tâches avec compétence exige un niveau d'expertise — des capacités spécifiques que peu de responsables de la recherche ont pu acquérir par une formation for­ melle au cours de leur carrière les m enant du laboratoire au bureau directo­ rial. L'acquisition de telles qualifications passe cependant par une formation spécialisée et adaptée au contexte professionnel. L 'IS N A R est bien placé pour contribuer dans ce domaine. Tout d'abord, son programme de re­ cherche a conçu un ensemble d 'instrum ents et de méthodes de gestion spé­ cifiquement destinés aux responsables des S N R A . De plus, nous avons la possibilité de faire appel à notre équipe interne formation ainsi qu 'aux in­ stances habituellement sollicitées en la matière, comme les universités et les établissements de formation dans le domaine de la gestion. Enfin, l 'IS N A R , en tant que membre du G C R A l, peut s'appuyer sur le capital-formation des institu ts internationaux de recherche sur les productions agricoles. En 1990, l 'IS N A R a participé activement, parfois comme organisateur, à 27 activités de formation ou conférences dans 18 pays. Il s ’agissait, dans la plupart des cas, de manifestations s'étendant sur une à trois semaines. Cinq furen t de dimension internationale, cinq de type régional et seize d'ordre national (axées sur un pays particulier), tandis que la dernière réu­ nissait deux pays. Le nombre total de participants à ces activités s ’est élevé à 693 personnes, hommes et femm es, ce chiffre ne comprenant pas le per­ sonnel de l’IS N A R . La section suivante est consacrée aux principales réunions et activités de formation organisées par l’IS N A R , seul ou en coopération avec d'autres or­ ganisations. O n trouvera ensuite une liste plus complète des manifesta­ tions pour Tannée écoulée. Les spécialistes de l 'IS N A R ont également contribué à titre individuel, en tant que formateurs ou responsables de l’en­ cadrement, à de nombreuses activités de formation placées sous les auspices d'autres instances, lesquelles ne sont pas répertoriées dans le présent rap­ port. 42 Formation et conférences L'appui aux formateurs L'u n ité d e form ation constitue le noyau activité, en passan t p a r la conception et l'ex­ des initia tives de l'ISNAR d an s ce d o ­ périm en ta tion d u m atériel pédagogique . maine. C onstituée d 'u n e équ ipe de trois 1990 a vu la publication, tou jours d an s le personnes, elle est chargée d 'a s su re r la coor­ cadre d e cette série « Form ation », d 'u n e sé­ d ina tion des activités d e form ation et des rie d e 16 d o cum en ts consacrés à la gestion conférences, et d 'a id e r, p a r ses conseils et des ressources hum aines , u n des facteurs son soutien, les cadres supé rieu rs de critiques auxquels l'ISNAR consacre ses tra ­ l'ISNAR appelés à d ispenser u n e form ation vaux. Il s 'ag it de brèves synthèses exposant, spécifique. C ette un ité con tribue à la p lanifi­ à l 'in ten tion des fo rm ateurs et des responsa ­ cation de ces m anifesta tions et fourn it son bles des SNRA, les bases théoriques d e la expertise p o u r leu r suivi et évaluation. Elle gestion des ressources hum aines. Elles sont a ide égalem ent les cadres d e l'ISNAR d an s énum érées d an s la section « Publications », la p répara tion de p résen ta tions au d io v i­ p ag e 58. suelles et d 'a u tre s su p p o rts d idactiques. Ces publications spécia lem ent destinées La création de quatre bases de données aux responsables d e la recherche d 'A frique figure au nom bre des g ran d es réalisations aus tra le o n t été p réparées d an s le cadre d u de l 'un ité a u cours de l 'année 1990. Ces Projet ISN A R /S A D C C de recyclage en m a­ bases contiennent les profils des stagiaires, tière d e gestion d e la recherche ag ronom i­ des descrip tions d 'ac tiv ités rep renan t les ob ­ que. Ce projet m ené à bien p a r l'ISNAR fait jectifs et le contenu de chaque atelier, s tage ap p e l d an s u n e large m esu re à l'expertise ou sém inaire, ainsi q u 'u n inventaire du m a­ in terne et à ses effectifs pe rm an en ts qui tra ­ tériel d idac tique d isponib le et des éva lua ­ vaillent en étroite association avec l 'un ité de tions d e la form ation fondées su r les form ation. Celle-ci s 'est égalem ent lancée, données p ro v en an t des questionnaires rem ­ en 1990, d an s la p roduction d e m odu les de plis p ar les stagiaires au term e de chaque ac­ fo rm ation p ra tique consacrés à la gestion tivité d e form ation. D 'ores et déjà, ces des ressources hum aines. Le m atérie l est questionnaires on t perm is de dé term iner l 'u tilité réelle du stage p o u r les personnes susceptib le d 'ê tre utilisé p a r les form ateurs sélectionnées. Les cadres de l'ISNAR se fon­ a p p a r ten a n t ou non à l'ISNAR en conjonc­ den t éga lem ent su r les éva lua tions des p a r ­ tion avec des docum en ts théoriques. Ces ticipants p o u r déc ider d 'u n e m odification m odu les reg roupen t le texte d u fo rm ateur et éventuelle d e la conception des su p p o rts d i­ les m atériels visuels sous form e de p lanches dactiques et, le cas échéant, de ses m oda li­ illustrées. tés. P lusieurs séries d e docum en ts d u m êm e type, con juguan t aspects théoriques et p ra ti ­ ques, son t à l'é tude; ils p o r ten t su r d 'au tre s N o u v e lle série de p ub lica tion s facteurs d e gestion critiques com m e les liai­ L 'unité a éga lem ent lancé, en 1990, u ne sons entre la recherche et le transfert de « Série de publications su r la form ation ». technologies, l 'o rgan isa tion et la structu re Les deux prem iers ouvrages son t des m a ­ d es systèm es d e recherche, la planification nuels d e form ation des form ateurs destinés s tra tég ique et les systèm es d 'in fo rm ation au personnel d e l'ISNAR et aux spécialistes des tinés au x responsables. des SNRA; ils évoquen t les aspects fonda ­ La section su ivan te aborde les princi­ m en taux de la conception et d e la réalisation pales activités de form ation en treprises en d 'u n stage de form ation. Ces docum en ts 1990 d an s cinq pays (Kenya, R épub lique po ­ couvren t des sujets allant d e l 'éva lua tion pu la ire de Chine, M alawi, Inde et Philip ­ initiale des besoins en m atiè re de form ation pines) ainsi que deux conférences à la réalisation et à l 'éva lua tion finale d 'u n e organisées au siège d e l'ISNAR. 43 Rapport annuel 1990 Kenya : constitution d'un corps de responsables de la recherche C 'es t en 1990 q ue l'ISN AR et l 'Institu t noncés p a r les au tres cadres. Etant donné kenyan d e recherche ag ronom ique (KARI) que la p lu p a r t de nos effectifs souhaiten t ac­ o n t vu leu r projet in nova teu r d e form ation à quérir de telles qualifications, n ous serons long term e, élaboré l 'année précédente, p o r ­ am enés à o rgan iser cet atelier su r un e base ter ses p rem iers fruits. Trois ateliers destinés annuelle . » aux responsables d e la recherche et aux Le troisièm e atelier a perm is d e passer scientifiques ainsi q u 'u n e conférence scienti­ en revue le p ro g ram m e national kenyan de fique nationale on t en effet été organisés recherche maïsicole. Il rassem blait des ca­ d an s le cadre d u Projet d e form ation d res d u KARI, des rep résen tan ts d u secteur K A R I/ISN A R su r la gestion de la recherche privé, des chercheurs em ployés p a r les u n i ­ agronom ique. versités et des rep résen tan ts d u CIMMYT, Ces m anifesta tions son t les p rem ières de l'ICIPE et d 'a u tre s centres in ternatio ­ des 25 activités de form ation p révues d an s naux. C om m e l'a m en tionné p ar la suite le ce projet. Celui-ci, qu i bénéficie d 'u n e su b ­ d irec teur d u KARI, « cet atelier a vu ém er­ ven tion d e 1,12 m illions d e do llars am éri­ ger u n e nouvelle conception q u an t aux p rio ­ cains octroyée p a r la C om m ission des rités d u p rog ram m e m aïsicole à l 'aven ir ». com m u n au tés eu ropéennes, a p o u r objectif C ette association en tre l'ISNAR et le sys­ l 'am élio ra tion de la gestion de la recherche tèm e de recherche ag ronom ique kenyan est au sein d u SNRA kenyan , et dev ra it se p ro ­ ancienne. En fait, le projet d e form ation doit longer ju sq u 'en 1994. être placé d an s le contexte des relations de Le p rem ier atelier a exam iné les p ro ­ coopération an térieures un issan t l'ISNAR blèm es d e gestion liés à la réorganisation d u au Kenya. Ces liens rem on ten t à 1981, lors­ KARI et à l 'ad o p tio n d u P rog ram m e natio ­ q ue nous avons procédé à u n e revue d u sys­ nal d e recherche ag ronom ique (NARP). tèm e national de recherche agronom ique. Ils L'ISNAR a publié p a r la su ite u n com pte se son t encore renforcés en 1984-85, q u an d ren d u des déba ts q u i sera d is tribué aux ca­ no u s avons contribué à la rédaction d u plan dres du KARL Selon le d irec teur d u KARI, stra tég ique national d e la recherche agrono ­ « les g roupes de travail d e l'a telier on t pu m ique. élaborer des p lans d 'ac tio n fort utiles qui g u ide ron t le KARI d an s le renforcem ent de Plus sc ien tif iq u es que gest ion n aires sa gestion. » Le second atelier avait p o u r bu t d 'a id e r Le p lan stra tég ique signalait, en tre au ­ les responsables d e la recherche à réd iger et tres choses, un fait m arq u an t concernant à p résen ter des com m unications scientifi­ l 'encad rem en t p rop re au SNRA kenyan : la ques. E tant d o n n é que la conférence scienti­ p lu p a rt des responsables d e la recherche fique nationale d u KARI (partie in tégrante , ag ronom ique son t sortis de ces rangs et sont elle aussi, d u projet K A R I/ISN A R ) était p ro ­ d onc av an t tou t des chercheurs, et non pas g ram m ée p o u r le m ois su ivan t, les partici­ des gestionnaires. O n constate d 'a illeu rs la pan ts n 'o n t pas d û a ttend re long tem ps p o u r m êm e tendance d an s d 'au tre s pays. C 'est m ettre leurs nouvelles com pétences à l 'é ­ p o u rq u o i le p lan s tra tég ique préconise un p reuve des faits. P lusieurs stagiaires d ip lô ­ processus à long te rm e d 'am élio ra tion de la m és d e l'a telier de rédaction scientifique on t gestion et de la form ation d an s ce dom aine. été récom pensés p o u r des exposés p résen tés Il vise à rehausser le n iveau d e l 'ensem ble dan s le cadre d e la conférence. U ne fois en ­ des responsables nationaux d e la recherche core, le d irecteur d u KARI se d it im pres­ en faisant appe l aux ressources en m atière sionné des résultats : « Les exposés des de fo rm ation offertes p a r les instances régio­ responsables ayan t bénéficié d e cette form a­ nales et in ternationales, tou t en déve loppan t tion se d is tinguaien t ne ttem en t de ceux p ro ­ les capacités d e form ation nationales. 44 Formation et conférences Le projet d e form ation ISNAR/KAR1 ac­ • ateliers v isan t le déve lo p p em en t des com ­ tuel est la concrétisation des recom m anda­ pétences (par exem ple, rédaction scientifi­ tions figuran t d an s le N A R P d e 1986. Les q ue et recours à l 'in form atique dans différents types d e m anifesta tions o rgani­ l'exécution des tâches de gestion); sées d u ra n t les cinq années q ue d u rera le projet d e form ation p eu v e n t être classés en • ateliers d 'a u d i t (état d 'av a n ce m en t des cinq catégories : p rog ram m es d e recherche su r les p ro ­ du its , facteurs ou systèm es d e production • ateliers d e sensibilisation et de l 'ana lyse spécifiques); générale (par exem ple, susciter u ne com ­ préhension et u n consensus large su r la • a teliers techniques (acquisition, p a r de stratégie et l 'o rganisa tion de la recherche jeunes chercheurs, d 'a p ti tu d e s techniques ag ronom ique au Kenya); spécifiques). L 'ISNAR considère q ue ce projet lui offre • ateliers ay an t p o u r thèm e la gestion de la u n e occasion u n iq u e d 'en rich ir sa connais­ recherche (par exem ple, initia tion à des sance d 'u n systèm e national su r p lusieurs sujets spécifiques, com m e l'établissem ent années. En 1990, nous avons p u renforcer de priorités, la fo rm ulation des p ro ­ no tre com préhension des besoins d u KARI g ram m es et le d éve loppem en t des res­ en m atiè re d e form ation , tou t en travaillant sources hum aines); en étroite coopération avec son p ro g ram m e Lors d'une rencontre télévisée et diffusée en direct, en septembre dernier, le vice-gouverneur de la province chinoise de Hebei (assis à droite) examine les organigrammes des systèmes de recherche agronomique, de vulgarisation et d'enseigne­ ment supérieur en place dans sa juridiction. A droite se tient le directeur du Département d'agriculture de la Commis­ sion des sciences et des technologies de la province de Hebei. Un représentant de l'ISNAR (assis à gauche) et un interprète (debout à gauche) avaient présenté ces schémas lors d'un séminaire sur la gestion, première activité de forma­ tion réalisée par l'ISNAR en Chine. 45 Rapport annuel 1990 d e form ation interne. Deux fo rm ateurs d u de la recherche m otivés et hau tem en t quali­ KARI se sont éga lem ent ren d u s au siège de fiés, m ission critique s'il en est. Lorsque ces l'ISNAR, où ils o n t consacré deux sem aines responsables au ro n t les rênes d e la re­ à app ro fo n d ir leurs connaissances en m a ­ cherche bien en m ain, le Kenya sera p rê t à tière d e p ro g ram m atio n et d 'o rgan isa tion relever le d oub le défi des années 90 en m a ­ des activités de form ation. tière de viabilité d e l 'agriculture, à savoir P our le Kenya, cette p rem ière année de l 'accroissem ent d e la p roduction et la ges­ projet am orce la création, su r des bases so­ tion rationnelle de ressources naturelles li­ lides, d 'u n corps national d e responsab les mitées. République populaire de Chine : une première pour l'ISNAR Fin 1988, l'ISN AR a conclu u n protocole nification de la recherche et d e l'établisse­ d 'accord avec le C entre national de déve lop ­ m en t des priorités à la gestion des res­ p em en t d e la technologie ru ra le (NCRTD) sources hum aines , sans oublier les liens de la C om m ission chinoise d 'E ta t des avec les universités, la vu lgarisation et les sciences et des technologies (SSTC). Cet ac­ agriculteurs. Les exposés, ainsi que les su p ­ cord m en tionnait p lusieu rs dom aines su s ­ ports visuels en chinois, on t été présentés ceptibles de faire l'objet d 'u n e coopération, avec l 'a ide d 'u n interprète. parm i lesquels l 'am élio ra tion ind ispensable Cet atelier a perm is de jeter une pre ­ d u potentie l national de gestion de la re­ m ière base solide. Les exposés ont été a p ­ cherche agronom ique. A l'in star d u projet préciés des participants. La direction d e fo rm ation ISN A R /K A R I m ené au Kenya, po litique provinciale s 'est déclarée fort sa­ les p rem iers résultats concrets de cette in i­ tisfaite des résultats. Le v ice-gouverneur de tiative o n t v u le jour en 1990. la province de Hebei a rappelé, au cours U n expert de l'ISNAR s 'est ren d u en d 'u n e allocution pub lique et télévisée, les C hine au p r in te m p s 1990 afin d 'y p répare r p réoccupations d u g o u vernem en t en m a­ en détail l 'o rganisation , d an s la p rovince de tière d e prob lèm es agricoles et écologiques à Hebei, au nord-est d u pays, d 'u n atelier su r long term e, ainsi q ue son souha it de coopé­ la gestion d e la recherche, la p rem ière de rer d o rénavan t avec l'ISNAR d an s le cadre nos activités conjointes. P ortan t su r le sys­ d e la p lanification stratég ique de la re­ tèm e de recherche au n iveau provincial, cherche. cette activité a été conçue com m e u n e expé­ rience pédagog ique susceptib le d e profiter L 'exem ple d es pays ind u stria lisés au tan t à l'ISNAR q u 'à ses in terlocu teurs chi­ nois. C 'est la p rem ière fois q ue l 'on testait la Cet atelier « expérim ental » s 'est avéré pertinence et l'u tilité , p o u r la Chine, des a p ­ p roductif p o u r l'ISNAR. Tout d 'ab o rd , il of­ p roches d e gestion d e la recherche figuran t frait l'occasion de présen ter un certain nom ­ d an s la « panop lie d 'o u tils » proposés par bre de concepts de gestion issus des travaux l'ISNAR. m enés p a r l'ISNAR d an s différentes régions Cet atelier d 'u n e sem aine s 'es t dérou lé d u m o n d e et, en m êm e tem ps, de recueillir en sep tem bre à Z hengd ing , en coopération les réactions des partic ipan ts : il est clair que avec la C om m ission des sciences et des les C hinois souha iten t connaître d 'au tres technologies d e la p rov ince de Hebei exem ples d e gestion de la recherche agrono ­ (HBSTC). Trente-trois responsables d e n i­ m ique telle qu 'e lle se p ra tique d an s les pays veau supé rieu r et in term éd iaire on t pris industrialisés. Les activités d e form ation à pa rt à cette activité. L 'an im ateur de l'atelier, ven ir t iend ron t com pte d e leurs desiderata. détaché p a r l'ISNAR, a ab o rdé un large En second lieu, l'ISNAR a p u se familia­ éventail de sujets liés à la gestion : d e la p la ­ riser avec la logistique d 'u n e activité de for­ 46 Formation et conférences m ation à organiser d an s un env ironnem ent cherche ag ronom ique de la prov ince d e He- culturel et linguistique jusque-là inconnu; le bei et son organisation, données qu i p o u r ­ recours à u n in terp rè te et à des su p p o rts tra ­ ron t être partagées, en fin d e p rocessus, avec du its est chose faisable. Enfin, l'atelier a p e r ­ d 'a u tre s pays collaborant avec l'ISNAR. m is à l'ISNAR d e rassem bler des données concrètes et actualisées su r le systèm e d e re­ Des systèmes d'information pour la gestion en Asie L'absence d 'in fo rm ations adéquates p eu t le su ivi et l 'éva lua tion , ni am éliorer la façon freiner considérab lem ent la gestion efficace d o n t ils s 'en acquittent. de la recherche. Les responsables do iven t D ans son souci d 'a id e r les SNRA à rele­ être parfa item ent au couran t des activités ver ce défi, l 'ISNAR a créé de tou tes pièces m enées p a r les chercheurs, en sachan t avec u n systèm e d 'in fo rm a tion p o u r la gestion quelles ressources et à quel coût celles-ci bap tisé IN F O R M (/N FO rm ation for A gri­ son t réalisées. Sans ces données, ils ne p e u ­ cu ltu ra l Research M anagers). ven t rem plir leurs m issions essentielles, En 1989, la Banque asiatique d e déve lop ­ com m e la planification, la p rogram m ation , pem en t (ADB) octroyait à l'ISN AR les fonds Les participants à deux séminaires asiatiques sur l'information pour la gestion ont consacré plus de la moitié de leur temps deformation à se familiariser avec l'utilisation des micro-ordinateurs et le système INFORM en vue d'identifier des solutions aux problèmes de la gestion de la recherche. Ces spécialistes de l'information et du traitement de données sont employés par le Département de planification et technique du ministère thaïlandais de l'Agriculture. Ils ont bénéfi­ cié, durant l'atelier de Los Bahos, des conseils d'une formatrice philippine du PCARRD (deuxième à partir de la droite), spécialiste de la budgétisation de programmes. 47 Rapport annuel 1990 ind ispensab les à l 'é laboration et à la d iffu ­ de recherche ag ronom ique (SEARCA), et le sion d u système. En fait, l'ISNAR avait lan ­ C onseil p h il ipp in p o u r la recherche et le dé ­ cé les activités prélim inaires de recherche et veloppem en t de l 'agriculture, d e la foreste­ de déve loppem ent, dès 1986, en Indonésie rie et des ressources naturelles (PCARRD). Il et au Sri Lanka. Le projet d e l'ADB reposait rassem blait trente-six partic ipan ts et an im a­ principalem ent su r l 'o rganisa tion , en 1990, teurs d 'Indonésie , d u Laos, de Malaisie, d u de d eux ateliers rég ionaux d 'in itia tion à M yanm ar, de Papouasie-N ouvelle-G uinée, INFORM. des Philipp ines et de Thaïlande. Ces ateliers v isaient deux objectifs : a p ­ p ren d re aux responsables asiatiques d e la S en s pratique recherche à u tiliser INFORM dans le cadre de la b udgétisa tion des p ro g ram m es d e re­ Les form ateurs de l'ISNAR se son t effor­ cherche, et les faire partic iper au perfection­ cés, en accord avec le sens p ra tique prési­ n em en t des instructions d 'IN FO R M et des d a n t aux ateliers, d 'o rgan ise r u n m ax im um su p p o rts de form ation conçus p a r l'ISNAR. d 'ac tiv ités en dehors de la salle de cours et Le p rem ier atelier, qu i s 'est dérou lé d u de priv ilégier l 'u tilisa tion des ordinateurs. 17 a u 29 sep tem bre à H yderabad , en Inde, Les séances de travail in form atique étaient était o rgan isé conjointem ent p a r l'ISN AR et en trecoupées d e d iscussions de g roupe et de l 'A cadém ie nationale de gestion de la re­ cours théoriques su r les orientations cherche ag ronom ique (NAARM). Il co m p ­ d 'IN FO R M . Les partic ipan ts on t mis à profit tait trente-trois partic ipan ts et an im ateu rs les déba ts d e g ro u p e m enés quo tid ienne ­ originaires d u Bangladesh, de la R épublique m en t p o u r critiquer ces orientations et sug ­ p o pu la ire de Chine, d 'Inde , d u N épal, du gérer d 'éven tue lles modifications. Pak is tan et d u Sri Lanka. A la suite d e cette En 1991, l'ISNAR devra it publier les m anifesta tion , la N A A R M a p ris u n engage ­ o rien ta tions d 'IN FO R M , u n e série de su p ­ m en t im portan t, à savoir d 'in c lu re les sys­ po rts pédagog iques ainsi que les actes des tèm es d 'in fo rm a tion p o u r la gestion dans d eux ateliers. ses activités de form ation . (Le p rem ier stage Les partic ipan ts se considèrent désor­ o rgan isé p a r la N A A R M se dérou le ra d éb u t m ais com m e les noeu d s d 'u n réseau asiati­ 1991, et fera appe l tan t à INFORM q u 'au x qu e rassem blan t les professionnels de su p p o rts pédagog iques d o n t l 'A cadém ie est l 'in fo rm ation su r la gestion de la recherche déjà dotée.) agronom ique. L'ISNAR se propose d e sti­ Le second atelier, o rgan isé d u 12 au 23 m u ler le déve loppem en t et la croissance de novem bre à Los Banos, aux Philippines, ce réseau, et com pte a ider les partic ipan ts à était parra iné par l'ISNAR, le C entre régio­ in trodu ire INFORM d an s leu r pays respec­ nal SEAMEO d 'ense ignem en t su p é rieu r et tif. Malawi : comment gérer l'évolution d'un système de recherche La recherche ag ronom ique du M alawi, M alawi. p ays d 'A friq u e austra le , fait l'objet, dep u is Afin de m ieux perm ettre aux responsa­ quelques années, d 'u n e réorien ta tion rad i­ bles d e la recherche d e ce pays d e s 'ad a p te r cale. La p rincipale instance d e recherche à la s ituation changeante , l'ISNAR et le gouvernem entale , le D épartem en t de la re­ D AR o n t organisé u n atelier d e formation cherche ag ronom ique (DAR), consacre a u ­ d e deux sem aines à M zuzu (M alawi) d u 21 jo u rd 'h u i ses efforts aux 1,2 millions de a u 30 mai. Il s 'agissait là d 'u n e des quatre familles ru ra les et à leurs beso ins en m atière activités de form ation organisées en 1990 d e technologies. Ces petits agricu lteurs ex­ d an s le cadre d u projet d e form ation p lo iten t 70 p. 100 de la superficie cultivée au SA D C C /ISN A R . 48 Formation et conférences L'atelier était consacré à p lusieu rs blissem ent des priorités de recherche, de thèm es liés à la gestion : fo rm ulation et b u d ­ com m unication des résultats, ainsi q u 'u n e gétisation des program m es, établissem ent révision d u systèm e d e rém unéra tion et de d e priorités (recherche su r les produits) , ré­ valorisation d u personnel scientifique et de partition des ressources, p répara tion d e rap ­ la s truc tu re des carrières. ports et d e p ropositions d e projet, gestion des ressources h um a ines et des sta tions ex­ « T raduction » du plan directeur périm entales. Le DAR avait dépêché un nom bre im portan t d e partic ipan ts (27 res­ L 'atelier a su rto u t d o n n é lieu à u n e an a ­ ponsables). L 'U niversité d u M alawi, la Fon­ lyse d u « p lan d irec teur » agricole d u M ala­ dation p o u r la recherche su r le théier, w i conçu p a r le m inistère d e l'A gricu lture l 'Institu t d e recherche su r la foresterie et le d an s le cadre d u NARP. Cette d iscussion est Conseil national de la recherche avaient essentielle car les stagiaires ne peuven t, en égalem ent envoyé des représen tan ts, soit 32 effet, acquérir d e nouvelles com pétences en au total (dont six femmes). m atiè re d e gestion sans q u 'u n lien avec la L 'im portance accordée récem m ent, au réalité ne soit établi. C om m e l'a déclaré un M alawi, à d e nouveaux thèm es d e recherche form ateur, l 'a telier consistait à « tradu ire le s 'inscrit d an s le cadre d 'u n Projet national p lan d irec teur en p rog ram m es e t en projets de recherche ag ronom ique à long term e susceptib les d 'ê tre m is en oeuvre. » (NARP) conçu p a r le m inistère d e l 'A gricu l­ L 'atelier a éga lem ent m arq u é le lance­ tu re et financé p ar la Banque m ondiale . Cet m en t d 'u n e form ation d e suivi in tensive au atelier faisait suite, d an s u n e large m esure, siège de l'ISNAR. Trois m em bres d u person ­ aux recom m andations figu ran t d an s la re­ nel d u DAR se son t d 'a il leu rs ren d u s en juil­ v ue su r l 'é tat d 'avancem en t d u N AR P réali­ let à La H aye p o u r deux sem aines de sée en avril 1989. L 'équipe chargée d e cet form ation. Ils se son t fam iliarisés avec les exercice avait p roposé des m odifications au m éthodes (mises a u po in t ou adap tées p a r n iveau des opéra tions m enées p ar le D épar­ l'ISNAR) d 'é tab lissem ent des priorités, de tem ent de la recherche ag ronom ique et, p lus budgétisa tion des p rog ram m es et de gestion particulièrem ent, u n e am élioration en des in form ations relatives aux ressources term es d e planification, de m éthodes d 'é ta ­ hum aines. Consultation internationale avec les responsables de la recherche L'unité de form ation organise chaque tion Agricole et R urale (CTA). année au siège d e l'ISNAR, à La H aye, u ne réun ion à vocation m ondiale in titu lée « A te­ Les S N R A en l'an 2000 lier in ternational su r la gestion d e la re­ cherche ag ronom ique ». Celui-ci aborde L'atelier in ternational a fourni aux res­ chaque fois u n sujet d 'in té rê t m ajeur po u r ponsab les des SNRA u n e occasion idéale les systèm es nationaux d u m o n d e en déve ­ d 'e n tre r en contact avec leurs hom ologues loppem ent. d 'au tre s p ay s et d 'échange r leurs expé­ L'atelier organisé en novem bre 1990, et riences. L'ISNAR, q u a n t à lui, a p u exploiter qui rassem blait 32 hau ts responsables de à bon escient les in form ations su r les sys­ SNRA, avait p o u r thèm e l 'o rganisa tion et la tèm es de recherche et su r les besoins fu turs, s tructu re des systèm es nationaux de re­ qu i ém ana ien t des participants. A u cours de cherche agronom ique. O u tre les fonds p ro ­ l'atelier, les partic ipan ts des SNRA ont reçu venan t d u b u d g e t central de l'ISNAR, cette chacun u n questionnaire . Les questions p o r ­ m anifestation a reçu l 'ap p u i financier d u ta ien t su r u n ensem ble d e thèm es, com m e P N U D et d u C entre Technique d e C oopéra ­ les b u ts d e l 'agriculture, les contra in tes à la 49 Rapport annuel 1990 Q uestion 2: Q uels buts pour l'agricu ltu re à l'horizon 2000 ? Q uestion 5: Q uelles contra intes pour la recherche ? 4.° ° --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Sécurité Revenu des Recettes en Répartition Environnement Financement Compétences Ressources Liaisons avec la Divers alimentaire agriculteurs devises des revenus en recherche physiques connaissance Buts Contraintes Q uestion 12: Soutien de l'IS N A R le plus pertinent ? 3.00 ------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------ 2.25 Connaissance/ Formation Service Information/ outils conseil publications Nature du soutien recherche, l 'inc lusion éventue lle d u transfert d e liaisons avec les sources d e connais­ d e technologies d an s le m a n d a t de l'ISNAR. sances externes, autres. Les g raph iques ci-dessus p résen ten t sous form e globale les réponses données p ar • Les partenaires de l'ISNAR sollicitent fré­ q u em m en t notre a ide d an s le cadre du 27 partic ipan ts aux ques tions posées p ar l'ISNAR. processus de transfert des technologies. P ensez-vous qu 'il faille élarg ir le m an d a t • C lassez p ar o rd re d 'im p o rtan c e les bu ts d e l'ISN AR d e m an ière à ce qu 'il couvre le fixés p o u r l 'ag ricu ltu re d e votre pays en transfert d e technologies à p roprem ent l 'an 2000 : sécurité alim entaire , am éliora ­ p arle r ? (Note : A l'heure actuelle, le texte dé­ tion des revenus des exploitants, d is tribu ­ finissant la mission de l’ISN A R inclut l'assis­ tion des revenus, p roduction de devises, tance dans les domaines liés aux politiques de p réoccupations liées à l 'env ironnem ent. recherche, à l'organisation et la gestion de la recherche agronomique, ainsi que les liaisons • C lassez p a r o rd re d 'im p o rtan c e les entre la recherche et le transfert de technolo­ contra in tes susceptib les d e freiner la re ­ gies.) cherche ag ronom ique à l 'ho rizon de l 'an 2000 : m a n q u e de chercheurs expéri­ • D 'ap rès vous, d e quel type de collabora­ m entés, m a n q u e de ressources perm ettan t tion ou d 'a p p u i offert p a r l'ISNAR votre d e financer les chercheurs, m a n q u e de organ isa tion aura-t-elle le p lus besoin en ressources physiques adéquates , m anque l'an 2000 : in form ation et publications, 50 Formation et conférences form ation , services consultatifs directs, p rocu rer en s 'ad ressan t à l'ISNAR. Les tra ­ am éliora tion des connaissances et des m é­ vaux de recherche ind ispensab les à la rédac­ thodes d an s le dom aine des politiques de tion de ces ouv rages o n t été financés en recherche, de l 'o rgan isa tion et de la ges­ p artie p a r l'A gence canad ienne p o u r le dé ­ tion d e la recherche ? veloppem en t in ternational (ACDI). Lors d e l 'atelier d e cette année, la m ajori­ Parm i les p rincipaux thèm es d 'im p o r ­ té des d iscussions se sont inspirées de des ­ tance secondaire figuraient les stratégies or- criptions ana ly tiques su r les aspects gan isationnelles à m êm e d e garan tir un organisationnels des SNRA d e cinq régions : f inancem ent suffisant de la recherche, de l'Asie, l 'A m érique la tine et les Caraïbes, p erm e ttre à la recherche d e partic iper à l 'A frique ang lophone, l 'A frique franco­ phone, ainsi q ue le M oyen-O rient et l'A fri­ l 'é laboration des politiques et d e défin ir les que d u N ord. Les deux docum en ts p rogram m es. L 'atelier s 'est aussi penché su r consacrés au M oyen-O rient et à l 'A frique d u les avan tages e t les inconvénien ts des diffé­ N ord (pays a rabophones) ainsi q u 'à l'A sie rents m odèles organisationnels, com m e les on t été publiés en 1990. Il s 'ag it des d ocu ­ Fondations, les Conseils et les Institu ts au to ­ m ents d e travail 31 et 32 que l 'on peu t se nom es d e recherche. S'organiser pour une agriculture viable L 'élargissem ent d u réseau GCRAI à nale africaine, le SACCAR. D eux au tres ex­ l 'é tu d e d 'au tre s ressources naturelles, don t perts, des agronom es, ava ien t été détachés, la foresterie, a porté la p roblém atique de la l 'un , p ar u n institu t néerlandais et l'au tre , viabilité d e la p roduc tion au p rem ier rang p a r le PNUD. des préoccupations d e la recherche in terna ­ tionale. Les systèm es nationaux do iven t réa­ C on tin u ité d es ressources h u m ain es gir au défi q ue pose l 'in tégration d u concept de viabilité d an s les politiques de recherche, et financières les p rogram m es, l 'o rgan isa tion et la gestion L'un des d o cum en ts aborde u n problèm e de la recherche. U n no u v eau type de ré­ po litique à caractère crucial : l 'obligation , en flexion s 'avère ind ispensab le au sein des raison d e la dém arche à long term e qu 'ex ige SNRA et des institu ts de recherche in terna­ la recherche p o u r u ne agricu ltu re viable, tionaux. d 'a ssu re r la continu ité d u financem ent et d u L 'ISNAR a franchi un e é tape im portan te personnel d e recherche. La consulta tion a d an s cette direction en octobre dern ie r en aussi perm is d e d ég ag er de nom breuses a u ­ in terrogean t les responsables d e p lusieu rs tres questions. Q uelques exem ples : C om ­ SNRA q u a n t à leurs besoins dans ce d o ­ m en t et où les SNRA acquerront-ils les m aine. Pour ce faire, nous avons organisé qualifications ind ispensab les à u n e re­ u n e consulta tion de trois jours avec six spé ­ cherche in terd iscip linaire ? C om m ent rem o­ cialistes externes et d em an d é l'élaboration deler l 'ensem ble des com pétences d e p lusieu rs docum ents de fond (un d ocu ­ scientifiques ac tue llem ent représentées dans m en t de portée générale et qua tre é tudes de les institu ts d e recherche ? C om m en t réali­ cas) destinés à stim uler la discussion. La ser u n équilibre idéal en tre la gestion des réunion était in titu lée « Politique, o rgan isa ­ ressources naturelles et l 'am éliora tion des tion et gestion de la recherche ag ronom ique cu ltu res d an s les zones m arg inales et écolo­ p o u r un e p roduction viable ». g iquem en t sensibles ? Q uelles en sont les Parm i les spécialistes conviés à cette ren­ conséquences p o u r la fo rm ation ? contre figuraient quatre hau ts responsables Les déba ts on t perm is d e défin ir trois ni­ de la recherche orig inaires d u Brésil, veaux d 'ac tion p o u r les SNRA désireux d 'E gyp te , d 'In d e et d e l 'o rgan isa tion régio­ d 'a s su re r la viabilité de la p roduction p a r le 51 Rapport annuel 1990 biais d 'u n e app roche intégrée : politique recherche et d 'identification des ap titudes agricole et de recherche; recherche su r les scientifiques ind ispensab les à long terme. facteurs d e p roduction , les p ro d u its et les U ne coopération étroite avec les facultés systèm es; et problèm es liés aux produc­ d 'ag ricu ltu re s 'avérera nécessaire d an s de teurs, tels l'accès lim ité au savoir et le choix n om breux pays. restrein t d e technologies. Les experts consultés on t suggéré trois Les partic ipan ts étaient d 'av is qu 'i l ne rôles p o u r l'ISNAR : p ro m ouvo ir le travail fallait pas ob ligato irem ent établir de n o u ­ su r la viabilité au sein des SNRA, fournir les velles o rgan isa tions ou un ités spécifique­ approches et les outils nécessaires, et infor­ m en t chargées des questions d e viabilité. Il m er les SNRA et au tres instances des diffé­ ap p a r tie n d ra it p lu tô t aux SNRA d e m odifier rentes expériences et des op tions offertes. la fo rm ulation de leurs politiques, de leurs L'ISNAR projette d e s 'engager désorm ais b u ts et de leurs stratégies. De nouveaux cri­ p lus ac tivem ent d an s le d om aine de la via­ tères seront éga lem ent ind ispensab les en bilité de la p roduction agricole en coopéra­ m atière d 'é tab lissem en t des priorités, d 'a f ­ tion avec ses partenaires des SNRA. fectation des ressources, d 'éva lua tion de la Echange d'expériences : des chercheurs angolais participant à un atelier SADCC/1SNAR sur la gestion à Maputu (Mo­ zambique), visitent une parcelle expérimentale de manioc à la station de recherche d'Umbeluzi. L'évaluation de ces culti- vars s'inscrit dans le cadre du programme d'amélioration des plantes à racines et tubercules de l'Institut national mozambicain de recherche agronomique. Ce stage organisé en juillet dernier portait avant tout sur la planification de la recherche et la gestion des ressources humaines. Cette manifestation a marqué le début de la collaboration de l'ISNAR avec les systèmes nationaux de recherche d'Angola et du Mozambique. Formation et conférences Activités de formation et conférences par région Le lecteur trouvera ci-après la liste, pour 1990, des stages de formation, conférences et autres réunions que l'ISNAR a réalisés, seul ou en collaboration avec d 'autres organisations, ou auxquels il a contribué par l'affec­ tation d 'u n personnel d'encadrem ent. La description de la manifestation est suivie de la date, du lieu, du nombre et du profil des participants. A friq ue P ro je t c o n jo in t K A R I/IS N A R d e fo rm a t io n su r la g es t io n d e la r ech e rch e a g ro n o m iq u e . N° 1. A te l ie r su r les p ro b lè m e s liés à la r é o rg a n is a t io n d u KARI e t à la r é a l isa t io n d u P ro g ra m m e n a t io ­ na l de recherche a g ro n o m iq u e (NARP). Du 23 au 27 juillet, à Nairobi, au K enya. 44 responsables de ni­ veau intermédiaire et supérieur employés pa r le KARL N° 2. A te l ie r su r la réd ac t io n et la p ré s e n ta t io n d e d o c u m e n ts sc ien t i f iq u es . Du 6 au 10 août, à Thika, au Kenya. 15 chercheurs et 4 responsables de niveau intermédiaire et supérieur du KARI. N° 3. C on fé ren ce s c ie n t i f iq u e a n n u e l le d u KARI. Du 2 au 8 septembre à Nairobi, au K enya . Finance­ ment de la participation de 19 chercheurs et responsables. N° 4. R e v u e d u P ro g ra m m e n a t io n a l d e recherche m aïs ico le . Du 19 au 23 novembre à Kakamega, au Kenya. 45 participants provenant du KARI, de la Société semencière du Kenya, du ministère de l'Agricul­ ture, de diverses universités, du CIMMYT et d 'au tres organisations. A te lie r M O A /IS N A R /S A C C A R su r la fo rm u la t io n d 'o r ie n ta t io n s d a n s le cad re d e la p r é p a ra t io n d 'u n p la n d e travail p o u r la recherche z a m b ie n n e . Du 22 au 26 janvier, à Livingstone, en Z a m b ie . 21 responsables de la recherche agronomique nationale de niveau intermédiaire et supérieur. In tég ra t io n d e la g es t io n à PIN ERA . Du 19 au 23 février, à Bobodioulasso, au B u rk in a Faso. 31 directeurs de program m e et chefs de station délégués par l'Institut d 'é tudes et de recherches agricoles (INERA). A te l ie r D R & S S /S A C C A R /IS N A R su r la g e s t io n d es c h a n g e m e n ts au D R & S S . Du 19 au 23 février, à Kariba, au Z im b a b w e . 21 participants, principalement des cadres supérieurs d u DR&SS (Département de la recherche et des services spécialisés). A te l ie r D A R /S A C C A R /IS N A R su r la g e s t io n d e s c h a n g e m e n ts au D A R , du 21 au 31 mai, à Mzuzu, au M a­ law i. 32 responsables de la recherche issus des secteurs public et privé, principalement d u Département de la recherche agronomique (DAR). A te l ie r d e p la n if ic a t io n s t r a té g iq u e IAR, du 16 au 18 juillet, à Addis Abeba, en E th iop ie . 64 chercheurs et chefs de programm es de l'Institut de recherche agronomique. A te lie r S A D C C /IS N A R M o z a m b iq u e /A n g o la su r le d é v e lo p p e m e n t des r e sso u rce s h u m a in e s , du 16 au 27 juillet à M aputo, au M o z a m b iq u e . Chercheurs et responsables d'Angola (14) et du Mozambique (24). A te lie r su r les l ia iso n s en tre la recherche et la v u lg a r isa t io n , du 4 au 9 novembre à Bamako, au Mali. 37 res­ ponsables maliens, dont des chercheurs de l'Institut d 'économ ie rurale et des responsables de la vulgarisation issus de plusieurs agences. 5e stage F G C R su r la g es t io n d e la rech e rch e a g ro n o m iq u e , FA O /C IR A D . Module de planification : établis­ sement des priorités. Activité destinée aux pays d 'A f r iq u e f ra n c o p h o n e . Les 12 et 13 novembre, à Marseille, en France. 24 responsables de la recherche de niveau intermédiaire originaires de 14 pays. A sie S é m in a ire d e fo rm a t io n su r la g e s t io n d e la r ech e rch e a g ro n o m iq u e centré sur la planification, l'établisse­ ment des priorités, le développement des ressources hum aines et l'établissement de liaisons. Du 13 au 19 sep­ tembre, à Zhengding, dans la province de Hebei, en R é p u b l iq u e p o p u la i re de C h ine . 33 responsables de la recherche agronomique de niveau intermédiaire et supérieur. Atelier international sur les systèmes d 'inform ation pour la gestion de la recherche agronomique. Manifesta­ tion de portée régionale : C h in e e t A s ie m é r id io n a le . Du 17 au 29 septembre, à Hyderabad, en Inde . 33 agro­ nomes, administrateurs de la recherche et cadres du Bangladesh, de la République populaire de Chine, d 'Inde, du Népal, du Pakistan et du Sri Lanka. 53 Rapport annuel 1990 A te l ie r in te rn a t io n a l s u r les sy s tèm es d 'in fo rm a t io n p o u r la g e s t io n d e la rech e rch e ag ro n o m iq u e . Manifes­ tation de portée régionale : su d -es t a s ia t iq u e . Du 13 au 23 novembre à Los Baños, aux Philippines. 36 agronomes, adm inistrateurs de la recherche et cadres d'Indonésie, d u Laos, de Malaisie, d u Myanmar, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des Philippines et de Thaïlande. A m ériq u e latine et C araïbes A te l ie r F A O /IS N A R /IIC A /IN IA P s u r la p la n if ic a t io n s t r a té g iq u e et la g e s t io n de la recherche ag ro n o m i ­ qu e . Manifestation régionale : A m é r iq u e la tine . Du 2 au 6 avril, à Quito, en E q u a teu r . 14 directeurs de la pla­ nification et chefs de station provenant de pays latino-américains et 14 responsables équatoriens de la recherche. Atelier : E v a lu a t io n é c o n o m iq u e d e la recherche a g ro n o m iq u e (Initiation aux grands concepts et présenta­ tion de la méthodologie et des résultats de l'étude de cas sur le soja). Le 25 mai, à Santa Cruz, en Bolivie. 20 agronomes d u CIAT issus de la base et des échelons intermédiaires de la hiérarchie (Santa Cruz). Conférence : E v a lu a t io n é c o n o m iq u e d e la r ech e rch e a g ro n o m iq u e — le cas d u soja. (Présentation des résul­ tats de l'étude et des motifs justifiant un accroissement des investissements dans la recherche agronomique). Le 30 mai, à Santa Cruz, en Boliv ie . 15 participants : représentants du m onde rural, du ministère de l'Agricul­ ture et de la presse locale. A te l ie r C A R D I/F A O /IIC A /IS N A R s u r la p la n i f ic a t io n s t r a té g iq u e o rg a n isé à l ' i n te n t io n d es S N R A d e s p e ­ ti ts pays . Manifestation régionale : C ara ïbes . Du 24 au 28 septembre à Kingston, en Ja m a ïq u e . 25 responsa­ bles de la recherche des Bahamas, de la Barbade, de Grenade, de Guyana, de Haïti, de la Jamaïque, de Sainte-Lucie, de la Trinité-et-Tobago, de la République dominicaine et du Surinam. A te lie r su r le su iv i et l 'é v a lu a tio n . Les 8 et 9 octobre, à Santa Cruz, en Bolivie. 13 responsables de la re­ cherche, dont des chefs de program m e employés par le Centro de Investigación Agrícola Tropical (CIAT). M oyen -O rien t et A fr iq ue du Nord Atelier : In i t ie r l 'é q u ip e d 'é v a lu a t io n locale à la r éa l isa t io n d 'u n e é tu d e d e d iag n o s tic su r le SN RA . Les 12 et 13 août, à Sanaa, au Y ém en. 5 responsables de la recherche agronomique issus des différents instituts natio­ naux du Yémen, tous membres d 'u n e équipe d 'é tude pluridisciplinaire. Atelier : In i t ie r l 'é q u ip e d 'é v a lu a t io n locale à la réa l isa t io n d 'u n e é tu d e de d iag n o s tic su r le SN R A . Les 2 et 3 octobre, en A lgérie , à Alger. 5 responsables de la recherche agronomique issus des différents instituts natio­ naux algériens, tous membres d 'u n e équipe d 'é tude pluridisciplinaire. A ctiv ités m en ée s au n iveau m ond ia l Atelier : P ro b lè m e s l iés à l 'a n a ly s e d es S N R A d e s p e t i ts p a y s e t m é th o d o lo g ie u ti l isée . Du 29 janvier au 2 février, à La Haye. 7 chercheurs et 7 conseillers extérieurs travaillant sur le projet ISNAR consacré aux petits pays ainsi que 8 conseillers de l'ISNAR. A te l ie r s u r la g e s t io n d e la recherche . Contribution de l'ISNAR au Stage international consacré à la recherche agronomique axée sur le développem ent (1CRA). Du 21 au 23 février, à Wageningen, aux Pays-Bas. 21 jeunes agronomes originaires de pays en développement. Réunion consultative : P o li t iq u e , o rg a n isa t io n et g e s t io n de la r ech e rch e a g ro n o m iq u e p o u r le m a in t ie n d 'u n e ag r ic u l tu re d u ra b le . Du 15 au 17 octobre, à La Haye. 4 hauts responsables de la recherche originaires de pays en développement, 2 spécialistes détachés par des agences extérieures et participation de cadres supé­ rieurs de l'ISNAR. A te l ie r in te rn a t io n a l su r la g e s t io n de la r ech e rch e ag ro n o m iq u e . Du 5 au 9 novembre, à l'ISNAR (La Haye). 32 hauts responsables de la recherche originaires de pays en développement, ainsi que des cadres de l'ISNAR. Réunion consultative : S u iv i e t é v a lu a t io n d e la r ech e rch e ag ro n o m iq u e . Du 12 au 14 novembre, à La Haye. Cadres de l'ISNAR et 12 conseillers : 11 hauts responsables de la recherche et u n spécialiste externe de la pla­ nification et de l'évaluation. 54 Information IV. Information Service de publication Le service a p ro d u it 51 publications en rédac teu r francophone, et pris sa retraite fin 1990 (voir page 57). N otre liste d 'a ­ 1989. A u m o m en t d e sa d isparition , il avait d resses s 'est que lque p eu allongée et coma­ ccepté u n contra t d e courte durée avec p rend à l 'h eu re actuelle près de 4 200 nom s. l'ISNAR. Sa contribu tion restera longtem ps O u tre l 'édition, la p rép a ra tio n et la révision g ravée d an s nos mém oires. des m anuscrits ju sq u 'au s tade de pub lica ­ A près l 'in troduction des m icro-ordina­ tion officielle de l'ISNAR, le service a réd igé teurs en 1989, le service a consolidé le p ro ­ de nom breux rap p o rts p o u r les réun ions et cessus d 'in fo rm atisa tion p a r l'acquisition les conférences. A u cours d e l 'année, no tre d 'o rd in a te u rs supp lém entaires et la form a­ personnel a éga lem ent réd igé et publié q u a ­ tion sou tenue d u personnel d an s le dom aine tre n u m éro s d e l 'ISN A R Newsletter. d e la m icroédition. D ébut 1990, n ous avons A u d ébu t d e l'année, nous avons été af­ recruté u n g raph is te et acheté un logiciel fligés p a r le décès d 'u n am i de longue date, spécialisé. Ces actions o n t perm is d 'am élio ­ A lbert V.J. « Bob » M artin. Il ava it rejoint le rer sensib lem ent notre capacité g raph ique service de publication en 1984, en qualité de in terne et, p a r la m êm e occasion, de réaliser Les 14 500 ouvrages que compte la bibliothèque de l'ISNAR ont trait à l'organisation et à la gestion de la recherche agronomique. 55 Rapport annuel 1990 des économ ies substantielles au n iveau des m ent pris différentes m esures afin de créer publications. u n e nouvelle im age de m arque. Ce rappo rt A u cours de l 'année, n o u s avons égale­ a nnue l en constitue u n exem ple concret. Bibliothèque La b ib lio thèque d e l'ISN AR sert essen ­ que d e l'ISNAR a coordonné l'effort tiellem ent aux cadres d e l'Institu t, aux con ­ conjoint dép loyé p ar 18 centres in ternatio ­ su ltan ts et à la co m m u n au té scientifique des naux d e recherche ag ronom ique en vue Pays-Bas. Elle répond éga lem ent aux d e ­ d 'iden tifie r au m oins u ne b ib lio thèque de m an d es externes ém anan t des institu ts de d ép ô t d an s chaque pays en développem ent. recherche, des bailleurs d e fonds et d 'au tres Celle-ci dev ra it conserver les publications organ isa tions d e p a r le m onde. p rodu ites p a r ces différents centres. A la fin La collection d e la b ib lio thèque s 'es t ac­ d e l 'année, près de 100 pays participaient crue de 4 000 d ocum en ts p o u r a tte indre un total d e 14 500 en 1990. Etant d o n n é le n o m ­ activem ent à ce projet. bre lim ité d 'o u v ra g es et le centre d 'in té rê t N otre b ib lio thèque a éga lem ent collabo­ spécifique, à savoir l 'o rgan isa tion et la ges­ ré avec le personnel des p rog ram m es de tion d e la recherche, n ous devons faire a p ­ l'ISNAR à l'é laboration d 'u n e é tu d e su r le pel à d 'a u tre s bib lio thèques p o u r ob ten ir u n m ode de gestion d e l'in fo rm ation agricole g ran d nom bre des d o cum en ts requis par d an s les petits pays. Avec l 'ap p u i d u CTA, n o tre personnel. n ous m ènerons p lusieurs é tudes de cas et A u cours d e l 'année 1990, la bib lio thè­ activités de consulta tions en 1991-92. Service informatique Le n o u v ea u bâ tim en t de l'ISNAR a été connecter 25 m icro-ordinateurs. Le réseau a am énagé en vu e d 'in tég re r u n réseau de été é ten d u p ar la su ite afin d e perm ettre m icro-ord ina teurs, avan t m êm e le transfert l'accès d 'u sag e rs supplém entaires. La p lu ­ d e nos bu reaux en 1989. Ce projet d 'é tab lis ­ pa rt de nos im prim an tes laser o n t été sem ent d u réseau d e m icro-ord ina teurs a été connectées. Elles on t p u être utilisées po u r am orcé en 1990 avec les dém arches en tre ­ la p rem ière fois à partir des m icro-ordina­ prises p o u r rem placer no tre systèm e cen tra­ teurs, com m e à p ar tir d u systèm e WANG. lisé WANG. Le réseau sera é ten d u en 1991 avec l 'a d ­ Un o rd in a teu r DEC VAX 3 800 et u n ré ­ jonction d e p lus de 50 m icro-ord inateurs seau E thernet on t été installés en vue de nouveaux. 56 Rapport annuel 1990 Les publications de l'ISNAR en 1990 Pub lica tions relatives à l'ISN A R Philippines. October 1990. Annual Report 1989. May 1990. No. 35. Structural Linkages for Integrating Agricul­ tural Research and Extension. N ovem ber 1990. Rapport Annuel 1989. Octobre 1990. No. 36. Problems and Solutions for Decentralizing Informe Anual 1989. Octubre 1990. National Agricultural Research Systems. October ISNAR Newsletter No. 12. January 1990. 1990. ISNAR Newsletter No. 13. April 1990. Séries OFCOR ISNAR Newsletter No. 14. August 1990. Etude d e cas ISNAR Newsletter No. 15. December 1990. No. 8 . Panama — Organización y Manejo de Progra­ Catalog of Publications (trilingual). July 1990. mas de Investigación en Finca en el Instituto de In­ vestigación Agropecuaria de Panamá (IDIAP). A ctes d e con féren ces et rapports Agosto 1990. d'ateliers Etude com parative A Celebration of ISNAR's First Decade. Discours ré­ No. 5. Staff M anagem ent Issues in On-Farm Client- digés par Maina Wanjigi et Jan Tinbergen. Cérémo­ Oriented Research. April 1990. nie du dixième anniversaire de l'ISNAR célébrée le 25 mai 1990. D o cu m e n t de d iscu ss io n Methods for Diagnosing Research System No. 1. Research-Extension Liaison Officers in Zam ­ Constraints and Assessing the Impact of Agricultu­ bia: Bridging the Gap between Research and Exten­ ral Research. Volumes I and II. Com pte rendu de l'a­ sion. September 1990. telier sur la gestion de la technologie agricole organisé conjointement par l'ISNAR et l'Université Séries sur le s l ia iso n s entre la recherche Rutgers. 6-8 juillet 1989. Rutgers University, New Jersey, USA. 1990. et le transfert de tech n o lo g ie s Organization and Structure of National Agricultural Documents de discussion : Research Systems. Recueil de communications pré­ No. 4. The Impact of Improved Institutional Coordi­ sentées à l'atelier international de 1989 sur la gestion nation on Agricultural Performance: The Case of the de la recherche agricole. Juin 1990. Nariño Highlands in Colombia. January 1990. The Technology Triangle: Linking Farmers, Techno­ No. 5. Informal Linkage Mechanisms and Technolo­ logy Transfer Agents, and Agricultural Researchers. gy Transfer: The PACO Project in Côte d'Ivoire. May Rapport sommaire de l'atelier international organisé 1990. à l'ISNAR (La Haye) du 20 au 25 novembre 1989. Septembre 1990. N° 5f. Mécanismes informels et transfert de techno­ logie : le cas du projet PACO en Côte d'ivoire. Mai D o cu m e n ts de travail 1990. No. 31. Organization and Structure of Arab National No. 6 . Managing the Links between Research and Agricultural Research Systems (NARS). May 1990. Technology Transfer: The Case of the Agricultural Extension-Research Liaison Service in Nigeria. May No. 32. Overview of the Organization and Structure 1990. of National Agricultural Research Systems in Asia. July 1990. Num. 7s. Efectos de los Cambios Estructurales en el Ministerio de Agricultura y Ganadería de Costa Ri­ No. 33. Organization and M anagement of Agricultu­ ca, Sobre la Relación Entre Investigación y Transfe­ ral Research in Sub-Saharan Africa: Recent Expe­ rencia de Tecnología en Maíz. Julio 1990. rience and Future Direction. September 1990. No. 8 . The Training and Visit System and the Links No. 34. Decentralizing Agricultural Research M ana­ between Rice Research and Extension in the Matara gement: The Case of the Regional Consortia in the District of Sri Lanka. October 1990. 57 Rapport annuel 1990 No. 9. Integration and O verlapping Tasks: Some No. 11. Staffing Requirements and Staffing Pyramid Cases in the Philippines. October 1990. for the Tanzania National Agricultural and Livestock Research Research System. A Case Study. October N ° lOf. Efficacité des Mécanismes de Liaison et 1990. Types de Technologies : le Cas des Zones Savanicoles d e la Côte d'ivoire. Octobre 1990. No. 12. Recruitment and Selection of Staff in the De­ partm ent of Agricultural Research, Malawi. A Case Séries de formation Study. October 1990. H um an Resource M anagem ent Series No. 13. The Practice of Delegation. October 1990. No. 1. Strategic Planning for H um an Resources in No. 14. Performance Assessment Factors for Agricul­ National Agricultural Research Systems. October tural Researchers. October 1990. 1990. No. 2. Socialization of Staff in NARS. October 1990. No. 15. Socializaçao: Enquadram ento de Pessoal nos SIN I As. Outobre 1990. No. 3. Some Aspects of Training in National Agricul­ tural Research Systems. October 1990. No. 16. Liderança e Adm inistraçâo/Gestâo nos Siste­ m as Nacionais de Investigaçào para a Agricultura — No. 4. Recruitment and Selection. October 1990. Breve Introduçào. Outobre 1990. No. 5. Careers and Career Development. October 1990. A ctiv ités n ation a les No. 6 . Country Report: Lesotho. October 1990. R46f — Analyse du Système National de Recherche Agronomique du Mali. Rapport au Ministère de No. 7. Country Report: Zimbabwe. October 1990. l'Agriculture, République du Mali. Janvier 1990. No. 8 . Country Report: Tanzania — MALD. October 1990. R50 — A Strategic Update of Somalia's National Agricultural Research Plan. August 1990. No. 9. Country Report: Zambia. October 1990. R51 — Review of Botswana's Agricultural Research No. 10. Country Report: Botswana. October 1990. System. November 1990. Autres publications Alston, J.M. 1990. Research benefits in a m ultimarket Agrarforschung. Paper presented at the Hohenhei- setting. ACIAR/ISNAR Project Paper No. 18. Can­ m er Tropentag, 7 December 1990. berra, Australia: Australian Centre for International Agricultural Research. Boulouha, B., M.H. Collion, R. Loussert, A. Kissi and A. Hilal. 1990. Programme national de recherche á Bonte-Friedheim, C. 1990. The state of agricultural Iong-terme sur l'olivier. Rabat, Morocco: Institut Na­ research in developing countries. Entwicklung + tional de la Recherche Agronomique. Ländlicher Raum 24 (5): 3-6. Brumby, P., A. Pritchard and G.J. Persley. 1990. Is­ Bonte-Friedheim, C. ln press. The benefits of agricul­ sues for the World Bank. In: Agricultural biotechnolo­ tural research in the European Com munity and de­ gy: Opportunities for international development, edited veloping countries. Paper presented at the by G.J. Persley. Wallingford, UK: CAB International. Conference on Agricultural and Food Research — Who Benefits? Centre for Agricultural Strategy, Uni­ Craig, B.J. and P.G. Pardey. 1990. Multidimensional versity of Reading, 18 December 1990. ou tpu t indices. Staff Paper No. P90-63. St. Paul, MN: Bonte-Friedheim, C. In press. Technical innovations University of Minnesota, Department of Agricultural and their impact on agricultural research systems. and Applied Economics. Paper delivered at the University of Tuscia, Viterbo, Italy, 1 - 2 February 1990. Echeverría, R.G. 1990. Inversiones públicas y priva­ das en investigación sobre maíz en Mexico y G u a te Bonte-Friedheim, C. In press. Die Rolle der Agrarfor­ mala. Documento de Trabajo, CIMMYT Programa de schung für landwirtschaftliche Entwicklung — Prio­ Economía No. 90/03. Mexico: Centro Internacional ritäten und Aufgaben nationaler und internationaler de Mejoramiente de Maíz y Trigo. 58 Rapport annuel 1990 Echeverría, R.G. 1990. Public and private inves­ Kaimowitz, D. 1990. Placing agricultural research tments in maize research in Mexico and Guatemala. and technology transfer in one organization: Two ex­ CIMMYT Economics Working Paper No. 90/03. periences from Colombia. Public Administration and Mexico: Centro Internacional de Mejoramiente de Development 10(2): 199-207. Maíz y Trigo. Kaimowitz, D., ed. 1990. M aking the link: Agricultu­ Elliott, H. In press. National agricultural research sys­ ral research and technology transfer in developing tems in developing countries: A report on progress. countries. Boulder, CO: Westview. Paper presented at the University of Tuscia, Viterbo, Italy, 1 - 2 February 1990. Kaimowitz, D., M. Snyder and P. Engel. 1990. A conceptual framework for studying the links be­ Elliott, H. and G. Toomey. 1990. La recherche agro­ tween agricultural research and technology transfer nom ique dans les pays en développement. Effica­ in developing countries. In: Making the link: Agricul­ cité : Maître mot des austères années 1990. Courrier tural research and technology transfer in developing (1231:99-103. countries, edited by D. Kaimowitz. Boulder, CO: Westview. Elliott, H. and G. loomey. 1990. Agricultural re­ search in developing countries: Efficiency is the Kramer, C. 1990. Recherche d 'u n indice de dévelop­ requisite for the cash-tight '90s. Courier (123): 99-103. pem ent humain, journal des Associations Patronales Suisses 81 (411:861-862. Fan, S. 1990. Effects of technological change and ins­ titutional reform on production growth in Chinese Kramer, C. 1990. Sociétés riches: Les mieux placées? agriculture. Staff Paper No. P90-40. St. Paul, MN: journal des Associations Patronales Suisses 85 (16): 345- University of Minnesota, Department of Agricultural 346. and Applied Economics. Kramer, C. 1990. Executive self-assessement: What Fan, S. 1990. Regional productivity growth in Chi­ for? Open Learning System Near s (34): 3. na 's agriculture. Boulder, CO: Westview. Kramer, C. 1990. L'évaluation du potentiel: Un pro­ Fan, S. In press. Effects of technological change and cessus original. Cahiers d'information du Directeur de institutional reform on production growth in Chi­ Personnel (14): 64-65. nese agriculture. American journal of Agricultural Eco­ nomics 73 (2). Kramer, C. 1990. Com m ent partager les fruits du progrès? Cahiers d'information du Directeur de Person­ Giddings, V. and G.J. Persley. 1990. Biotechnology nel (12): 11-12 . and biodiversity. Nairobi, Kenya: United Nations Environment Programme. Kramer, C. 1990. Dimensions d 'u n système dynam i­ que de gestion des ressources humaines. Com m uni­ Goldsworthy, P. 1990. W hat have w e learned?. In: cation aux journées de réflexion sur la recherche Challenges in dryland agriculture: A global perspective: agricole en Afrique. Institut sénégalais de recherche Proceedings of the International Conference on Dri/land agricole. ISRA-ACTES 2(3): 187-205. Faming, Amarillo, Texas, USA, 15-19 August 1988, edited by P.W. Unger et al. Amarillo, Tx: Texas Agri­ Merrill-Sands, D., P. Ewell, S. Biggs, R. J. Bingen, cultural Experiment Station. J. McAllister y S.V. Poats. 1990. La institucionaliza- ción de la investigación en finca orientada hacia el Hariri, G. 1990. Sudan/W orld Bank Agricultural Re­ productor: El manejo de los vínculos claves. En: Re­ search, Extension and Training Project (ARETP): Re­ tos para la investigación y la extensión agropecuarias en search organization and management at ARC. América Latina y el Caribe, Memorias del Seminario, Mid-term review working paper. Córdoba, Argentina, 29 agosto - 1 septiembre 1989, ed. A. Fernandez. San José, Costa Rica: Instituto Inter- Horton, D. et al. 1990. Impact of agricultural re­ americano de Cooperación para la Agricultura. search: A seed potato project in Tunisia. Quarterly journal of International Agriculture 29(1): 88-101. Norton, G.W., J.Ortiz and P.G.Pardey. In press. The impact of foreign assistance on agricultural growth. ISN AR/Governm ent of Kenya. 1990. Kenya Natio­ Economic Development and Change (forthcoming). nal Agricultural Research Project: Mid-term review, 11-12 June 1990. Nairobi, Kenya: Kenya Agricultural Oehmke, J.F. and R.G. Echeverría. 1990. Sequential Research Institute. evaluation of agricultural research: Foundations, in­ dicators and use. Staff Paper No. 90-40. East Lan­ James, C. and G.J. Persley. 1990. Role of the private sing, MI: Michigan State University, Departm ent of sector. In: Agricultural biotechnology: Opportunities for Agricultural Economics. international development, edited by G.J. Persley, Wal­ lingford, UK: CAB International. Pardey, P.G. and J. Roseboom. 1990. Development of 59 Rapport annuel 1990 national agricultural research systems in an interna­ Persley, G.J. and W.J. Peacock. 1990. Biotechnology tional quantitative perspective. In: Technology policy for bankers. In: Agricultural biotechnology: Opportuni­ for sustainable agricultural growth. IFPR1 Policy Briefs ties for international development, edited by G.J. Pers­ No. 7. Washington, DC: International Food Policy ley. Wallingford, UK: CAB International. Research Institute. Persley, G.J., M. Foale and B. Wright. 1990. Coconut Pardey, P.G., J. Roseboom and B.J. Craig. In press. A cuisine: A taste of the tropics. Melbourne, Australia: yardstick for international comparisons: An applica­ Inkata. tion to national agricultural research expenditures. In: Economic Development and Cultural Change (for­ Pray, C. and R.G. Echeverría. 1990. Private sector thcoming). agricultural research and technology transfer links in developing countries. In: Making the link: Agricultural Persley, G.J., ed. 1990. Agricultural biotechnology: research and technology transfer in developing countries, Opportunities for international development. Wal­ edited by D. Kaimowitz. Boulder, CO: Westview. lingford, UK: CAB International. Raab, R.T. and M.A. Bell. 1990. Assessing a research Persley, G.J. 1990. Beyond M endel's garden: Bio­ training course for wheat crop management. Journal technology in the service of world agriculture. Wal­ of Agronomic Education 19 (1): 72-76. lingford, UK: CAB International. Taylor, T.A. and J.B. Matata. 1990. Research pro­ gramming. In: Proceedings of a Workshop on Issues in Persley, G.J. 1990. Issues for international develop­ the Reorganization of KAR1 and the Implementation of m ent agencies. In: Agricultural biotechnology: O p­ the National Agricultural Research Project, edited by portunities for international development, edited by R. Raab. Nairobi, Kenya: Kenya Agricultural Re­ G.J. Persley. Wallingford, UK: CAB International. search Institute. Persley, G.J. 1990. The coconut palm: Prosperity or Thorpe, P. and P.G. Pardey. 1990. The generation and poverty? Paper presented at CGIAR Technical Advi­ transfer of agricultural knowledge: A bibliometric sory Committee Meeting, Ibadan, Nigeria, 11-14 study of a research network. Journal of Information June 1990. Canberra, Australia: Australian Centre for Science 16 (3): 183-194. International Agricultural Research. Vierich, H.I.D. and W.A. Stoop. 1990. Changes in Persley, G.J. 1990. Harnessing biotechnology for the West African savanna agriculture in response to Third World. Partners in Research for Development (3): growing population and continuing low rainfall. 7-11. Agriculture, Ecosystems and Environment 31:115-132. 60 Rapport annuel 1990 Les consultants de l'ISNAR en 1990 T on y aw o A ith n a rd , ministère du Développement E. C lay to n (Royaume-Uni). A contribué au projet rural du Togo. A participé à la préparation d 'une ougandais par des études socio-économiques dans le étude de cas sur le système national de recherche cadre de la préparation d 'un plan directeur de re­ agronomique (SNRA) de son pays. cherche fondé sur les disponibilités en ressources ac­ tuelles et à venir et su r la capacité institutionnelle de J u l ia n A ls ton , University of California, à Davis ce pays. (Etats-Unis). A participé à la préparation d 'u n docu­ ment de projet ACIAR/ISNAR et d 'u n manuel d 'ac­ M a rio C o n tre ra s , La Lima, Departamento de Cortes compagnement à intégrer au manuscrit intitulé (Honduras). A préparé une é tude de cas sur le sys­ « Priorités de la recherche agricole », qu'il a ensuite tème national de recherche agronomique (SNRA) du adapté en vue de sa publication. Honduras. G u s ta v o A n d rad e , Rome (Italie). A étudié les procé­ J o h n C ou lte r , Sussex (Royaume-Uni). A élaboré un dures et aspects administratifs liés à INTAGRES en docum ent d 'orientation décrivant la position de Italie. l'ISNAR quant aux définitions, concepts et procé­ dures à suivre en matière de planification. O rn e l la A r im o n d o , Rome (Italie). A participé à la dernière phase de l'étude de cas du Togo dans le ca­ B arbara Craig, Oberlin Collège (Etats-Unis). A pro­ dre d u projet de l'ISNAR consacré aux petits pays. cédé à la révision de deux chapitres du volume sur la Politique d e la recherche agronomique. R icha rd B aw den , University of Western Sidney (Australie). A présenté, au siège de l'ISNAR, un sé­ G ra h a m C urre ll , Bristol Polytechnic (Royaume-Uni). minaire sur « les universités rurales pour le dévelop­ A émis, dans le cadre du projet tanzanien, des pement; une perspective systématique ». conseils relatifs à la remise en état des équipements de laboratoire utilisés par le système de recherche P.C. Bélem, Institut d 'é tudes et de recherche agrono­ agronomique d e ce pays. miques (INERA, Burkina Faso). A préparé un article sur le processus de la planification de la recherche A ly Rucai D au to , ministère de l'Agriculture, M apu­ agricole au Burkina Faso. to (Mozambique). A planifié et géré le secrétariat de l'atelier organisé à M aputo (Mozambique). S te p h e n Biggs, University of East Angiia, Norwich (Royaume-Uni). A préparé, dans le cadre du projet T. D a h n iy a , Njala University, Freetown (Sierra OFCOR, une é tude sur la nature de la coopération. Leone). A préparé une é tude de cas sur le système national de recherche agronomique (SNRA) de la A.H. B u n t in g , University of Reading (Royaume- Sierra Leone. Uni). A élaboré une politique de recherche agricole pour la Tanzanie et présenté un docum ent analyti­ C h a rle s D o u g la s , University of the West Indies que. C am pus à St Augustine (Trinité-et-Tobago). A prépa­ ré une é tude de cas sur le système national de re­ S.G. C a m p b e l l , Cornell University, Ithaca (Etats- cherche agronom ique (SNRA) de la Jamaïque. Unis). A préparé un plan de recherche sur les pro­ ductions animales couvrant les aspects production, K.R. E ll inger, Drysdale (Australie). A participé au santé, et nutrition des bovins, volailles, caprins, por­ projet tanzanien en élaborant des prévisions rela­ cins et lapins en accord avec la politique de dévelop­ tives aux ressources financières utilisables pa r le sys­ pement de l'élevage du ministère ougandais des tèm e de recherche d'ici 5 à 10 ans. Industries animales. Paul Engel, Faculté agronomique de Wageningen J o a q u im César, Huam bo (Angola). A élaboré ou (Pays-Bas). A élaboré un docum ent de synthèse inti­ adapté des supports pédagogiques en portugais tulé « Des systèmes de technologie agricole diffé­ dans le cadre du projet SACCAR/1SNAR, et partici­ rents pour une conception et une gestion des liaisons pé à l'atelier rassemblant à M aputo des délégués an­ différentes. » golais et mozambicains sur le thème de la planification de la recherche et de la gestion des res­ T h o m a s E p o n o u , Abidjan (Côte d 'ivoire). A travaillé sources humaines. en consultation avec le groupe de travail principal sur la synthèse de l'étude des liaisons entre la re­ C hayce P u b l ic a t io n Service, Devon (Royaume-Uni). cherche et le transfert des technologies (RTTL), et Simon Chater et Kay Sayce ont préparé le rapport de préparé, en accord avec cette synthèse, une stratégie synthèse de l'atelier intitulé « Faire la liaison ». tenant compte des tendances relevées dans le passé. 61 Rapport annuel 1990 J a n J.A. Feyen, Blanden (Belgique). A contribué et R e g in a ld M ac ln ty re , Ottawa (Canada). A procédé à participé au projet tanzanien. la rédaction d'articles mandatés et d 'u n rapport de synthèse sur l'étude des biotechnologies. W ill iam K. G a m b le , M inneapolis (Etats-Unis). A ré­ digé un texte sur la politique de recherche du gou­ B.N. M a jisu , National Council For Science and vernem ent tanzanien dans les 5 à 10 années à venir. Technology, Nairobi (Kenya). A analysé les activités de recherche agricole menées au Kenya, et rédigé un G re g o ry G ib b o n s , M elbourne (Australie). A remis à docum ent sur les questions de planification, les mé­ jour la base de données relative aux biotechnologies canismes et les procédures en vigueur au National dans les pays membres de l'ASEAN; a remis à jour Council for Science and Technology. la m éthodologie des études de cas nationales devant être menées par l'ISNAR en 1990 dans le dom aine J. M a n ra k h a n , University of Mauritius. A préparé des biotechnologies; a élaboré un plan de travail une é tude de cas sur le système national de re­ pour le service consultatif offert aux pays dans les cherche agronomique (SNRA) de l'île Maurice. domaines de la biotechnologie agricole et de l'infor­ mation sur l'acquisition de ces technologies. A lb e r t V.J. M a rt in , Oegstgeest (Pays-Bas). Travaux de rédaction et de traduction en français. Elon G ilb e r t , Serrekunde (Gambie). A participé à la préparation d u projet de Plan national ougandais de Jean M cA llis ter , New York (Etats-Unis). A préparé recherche agronomique. une première m outure complète d 'u n e é tude compa­ rative OFCOR et participé à la gestion de l'établisse­ A y élé -M a w u to G n in o fo u , ministère du Développe­ ment de liens institutionnels dans le cadre du projet m ent rural, Lomé (Togo). A élaboré une é tude d e cas OFCOR. sur le système national togolais de recherche agrono­ m ique (SNRA). B o n n ie M cC lafferty , Connecticut (Etats-Unis). A participé au projet et au séminaire sur les petits P.S. G ooch , pour CAB International, Wallingford pays. (Royaume-Uni). A mis à jour u n rapport de la FAO sur les systèmes de documentation. T. N am an e , Ministry of Agriculture and Marketing, Masero (Lesotho). A préparé une é tude de cas sur le G e rr i t Ja n d e G raaf , Am sterdam (Pays-Bas). A pré­ système national de recherche agronomique du Le­ paré, pour le projet ougandais, un plan de recherche sotho. reprenant tous les aspects de la pêche lacustre, de l'aquaculture et de la transformation des produits de Fred E. N icho ls , Stockton (Etats-Unis). A contribué la pêche. et participé au projet tanzanien. P ete r O ram , IFPRI, Washington, D.C. (Etats-Unis). A T h é o d o re G rah am -T o m as i , University of Minneso­ ta, St. Paul, (Etats-Unis). A préparé un document mené une revue de la structure et des fonctions du ayant pour objectif d 'a ider les SNRA à formuler leur Conseil de recherche agronomique d u Bangladesh. politique et à planifier leurs program m es de re­ E d w in B. O yer , Ithaca (Etats-Unis). A participé à cherche. l'établissement du Centre de planification de la re­ cherche agronomique de l'AARD établi à Djakarta. A rn o ld J. G ra y so n , Farnham, Surrey (Royaume- Uni). A élaboré, pour le projet ougandais, un plan de R.S. P aro d a , India Agricultural Research Institute recherche couvrant la forêt naturelle, la forêt de C ampus, New Delhi. A élaboré un m odule de forma­ plantation, Tagroforesterie, le traitement et la conser­ tion intégré au projet SADCC/ISNAR. vation du bois, ainsi que la protection de l'environ­ nement. W ill iam J.A. P ayne, Worcesteshire (Royaume-Uni). A mené une étude sur le système national de re­ J.M. H irst , Bristol (Royaume-Uni). A aidé et conseil­ cherche agronomique du Botswana; a également lé les membres des groupes de travail du projet tan ­ préparé un plan de recherche pastorale couvrant les zanien dans la formulation de programm es de aspects production, santé, et nutrition des bovins, recherche, et préparé le projet final d 'u n plan. volailles, caprins, porcins et lapins en accord avec la politique de développem ent de l'élevage du minis­ R o b e rt K ern , Ames, Iowa (Etats-Unis). Préparation tère ougandais des Industries animales. du rapport annuel 1989; a préparé et mené l'atelier KARI/ISNAR organisé au Kenya sur « la rédaction R o d r ig u e s Pere ira , Instituto Nacional de Investiga- et la présentation scientifiques ». çào Agronomica, M aputo (Mozambique). A élaboré ou adapté des supports didactiques en portugais en La G ro L aw yers c.s., Gouda (Pays-Bas). A apporté vue de l'atelier A ngola/M ozam bique. des conseils juridiques sur un ensemble de questions de droit international public et privé ayant trait au Tarciz io Q u ir in o , Brasilia (Brésil). A rassemblé des statut légal de l'ISNAR. documents (plans de recherche, etc.), en vue de la 62 Rapport annuel 1990 préparation de matériel de formation, qu'il a élabo­ Leopo ld Som e, INERA, O uagadougou (Burkina Fa­ rés ou adaptés en portugais; a participé à l'atelier so). A participé, en tant qu'animateur, à l'atelier inti­ Angola / Mozambique. tulé « Le système de recherche et application des M.V. Rao, N ew Delhi (Inde). A préparé un plan de résultats des recherches au Mali » organisé à Bama­ recherche sur les cultures vivrières à l'intention du ko, au Mali; a rédigé un rapport d 'atelier dans le ca­ ministère ougandais de l'Agriculture. dre d u projet AGIR/ISNAR. W alter R ock w o o d , Chelsea, Vermont (Etats-Unis). A K ry sty n a Stave, New York (Etats-Unis). A préparé préparé des directives sur l'élaboration du MIS à des supports et présenté des exposés dans le cadre l'intention des responsables asiatiques de la re­ du séminaire « Information sur la gestion des res­ cherche agricole, ainsi que des supports de forma­ sources hum aines », organisé au siège de l'ISNAR. tion pour deux ateliers. El H ad j Tall, Bamako (Mali). A organisé l'atelier sur N ie ls Roling , Faculté agronomique de W ageningen « les perspectives d 'intégration des systèmes de ges­ (Pays-Bas). A rédigé un article de synthèse sur « les tion » au Burkina Faso et participé à ladite réunion. procédures d'établissement de liaisons distinctes G e o ffre y Tansey , Hebden Bridge, West Yorkshire pour des technologies différentes ». (Royaume-Uni). A élaboré, à l'occasion du dixième Jo h n F.A. R ussell , Exeter (Royaume-Uni). A collabo­ anniversaire de l'ISNAR, un matériel de présenta­ ré au projet tanzanien au niveau de l'analyse et de tion destiné aux média. l'interprétation des résultats; a également identifié E m m a n u e l D . T ebong , directeur de l'Institut de Re­ les besoins en données supplémentaires et supervisé cherches Zootechniques de Yaoundé (Cameroun). A la collecte de l'information; a participé à la rédaction analysé les activités de planification de la recherche de rapports et d 'au tres documents en vue de prépa­ menées à l'Institut de Recherches Zootechniques rer la version finale du plan NARM. dans le cadre du système national camerounais de H.J. Schw artz , Université technique de Berlin (Répu­ recherche. blique fédérale d'Allemagne). A aidé et conseillé les B eatriz U ribe , La H aye (Pays-Bas). A élaboré une membres des groupes de travail oeuvrant, dans le cadre du projet tanzanien, à la formulation de pro­ base de données de références bibliographiques sur gramm es de recherche; a préparé un projet final de les aspects S&E de la recherche agricole dans les plan. pays en développement; a compilé et indexé la bibli­ ographie en question, et rédigé plusieurs chapitres G eo rg e S em p eh o , Dar-es-Salaam (Tanzanie). A coor­ de la revue bibliographique. donné la préparation du Plan directeur de la re­ cherche agronomique nationale de Tanzanie; a S o n d ra W entze l, Berlin (République fédérale d'Alle­ circonscrit et normalisé les données relatives aux res­ magne). A préparé l'étude de cas OFCOR sur l'Indo­ sources humaines à analyser dans le cadre du projet nésie en vue de sa publication. tanzanien. S tan ley W ood, Bogor (Indonésie). A rédigé un docu­ P h i l ip S erafin i, University of Arkansas, Fayetteville ment de projet ACIAR/ISNAR et apporté directe­ (Etats-Unis). A défini les besoins de développement ment son aide au personnel de la recherche du des stations de recherche actuelles et à venir en vue CAER. d'améliorer le potentiel de recherche agricole ougan­ A .M . W o o d w ard , Cardiff (Royaume-Uni). A partici­ dais. pé au projet tanzanien en identifiant les conditions P aram Sivan, University of South Pacific, Alafua d'établissement d 'u n e infrastructure d 'inform a­ Campus, Apia (Samoa occidentales). A préparé une t io n /d e documentation. étude de cas sur le système national de recherche T. W orm er, M uiden (Pays-Bas). A participé au projet agronomique (SNRA) de Fidji. tanzanien en identifiant des priorités de recherche W .D . S m ild e , Wageningen (Pays-Bas). A apporté sur le caféier, le théier, le riz et le cotonnier. son aide au groupe MIS lors des dernières étapes des Fan g Z h o u , La Haye (Pays-Bas). A participé à la pré­ travaux MIS 1990-1991 relatifs au Sri Lanka; a prépa­ paration d 'u n atelier. ré des supports d 'é tude à des fins de formation; a élaboré, dans le cadre du service conseil, les profils L aw re n ce Z u id e m a , Cornell (Etats-Unis). A contri­ de collaboration de l'ISNAR avec les différents sys­ bué au projet ougandais en élaborant un plan des ef­ tèmes nationaux de recherche agronomique. fectifs destinés au système de recherche. 63 Rapport annuel 1990 Le personnel de l'ISNAR en 1990 C A D R ES SU PER IEU R S invité senior B yron M o o k , Chercheur senior ET A SSO C IE S Pab lo E yzaguirre , Chercheur Barry N este l, Chercheur senior S h e n g g e n Fan, ** Chercheur G e o rg e N o r to n , Chercheur senior C h r is t ia n B o n te -F r ie d h e im , ** associé Directeur général (à temps partiel) A lan Fletcher, Chercheur senior, P aul O 'N o la n , Spécialiste de la H o w a rd Ellio tt , Directeur général adjoint pour la recherche et la Publications gestion de l'information formation D e ly G a p a s in , Chercheur invité P h il ip Pardey, Chercheur senior H.K. Ja in , Directeur général senior P au l Perrau lt , ** Chercheur senior adjoint pour la collaboration avec Pete r G o ld sw o r th y , Chercheur G a b r ie l le Persley , ** Chercheur les SNRA senior senior C o e n ra a d A. K ram er , Directeur G o v er t G i jsb e rs , Chercheur W arren P e te rson , Chercheur invité administratif associé K h a m Pham , Chercheur senior en L u k e A be, Chercheur senior à la G h a z i H ariri , Chercheur senior gestion de la recherche (détaché formation H u n t in g to n H o b b s IV, au Cameroun) P e te r B a llan tyne , Bibliothécaire Chercheur senior R o b e rt Raab , Chercheur associé N 'G u e t ta Bosso, Chercheur senior D o u g la s H o rio n , ** Chercheur M o t lu b o r R a h m a n , ** Chercheur R o b in B ourgeo is , Chercheur senior senior (détaché en Ouganda) associé C h a rle s K ram er , ** Chercheur R a lp h Retz laff, Chercheur senior E d w in B rush , Chercheur senior senior (détaché en Tanzanie) M a rie -H é lè n e C o ll ion , Chercheur G re g o ry K ra p p , C oordinateur de G u y R oche teau , Chercheur senior senior à la planification de la la planification et du H a n R o seb o o m , Chercheur recherche développement associé R u d o lf C o n tan t , Chercheur senior P au l M arco tte , Chercheur senior à J o n a th a n S ands , Chercheur R oy d a Costa, Comptable la formation associé M a t th e w D agg , Chercheur senior A die l M b a b u , ** Chercheur invité K a th le e n S h e r id a n , Editrice R u b é n Echeverría , Chercheur D e b o ra h M e rr i l l -S ands , K ry s ty n a Stave, * Chercheur T h o m a s E p o n o u , ** Chercheur Chercheur senior associé Rapport annuel 1990 W illem S toop, * Chercheur senior M o n iq u e H a n d , Secrétaire B ob Solinger, Responsable de A jib o la Taylor, Chercheur senior F io n n u a la H aw es , ** Secrétaire l'informatique G e ra ld Toomey, Editeur Isa b e l le H en ch o z , ** Secrétaire C h r is t in e S o linger, Secrétaire C arlos Valverde, Chercheur senior H a n s H e n d r ik s , " Assistant à Louise , S p en ce ley , Secrétaire R obert W itters, Chercheur senior l'entretien K athy S u th e r la n d , Formatrice à en gestion de la recherche Jo h a n n e H o d d in o t t , Secrétaire l'utilisation des ordinateurs (détaché au Bangladesh) M o n iq u e v an K e m p e n , * D o l in d a Tetteroo, Réceptionniste D e n n is W ood, Chercheur senior Réceptionniste Lisa T h o m p s o n , * Secrétaire en gestion de la recherche M a n o n K le in v e ld , Secrétaire de C h r is t in e T ippe r, ** Assistante à (détaché en Indonésie direction la publication P E R S O N N E L DE SO U T IE N C ocky K u y v e n h o v e n , Secrétaire P e te r v a n U rk , ** Responsable de Bert L ockhart, * Aide-fournisseur l'informatique Els Buyte laar, Aide-comptable C onc il io M cN eil l , Assistante aux D e ird re v a n Veen, Secrétaire du M a u re e n Byrne, * Assistante à la fichiers centraux/opératrice en directeur général publication télécommunications A n ita V arkevisser , R icha rd C laase, ** Graphiste I sab e l M o d d e rs , Assistante Aide-comptable Je an e t te C o n n e lly , Secrétaire de administrative (IFPRI) Ja co b in e V erhage, Secrétaire direction S arah N eal, ** Aide-fournisseur A n n e V erschoor, ** Assistante W illy D o o re n , ** Secrétaire T atiana v an d e r N oordaa , administrative A n n e D u h r , Secrétaire de direction Secrétaire de direction M a rth a V onk, Assistante aux W ilh e lm in a E veleens, Assistante A n d re w O k e l lo , Assistant de fichiers centraux/opératrice en de recherche recherche télécommunications V iv ian a G a l len o , Assistante à la R iv k a P eyra , Secrétaire de Joyce V oorn -O g is te , Secrétaire de planification et au développement direction direction S an d ra G a rd n e r , Tracey v a n P u tten , Secrétaire A n n a W uyts , Assistante de Aide-bibliothécaire I rm a d e Q u ack , * Assistante recherche H e le n G a s k in , ** Secrétaire administrative M a ry G av in , Spécialiste des A rlen e S lijk , Secrétaire fichiers centraux H illy S m eenge , Coordinatrice ** Prise de fonction en 1990 P am ela G en é , Secrétaire voyages * Départ en 1990 Rapport annuel 1990 Situation financière de l'ISNAR BILAN au d é c e m b re 1990 (en d o lla rs US) 1990 1989 Actif disponible Liquidités 2,395,490 3,014,187 Sommes à recevoir des donateurs 433,878 366,000 Autres créances 361,420 420,390 Comptes de régularisation 184,028 31,011 Total de l’actif disponible 3,374,816 3,831,588 Actif immobilisé Véhicules 10,153 23,234 Mobilier et équipement de bureau 2,085,242 1,987,880 Total de l’actif immobilisé 2,095,395 2,011,114 TOTAL D E L’ACTIF 5,470,211 5,842,702 Passif Acomptes perçus sur la donation au budget central pour l’anneé prochaine 83,921 83,921 Comptes de régularisation 873,480 999,902 Total du passif 957,401 1,083,823 Suides disponibles Investis dans l’actif immobilisé 2,095,395 2,011,114 Fonds non utilisés : - Non limités au budget central (45,743) 126,459 - Limités au budget central 288,641 470,132 - Fonds de roulemant 1,750,000 1,750,000 - Projects spéciaux 424,517 401,174 Soldes disponibles totaux 4,512,810 4,758,879 TOTAL DU PASSIF ET DES SOLDES DISPONIBLES 5,470,211 5,842,702 66 IS N A R : S O M M F S A R E C E V O IR D ES B A ILLEU R S D E F O N D S A U 31 D E C E M B R E 1990 (en d o l la r s US) Som m e I su iv a ien t Payem ent Reçu en P erte s /G a in s prom ise Solde en SUS au m onnaie cours im putables dans la restant m om ent de du pays d 'année au change m onnaie en fin l'engagem ent d ’année du pays SU BV E N T IO N S O lí F O N C IIO N N E M E N T N O N LIM ITEES A U B U D G E T C E N T R A L Australie AusS 265,000 207,000 Aus$ 265,000 210,145 (3,145) 0 Belgique BFrs 1,000,000 27,000 BFrs 1,000,000 32,147 (5,147) 0 Canada CanS 600,000 515,000 Can$ 600,000 522,375 (7,375) 0 Chine US$ 10,000 10,000 USS 10,000 10,000 0 0 C E E EC U 500,000 571,000 EC U 325,000 440,122 0 130,878 Rcp. fédérale d ’A llem agne DM 300,000 168,000 DM 255,000 182,443 (14,443) 0 France F F 1,750,000 288,000 FF 0 0 0 288,000 BIRD us$ 1,750,000 1,750,000 USS 1,750,000 1,750,000 0 0 Italie L 250,000,000 153,000 L 250,000,000 171,167 (18,167) 0 Japon Yen 55,700,000 388,000 USS 425,029 425,029 (37,029) 0 Pays-Bas Dfl 900,000 447,000 Dfl 900,000 488,380 (41,380) 0 Philippines US$ 15,000 15,000 USS 0 0 0 15,000 Espagne US$ 30,000 30,000 USS 30,000 30,000 0 0 .Suède Skr 700,000 110,000 Skr 700,000 116,463 (6,463) 0 Suisse Swf 600,000 375,000 Swf 600,000 399,699 (24,699) 0 Royaum e-U ni PdsSt 140,000 235,000 PdsSt 140,000 244,005 (9,005) 0 U SA ID US$ 1,085,000 1,085,000 USS 1,085,000 1,085,0000 0 0 Total des subventions de fonctionnement non limitées au budget central - 1990 6,374,000 (166,853) SU B V E N T IO N S D E FO NC TIO N NEM ENT IJM 1TEES A U B U D G E T C E N T R A L Belgique Bfrs 2,000,000 54,000 Bfrs 2,000,000 60,569 (6,569) 0 Rép. fédérale d ’A llgem agne DM 300,000 168,000 D M 300,000 175,362 (7.362) 0 Italie USS 250,000 250,000 US$ 250,000 250,000 0 0 'Total des subventions de fonctionnement lim itées au budget central - 1990 472,000 (13,931) Total des subventions de fonctionnement non lim itées et limitées au budget central -1990 6,846,000 6,592,906 (180,784) 433,878 R ecettes perçues en cours d 'année 1,128,515 Solde non utilisé de l 'année précédente B U D G E T T O T A L 1990 REVISION 8,473,743 Rapport annuel 1990 Rapport annuel 1990 IS N A R : SO U R C ES ET AFFECTATIONS D ES F O N D S A U C O U R S DE L'EXERCICE C LOTURE A U 31 DECEM BRE 1990 (en d o lla rs US) Sources de f inancem ent 1 9 9 0 1 9 x9 1. Opérations liées au budget central Non limitées au budget central 6,374,000 6 777 000 Limitées au budget central 472,000 688,000 Solde de l’année précédente des subventions non limitées au budget central 29 096 3 117 Solde de l’année précédente des subventions limitées au budget central 470 132 0 Recettes affectées au budget central 1,128,515 309,583 8,473,743 7,777,700 2. Capital Solde de l’année précédente des subventions non limitées au budget central 97 353 q Recettes affectées au capital 0 219 001 97,363 219,001 3. Fonds de roulement Solde non utilisé de l’année précédente 1,750,000 1,650,000 Recettes affectées au fonds de roulement____________________________________________________ _____0 100,000 1,750,000 1,750,000 4. Projects spéciaux - Chiffres cumulés des revenus sur projects non achevés 7 ,474,102 4,859,850 TOTAL DES SOURCES DE FUNDS 17,795,208 14,606,551 Affectation des fonds 1. Opérations liées au budget central Service conseil pour les SNRA 3 444 042 2 493 236 Recherche 2,161,882 1,716,811 Formation 1,380,745 1,274,938 Soutien aux programmes 515,593 518,726 Gestion et administration 728 583 1 1 7 7 398 8,230,845 7,181,109 2. Capital Ajouts de Capital 97,363 219,001 3. Projects spéciaux - Chiffres cumulés des dépenses sur projects non achevés 7,049,585 4,458,676 4. Solde non utilisé Non limité au budget central (45,743) 126,459 Limité au budget central 288 641 470132 Fonds de roulement 1,750,000 1,750,000 Projets spéciaux 424,517 401,174 2,417,415 2,747,765 TOTAL DES FONDS AFFECTES 17,795,208 14,606,551 68 Centres internationaux de recherche agronomique du GCRAI 1. A DRAO Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'Quest, Bouaké (Côte d'ivoire) 2. CIAT Centro Internacional de Agricultura Tropical, Cali (Colombie) 3. CIMMYT Centro Internacional de Mejoramiento de Maíz y Trigo, El Batán (Mexique) 4. CIP Centro Internacional de la Papa, Lima (Pérou) 5. IBPGR International Board for Plant Genetic Resources, Rome (Italie) 6. ICARDA International Center for Agricultural Research in the Dry Areas, Aleppo (Syrie) 7. ICRISAT International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics, Hyderabad (Inde) 8. IFPRI International Food Policy Research Institute, Washington D.C. (Etats-Unis) 9. IITA International Institute of Tropical Agriculture, Ibadan (Nigeria) 10. ILCA International Livestock Centre for Africa, Addis Abeba (Ethiopie) 11. ILRAD International Laboratory for Research on Animal Diseases, Nairobi (Kenya) 12.IRRI International Rice Research Institute, Los Baños (Philippines) 13. ISNAR Service International pour la Recherche Agricole Nationale, La Haye (Pays-Bas) tsnar Service International pour la Recherche Agricole Nationale Siège Correspondance Communications Laan van Nieuw Oost Indië 133 Boîte Postale 93375 Téléphone : (31)70-349-6100 2593 BM La Haye 2509 AJ La Haye Télex : 33746 Câble : ISNAR Pays-Bas Pays-Bas Télécopie : (31)70-381-9677 CGNET : CGI 601