Semences et materiel de plantation en Afrique occidentale gEl) Billie/iII dll reseoll .IIII' les semelleel' ell A/i'iqlle occidell/o/e ~ (I I "-'!S:VET) ~ Secretarial ' PO Box 9698 . K.I A Accra . Ghana No. 9. juin 2002 Le prcscnr nlll11~rO consrituc Ie neuviemc dl! bulle-tin d ' inrOfmarion dl! Resea l! semcnc icr d'Afriquc de roues. (WASNET ). Ce resea u se pellche sur 1('5 bcsoins et Ics p reoccupations des pays ollcsr-arrica ins en matiere de scmcnccs 1.: [ de materiel de pbm:l.l io ll et rassemble en line Structure des aC[CLIfS privcs c[ publi cs d 'ArriqlH: de rOUeS!, dans Ie but de Ics Cn COllf:l.gse r 3 OCUVTcr ensemble ;1lI rcnforcclllcnr ell! dcvciopPCIllCllt national c( regional de I'industrie sC lllcncierc. Le bulletin Il'eSt pas scuicl1l cnr lin Dutil potlr cOlllllluni- qllcr Ics dcrniercs nOll VC:lllrcs de WASNET au pt: rson- nd charge des sC l1lcn ccs cr dl! materiel de pbnl :nioll cn Afriq ul: d l: l'O ucsl c r au-dela. Le bull erin :\ ega lemelH pour bur d ' infofmcr k s lecleufs d e cc qui se passe clans Ie SCClCUf sem enc ie f cr dans d 'a urres r{:SL'aux O ll assoc ia· tions conncxes dans Ie mOlldc. Miellx e nco re, Ie hulletin peur elrc co nsid cre commc un forum d(' discuss ion qui penn er a llx lcClcu rs ct aux collaho ratclIrs de poser dcs qucsrions cr d 'y repo ndrc. Un ch.lngem Cnt importanr dans I'existe nce d e \y/ASN ET est Ie fait que Ie reseau soit ma inre nant mis e n a:lIvre Ct gc re par I'lnstilUt im crnatiol1al d 'agriculrllrc rropicalc (lila) sous I'cgide du Co nsei l de l'AFrique oecidel1! ale el cenrrale pour 1a Recherche cr Ie devcloppcmenr agricolcs (CO RAF/WECARD). Le min is lere allemand de la Cooperalion economiqlle et dt! devcloppcmcnr (BMZ) sOllrient finan cicremelll Ie resea l! jusqu'en scprcmbre 2006. Lc secretariat elu reseau. inslallc it Accra, fo nclio llllC avec I':tide dc I'lit:l cr Ie Coordinalclir de WASNET eS! un mcmbre du personll el de l'Iila. ISSN 1595-2312 II csr ega lc m c nr rres e n co llrageanr d e vo ir qu e Ie no mbre des pays mcmbres ell! resca ll s'cs r accru c n passanr d e neuf a d o uze. Au co urs de b premihe Asse mblee Generale de WASNET. rcn ue du 22 au 24 ja nvier a 13;tn jul (G;t mbie), il CS t ;lpparu claircmcnt qu e \y/AS ET CSt un outil regio nal pou r rcnfo rccr b coopL:ratiol1 entre k s pays dans k sectclIr sem e n c ie r. Lc co mp te rcndl! de (CUC prcmiere Asscmblee Gene· rale cst prese nt e d :U1S cc num (:ro. d e m cme quc les rc:com ll1a nd:Hion s des reprcsental1l s des pays e t d es pa rti c ipallls du secteur prive. Le dern ier IlUIllCro du bulletin porr:lit esscllticllem clH sur la sil'll ;lIion d es pbnrcs j r:t(ines el rubnculcs (manioc et ignamc) dans les dirfercn ts pays de la region. Ll: prc':SCIlt nllm~ ro m el pI m ot I'acce nt sur Ie sectClIr SL' l11 e nc ier priv~. Dans cerr e logiq llc, Ie J'esum e.: d 'un rappo rt d l: co nsuitalion intirule.: "Ve r~ une pri v~1ti sa lion cit: b product ion et d e la co mme rc ialisation clu materiel cit: pbnt:1tion des plames j rac ines et rubl: rcu lcs t:n Afri · que d e I'O uCS[" CSt presenrc d ans ce nllllle ro. D 'a urres cO lllribu tio ns rebrivcs a ll secrcu r d es sem cnces ct du materi el de planr:aion e n Afriquc d e r OUCSl e t d ans Ie Illo nde som egale lllcnr presentees. Dr A.J.G. va n C asrd a re rmine son mandar en quai ire de C hef eI 'Equipc du proje r sem cn c ier er rc~pol1 sable du sec reta riat de \y/ASNET au cO llrs des dClIx phases du projer (dll I'" mai 1996 all 30 sq)(cmbre 1998 CI dll I'" oelObre 1998 au 30 sep.embre 2001 ). M. WolFgang Berrenbreirer a pri s ronclion Ie 10< novcmbre 200 I en qllalirc de C heF d'Eqllipe pOllr Ia Sommaire Premierc assemblee general de WASN ET ....... .. ................ .... ..... .. ........ .................... " .......................... 2 Lc SCCIClIJ' se l11 cI1 cie r prive ............................... ......... ......... ......... .......... .... ...... .......... ............ ... ... ..... ..... 4 AlItrcs cont riblll io ns .............................. ...................... ..... .......... .. ..................................... ................. 10 Stages, ollvrages, publical ions ..... ............................. ......... ....................................... ... .... ..... ..... ...... .... 19 WASNET News 9 troisieme phase (du I" octobre 200 I au 30 septem- bre 2004) intitulee "Promotion de la production et de la commercialisation de semences en Afrique de I'Ouest". Dr van Castel a pris la direction du Service Semencier du Cen crc inTernational de recherche agricole en zone seche (ICARDA) :. partir de mars 2002. Lon peut Ie joindre a l'adresse suivante : Or AJ-G. '":tn G nslcI. Hc"d o f Seed Unit, b,irmf/lioI101/ e n/I fF Jur A.t',rirlllllfftlJ RtHalrh in t f.Je Dry ArrtlJ (IUJI{I1-f), PO na;..: 5466, A itj"f'o, .'I),nr T':l: (+96J-21) 22' 3477, 22 1074 1; I~.Y : (+963·11) 22251 05, 22' }490 F.-IImi ! qJicirl : rI. lm~':[If:rlrjj;(giil",cl-g 1:.'1//(111 pn"l'i ; .'!i.(rnl~:!."sle@lIhJ. l/tI Premiere assemblee generale de WASNET Compte rendu Baniul, Gambie, 22-24 ianvier 2002 Introduction Le projet semencier de "Promotion de la produclion et de la co mmerci :l li sation des sem ences en Afrique de r Ouest" a ele lance en 1996. Cest une initialive de colla- boralion financee par Ie gouvernement federal allemand, mise en ceuvre par I' In sti tur international d'agriculcure tropicale (lita) et la Cooperation technique allemande (GTZ) el abrilee par Ie Conseil de la recherche sciemifi- que et industrielle (CS IR), Parmi les cinq tesultars iden- tifies pour Ie projct fi guraient l'initiation ella promotion du Reseau des semences et du materiel de planta tion d'Afrique de l'OueS[ (WASNET). WAS:-.J ET a ete mis en place lars d 'une reunion qui sest len ue du 18 au 21 oewbre 1999 a Gomoah Feleh, au Ghana. D es delegues de neu f pays d'Afrique de l'Ouesr (Benin, Burkina Faso, Gambie, Ghana, Cote d '[voire, Niger, Nigeria, Mali et Togo) ont pris part a cette reunion. D es representants d'entrep rises semencieres privees, de l'lita et du WASDU om 's perrinents peut avoir un impact important. Cept·ndant, l'acharnemenr a creer des marches regionaux rdari vement petits ri sque de ne pas produire de resuitars significarifs .. En somme. les gouvernemencs africai os devraient envi- sager des poli tiques d'ouverrure aux nouvelles varicres en elim inant au. tout au moins, en abaissam la barriere de I'homologat ion qui decourage acruellcment leur emree. Les producteurs africa ins devraiem jo uir du meme acd~s aux nouvelles varietes que les producteurs des pays deve- loppes. lis devraicnt avoir la memc opportunire d'uliliser les nouvelles varleles pour accroitre leur production er leurs revenus. Vers une privatisation du secteur du materiel de plantation des plantes a racines et tubercules en Afrique de l'Ouest K. Tetev; Dans les cinq pays de ['Afrique de [,OueS! que so m Ie Benin , la COte d' h 'oire, Ie Ghana, Ie Nigeria el Ie Togo, les plantes a racines el tubercules (manioc, igname, palale douce el laro) occupent une place pri- mordiale dans I'alimenralion de la population et, de ce fait, jouent un role importan t dans la resolution du probleme de l'insecurile alimentaire el de la lutte contre la pauvrete en milieu rural. Cependant, les plames a racines el tubercules presen- teot des parricularites qu i font qu'elles ne trouvenr pas la me me place que les cereales, par exemple , dans Ie circuit de vulgarisation agricole ou de transfen de tech- nologie, dans la plupart des pays preciles. Lune des causes de certe situation est que Ie materiel de plantation des plames a racines et ruberculcs est loued et encombran!. A litre d'exemple, pour semer un hectare de mais, l'agticulteur peut meure sur son velo 2(}-25 kg de semc nees alors que POUt planter la meme superficie, il aurail besoin d'un vehicule pick-up pour lransponer 8000-10000 boulur05 (2000 tiges) de manioc ou 2000 kg de semcnceaux d'igname. Pour ces raisons, les efforts consenlis dans les annees 1980 pour rdancer la production des plantes a racines er a tubercules onl donne des reSUllalS qui ne sont pas a la hauteur des moycns mis en reuvre .. Les efforts enrrepris en particulier par [,Institut intcrnationaJ d'agriculture tropicale (Iita) avec les programmes natio- naUK de recherche el de Iransfet! de lechnologies dans la 7 WASNET News 9 sous-regio n o nt donne des resultJ rs q uelque peu m idges. Lcs prod llc tio ns n'om pas considerablement augmentc dans la pluparr de ces pays ot beaucoup de technologies deveioppccs n'ont pas anein t Ie champ d u paysan. Peur-on dans une (el ic siruario n mettre ..:n place un 5)'5- feme effi cace de market ing du materiel de p lanurio n des planres a racines c[ tubcrcules? C'cst a (CH e q ucslion q ue (emc: de rcpondre ccue etude reali see a la demande du WASDU (W est Afr ica Seed D evelopment Un id . L:etude es[ cemree sur les pri ncipales plames a racincs c[ tubercu- les de la so us region qui sont Ie mani oc cr: I'igname. U ne vis ite dans tro is pays (Ben in , Ghana et Togo) a perm is de se renore co mpte des ac tions en cours au sein d es institut ions de recherche et de deveioppemem pou r la p romot io n de la produ ctio n du manioc c{ de J'igname. [ erude de cas au Togo comprenan t une enque tc rfd lisee :..lu pres de ~o paysJ.ns p roducteurs d ' igname et de manioc a permis de con llJ.lrre leur posirion vis· a-vis d 'u n systeme de production, disrribution er commerciali sa tion du m;u erid de pian[:uion , posi rion partagee par certa ins paysans ren- cant res au G hana et au Benin. En effer, on [rouve chez chaque producreur de manioc en moyenn t: rrois vl rictcs qu' il cultive et 60 qi> d 'emrc eux som satisfaits de leu rs varic[cs Ct sculement 5 % n'en som pas sa[isfai[s. Dans Ia si tuario n acruellc, 70 Ok des producreurs de manioc inrerroges s'approvisio nnenr en mate riel de pb ntarion a partir de leur prop re cham p, 20 % Ie p renncl1[ chez Ie voisin et seulement 10% vom chercher ailleurs o u I'achetent. 95 % des producteurs de manioc n'ep rouvent auculle difficulre a s'appro visionner en riges de manioc cr seulement 5 % ont du mal a en avo ir en p~riode de plantat io n . A la q uestion de savoir s'ils sonr prers a acherer les riges de Y;Hieres performanrcs, 50 % des plysans inrerroges sonr dis- poses J Ie f.1i re. D 'apres eux, une bonne va riere de manioc cst celie q ui est apre pour Ie fol~(oU (racincs de manioc bouillics cr pi lces au mortier) er dont Ie cycle est inferieur ou egal a 12 mois. 20 % des producteurs de man ioc interroges ne SOil( pas p rets a acherer des tiges parce qu'its csrimem disposer dejil des mei lleures varie res er 5 % declarent que les riges de manioc ne s'acherem pas. A h question de savoir s' ils som pre[s a devenir mulcipl icatcurs de tiges de manioc, 80 % disent o ui mais parmi eux, 55 % sollicitent un sau- ricn fin ancier pour assurer Ie rranspon jusqu'aux paims d e vente, land is q ue 5 % des valo ntai rcs yculent avair d'abord Ia garanrie d 'un marche pour Ia venre des tigcs. Quant aux prociuc(curs d'ignamc, ils eulrivenr chacun en moyenne quatre va rietcs et 73 % d'el1tre eux n o uvem leurs ren demenrs bans, 20 % les nouvem moyens e l 8 seulemen r 7 % Ics trouvcnt mauvais. 70 ~i> des p roduc- [curs d ' ignam e s'approvisionnen( en materiel de plan- ration a part ir de leur propre rceoile, 15 % l'achercnt chez. Ie voisin et 10 % s'en p rocurent au m arche. 75 % des paysans trouvent que les semcnceaux d'ig name sont mujo urs disponibles, 10 % pensent Ie cOlltra ire. 50 % des producteurs d ' igna me inte rroges sont p rets a acheter des semenceaux de bonnes varieres, tandis que 25 % ne Ie peuvent faute de moyens fin ancie rs. Ala ques[io n de savo ir s' lis som prets a devell ir prod uc- teu rs de semenceaux d ' ignamc, 80 % sont pre rs a r en e mai...o;; pa rmi eux, 45 % sollic i[ent un appui financie r pour Ie fai re tand is q ue 2; % soliici tent un appu i tech nique et l ook souhaireraicnt avoir des variecCs plus perfo rmantes q ue les leu rs pour Ie faire. Les rcsulrat'i d e cette enquete trad u isenr bien la simarion su r Ie re rra in et som a prendre en cons ideratio n d ans la mise en p lace d ' un sysreme de marketing du m ateriel de p lantat ion du manioc er de I'igname. Un rei sysccme ne peut "rre mis en place que graduellemcnt. II est p ropose a cet effet un plan d 'action de t ro is a ils comporrall t, CI1 rre aunes, les erapes suivantes : • La sensib ilis:uion des differenrs acteu rs e t , en parric ulic r, d es d ccideurs sur I'im ponancc des plames ~I raeines er ruberculcs d ans Ia lutre conne I' insecurirc alimcnraire er fa pauvrcrc. La fo rmat ion des agents de vulga risarion e[ des agricul tcurs sur le:s technologies dcyd o ppees sur l' ignam e ct Ie manioc. L'organisarion en associat io n des p roducrcurs de marerid de plan tation de I' igname et d u manioc. • L'o rgan isario n de marches locaux dc ve nle de mareriel de plantat ion et d 'un sys[cmc d ' info rma- tio n sur les marches (51,\1). • La m ise en place d 'un sysreme de certificatio n du materiel de planrar io n du manioc er de I'igname. • La promotio n des nouveaux produits de transfo r- mar ion po ur accroiue leu r utilisa rio n . • L o rganisatio n des c ircuirs de commercia li sat ion des produirs de rccolre er de t ransformat ion. • L1 redynam isarion d u reseau o uesr cr cenere africain de recherche su r les plantes II racincs er rubercules. La mise en ccuvre d' un tei plan es t possible" [ravers Ie dis- posir if du WAS D U dans les pays co nce rnes, en s'appuyanr sur Ies s