Rapport annuel 1991 T h è m e : P l a n i f i c a t i o n s t r a t é g i q u e isnar Le Service International pour la Recherche Agricole Nationale (ISNAR) a pour mandat d'assister les pays en développement soucieux d'améliorer de manière durable les performances de leur système national de recherche agricole et des organisations qui en font partie. L'ISNAR accom­ plit cette tâche par le biais de la promotion de politiques de recherche agricole pertinentes et d'institutions de recherche durables ; il encourage également l'amélioration des pratiques de gestion de la recherche. Le but final des services que l'ISNAR rend à la recherche nationale est le bien-être des producteurs et consommateurs des pays en développement, ainsi que la conserva­ tion de l'environnement naturel pour les générations à venir. L'ISNAR offre aux pays en développement trois types de service, dont chacun est soutenu par des activités de formation et de recherche : • Pour un nombre restreint de pays, l'ISNAR établit des partenariats à longue échéance, englo­ bant l'ensemble du domaine de la recherche agricole, en vue de soutenir le développement de systèmes nationaux et d'institutions de recherche agricole durables. • Pour un éventail plus large de pays, l'ISNAR cherche à soutenir et à renforcer certaines com­ posantes de la politique ou de la gestion au sein du système de la recherche ou des entités qui le constituent. • Pour tous les pays en développement, ainsi que pour l'ensemble de la communauté active dans le domaine du développement international et pour les autres parties intéressées, l'ISNAR assure la diffusion de connaissances et d'information en matière de recherche agri­ cole. L'ISNAR a été fondé en 1979 par le Groupe Consultatif pour la Recherche Agricole Internatio­ nale (GCRAI) sur la base de recommandations émises par une équipe d'experts internationaux. Le Service a commencé à déployer ses activités le 1er septembre 1980, à La Haye, aux Pays-Bas, lieu de son siège. L'ISNAR est un institut autonome à but non lucratif, international de caractère et apolitique quant à sa gestion, son personnel et son mode de fonctionnement. Le financement de ses activi­ tés est assuré par plusieurs des membres du GCRAI, groupe informel de bailleurs de fonds qui comprend des pays, des banques de développement, des organisations internationales et des fondations. Des 16 centres internationaux du système du GCRAI, l'ISNAR est le seul à se concentrer spécifiquement sur le développement institutionnel au sein des systèmes nationaux de recherche agricole. EN COUVERTURE. Une mosaïque de champs à culture intensive recouvre une région vallonnée du sud-ouest de l'Ouganda. Les petits paysans ougandais ne possèdent qu'un à trois hectares, en moyenne, pour la plupart affectés à la culture mixte. Le nouveau plan national a pour objectif la réhabilitation de la recherche agricole (cf. p. 16) et se concentre avant tout sur les besoins des petits agriculteurs. Rapport annuel 1991 Décembre 1992 Service International pour la Recherche Agricole Nationale Rapport annuel 1991 Citation ISNAR. Décembre 1992. Rapport annuel 1991. La Haye : Service international pour la recherche agricole nationale. Traduction de l'anglais : 1991 Annual Report. Descripteurs AG RO VO C gestion ; institutions de recherche ; recherche ; agriculture. Descripteurs CABI_____________ agricultural research; management; research institutions. ISSN : 1019-5211 2 Rapport annuel 1991 TABLE DES MATIERES Avant propos 5 Conseil d'administration de l'ISNAR -1991 7 Sigles, acronymes et abbreviations 8 I. Service conseil 10 Mali 12 Ouganda 16 Bhoutan 19 INFORM : un instrument de travail pour les responsables de la recherche 24 Le service conseil dans le m onde 26 II. Recherche 30 Suivi et évaluation de la recherche agricole 31 Questions relatives à la biotechnologie 34 Chine : étude du plus grand SNRA au m onde 35 Autres recherches : 36 • Etude des « petits pays » : la dernière ligne droite 36 • Liaisons entre la recherche et le transfert des technologies 37 • Conception et am énagem ent des bâtiments destinés à la recherche 37 • Les fem m es et la recherche agricole 40 • Le rôle des secteurs public et privé dans la recherche 40 • Définition des priorités pour la recherche 41 • L'exemple de l'Espagne 42 III. Formation et conférences 44 Afrique australe : poursuite de la coopération avec la SADCC 45 Kenya : six formations en collaboration avec le KARI 46 Nigeria : favoriser l'unification du systèm e national 47 Objectif 2010 : anticiper l'avenir 48 Consultation à Bangkok : les défis quotidiens de la recherche en Asie 49 Deux réunions sur les politiques relatives à la biotechnologie 50 Activités de formation et conférences par région 52 IV. Inform ation et adm inistration 55 Bibliothèque et centre de docum entation 55 Service des publications 55 Service informatique 55 Services administratifs 56 3 Rapport annuel 1991 V. A nalyse interne et Evaluation externe 57 La collaboration avec les SNRA : réalisations et conclusions 57 L'ISNAR, un service axé sur la recherche : enseignem ents pour l'avenir 59 Le vote de confiance en l'ISNAR 60 Les publications de l'ISNAR en 1991 63 Autres publications -1991 64 Les consultants de l'ISNAR -1991 66 Le personnel de l'ISNAR en 1991 73 Les bailleurs de fonds de l'ISNAR en 1991 75 Situation financière de l'ISNAR 76 Les centres du GCRAI 7 8 4 Rapport annuel 1991 Avant-propos Le personnel et la direction de l'ISNAR ont tatif. Leur version préliminaire reposait sur de mis l'année 1991 à profit pour procéder à nombreuses sources d'information et de une évaluation minutieuse du travail ac­ conseil : une conférence avec un groupe inter­ compli au cours des cinq dernières années. national d'experts agronomiques de haut ni­ Nous avons également commencé à définir veau, des enquêtes auprès des responsables une nouvelle ligne de conduite qui orientera de SNRA, les recommandations de l'Evalua­ notre travail pour le reste de la décennie. tion externe et une consultation intensive du Réflexion, planification et transition carac­ personnel de l'ISNAR. Il convient de noter térisent donc l'année écoulée, sans avoir pour que le comité chargé de l'Evaluation externe a autant diminué nos activités traditionnelles de fourni des commentaires de grande valeur sur conseil et de soutien aux systèmes nationaux la nouvelle stratégie et que ses idées ont été de recherche agricole — les SNRA — en ma­ intégrées dans le document final. tière de politiques de recherche, d'organisa­ La délibération qui s'est tenue durant trois tion et de gestion. Par ce qu'on pourrait jours au mois de mai avec un groupe interna­ appeler un renversement des rôles, l'ISNAR a tional d'experts a été plutôt un exercice de recherché et écouté avec attention les avis de prospective. L'objectif était de sonder les 20 nombreux partenaires et collègues sur la pla­ prochaines années en tentant de discerner les nification, l'organisation et la réalisation problèmes et les défis auxquels seraient concrète de notre service. confrontés l'agriculture et la recherche agri­ En premier lieu, un comité international cole — et, par extension, le service de d'experts désignés par le Comité consultatif l'ISNAR. Cette projection a guidé l'ISNAR technique (CCT) du GCRAI a effectué une é- dans la révision de sa stratégie. Un bref valuation externe majeure du programme et compte rendu de cette délibération d'experts de la gestion de l'ISNAR, aux mois de juin et figure en page 48. de juillet. Il s'agit là d 'un bilan critique impor­ Au mois de septembre, le conseil a procé­ tant — une sorte de rite de passage institu­ dé à une première évaluation du projet de tionnel, auquel doivent se soumettre, une fois stratégie de l'ISNAR. Les commentaires des tous les cinq ans environ, tous les centres in­ administrateurs, du personnel et des respon­ ternationaux, membres de la famille du sables des SNRA ont suscité une nouvelle sé­ Groupe consultatif. rie d'adaptations vers la fin de l'année. A cet Les résultats furent sans équivoques. Dans égard, une contribution importante nous est ses commentaires au rapport, le CCT a remar­ parvenue de la consultation, tenue à Bangkok qué que « le groupe d'experts a décrit l'ISNAR au mois d'octobre, à laquelle ont participé des comme étant une organisation solide et crédi­ responsables des SNRA de neuf pays asiati­ ble, investie d 'une mission importante ». Les ques, des agents de l'ISNAR et des représen­ principales recommandations émises par le tants de bailleurs de fonds (cf. page 49). comité d'évaluation sont reprises à partir de la Le Conseil d'adm inistration a revu et ap­ page 60 du présent rapport, accompagnées prouvé le texte final de la stratégie de l'ISNAR d 'un bref commentaire sur l'évaluation que en avril 1992 ; au mois de mai, cette version l'ISNAR a menée de ses propres réalisations définitive du document a été distribuée aux des cinq dernières années. bailleurs de fonds et aux centres du GCRAI. Parallèlement aux préparatifs de l'Evalua­ Le prochain rapport annuel en reprendra les tion externe, le conseil de l'ISNAR a décidé, en points essentiels et décrira les plans pour sa mars 1991, d'actualiser sa stratégie institution­ réalisation. nelle pour mieux faire face à la prochaine dé­ Au niveau du programme, l'ISNAR a été cennie. Cette tâche a été confiée à un groupe étroitement impliqué dans les démarches de de travail interne, composé de neuf membres planification stratégique de la recherche, en­ du personnel et assisté d 'un comité consul­ treprises en Ouganda et au Mali, de même 5 Rapport annuel 1991 qu'au Bhoutan où elles suivaient de près une utilité auprès des décideurs et des analystes évaluation critique réalisée au début de l'an­ impliqués dans la planification et le conseil née. Le chapitre consacré au service conseil pour les questions de recherche agricole. Le fournit le détail de nos activités dans ces trois texte ombré à la page 42 souligne quelques- pays. Il décrit également nos efforts en vue uns des principaux sujets traités dans cet im­ d'introduire, auprès de plusieurs systèmes na­ portant ouvrage de référence. tionaux de recherche, un système intégré de A l'instar du programme de recherche, le gestion (SIG) mis au point par l'ISNAR, appe­ programme de formation à la gestion de lé INFORM. La fin de ce chapitre donne un l'ISNAR fait partie intégrante de l'appui ac­ aperçu des activités de service conseil réali­ cordé aux systèmes nationaux. Le programme sées dans d'autres pays. actuel comporte deux activités majeures : un Les SNRA expriment un besoin inassou- projet commun à l'ISNAR et à l'Institut de re­ vissable de méthodes de gestion améliorées et cherche agricole du Kenya et un projet régio­ d'outils pratiques perfectionnés pour les ap­ nal pour les pays de l'Afrique australe, géré en pliquer à la recherche agricole. En même commun avec la SADCC (conférence pour la temps, un public plus large se fait jour — coordination du développement de l'Afrique composé entre autres de chercheurs d 'univer­ australe). Un aperçu des activités liées à ces sité et d'agences de développement — qui re­ deux projets au cours de 1991 commence à la quiert des informations actualisées sur l'état page 46 ; la description d'autres activités vient de la recherche agricole nationale dans le à la suite. monde. A partir de la page 31, nous illustrons L'ISNAR a donc connu une année de tra­ l'avancement des recherches menées par vail fructueuse. De nouveaux défis s'annon­ l'ISNAR dans trois domaines différents : le cent pour le restant de cette décennie. La suivi et l'évaluation de la recherche, des ques­ pression fiscale et la demande croissante de tions de biotechnologie, le système national de technologies vont obliger les systèmes natio­ recherche chinois. naux de recherche à développer leur efficacité Il convient également de noter la parution et leur efficience. Maintenant que l'Evaluation d 'un ouvrage majeur de recherche et d 'ana­ externe est achevée et que la stratégie révisée lyse intitulé Agricultural Research Policy : Inter­ est prête à être appliquée, l'ISNAR se trouve national Quantitative Perspectives, publié chez dans une bonne position pour répondre à Cambridge University Press pour le compte l'évolution des besoins des systèmes natio­ de l'ISNAR. Entre autres aspects, ce livre ana­ naux de recherche agricole dans les pays en lyse des données relatives aux ressources fi­ développement. nancières et humaines rassemblées pour plus Au nom du personnel et du Conseil d 'ad ­ de 150 SNRA et se rapportant à une période ministration de l'ISNAR, nous avons le plaisir de 25 ans à partir des années 60. L'ISNAR a de vous présenter le rapport annuel de l'Insti­ consacré six ans à la collecte et à l'analyse de tut pour l'année 1991. ces informations. Le travail a déjà prouvé son Christian Bonte-Friedheim Directeur général 6 Rapport annuel 1991 Conseil d'administration de l'ISNAR - 1991 John L. Dillon Roberto Junguito Nicole Senécal ** Président, Banco de la Naciôn, Agence canadienne de University of New Colombie développement England, Australie Lydia Makhubu ** international, Canada Naima Al-Shayji University of Swaziland, Joab L. Thomas * Kuwait Institute for Swaziland Pennsylvania State Scientific Research, Henry K. Mwandemere * University, Etats-Unis Koweit North Carolina State Th. J. Wessels Christian Bonte-Friedheim University, Etats-Unis Ministère des Affaires Directeur général Kurt Peters étrangères, Pays-Bas Guy Camus Technische Universität, France Berlin, Allemagne Dato' Mohammed Yusof bin Enrico Porceddu * Hashim ** Università Degli Studi Malaysian Agricultural Della Tuscia, Italie Research and Henriette Lala Rakotovao Development Institute, Centre national de Malaisie recherches sur ** M em bre du Conseil depuis Kenzo Hemmi l'environnement, 1991 Asia University, Japon Madagascar * D épart en 1991 De gauche à droite, assis : M . Camus ; M e Rakotovao ; M. D illon ; M e Merrill-Sands (secrétaire) ; M. Hemmi. Debout : M M . bin Hashim, Junguito, Wessels ; M e A l-Shayji ; M. Bonte-Friedheim ; M e Senécal ; M M . Porceddu, Peters et Bernât M ü lle r-H aye (observateur de la FAO ). 7 Rapport annuel 1991 Principaux sigles, acronymes et abbreviations AARD Agency for Agricultural Research and Development - Indonésie ACIAR Australian Centre for International Agriculture AGCD Administration générale de la coopération au développement - Belgique ATMS Agricultural Technology Management System BID Banque interaméricaine de développement BIOTASK Groupe d'experts du GCRAI travaillant sur la biotechnologie BMZ Bundesministerium für Wirtschaftliche Zusammenarbeit - Allemagne CAAS Chinese Academy of Agricultural Sciences CABI Commonwealth Agricultural Bureau International (Bureaux agricoles du Commonwealth) - Royaume-Uni CARP Center for Agricultural Research Planning - Indonésie CARP Council for Agricultural Research Policy - Sri Lanka CASER Center for Agro-Socioeconomic Research - Indonésie CCT (TAC) Comité consultatif technique du GCRAI (Technical Advisory Committee) CEMARP Canada-Egypt-McGill University Agricultural Response Program CIFAP Center for International Food and Agricultural Policy, University of Minnesota, Etats-Unis CIRA Centre international de recherche agricole CRDI Centre de recherches pour le développement international - Canada CTA Centre technique de coopération agricole et rurale - Communauté européenne et pays de la Convention de Lomé - Pays-Bas DANIDA Danish International Developement Agency - Danemark FAO Food and Agriculture Organization of the United Nations - Italie FUNDAGRO Fundación para el Desarollo Agropecuaria - Equateur GCRAI Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale IBTA Instituto Boliviano de Tecnología Agropecuaria - Bolivie ICAR Indian Council of Agricultural Research - Inde IER Institut d'économie rurale - Mali IICA Instituto Interamericano de Cooperación para la Agricultura - Costa Rica INFORM Information for Agricultural Research Managers INIA Instituto Nacional de Investigación y Tecnología Agraria y Alimentaria - Espagne INIAP Instituto Nacional de Investigación Agropecuaria - Equateur INRAN Institut national de recherches agronomiques du Niger INSAH Institut du Sahel ISRA Institut sénégalais de recherches agricoles NARCC National Agricultural Research Coordinating Council - Sierra Leone NAARM National Academy of Agricultural Research Management - Inde NARO National Agricultural Research Organization - Ouganda Rapport annuel 1991 PCARRD Philippine Council for Agriculture, Forestry and Natural Resources Research and Development PNBA Produit national brut agricole RNR Ressources naturelles renouvelables SADCC Southern African Development Coordination Conference SEARCA Southeast Asian Regional Center for Graduate Study and Research in Agriculture SIG Système intégré de gestion SNRA Système national de recherche agricole SPAAR Special Program for African Agricultural Research USAID United States Agency for International Development Facteurs critiques pour le renforcement des SNRA ■ Le contexte politique de la recherche agricole • Interactions entre la politique nationale de développem ent et la recherche agricole • Formulation des politiques de recherche agricole : définition des priorités, répartition des ressources et planification à long terme H Organisation et structure de la recherche • Organisation et structure des systèmes de recherche nationale • Liaisons entre SNRA et décideurs politiques • Liaisons entre SNRA, systèmes de transfert de technologies et utilisateurs • Liaisons entre SNRA et sources extérieures de connaissance ■ Gestion de la recherche agricole • Formulation et budgétisation des programmes • Suivi et évaluation des programmes de recherche • Gestion de l'inform ation • Développement et gestion des ressources hum aines • Développement et exploitation des ressources physiques • Acquisition et gestion des ressources financières 9 Rapport Annuel 1991 I. Service conseil L'essence du service de l'ISN A R aux pays en développement réside dans le conseil et l'appui apportés aux SN R A (systèmes nationaux de recherche agricole) en matière de politique de recherche, d'organisation et de gestion. En 1991, le programme de service conseil de l'institu t a représenté 33 % des dépenses du budget central. La démarche Imbituelle du service conseil consiste, dans la plupart des cas, en une suite d'étapes. La première étape consiste à diagnostiquer les contraintes subies par le sys­ tème de recherche agricole du pays bénéficiaire, à en identifier les points forts et à pronostiquer les perspectives d'avenir. Cett évaluation critique s'accomplit lors d ’une mission sur le terrain, qui dure habituellement deux à trois semaines. Travaillant de concert avec un groupe d'experts natio­ naux, l'équipe d'évaluateurs de l'ISN A R se familiarise avec le secteur agri­ cole du pays, les objectifs nationaux de développement, la politique de recherche agricole, le SN R A , ses responsables et ses programmes de re­ cherche. Cela aboutit à un rapport détaillé, assorti de recommandations qui est soumis à l'attention du gouvernement. Il arrive souvent que le rapport propose plusieurs options de développement qui correspondent aux diffé­ rents niveaux de moyens que le gouvernement peut et souhaite engager, ainsi qu'à la rapidité avec laquelle il pourra réagir. En 1991, l'ISN A R a évalué les SN R A de deux pays, le Bhoutan et la Hongrie. Cette évaluation critique prépare le terrain pour la phase suivante, celle de la planification stratégique. Le personnel de l'ISN A R , les consultants et les groupes de travail nationaux définissent ensemble les mesures à prendre aux différents niveaux du système national de recherche. Ces mesures vont du changement structurel au niveau du système même, tel que la mise en place d 'un organisme national de coordination, au changement d'orienta­ tion et de contenu des programmes et des projets concrets de recherche. Le travail de l'ISN A R au M ali en est un excellent exemple. La troisième phase consiste à aider le SN R A à effectuer les changements planifiés. Cette assistance peut s'offrir sous forme de consultations avec des membres de l’ISN A R , ou bien par le biais d ’ateliers permettant de familiari­ ser les principaux acteurs du système de la recherche avec les changements proposés et d'obtenir un consensus, ou encore, par la formation des gestion­ naires. Il arrive également que l'ISN A R détache un membre de son person­ nel en poste dans un pays client, comme c'est le cas de l’Ouganda décrit ci-dessous. 10 Service conseil En réponse à une demande croissante des dernières années, l'ISN A R a aug­ mente l'assistance qu’il accorde aux efforts de planification stratégique et à l’amélioration de certains « facteurs critiques », ou composantes, spécifi­ ques, relevant des domaines de la politique, de l’organisation et de la gestion de la recherche (cf. liste en page 9). A mesure que les SN R A évoluent, un nombre croissant d'entre eux ont à confronter des problèmes dits « de se­ conde génération », qui ont trait à ces composantes spécifiques. Parfois, une seconde évaluation critique s'avère nécessaire. L 'ISN A R a tiré un en­ seignement précieux de ce travail, à savoir qu'il lui faut stimuler le dévelop­ pement d ’un vaste réseau d'associés et de consultants permanents dont il peut solliciter les services pour appuyer certaines de ses activités de planifi­ cation majeures. A u vu de cette tendance, le rapport de cette année met en relief deux do­ maines où se sont déroulées nos activités de conseil : la planification à long terme et les systèmes intégrés de gestion. Trois brèves études analysent d'abord le processus de planification stratégi­ que au Mali, en Ouganda et au Bhoutan. Une quatrième décrit un volet de notre travail qui a consisté à aider huit pays à organiser leurs systèmes de gestion en se servant d 'un outil de travail que l'ISN A R a développé à cet ef­ fet : l'INFORM . Les dernières pages de ce chapitre résument brièvement d'une part, nos ac­ tivités de conseil dans d'autres pays et d'autre part, les activités menées en collaboration avec d'autres organisations. Par ailleurs, pendant l'année écoulée, le personnel de l'ISN A R a consacré de grands efforts à l'analyse des collaborations individuelles des cinq der­ nières années, avec divers pays. Cette série d ’autoévaluations faisait partie des préparatifs de l'Evaluation externe de ju in et de juillet. De surcroît, et chose plus importante peut-être, l’ISN A R a ainsi pu affronter le problème de l'évaluation de l'impact d 'une organisation de service consacrée au déve­ loppement institutionnel. Comment mesurer les résultats de notre travail ? Et comment faire la distinction entre les résultats des contributions de l'ISN A R et les effets résultant de l'influence exercée par tant d'autres fac­ teurs sur le fonctionnement d 'un système national de recherche dynami­ que ? Evaluer l'impact des activités d 'un institu t tel que l'ISN A R n ’est certes pas une sinécure. Nous sommes partis du principe que notre produit consiste en une série d’outils institutionnels et de techniques de gestion perfectionnés et que le critère d’évaluation de notre travail est le degré d'amélioration perceptible sur les plans de la gestion et des performances des SN R A qui s'en sont ser­ vis. Il serait en effet inexact de mesurer l'impact de l'ISN A R proportionnel­ lement à la croissance de la production agricole des pays en développement. Nos démarches d ’évaluation ont abouti à une liste d'indicateurs des amélio­ 11 Rapport Annuel 1991 rations de l'organisation et du fonctionnement des SN RA. Ces indicateurs ont servi de critères lors d'une enquête auprès des cadres supérieurs de l ’ISN A R qui furent invités à évaluer les systèmes nationaux avec lesquels ils avaient collaboré au fil des années. Un aperçu de leurs constatations les plus marquantes figure à la page 57. Mali Le Mali figure parmi les quelques pays 200 chercheurs, sans compter les techniciens et d'Afrique avec lesquels l'ISNAR a collabo­ le personnel d'encadrement. En conséquence, ré intensivement, ces dernières années, à les fonds publics prévus pour couvrir les frais une réorganisation complète de la recherche de fonctionnement d 'une recherche qui porte agricole selon un plan stratégique. sur quelque 35 produits agricoles, thèmes et En 1991, notre aide en matière de planifi­ systèmes de production, se sont faits rares. cation s'est concentrée sur la rédaction Cela a entraîné que dans de nombreux cas, la conjointe de quatre « scénarios » différents recherche n 'a pas abouti. pour orienter le développement du système de La dépendance à l'égard des bailleurs de recherche. La gamme d'options allait d 'un pe­ fonds pour qu'ils assument une partie des tit portefeuille de recherches hautement priori­ frais de fonctionnement indispensables n 'a fait taires — qui ne requerraient qu 'un qu'aggraver le problème. En effet, l'exécution engagement de ressources modeste — à un de projets financés de façon sporadique par grand nombre d'activités (classées par priori­ des bailleurs de fonds n'a pas débouché sur té : très importantes, importantes et secon­ un programme cohérent, répondant pleine­ daires) et exigeant un niveau de ressources ment aux besoins des agriculteurs et autres nettement plus élevé. Ces divers scénarios ont utilisateurs. été présentés pour étude aux décideurs politi­ Le partenariat entre l'ISNAR et le système ques et aux responsables de la recherche natio­ national de recherche malien a débuté en 1988 nale du Mali. par un bilan critique. Une évaluation des be­ En effet, depuis quelques années, ces cher­ soins de recherche a suivi en 1989. Enfin, au cheurs expérimentés et hauts responsables se début de l'année 1990, il a été conseillé de pro­ préoccupent de renforcer leur système de re­ céder à la fusion des deux principaux instituts cherche pour qu'il puisse mieux relever les de recherche agricole du pays en une seule or­ grands défis qui se posent à l'agriculture : la ganisation. En octobre de la même année, le désertification, la fragilité des sols et la pres­ gouvernement a adopté un arrêté créant l'In­ sion foncière sous l'effet de la croissance de la stitut d'économie rurale (1ER). Cette organisa­ population et des cheptels. Deux problèmes tion semi-autonome est responsable de la majeurs et interdépendants se distinguent : la recherche sur les cultures, l'élevage et la sylvi­ dépendance du système de recherche vis-à-vis culture. Elle constitue le noyau du SNRA. de l'aide extérieure et la dispersion des activi- j La grande étape suivante du processus de tés de recherche. L'intervention de l'ISNAR a développement institutionnel a été l'ébauche principalement porté sur le second problème. d 'un plan stratégique pour la recherche. Cette Par le passé, le soutien financier accordé à formulation d 'un plan de recherche pour une la recherche par le gouvernement a été en période de douze ans représentait un projet grande partie absorbé par les salaires d 'un d'envergure, réalisé, en 1990 et 1991, par plu­ personnel de recherche trop nombreux par sieurs groupes de travail maliens, assistés de rapport aux moyens disponibles, soit quelque quatre spécialistes de l'ISNAR. 12 Service conseil Le travail de planification peut être sous- Les options de recherche divisé en quatre activités essentielles : La première tâche consistait à se tourner vers • esquisser les diverses options de développe­ le passé et à examiner les besoins de la re­ ment agricole sur lesquels l'IER doit concen­ cherche agricole pour l'ensemble du pays. En trer ses efforts ; en d'autres termes, définir 1990, un atelier de travail a réuni à Bamako, l'ampleur du système national de recherche pendant trois jours, 44 chercheurs maliens et dans son ensemble ; des membres de l'ISNAR. Ils ont alors redéfini • élaborer un portefeuille de programmes de le m andat national de l'institut de coordina­ recherche, en identifiant les projets qui les tion en passe d'être créé à l'époque, à savoir composent et en fixant les échéances ; esti­ LIER, et défini neuf grands axes de recherche mer les ressources (humaines, financières et pour le développement agricole. Cette identi­ physiques) qui seront nécessaires à la fication des axes de recherche représentait en conduite des programmes, et comparer ces fait un premier triage et constituait la pre­ ressources requises aux moyens effective­ mière étape du processus complexe qui ment disponibles et enfin, établir des priori­ consistait à définir le portefeuille scientifique. tés entre les divers projets au sein de chaque programme ; Planification d u program m e • concevoir une structure organisationnelle et Neuf groupes de travail maliens, assistés par des mécanismes de gestion nécessaires à LIER un spécialiste en planification de l'ISNAR ont pour la réalisation des programmes de re­ mené à bien cette opération, en 1990 et au dé­ cherche ; but de 1991. Une partie du financement de ce travail de planification provient de l'USAID • formuler plusieurs scénarios différents pour (Agence des Etats-Unis pour le développe­ diriger le développement de LIER et évaluer ment international). les conséquences de chaque scénario au plan des moyens. • Le Mali est un pays du Sahel ouest-africain privé d’accès à la mer. Sa superficie totale est de 1 024 000 km2. Il a des frontières communes avec la Côte d’ ivoire et le Burkina Faso au sud; avec le Niger à l’est et avec le Sénégal et la Guinée à l’ouest. Il est bordé au nord par le désert algérien. • Population : 8,8 millions d’habitants en 1988 ; taux annuel de croissance (1980-1988) : 2,4 %. • Principales zones agroécologiques : le désert du nord, la zone sahélienne ou subdésertique, la zone centrale ou savane sèche, et la zone méridionale ou savane humide. • Part de l’agriculture dans l’économie : environ 49 % du produit national brut. • Cultures principales : mil, sorgho, coton, riz, arachide, maïs, mangue. • Principales ressources animales : bovins, ovins, caprins. • Recherche agricole : 203 chercheurs (1990), membres de l’ Insti­ tut d’économie rurale. 13 Rapport Annuel 1991 Sept produits de base ont fait l'objet d 'une extérieures. Si une technologie susceptible étude préliminaire. Par la suite, la création de de lever une contrainte existe déjà, certaines deux groupes de travail supplémentaires a recherches inscrites dans le plan du pro­ permis de planifier la recherche sur la gestion gramme ne sont peut-être plus nécessaires. des ressources naturelles et celle sur les sys­ Ou encore, il se peut que seules une re­ tèmes de production. Parmi les neuf options cherche adaptative, ou une série de tests, de recherche définies au départ, sept pro­ soient requises. grammes ont finalement été retenus : céréales et légumineuses alimentaires, cultures indus­ • Les groupes de travail ont pronostiqué des trielles, cultures horticoles et fruitières, pro­ perspectives de recherche et se sont fixé des ductions animales, productions forestières et objectifs de recherche précis, basés sur l'iden­ halieutiques, systèmes de production et éco­ tification antérieure de contraintes suscepti­ nomie rurale, et enfin, gestion des ressources bles d'être étudiées. naturelles. Ce choix résulte des efforts qui vi­ saient à organiser, d 'une manière aussi prati­ • Dans chaque cas, ils ont identifié la combi­ que que possible, les différentes activités de naison d'activités scientifiques requise pour recherche. Par exemple, les planificateurs sou­ réaliser l'objectif, c'est-à-dire éliminer la haitaient s'assurer que les études sur la contrainte. Réunis, ces groupes d'activités conservation du sol et de l'eau, qui chevau­ forment un projet de recherche, une intersec­ chaient plusieurs programmes, puissent être tion naturelle permettant la concertation de centralisées. scientifiques, généralement de disciplines Pour chacun des programmes, les groupes différentes, en fonction d 'un objectif com­ de travail ont adopté et suivi une démarche de mun. planification progressive et détaillée que le • Ils ont ensuite procédé à l'évaluation des personnel de l'ISNAR avait mise au point et ressources humaines et financières qui se­ perfectionnée en collaboration avec des res­ raient nécessaires à la réalisation de chaque ponsables de recherche de plusieurs pays. La projet. Il s'agissait principalement de calcu­ description ci-dessous n'est pas exhaustive. Il ler, pour toutes les activités d 'un projet, le est clair que ce processus nécessite des adapta­ temps nécessaire à chaque type de scientifi­ tions aux besoins spécifiques de chaque pays que pour mener à bien son travail. Ensuite, bénéficiaire. Son application au Mali n 'a pas des principes préétablis concernant les fait exception à la règle. coûts de fonctionnement et les salaires des • Les groupes de travail ont passé en revue personnels scientifiques et d'encadrement les objectifs nationaux de développement agri­ ont permis de calculer le financement an­ cole ; ils ont décrit les systèmes de produc­ nuel nécessaire. tion existants et analysé leur aptitude à atteindre ces objectifs. • L'étape suivante consistait à classer les pro­ jets de chaque programme selon un ordre • Après avoir analysé les contraintes qui pè­ de priorité de recherche. Parmi les critères sent sur la production et sur les autres ob­ adoptés pour déterminer le degré de priori­ jectifs en agriculture, ils ont déterminé té des projets figuraient la capacité d'accroî­ lesquelles pourraient être éliminées grâce à tre la productivité des intrants et la la recherche scientifique. Dans certains cas, production agricole ; le taux probable d 'a ­ les contraintes ne relèvent pas du domaine doption de la technologie par les agricul­ de la recherche, mais de celui de la politique teurs ; les chances de réussite de la ou d'autres mécanismes tels que la politique recherche ; les retombées sur l'environne­ des prix et les incitations à la production. ment de la technologie à mettre au point, ainsi que les coûts de la recherche exprimés • Les groupes de travail ont dressé un bilan en années-recherche et considérés comme des apports de recherches antérieures, y com­ indicatifs des coûts totaux. En résumé, la pris des résultats scientifiques et des tech­ définition des priorités a permis aux planifi­ nologies disponibles dans des sources I cateurs de déterminer, pour chaque pro­ 14 Service conseil gramme, un ensemble ordonné de projets venant tant des coffres de l'Etat que de l'aide de recherche réalisables et utiles. extérieure — qu'ils seraient prêts à engager. Le scénario A est, pour ainsi dire, le mo­ • L'étape finale est l'analyse des écarts, c'est- dèle de luxe. 11 renferme tous les projets for­ à-dire la comparaison entre les moyens dis­ mulés au cours de la démarche de ponibles, humains et autres, et les planification du programme, quel que soit le ressources requises pour exécuter les pro­ rang prioritaire qui leur avait été accordé. Tou­ grammes de recherche planifiés. Entre au­ tefois, les projets de faible priorité ne seraient tres, cette démarche indique aux exécutés qu 'au cours d 'une phase ultérieure planificateurs quel type de recrutement (na­ du plan de recherche (à partir de la septième tionaux ou expatriés) et quelles formations année). scientifiques sont à prévoir. Elle permet, en Le scénario B exclut du plan de recherche outre, de fixer le nombre de scientifiques à sur 12 ans, les projets figurant en dernier dans déplacer ou à assigner à d'autres postes. le classement par priorité. Les recherches né­ cessitant des compétences dont l'IER ne dis­ O rganisation et gestion pose pas actuellement seraient reportées à la Parallèlement à la planification des pro­ seconde phase du plan. grammes, l'équipe de l'IER-ISNAR a conçu Le scénario C est une version plus restric­ une structure organisationnelle pour l'IER qui tive du scénario B. Il ne retient que les projets est conforme au plan stratégique. Cette struc­ de rangs prioritaires élevé et moyen, ceux qui ture comprend des orientations pour la réali­ sont actuellement en cours ou ceux pour les­ sation des projets de recherche. quels l'IER s'est déjà engagé. Dans le fond, la proposition préconise que Le scénario D, celui que l'ISNAR a recom­ LIER soit constitué de six centres de recherche mandé, pourrait être qualifié de « minimum qui serviront de piliers au système national de vital ». Il ne reprend que les projets de re­ recherche. Chacun d 'eux se situera dans une cherche classés parmi les premiers dans l'or­ zone agroécologique différente et disposera de dre des priorités et déjà entamés. ses propres stations de recherche. Au niveau Chaque scénario était accompagné d 'une de la gestion, le plan stratégique confie la di­ estimation des ressources à mobiliser pour sa rection administrative de chacun des pro­ mise en oeuvre. Par exemple, les frais de fonc­ grammes à un centre de recherche précis. tionnement annuels (salaires non compris) du Dans la mesure du possible, il convient d 'attri­ scénario A s'élèveraient à 3,7 milliards de buer ce rôle de siège de programme à un cen­ francs CFA (environ 13,7 millions de dollars tre situé dans la zone agroécologique où les EU), alors que le scénario D coûterait 2,4 mil­ produits cibles ou les systèmes de production liards de francs CFA (environ 8,9 millions de du programme en question revêtent une im­ dollars EU). Le scénario A nécessiterait 196 portance économique. Alors que la direction chercheurs qualifiés, contre 125 pour le scéna­ d 'un programme se trouvera dans un centre rio D. donné, les projets de recherche proprement Au mois de septembre, la présentation des dits seront décentralisés en divers endroits du différents scénarios a fait l'objet d 'un sémi­ pays. naire auquel ont assisté plus de 50 responsa­ bles de la recherche agricole et décideurs politiques maliens, parmi lesquels des cadres Q uatre scénarios supérieurs de l'IER, des ministères de l'Agri­ Nous l'avons dit ci-dessus, le travail de plani­ culture, de la Planification et des Finances et fication de l'ISNAR au Mali en 1991 a porté d'organisations de développement, ainsi que principalement sur l'élaboration de quatre des représentants des bailleurs de fonds, des « scénarios » de recherche. Des membres de universitaires et des administrateurs. l'IER et de l'ISNAR ont collaboré à cette tâche. Les participants se sont prononcés en fa­ Leur but était de présenter des options aux dé­ veur du scénario B modifié de manière à pou­ cideurs politiques, que ceux-ci considéreraient voir maintenir toutes les activités en cours et à la lumière des ressources financières — pro­ tous les chercheurs employés actuellement par 15 Rapport Annuel 1991 TIER. Les modifications proposées visaient six premières années d'existence (phase 1) du l'intégration au programme de certains projets nouveau plan. de recherche de rang prioritaire peu élevé (re­ Grâce à cette démarche de planification, latifs à la région Gao du Mali). l'IER dispose aujourd'hui d 'un plan directeur Il a cependant fallu que l'équipe de planifi­ bien conçu et logique pour sa recherche au cation « optimalise » ce scénario pour pouvoir cours des 12 prochaines années. Il permettra intégrer ces modifications. Cette tâche fut ac­ au Mali de mieux coordonner le financement complie — durant un séjour de trois semaines et la réalisation de la recherche, tout en met­ au siège de l'ISNAR en novembre 1991 — par tant le gouvernement en position de force face un haut responsable de la recherche malien, aux bailleurs de fonds. En fait, le SPAAR (pro­ assisté des membres de l'ISNAR. L'équipe a gramme spécial pour la recherche agricole en effectué un second calcul des besoins en res­ Afrique) et l'Institut du Sahel (INSAH) ont sources et a adapté le scénario de manière à ce choisi le Mali pour tester le fonctionnement qu'il corresponde à la combinaison de finance­ d 'un « mécanisme financier consolidé » de co- ments susceptibles de provenir chaque année financement de la recherche agricole au Sahel. de l'Etat et des bailleurs de fonds. L'objectif en est de créer une meilleure coordi­ Le scénario remanié sert aujourd'hui de nation entre les bailleurs de fonds et une meil­ base à un dialogue permanent entre l'IER et leure gestion financière par les pays les bailleurs de fonds sur le financement des bénéficiaires. Ouganda L 'Ouganda, pays de l'Afrique orientale, a de la moyenne des pays d 'un niveau de déve­ commencé à réorganiser et à reconstruire loppement comparable. son système de recherche agricole frag­ menté, en le plaçant sous l'égide d 'une seule organisation de coordination. Celle-ci oriente­ Laboratoires pillés et rayonnages vides ra la recherche vers un nombre plus réduit de La collaboration entre l'ISNAR et le système produits agricoles prioritaires et de régions ci­ bles que dans le passé. Ce déplacement suit de recherche ougandais a débuté en 1986, avec l'achèvement, au début 1991, d 'une impor­ l'arrivée au pouvoir du gouvernement natio­ tante démarche de planification à long terme nal actuel. La guerre civile et le déclin écono­ réalisée par un groupe de travail ougandais mique des années 70 et du début des années avec l'appui de l'ISNAR. 80 ont affaibli le système national de recherche La réhabilitation et la réorganisation du agricole de l'Ouganda, tout comme les autres secteurs du développement national. En effet, système de recherche s'étendront sur cinq ans stations et matériels de recherche furent en­ dans le cadre du Projet de recherche agricole dommagés, détruits ou pillés, rayonnages des et de vulgarisation. La Banque mondiale fi­ bibliothèques vides de journaux et de revues nance la première phase du projet appelée scientifiques : la recherche fut pratiquement « Headstart », à concurrence de 6,6 millions de interrompue. Il n 'est donc guère surprenant dollars. que le moral des quelque 50 de chercheurs Plus de 90 % des 17 millions d'Ougandais qualifiés était au plus bas. Malgré tout, le pays habitent en zone rurale. L'agriculture est, de a conservé son autonomie agricole. Il exportait loin, le secteur économique le plus important même des cultures commerciales et vivrières, et représente environ deux tiers du produit ce principalement grâce au bon état de l'infra­ structure agricole dans les régions les plus national brut. Cependant, le pays n 'a investi productives. que 0,2 % de son produit national brut agri­ C'est dans ce contexte que le gouverne­ cole (PNBA) dans la recherche pour le secteur ment ougandais a invité la FAO (l'organisa­ agricole ; il se situe ainsi nettement au-dessous tion des Nations Unies pour l'alimentation et 16 Service conseil l'agriculture) et l'ISNAR à procéder à une éva­ du système national de recherche et formulé luation de la recherche agricole. La question une série de recommandations. qui leur fut posée était la suivante : que faire, à brève échéance, pour revitaliser la recherche et Le besoin d 'in s titu e r u n organism e de remonter le courage des scientifiques démora­ coordination lisés ? La façon de procéder qui fut retenue consista à remettre en état tout matériel récu­ Le rapport d'évaluation, qui préconisait la pérable, à réapprovisionner les laboratoires et création d 'un organisme de coordination pour les centres de documentation scientifique et à le secteur agricole, a constitué la base de réfé­ améliorer les moyens de transport pour les rence pour le travail de planification à suivre. chercheurs. La FAO a fourni le gros du finan­ Le gouvernement a marqué son accord sur cement, tandis que le gouvernement a fait pro­ cette recommandation et, en 1988, avec l'appui céder à la remise en état du matériel. Dans le financier de l'USAID, l'ISNAR a participé à meilleur des cas, ce n'était cependant qu'une l'ébauche d 'une proposition qui esquissait le solution provisoire. profil de la nouvelle NARO (organisation na­ L'année suivante, en 1987, l'ISNAR a enta­ tionale de la recherche agricole) — sa struc­ mé une deuxième phase de collaboration avec ture, son organisation, ses besoins en capitaux, l'Ouganda. Le gouvernement avait invité la son statut légal, etc. Banque mondiale, l'USAID et l'ISNAR à pro­ En 1989, le gouvernement s'est à nouveau céder à l'analyse du secteur agricole. En colla­ réuni avec la Banque mondiale et l'USAID, boration avec des collègues ougandais, le ainsi qu'avec d'autres bailleurs de fonds. Tous personnel de l'ISNAR a entrepris l'évaluation se sont accordés sur la nécessité d'établir un • L’Ouganda est un pays de l’Afrique orientale, privé d’accès à la mer et ayant une superficie totale de 238 040 km2. Il a des fron­ tières communes avec le Kenya, le Rwanda, le Soudan, la Tanza­ nie et le Zaïre. La douceur du climat, la richesse du sol et l’abondance d’eau, de forêts et de poissons dans certaines des ré­ gions lui ont valu le surnom de « Perle de l’Afrique ». • Population en 1988 : 17,2 millions d’habitants. Taux annuel de croissance : 3,4 %. • Quatre grandes zones agroécologiques : des reliefs élevés au cli­ mat semi-tempéré à l’ouest et à l’est ; la haute prairie du sud-ouest et la région des lacs. Exploitations petites, en général (2,5 à 3 ha). • Contribution de l’agriculture à l’économie : environ 70 % du PIB et 80 % des revenus d’exportation. • Principales cultures vivrières et commerciales : bananes, manioc, patates douces, maïs, café, thé, coton, sorgho et coracan. • Principales ressources animales : bovins, ovins, caprins, volaille, poissons d’eau douce. • Organisations de recherche agricole : les départements et divisions de la recherche de trois ministères (Agriculture, Industrie animale et Pêcheries, et Protection de l’Environnement) formeront le noyau de la NARO, une nouvelle organisation nationale de la recherche agri­ cole, sous l’autorité d’un ministère de l’Agriculture unifié. Autres or­ ganisations de recherche agricole : l’Office ougandais du thé, l’Office ougandais du café et l’université Makerere. 17 Rapport Annuel 1991 plan stratégique global visant la réhabilitation différentes options de recherche sur les plans du secteur agricole. L'aide de l'ISNAR fut à du maintien de l'environnement, de l'amélio­ nouveau sollicitée sur le plan de la recherche. ration du revenu familial des petits agricul­ Nous avons détaché sur place un spécialiste teurs et de la sécurité alimentaire nationale en gestion de la recherche pour collaborer avec sont toutes entrées en ligne de compte. le groupe de travail ougandais, sous la direc­ Les dix produits agricoles qui viennent en tion du siège de l'ISNAR. Nous avons égale­ tête du classement par priorité sont la banane ment fait appel à la compétence de plusieurs et la banane plantain, le mil, le maïs, le ma­ consultants. nioc, la patate douce, le haricot, l'arachide, Le Comité pour la politique agricole du certains produits maraîchers choisis, le café et gouvernement ougandais a approuvé le rap­ le coton. Les sept systèmes de production et port final, un document en deux volumes inti­ domaines de recherche hautement prioritaires tulé « National Agricultural Research Strategy sont l'élevage des bovins, la pêche dans le lac and Plan ». Victoria-Kyoga, les forêts naturelles, la pro­ La pièce maîtresse du plan stratégique est ductivité du sol, la protection des végétaux, la la création de la NARO. Cet organisme de co­ gestion des cultures et l'alimentation et la ges­ ordination regroupera les neuf instituts de re­ tion animales. cherche du pays, plusieurs stations de Selon les auteurs du plan, la nécessité moindre importance et 65 sites d'essais locaux, d'aborder la recherche d 'une manière « haute­ de manière à obtenir un nombre réduit d 'insti­ ment sélective », en tenant compte des res­ tuts, de stations et de programmes. De nom­ sources financières limitées de l'Ouganda, breuses activités de gestion seront « ne pourra être suffisamment soulignée ». Les décentralisées et confiées à ces entités consti­ meilleurs résultats seront probablement ceux tuantes, et le siège central de la NARO se qu'obtiendront des chercheurs travaillant en consacrera principalement à la coordination, à équipes multidisciplinaires, sur des projets la planification et au suivi de la recherche. étudiant des problèmes précis. Le gouvernement a approuvé la création Le plan souligne la nécessité immédiate de la NARO et entreprend actuellement les dé­ d'améliorer les motivations et les conditions marches administratives et légales nécessaires de travail offertes aux scientifiques et d'accroî­ à son établissement. tre le sens de la responsabilité au sein du sys­ Le plan stratégique propose trois options tème de recherche. Il découle de cela que le pour cette mise en place de la NARO, dont les rendement doit constituer le critère essentiel coûts varient entre 17 millions et un peu plus en matière de recrutement et de promotion du de 37 millions de dollars, étalés sur une pé­ personnel. Il faut consolider la gestion de la riode de cinq ans. Le gouvernement délibère recherche, l'administration des finances et les encore sur le choix à faire et a engagé des né­ services d'encadrement. gociations avec la Banque mondiale pour obte­ Une autre question soulevée dans le plan nir le financement de la mise en oeuvre. (Le concerne les liaisons. Les années de conflits et plan recommande vivement d 'adopter une dé­ de guerre civile ont causé l'isolement des cher­ marche progressive.) cheurs ougandais, les uns par rapport aux au­ tres et tous par rapport aux sources L'établissem ent des priorités de recherche extérieures de connaissances scientifiques. Le plan stratégique préconise une extension du Par ailleurs, le plan stratégique identifie des réseau de liaisons entre le système de la re­ produits spécifiques, des systèmes de produc­ cherche du secteur public et les autres organi­ tion et d'autres problèmes de recherche sur sations, y compris l'Université Makerere et lesquels les scientifiques devront concentrer des instituts de recherche agricole, tant inter­ leurs efforts dans le court et le moyen terme. nationaux et régionaux que du secteur privé. Ceux-ci ont été sélectionnés et classés en fonc­ Enfin, le rapport recommande l'établisse­ tion des objectifs nationaux de développement ment de mécanismes formels garantissant et à l'aide de critères pondérés. En guise l'adéquation du système par rapport aux ob­ d'exemple, les contributions potentielles des jectifs nationaux de développement et par rap­ 18 Service conseil port aux besoins des utilisateurs des technolo­ plan, est depuis retourné en poste en Ougan­ gies. On comptera parmi ces mécanismes un da, pour un an. Sa mission consistera à prêter Conseil national de la recherche agricole conseil et assistance à l'exécution du projet conçu pour guider la NARO, pour conseiller « Headstart ». le gouvernement et encourager la participa­ Actuellement, l'Ouganda poursuit, à un tion active des agriculteurs et d'autres clients rythme ferme, son effort décisif de rénovation à la planification, à l'exécution et à l'évalua­ de l'agriculture et de la recherche agricole, en tion de la recherche. bénéficiant d 'u n soutien actif des bailleurs de Au cours de l'année 1991, l'ISNAR a accé­ fonds. Si les cinq prochaines années de travail dé à une demande d'aide de l'Ouganda pour portent des fruits, le pays pourra peut-être mettre en oeuvre la stratégie et le plan natio­ même récupérer un de ses titres perdus, celui naux. Un des spécialistes en gestion de de « Perle de l'Afrique ». l'ISNAR, qui avait participé à l'élaboration du Bhoutan A bien des points de vue, les problèmes re­ cherche pour le secteur des ressources natu­ latifs à l'agriculture et à la gestion des relles renouvelables (RNR). La mission était ressources naturelles auxquels est cofinancée par l'ISNAR et la Société suisse de confronté le Bhoutan, minuscule royaume de développement. haute montagne, sont typiques des problèmes Quelques informations d 'appoint permet­ rencontrés par les « petits pays » . En effet, le tront au lecteur de replacer dans son contexte, Bhoutan ne dispose que d 'une poignée de la collaboration de l'ISNAR avec le système chercheurs et d 'un budget modeste, et il est si­ national de recherche du Bhoutan. tué dans un environnement naturel complexe, Le paysage de ce pays asiatique isolé et mais il doit toutefois résoudre un ensemble de coupé de la mer est resté relativement intact. problèmes de recherche qui sont tout aussi di­ Pourtant, la croissance rapide de la population vers que ceux de certains grands pays. commence à exercer une pression sur la base Le Gouvernement royal du Bhoutan est de ressources naturelles et le gouvernement parfaitement conscient de ce que, dans ces tient donc à réagir le plus rapidement possible conditions, il lui faut établir un système de re­ afin d'éviter la dégradation. cherche bien organisé et planifié, pour pou­ Blotti contre l 'Himalaya, le Bhoutan doit voir aider les agriculteurs à produire résoudre toute une gamme de problèmes de suffisamment de cultures, vivrières et autres, gestion des ressources naturelles : le faible ren­ d 'un manière qui soit écologiquement viable. dement des cultures, l'érosion du sol, le sur­ Il s'est engagé tout entier à procéder aux chan­ plus de bétail, la réduction de la période de gements nécessaires. jachère des terres consacrées à la culture itiné­ En mai 1991, en réponse à une demande rante et la nécessité d'assurer à l'exploitation d'aide du Gouvernement royal, l'ISNAR a dé­ forestière une viabilité à long terme. La résolu­ taché au Bhoutan deux cadres supérieurs, ac­ tion de ces problèmes constitue un défi compagnés d 'un consultant suisse, expert en technologique majeur pour les 35 chercheurs sylviculture. La mission de trois semaines engagés dans le secteur des ressources natu­ consistait à analyser le système national de re­ relles renouvelables. 1 L e term e « petits pays » s 'app lique à une cinquantaine d e pays choisis principalem ent en fonction de leur population (inférieure à 5 millions lors d u recensem ent d e 1980), d e leur faible revenu national et d e l'im portance de la contribution d u secteur agricole à l'économ ie d u pays. (Voir égalem ent à la page 36.) 19 Rapport Annuel 1991 La rareté des terres arables on observe que la coordination entre les diffé­ rents programmes de recherche fait gravement A l'avenir, la rareté des terres arables consti­ défaut. tuera l'entrave majeure à la production agri­ Enfin, les scientifiques ont des difficultés à cole du Bhoutan. Cela signifie que mener à bonne fin des projets de recherche à l'accroissement de cette production nécessaire cause du manque de moyens financiers et pour satisfaire aux besoins de la population d 'une planification financière insuffisante. Re­ devra résulter d 'une productivité plus élevée, levons, par exemple, l'inadéquation des instal­ fondée sur de meilleures techniques d'exploi­ lations de recherche. Environ 0,42 % tation, d 'où l'engagement des pouvoirs pu ­ seulement du produit intérieur brut provenant blics à développer la recherche. du secteur RNR est actuellement investi dans Le tout jeune système national de re­ la recherche pour ce même secteur. Bien que ce cherche, qui fut mis en place il y a dix ans, doit pourcentage se rapproche de celui relevé pour affronter un certain nombre de problèmes. Le l'ensemble des pays relativement moins déve­ Bhoutan ne compte que peu de chercheurs na­ loppés (moyenne pour la période de 1981 à tionaux qualifiés et dépend fortement de l'é­ 1985), il demeure beaucoup trop faible. Le tranger. En 1990, le quart de l'effectif total de gouvernement prévoit de le quintupler d'ici chercheurs expérimentés était constitué d'ex- l'an 2002, en augmentant la proportion de ses patriés. A ceci vient s'ajouter le problème de propres contributions par rapport à celles des l'insuffisance de l'appui technique, puisqu'en bailleurs de fonds. moyenne, chaque chercheur ne dispose que En 1991, l'ISNAR a réalisé une évaluation des services d 'un seul technicien. critique du système de recherche, en étroite En outre, les chercheurs bhoutanais consa­ collaboration avec une équipe d 'étude natio­ crent une trop grande partie de leur temps à nale. Celui-ci était composé de quatre respon­ accomplir des tâches qui ne relèvent pas de la sables principaux appartenant à différentes recherche, telles les activités de gestion, de for­ divisions du ministère de l'Agriculture, assis­ mation et de vulgarisation. En même temps, tés de quelques chercheurs. Leur rapport mon- • Le Bhoutan est un pays montagneux de l’Asie méridionale, privé d’accès à la mer. Ses frontières communes sont avec la Chine au nord et avec l’ Inde au sud. Sa superficie totale est de 46 500 km2, dont 8,8 % sont des terres arables. • Population : 600 000 habitants • Zones agroécologiques principales (liées à l’altitude) : zone al­ pine, zones tempérées froide et chaude, zones subtropicales sèche, humide et pluvieuse. • Contributions au PIB : agriculture (cultures et élevage), 33 % ; sylviculture 14%. • Cultures principales : riz, maïs, blé, sarrasin, moutarde et légumi­ neuses pour la consommation intérieure ; pommes de terre, car­ damome, gingembre et agrumes pour l’exportation. Autre ressource Importante : le bois. • Principales ressources animales : les bovins. • Capacité de recherche : 35 chercheurs nationaux répartis dans trois divisions (recherche, formation et vulgarisation) au sein du ministère de l’Agriculture. La recherche porte sur l’agriculture, l’élevage et la sylviculture. 20 Service conseil tre qu'environ 90 % de la production agricole La deuxième option propose la réunion est le fait de paysans pratiquant une agricul­ des divisions de la recherche des trois départe­ ture de subsistance. La production végétale, ments pour former une seule « division de la l'élevage et l'exploitation forestière sont entre­ recherche sur les ressources naturelles renou­ lacées et tissées dans la trame des activités velables ». La structure par département serait quotidiennes des fermiers. Par exemple, l'hu ­ retenue pour des fonctions qui ne relèvent pas mus des forêts et le fumier sont récupérés et de la recherche. La nouvelle division de la re­ servent à fertiliser les terres cultivées. Les ani­ cherche serait structurée en programmes et maux paissent dans les régions boisées et se contiendrait un ou plusieurs programmes in­ nourrissent de déchets agricoles. C 'est ainsi tersectoriels. Une variante intéressante à cette qu'un thème sous-jacent du rapport d 'évalua­ option consisterait à y inclure les postes de tion est la nécessité de veiller à ce que la re­ transfert de technologies des trois départe­ cherche et les services de vulgarisation soient ments et de créer ainsi une nouvelle division sensibles aux pratiques intégrées adoptées par de la recherche et du transfert des technolo­ les fermiers pour exploiter les ressources natu­ gies. relles. La troisième option est la plus radicale de Le groupe de travail a formulé clairement sa recommandation principale : le Bhoutan toutes. Elle propose une réorganisation com­ doit unifier ses activités de recherche et de plète des trois départements ministériels, ou­ vulgarisation en agriculture, en sylviculture et tre la création d 'une nouvelle division de la en élevage. Bien que l'organisation de ces acti­ recherche et du transfert des technologies (op­ vités se fasse officiellement sous les auspices tion 2). Certains services où l'on ne pratique du ministère de l'Agriculture, c'est au sein de pas la recherche, seraient décentralisés et pla­ départements séparés qu'elles sont menées à cés sous l'autorité de responsables de zones, bien, ce qui encourage les chercheurs à travail­ tandis que d'autres seraient réunis de manière ler selon les divisions disciplinaires tradition­ à former des services techniques centraux. nelles. En conséquence, il est difficile de En soumettant les trois « scénarios » au concevoir des programmes visant à traiter des gouvernement, l'équipe d'évaluateurs a re­ problèmes prioritaires qui nécessiteraient une commandé la troisième option comme étant la approche multidisciplinaire. meilleure. De plus, elle a proposé d'introduire les changements proposés par étapes, à com­ mencer par le renforcement des liaisons entre Trois options d 'organisation les divisions de recherche des actuels départe­ ments du ministère de l'Agriculture. Le rapport d'évaluation a présenté trois op­ La réponse du gouvernement et de tions organisationnelles et les procédures pour l'ISNAR ne s'est pas fait attendre. Le gouver­ accomplir l'unification des activités de re­ nement a examiné sans tarder le rapport et ses cherche. Selon le rapport de la mission préli­ recommandations, avant de les entériner au minaire, « l'objectif est de créer, au sein du cours de l'été. ministère de l'Agriculture (MA), une organisa­ C'est la troisième option, préconisant une tion de recherche interne, dotée d 'une meil­ vaste réorganisation progressive, qui a été re­ leure conscience de l'objectif commun ». Les tenue. La voie était ainsi ouverte pour un dé­ options visent également à établir une bonne partement unifié de la recherche, du transfert communication entre la recherche, la vulgari­ des technologies et de la formation. sation et la formation, les rôles de chacun de En septembre, les deux conseillers de ces domaines étant clairement définis. l'ISNAR sont retournés au Bhoutan et ont col­ La première option est la moins interven­ laboré avec des chercheurs, des responsables tionniste. Elle se limite à préconiser la création de la recherche, des planificateurs et des déci­ d 'un sous-comité de coordination pour assu­ deurs politiques bhoutanais à la formulation rer que la planification de la recherche débou­ d 'u n plan stratégique de recherche pour la pé­ chera sur un programme de travail commun riode de 1992 à 2002. Ce fut une fois de plus la aux trois départements. Société suisse de développement qui fournit 21 Rapport Annuel 1991 les moyens financiers nécessaires à cette acti­ et sur les technologies, les précisions sur les vité. recherches en cours, etc. Soucieuse d'assurer la continuité du tra­ Chaque groupe a ensuite préparé un docu­ vail, l'équipe de l'ISNAR a collaboré avec ment de fond analytique sur les sujets RNR de ceux-là même qui avaient pris part à l'étude son ressort. Ces documents ont servi de base à d'évaluation. Les participants, c'est-à-dire 30 l'élaboration du plan stratégique final et des responsables de la recherche, chercheurs, déci­ programmes connexes de recherche à moyen deurs politiques et planificateurs, se sont ré­ et à long terme. partis en plusieurs groupes de travail. Lors Ces préliminaires terminées, l'atelier prin­ d 'un atelier d 'une semaine tenu dans la capi­ cipal sur la planification a eu lieu en octobre et tale, Thimphu, l'équipe de l'ISNAR a eu des en novembre. Les membres de l'ISNAR et rencontres avec les différents groupes pour deux consultants — dont un spécialiste en res­ permettre à tous les participants de se familia­ sources animales et un expert en sylviculture riser avec les treize étapes du processus de — ont participé en tant qu'animateurs à cette planification stratégique. Elle a également session de deux semaines. identifié les différentes sortes d'informations à En peu de temps, il fut décidé que les recueillir et à utiliser au cours du processus de groupes de travail n'organiseraient pas leur planification : des données relatives à la pro­ effort de planification autour de produits agri­ duction agricole de base, des renseignements coles isolés ou bien de sous-secteurs agricoles, sur les moyens disponibles pour la recherche tel qu'avait été le projet initial. Ils adopteraient Dans les petites fermes du Bhoutan, la production végétale, l'élevage et l'exploitation des ressources forestières sont étroitement liées. Un nouveau plan stratégique national préconise l'un ifica tion des efforts de recherche du gouvernement dans ces trois domaines. Cela permettra aux chercheurs d'aborder les problèmes des agriculteurs d'une façon systémique. Ci-dessous, les trois principaux responsables de recherche du ministère de l'A g ricu ltu re : (de gauche à droite) M . Pirthim an M. Pradhan, chef de la sous-division de la recherche (cultures) du département de l'agricu lture; M . f i t Bahadur Gurung, chercheur responsable du complexe des ressources animales, département de l'élevage; et M . Lungten Norbu, chef de la d ivision de la recherche du département de la sylviculture. 22 Service conseil plutôt une approche fondée sur les modèles cherche et la conception de programmes de re­ d'aménagement du territoire tels que formu­ cherche appropriés. lés pour les six systèmes de production que Le processus à suivre pour planifier des l'on trouve au Bhoutan, à savoir : les cultures programmes a été décrit dans la section sur la en zone aride, les cultures en zone irriguée, les planification de la recherche au Mali (page 13). plantations, les pâturages, les cultures basées Il s'agit d'identifier les contraintes à la produc­ sur la forêt et les cultures itinérantes (ou tion et les possibilités de production et de les tsheri). Cela permettrait aux futurs pro­ transformer en objectifs de recherche qui, à grammes de recherche d'examiner les rap­ leur tour, vont déterminer la conception des ports et les influences mutuelles qui existent activités de recherche, des projets et des pro­ entre les diverses contraintes et autres facteurs grammes. Une méthode de planification quel­ au sein d 'un système de production mixte. que peu similaire a été suivie au Bhoutan. Dans le cas du riz, par exemple, il existe un La décision d'unifier la recherche est allée lien entre l'élevage et l'utilisation des produits de pair avec un besoin de rationaliser la distri­ forestiers par le fait que l'engrais utilisé pour bution des centres de recherche existants. Ain­ la culture du riz provient de l'hum us et du fu­ si, il faudra établir quatre complexes et quatre mier. La perspective de systèmes de produc­ centres d 'appui à la recherche. Ces complexes tion permet ainsi d'aborder d 'une façon plus constitueront les « foyers » des nouveaux pro­ intégrée la définition des problèmes du sec­ grammes de recherche où des chercheurs tra­ teur RNR, l'établissement des objectifs de re­ vaillant sur des thèmes d'agronomie, A u Bhoutan, le caractère montagneux du terrain entraîne une diversité de cadres naturels, même dans une région de modeste superficie. La grande variété de produits agricoles que l'on trouve au marché principal dans la capitale Thimphu reflète cette diversité. Le terrain accidenté entraîne cependant aussi q u 'i l est diffic ile et coûteux pour les fermiers de transporter leurs produits jusqu'au marché. 23 Rapport Annuel 1991 d'élevage et de sylviculture partagent le politique favorable expédie sensiblement le même dispositif de recherche. Le fait d'avoir processus de changement. Lors de sa mission des personnels d'encadrement et des services d'évaluation du système de recherche, au — administratifs et techniques — communs mois de mai, l'ISNAR a vu que le gouverne­ devrait conduire à un accroissement de l'effi­ ment avait déjà réuni ses activités de dévelop­ cacité et de la rentabilité. pement — en agriculture, sylviculture et La rédaction de la version définitive du élevage — sous un seul toit, celui du nouveau plan stratégique fut achevée en décembre, re­ ministère de l'Agriculture. Il avait également vue à La Haye avec les membres de l'ISNAR combiné, avec succès, les fonctions relatives et les consultants concernés et imprimée au aux politiques et à la planification en un seul Bhoutan. Le Gouvernement royal dispose au­ département du ministère. Ce cadre organisa- jourd'hui d 'un plan directeur détaillé du sec­ tionnel propice, auquel le gouvernement ac­ teur RNR pour les dix prochaines années. Ce corde un appui déterminé, a constitué un plan sera mis en place en quatre étapes sur ingrédient essentiel à la réussite de la planifi­ une période de cinq ans. cation stratégique. Il a de plus donné le ton à Une importante leçon que l'ISNAR a ap­ la phase de réalisation du plan qui s'annonce prise en collaborant avec le Bhoutan dans le prometteuse ainsi qu'à l'exécution de re­ domaine de la planification, c'est qu 'un climat cherches fécondes. INFORM : un instrument de travail pour les responsables de la recherche La complexité de la recherche agricole re­ que la formation du personnel de recherche en quiert un nombre croissant d'informa­ Asie. tions. Si les chercheurs comptent sur des INFORM aide les responsables de la re­ informations scientifiques et techniques à jour, cherche dans la programmation et la budgéti­ les besoins des responsables de la recherche sation, ainsi que dans le suivi et l'évaluation sont très différents. De bonnes décisions sup­ de la recherche. Sa portée est fonction de l'ho­ posent des informations à jour sur le type et le rizon temporel choisi pour l'analyse. L'accès, lieu d'exécution des recherches en cours. Les au départ de l'ordinateur personnel, est aisé et responsables de la recherche doivent connaî­ sa flexibilité permet de générer une grande di­ tre le coût des programmes, projets et expé­ versité de rapports et de graphiques. riences. Et ils doivent savoir comment se Le système permet d'intégrer des informa­ répartissent les chercheurs entre les activités tions sur les programmes de recherche et des de recherche. En un mot, la gestion nécessite informations relatives aux ressources, en parti­ une information fiable. culier humaines et financières. Le temps de La collecte et l'analyse de ces données dis­ travail des chercheurs et les coûts qui y cor­ parates représentent une tâche fastidieuse. Le respondent sont répartis entre les différents temps qu'il faut y consacrer est proportionnel projets de recherche. Les frais de fonctionne­ à la taille et à la complexité d 'un système ou ment font également partie des facteurs pris d 'un institut de recherche. Cette constatation a en considération. Le responsable peut ainsi amené l'ISNAR à mettre au point un outil analyser le budget sous des angles différents, d'information pour la gestion, appelé par exemple par produit, par discipline scien­ INFORM (Information for Agricultural Re­ tifique ou par région. search Managers) et destiné aux responsables L'ISNAR a travaillé durant quatre ans, de de la recherche des pays en développement. 1986 à 1990, au développement et à la mise à La Banque asiatique de développement a l'épreuve du système. Une série de formations fourni un appui financier important pour sa a débuté à la fin 1990, en collaboration avec mise au point et pour les tests effectués, ainsi trois organisations asiatiques : deux aux Phi­ lippines, le SEARCA (le centre régional de 24 Service conseil l'Asie du Sud-Est pour les formations supé­ nous présentons un aperçu de nos activités rieures et la recherche agronomique) et le dans chacun de ces pays. PCARRD (le conseil philippin pour la re­ Le Sri Lanka se distingue par la rapidité cherche et le développement de l'agriculture, de ses progrès en matière d'introduction de la sylviculture et des ressources naturelles) d'INFORM ; c'est aussi le pays avec lequel et une en Inde, la NAARM (l'académie natio­ l'ISNAR a collaboré le plus étroitement lors de nale de gestion de la recherche agricole). Quel­ la mise au point du système. Il s'efforce ac­ que 60 chercheurs, originaires de 13 pays tuellement d 'appliquer le système de manière asiatiques, ont bénéficié de ces formations. coordonnée dans les 18 centres et instituts de recherche agricole, de même qu 'au niveau na­ tional. Le CARP (le conseil qui gouverne la re­ U n effet m ultip lica teur cherche agricole) et le département de Les expériences des formateurs et des partici­ l'agriculture ont organisé deux formations en pants ont fourni des informations précieuses 1991. Tous deux se servent d'INFORM pour la pour la mise au point d'INFORM. Par ailleurs, planification, le suivi et l'évaluation de leurs les responsables nationaux de la recherche ont programmes. pris conscience des avantages potentiels des L'Indonésie, elle, oeuvre déjà depuis plu­ systèmes intégrés de gestion de l'information. sieurs années à la mise au point d 'un système Lin autre résultat important est le fait que les intégré de gestion de l'information de la re­ participants sont devenus eux-mêmes les ani­ cherche. La plupart des centres de recherche mateurs de la formation et de l'application du pays disposent de bases de données infor­ d'INFORM chacun dans son pays. Les ateliers matisées pour gérer leurs informations sur les de formation ont ainsi eu un effet d'entraîne­ ressources humaines, financières, et maté­ ment qui est supérieur à celui que l'ISNAR — rielles ainsi que sur les programmes ; celles-ci de par sa taille modeste — ne peut obtenir en ne sont toutefois pas bien intégrées. En 1991, menant ses activités de collaboration indivi­ un spécialiste de l'ISNAR détaché sur place a duelle avec les pays. participé aux efforts préliminaires en vue de En se basant sur les acquis de l'atelier de relier les bases de données existantes par le formation tenu à Hyderabad, la NAARM a in­ biais d'INFORM. Le but final est de pouvoir tégré des données et des procédures répondre aux besoins d'information des d'INFORM à son propre programme de for­ responsables des 37 instituts et centres qui dé­ mation en matière de « systèmes intégrés de pendent de l'AARD (l'agence de recherche et gestion de l'information ». Deux cours ont été de développement agricoles). L'Institut de re­ donnés en 1991 à des chercheurs appartenant cherche sur la production animale a été choisi à des instituts de l'ICAR (le conseil indien de pour une étude pilote. La méthodologie et les la recherche agricole). Vu la dimension impor­ résultats ont fait l'objet de séminaires en pré­ tante du SNRA indien, l'initiative de la sence de responsables de l'AARD à Djakarta. NAARM pourrait jouer un rôle de catalyseur En Thaïlande, l'ISNAR a collaboré avec le et améliorer ainsi la gestion de l'information département de l'Agriculture à l'installation pour la recherche agricole dans toute l'Inde. d'INFORM à l'Institut de recherche sur les En 1991, l'ISNAR a entrepris d'étendre la cultures de plein champ à Chainat. L'équipe diffusion d'INFORM en empruntant d'autres thaïlandaise se compose de chercheurs formés voies. La publication et la diffusion, au mois lors de l'atelier SE ARC A / PCARRD, en 1990. de mai, d 'une série de guides d'utilisation et Le département de l'Agriculture envisage de matériels didactiques, a été le point de dé­ d 'intégrer INFORM à son système actuel de part d 'une suite de collaborations avec des or­ gestion de l'information actuel et de diffuser ganisations de recherche au Sri Lanka, en ensuite la méthodologie à ses autres instituts Indonésie, en Thaïlande, aux Philippines, en et divisions. Un défi particulier qui se pose au Chine, en Egypte, en Bolivie et au Sénégal. département de l'Agriculture et à l'ISNAR est L'objectif était d'expliquer le fonctionnement la nécessité d 'adapter la nomenclature propre du système et de l'appliquer. Dans ce qui suit, à INFORM de manière à pouvoir l'harmoniser avec les exigences des logiciels en langue thaï. 25 Rapport Annuel 1991 Aux Philippines, le PCARRD a lancé programme de collaboration de l'université INFORM à l'Université de Mindanao du Sud. canadienne McGill et de l'Egypte), a débuté Le département de l'Agriculture a fait de par un atelier d'initiation au système même pour deux de ses instituts. L'équipe INFORM pour les hauts fonctionnaires des philippine responsable d'INFORM se com­ instituts de l'ARC. Une équipe de trois re­ pose, elle aussi, de membres du personnel for­ sponsables de la recherche du SWRI a été més par l'ISNAR en 1990. choisie et a commencé à rassembler les don­ Un institut d'agronomie de la République nées. populaire de Chine a entamé la tâche d 'ap ­ En Bolivie, un spécialiste de l'ISNAR a in­ pliquer et d 'adapter INFORM. Au cours de troduit les responsables de l'IBTA (l'institut cette année, des données provenant de divers bolivien de la technologie agro-pastorale) au départements de l'Institut d'utilisation de l'é­ système INFORM. Les données recueillies au­ nergie atomique, qui appartient à la CAAS près d 'une des stations de recherche de haute (l'académie chinoise des sciences agronomi­ montagne de l'IBTA, ont servi à la démonstra­ ques) ont été recueillies et saisies ; de plus, tion. L'IBTA projette actuellement d'appliquer deux sessions de formation ont été organisées. INFORM, en premier lieu pour le programme A l'instar de la Thaïlande, le défi qui se pré­ de recherche qu'il mène sur la pomme de sente aux responsables de la recherche terre, appelé PROINPA. consiste à rendre INFORM opérationnel dans Le Sénégal est le premier pays africain à la langue nationale — dans ce cas-ci, le chi­ expérimenter INFORM. En novembre, nois. Pour ce faire, il a fallu se livrer à des ex­ l'ISNAR a entamé un travail préliminaire avec périences sur d'autres logiciels. l'Institut sénégalais de recherches agricoles En Egypte, l'ISNAR a collaboré avec (ISRA) ; deux membres du personnel de l'ARC (le centre de recherche agricole), au lan­ l'ISRA sont venus en formation à La Haye. La cement d 'un projet pilote d'INFORM au sein division de l'ISRA qui est responsable de la re­ d 'un institut de recherches sur le sol et l'eau, cherche sur la pêche a été choisie pour expli­ le SWRI. Ce projet, financé par CEMARP (un quer et tester les applications d'INFORM. Le service conseil dans le monde Les pages qui suivent donnent un aperçu de Vessentiel des activités de conseil de l'ISN A R à travers le monde. Les activités de conseil et de formation impliquant l'application d'IN FO RM , le système intégré de gestion pour les responsables de la recherche mis au point par l'ISN A R , ont été décrites dans les pages précédents (cf. p.24). Afrique Burkina Faso (ISABU) afin d'améliorer la compréhension et Un spécialiste de l'ISNAR a recherché, en étroite l'utilisation du modèle standard de formulation collaboration avec des hauts responsables de des programmes et des orientations qui avaient l'Institut d'études et de recherches agricoles été adoptés en 1990. Nous avons conseillé la di­ (INERA), les solutions aux problèmes rencontrés rection de l'ISABU sur divers problèmes de ges­ dans la réalisation de la stratégie de recherche de tion, dont la politique de recrutement et l'institut. Deux directeurs adjoints de l'INERA l'évaluation du personnel. ont passé deux semaines au siège de l'ISNAR afin de formuler les procédures qui s'imposent. G uinée-B issau Dans le cadre d'une collaboration soutenue avec Burundi le Département d'études et de recherches agri­ Le personnel de l'ISNAR a collaboré avec la coles (DEPA), le personnel de l'ISNAR a travaillé, Commission scientifique et les chercheurs de avec des chercheurs et des responsables, à la ra­ l'Institut des sciences agronomiques du Burundi tionalisation et la distribution des fonctions entre les quatre stations régionales de recherche. A la 26 Service conseil demande des instances officielles, les experts de consultations avec les différentes directions du l'ISNAR, le DEPA et l'Université d'Uppsala en développement agricole. L'objectif de la mission Suède, ont défini les procédures qui permettront était de fournir une assistance technique en ma­ d'assurer que le projet de recherche-développe­ tière de définition des priorités de recherche et ment important réalisé par le SIDA (l'agence sué­ d'affectation des ressources au sein du SNRA du doise de développement international) aboutira, Malawi, y compris le département de la re­ à longue échéance, au développement institu­ cherche agricole. tionnel de la recherche du pays. M ali G uinée Cf. page 12. Dans le cadre d'une collaboration avec la Banque mondiale et travaillant de concert avec une Rwanda équipe de responsables de l'Institut de recherche L'ISNAR a assisté le directeur et les chefs de pro­ agronomique de Guinée (IRAG), l'ISNAR a mené gramme de l'Institut des sciences agronomiques une vaste enquête sur les ressources humaines du Rwanda (ISAR) dans l'amélioration des pro­ dans chacun des centres régionaux de la re­ positions de projet de recherche et l'établisse­ cherche du pays. Des ateliers menés avec des co­ ment d'un format standard de planification de la ordinateurs du programme de recherche, des recherche et de formulation des programmes. responsables de stations et des chefs de départe­ ment ont abouti à un plan pour le recrutement et la formation. Sierra Leone Des agents de l'ISNAR ont visité la Sierra Leone à deux reprises pour évaluer l'avancement du Kenya NARCC (le conseil national de coordination de la L'ISNAR a poursuivi sa collaboration avec le recherche agricole) et sa capacité à fournir de KARI (l'institut kenyan de recherche agricole) nouvelles orientations au SNRA. Le NARCC pour appliquer de meilleurs principes et de meil­ cherche à pouvoir fournir une plus flexibilité de leures méthodes de gestion à la réalisation du structure aux institutions de recherche et les divi­ Plan national de recherche agricole. En outre, un sions du ministère de l'Agriculture, des Forêts et spécialiste de l'ISNAR a entamé une recherche des Ressources naturelles. conjointe avec le KARI pour étudier l'influence des politiques sur l'évolution des programmes et des institutions de recherche en Afrique de l'Est. Ouganda Cf. page 16. M alawi Une mission de quatre semaines a permis à un consultant de l'ISNAR de visiter la plupart des stations de recherche du Malawi et de tenir des Amérique latine Bolivie tème de recherche agricole menée en 1988. En ou­ En mars, un spécialiste de l'ISNAR a dirigé une tre, l'ISNAR a aidé le ministère de l'Agriculture évaluation externe du programme sur la pomme et des Ressources animales à préparer la version de terre, le plus important parmi les programmes finale d'un projet de la Banque mondiale pour la de l'IBTA relatifs à des produits de base. Une des restructuration du secteur agricole. recommandations principales du rapport d'éva­ luation préconisait d'introduire la budgétisation Equateur par projets. Cela permettrait aux gestionnaires et Le personnel de l'ISNAR a poursuivi sa collabo­ aux scientifiques de faire un suivi des dépenses ration avec des responsables de l'INIAP (l'institut par rapport aux priorités du programme. national de recherche agro-pastorale) et des co­ mités ad hoc. Après une évaluation des progrès Costa Rica déjà réalisés, les activités ont été poursuivies L'ISNAR a poursuivi une série d'activités dont le dans plusieurs domaines — en organisation et but est de consolider les améliorations qui furent structure, le travail concernant l'autonomie de introduites suite à l'évaluation critique du sys­ l'INIAP et les activités liées à la politiques et à la stratégie institutionnelles. 27 Rapport Annuel 1991 L'Asie Bangladesh Hebei, un spécialiste de l'ISNAR a dirigé un ate­ Un spécialiste de l'ISNAR détaché auprès du lier sur la planification stratégique. Cet atelier BARC (le conseil pour recherche agricole du Ban­ s'adressait à des responsables de haut niveau, ap­ gladesh) a travaillé au développement d'un sys­ partenant à diverses institutions de recherche et tème intégré de gestion qui permettra de départements d'Etat. budgétiser les programmes des dix instituts du réseau que coordonne le BARC. Il a de plus parti­ M alaisie cipé à la constitution d'une banque de données A la demande du FRIM (l'institut de recherche sur les ressources humaines du SNRA tout entier. forestière de Malaisie), un spécialiste de l'ISNAR Ces deux activités s'inscrivent dans le pro­ a conseillé la direction sur les processus de plani­ gramme de la phase 2 d'un projet de renforce­ fication de la recherche. Ces consultations ont ment de la recherche agricole qui est financé par précédé un effort de planification stratégique par l'USAID. Bien que la fin de cette phase fût fixée le FRIM. Etant donné la décision du GCRAI pour le mois de novembre, un prolongement des d'élargir son champ d'activité pour y inclure la financements a été obtenu pour réaliser une dé­ recherche sur les forêts tropicales, cette mission marche de planification stratégique qui portera, d'expert a également profité à l'ISNAR. Elle nous entre autres, sur les ressources humaines. a permis d'identifier les besoins en gestion dans le domaine de la recherche forestière et d'explo­ Bhoutan rer les possibilités d'appliquer notre expérience Cf. page 19. en gestion de la recherche agricole. Chine Travaillant en collaboration avec la Commission des sciences et des technologies de la province de Moyen-Orient/Afrique du Nord Maroc Syrie L'ISNAR a entamé la préparation d'une étude du Le ministère de l'Agriculture et de la Réforme système national de recherche marocain tout en­ agraire a suivi les recommandations de l'ISNAR tier, y compris les universités, les entités de re­ en créant un conseil de recherche au sein de la cherche, les organismes semi-publics et le secteur DASR (la direction de la recherche scientifique a- privé. Deux responsables de l'Institut national de gronomique). Il a mis au point une stratégie de la la recherche agronomique (INRA) sont venus au recherche agricole qui sera soumise aux déci­ siège de l'ISNAR pour formuler, à l'intention des deurs politiques syriens. L'ISNAR a contribué à responsables de TINRA, des orientations en vue la rédaction d'un sommaire du document. Il a d'élaborer une stratégie institutionnelle et des émis des suggestions en vue de l'acceptation fi­ termes de référence se rapportant aux diverses nale du document. fonctions de gestion. Yémen Soudan L'ISNAR a dirigé une équipe nationale de re­ L'ISNAR a travaillé avec l'ARC soudanaise (une cherche dans la collecte de données sur le sys­ société de recherche agronomique) à la réalisa­ tème national yéménite de recherche agricole. La tion de ses recommandations relatives à son méthodologie utilisée était celle du système de conseil d'administration. D'autres objectifs gestion de la technologie agricole (ATMS) mis au étaient l'introduction d'un système informatisé point par l'ISNAR. pour la budgétisation du programme et la phase finale des préparatifs d'une démarche de planifi­ cation stratégique qui doit avoir lieu en 1992. 28 Service conseil Collaborations particulières CARDI H ongrie Un membre de l'ISNAR a participé à l'évaluation Une équipe de trois personnes, dirigée par un externe des activités du CARDI, l'institut de re­ membre de l'ISNAR, a entrepris une évaluation cherche et de développement agricoles des Ca­ du système de la recherche agricole de la Hon­ raïbes, durant les cinq années précédentes. grie. L'équipe a passé trois semaines dans le pays L'équipe, qui comptait cinq membres, a exécuté et visité quelque 30 instituts de recherche. Les é- cette évaluation à la demande des bailleurs de valuateurs ont rencontré plus de 100 hauts fonds. responsables du secteur de la recherche, ainsi que des fonctionnaires d'Etat. L'équipe a présenté un CIMMYT rapport contenant des recommandations au gou­ Un spécialiste de l'ISNAR a dirigé une mission vernement hongrois. La recommandation la plus de trois personnes qui a entrepris l'évaluation ex­ importante portait sur la création d'une institu­ terne du Centre international pour l'amélioration tion centrale de coordination de la recherche agri­ du maïs et du blé (CIMMYT), membre du GCRAI cole. Cette mission a été financée à 100% par le situé au Mexique. L'équipe avait pour tâche de gouvernement hongrois, moyennant des fonds d'examiner une composante du programme du provenant de l'unité PHARE (Pologne-Hongrie : CIMMYT pour l'amélioration du blé. Cette étude Action pour la reconstruction économique) de la s'est faite dans le cadre des préparatifs du Communauté européenne. CIMMYT à l'évaluation générale de son pro­ gramme durant ces cinq dernières années. KARI Sur invitation du KARI (l'institut kenyan de re­ CIP cherche agronomique) et avec l'appui financier Le CIP (Centre international de la pomme de de la Communauté européenne, un cadre supé­ terre), un centre du GCRAI au Pérou, réoriente rieur de l'ISNAR a participé à une étude actuellement son programme de recherche en conjointe menée par le KARI et ses bailleurs de fonction de sa nouvelle stratégie et des fonds ; il s'agissait d'évaluer l'avancement du contraintes financières. A ce propos, un spécia­ Projet national de recherche agronomique, que fi­ liste en planification de l'ISNAR a aidé le CIP à nancent conjointement plusieurs bailleurs de mettre au point une méthodologie pour la défini­ fonds. L'équipe d'évaluateurs a accordé une at­ tion des priorités de son programme de re­ tention particulière à la gestion ainsi qu'à certains cherche, à titre de contribution à son plan à aspects du projet qui ont trait à la recherche sur moyen terme. les facteurs de production. 29 Rapport Annuel 1991 II. Recherche Les systèmes nationaux auxquels sont destinés les services de l'ISN A R ont des exigences spécifiques en matière de développement institutionnel et de gestion de la recherche agricole. Même d ’un SN R A de pays en développe­ ment à un autre, les besoins varient, selon l'importance du système de re­ cherche, le niveau de développement, les ressources disponibles, le mandat, les types de producteurs et les autres utilisateurs cibles, etc. Toutes ces différences obligent l’ISN A R à concevoir des manières d'aborder les questions de politique, d'organisation et de gestion qui puissent conve­ nir à tout l'éventail de SN R A avec lesquels il collabore. La nécessité d'éla­ borer des « technologies de gestion » qui soient adaptées ou même fabriquées sur mesure, constitue donc la règle, plutôt que l'exception. Pour accomplir ce travail, l ’ISN A R doit réunir deux types d’expertise : une expérience pra­ tique en gestion de la recherche agricole dans les pays en développement et une recherche basée sur des connaissances solides dans des disciplines re­ connues, liées à la gestion, telles la théorie des organisations, l'économie, la psychologie, l’anthropologie, l'administration publique, l'informatique et la planification, pour n'en citer que quelques-unes. Puisant à des sources de connaissance très diverses — y compris à celles que constituent les SN R A eux-mêmes — l'ISN A R est engagé dans un pro­ gramme de recherche dynamique. En 1991, la recherche a représenté 24 % du budget de l'ISN A R , ce qui est conforme, dans ses grandes lignes, aux orientations du plan à moyen terme pour les années 1988-1992. Les résultats des programmes de recherche constituent des outils impor­ tants pour nos activités de conseil et deformation auprès des SN RA. Inver­ sement, notre recherche s'enrichit de l'expérience acquise à travers les activités de conseil et de formation. Le financement de la recherche provient à la fois de la dotation budgétaire centrale et des fonds supplémentaires qu’accordent les donateurs pour des projets spéciaux. Ces derniers donnent à l'ISN A R une certaine flexibilité de réponse aux besoins des SN RA. Ils nous permettent en effet de progresser plus rapidement dans certains domaines particulièrement importants, d"étendre les limites géographiques de nos recherches sur un problème don­ né ou d'approfondir une analyse — d'aller au-delà des limites imposées par la dotation budgétaire de base. Le projet spécial sur les « petits pays » en constitue un exemple : avec les fonds réservés à ce projet, nous avons pu faire des études de cas dans sept pays et quatre régions et intégrer des infor­ mations essentielles sur 50 pays à la base données de l'ISN AR. Ce même travail, s'il avait été financé uniquement à partir du budget central, aurait hypothéqué la capacité de réponse de l'ISN A R dans d’autres domaines. 30 Recherche La plupart de nos activités de recherche se rapportent à des composantes spécifiques, ou « facteurs critiques », qui interviennent dans les politiques, l'organisation et la gestion de la recherche (cf. p. 9). En plus du développe­ ment de nouveaux outils et de méthodes utiles aux SN R A , le programme de recherche accomplit deux missions importantes : il contribue à l'améliora­ tion de la capacité interne de l'ISN A R à diagnostiquer et à analyser les pro­ blèmes de gestion de la recherche et il assure un travail de suivi sur l'état des systèmes nationaux de recherche à travers le monde. En guise d'exem­ ple : nous rassemblons des informations sur les effectifs et les compétences des scientifiques ou des techniciens des SN R A , ainsi que sur les moyens fi ­ nanciers dont ils disposent. Le réservoir d'informations ainsi obtenue, en particulier nos Séries d'indicateurs de la recherche agricole, sert de base à l'analyse des politiques et d'autres facteurs qui influent sur les SN R A (cf. p. 42). A la différence de nos recherches sur les outils et méthodes de gestion — qui visent principalement et directement le renforcement des SN R A — nos études sur « l'état des SN R A » s'adressent à un public plus large de déci­ deurs politiques, de bailleurs de fonds, de hauts responsables de la re­ cherche, ainsi qu'à la communauté universitaire internationale. Les pages qui suivent traitent de recherches récentes que l'ISN A R a accom­ plies dans les trois domaines suivants : suivi et évaluation de la recherche agricole, questions relatives à la biotechnologie et le système de recherche de la Chine. Ces trois descriptions principales seront suivies de sept paragraphes suc­ cincts présentant d'autres recherches entreprises par l'ISN AR. Suivi et évaluation de la recherche agricole La multiplicité de facteurs socio-économi­ peuvent pas être mesurées en termes écono­ ques qui déterminent le changement miques. Par exemple, la recherche fondamen­ technologique rend difficile l'évaluation tale sur l'exploitation des terres, sur les des retombées de la recherche agricole natio­ pratiques agricoles ou sur le comportement nale. En effet, de nombreux facteurs échap­ des agriculteurs constitue certes la base de la pent au contrôle du système de recherche. Il recherche appliquée, mais elle n 'est pas en peut ainsi être erroné, voire même impossible, prise directe avec le milieu réel, là où survien­ de mettre sur le compte de programmes précis nent précisément des modifications de pro­ menés au sein d 'un SNRA, certaines améliora­ tions discernées au niveau des producteurs. Il duction mesurables. en va de même de l'évaluation de l'impact Dans les pays en développement, la ma­ qu'une institution, ou le système entier dont jeure partie de la recherche agricole est menée elle fait partie, peuvent avoir en milieu réel. dans des organisations publiques ou quasi- De nombreuses formes de recherche ne publiques. L'utilisation de technologies diffu­ sées par le secteur public, telles que des 31 Rapport Annuel 1991 pratiques agricoles améliorées et de nouvelles E valuation ex post : trois études variétés non-hybrides, peut se répandre dans Les économistes de l'ISNAR ont eu recours à un pays tout entier et ainsi profiter à de nom­ des analyses du taux de rendement pour faire, breuses personnes, mais il est difficile de faire dans trois pays différents, des évaluations ex breveter de telles innovations ou de les com­ post (a posteriori) de la recherche sur diverses mercialiser. L'évaluation de leurs retombées spéculations. Dans chaque pays, le travail a constitue, par conséquent, un véritable défi. été réalisé avec l'aide de collaborateurs natio­ Contrairement aux entreprises privées, les naux. institutions publiques de recherche ne peu­ L'Equateur a complété une étude de la re­ vent pas s'appuyer directement sur la rentabi­ cherche et de la vulgarisation sur le riz. Finan­ lité ou sur des informations concernant le cée par FUNDAGRO (la fondation pour le marché pour jauger le rendement de leurs in­ développement agricole), elle partait de l'ex­ vestissements en R&D. périence acquise au cours de deux études an­ La planification des programmes de re­ térieures menées en Uruguay et en Bolivie. cherche manque souvent de buts clairement Les deux économistes chargés de l'évaluation définis. Sans points de repère, rien ne permet — un membre de l'INIAP (l'institut national de mesurer le suivi des progrès réalisés, ni de la recherche agricole) et un membre de d'évaluer les résultats de la recherche. l'ISNAR — ont examiné les retombées des a- Ces difficultés n'empêchent pas les respon­ méliorations apportées au matériel végétal et sables, décideurs politiques et autres per­ des pratiques agricoles mises au point par sonnes concernées par les innovations en l'INIAP. L'étude a révélé un taux de rende­ matière d'agriculture, d 'avoir besoin d'infor­ ment de 31 à 47 % sur les investissements mations concrètes, tant à des fins de gestion consentis au niveau technologique entre 1970 interne que pour pouvoir rendre des comptes et 1990. Ce résultat s'inscrit dans la moyenne à l'extérieur. En effet, il faut une bonne infor­ calculée au cours d 'études portant sur d 'au ­ mation pour guider la définition des priorités tres vivriers, mais il dépasse les rendements de recherche, la planification des programmes, des investissements publics généraux de la la réalisation d'ajustements en cours d'élabo­ plupart des pays en développement. ration, de même que pour la justification des Au mois d 'août 1991, des économistes ont déboursements vis-à-vis des gouvernements entamé une étude d 'un an sur les retombées et des bailleurs de fonds. Le rareté des res­ des investissements consentis par l'AARD sources financières dans un grand nombre de (l'agence de recherche et de développement pays rend d 'autant plus urgente la question de agricoles) en Indonésie, dans le cadre de la re­ la transparence de la gestion financière publi­ cherche sur le riz et sur les céréales. L'évalua­ que. A noter que par cette transparence de la tion, financée par l'USAID, couvre la période gestion, il faut entendre non seulement le de­ de 1975 à 1990 et est effectuée en collaboration voir de montrer que les fonds ont effective­ avec le CARP (le centre de planification de la ment été dépensés pour les recherches recherche agricole). Les premières informa­ auxquelles ils ont été attribués, mais aussi ce­ tions semblent indiquer que les recherches sur lui de démontrer l'efficacité de la recherche l'amélioration des variétés et sur la gestion dans la réalisation des objectifs sociaux. des cultures et le contrôle des nuisibles ont Malheureusement, une grande partie de la contribué de manière significative, à la fois au littérature mondiale sur le suivi et l'évaluation maintien du niveau de rendement plus élevé de la recherche agricole concerne l'évaluation résultant d'investissements antérieurs et à l'in­ des projets des bailleurs de fonds et, de ce fait, tensification de la production du riz. ne présente qu 'un intérêt marginal pour les Enfin, au Niger, vers la fin de l'année 1991, responsables de SNRA. un travail d'évaluation a démarré sur les in­ En 1991, les efforts consentis par l'ISNAR vestissements dans la recherche sur le mil, le pour aider les systèmes nationaux matière sorgho et le niébé, toutes trois des cultures im­ d'évaluation et de suivi ont été concentrés sur portantes pour le pays. L'étude, qui doit s'a­ trois domaines d'activités. chever en septembre 1992, bénéficie d 'un 32 Recherche financement de l'USAID, par le biais de l'Uni­ cipantes se chargeront de la préparation et de versité d'Etat du Michigan (Etats-Unis), ainsi l'organisation d 'un atelier de formation pour que d 'une contribution supplémentaire de les responsables de la recherche de chaque l'Etat belge. La période étudiée va de 1975 à sous-région. Le projet prévoit également de nos jours. L'Institut national de recherches produire des instruments de formation et de agronomiques du Niger (INRAN) fut créé en publier en langues espagnole et anglaise. La 1975. présentation et l'évaluation des résultats se fe­ En évaluant les résultats d 'un système na­ ront au cours d 'un dernier atelier régional, au­ tional de création si récente, les chercheurs ont quel participeront les responsables de pris garde à distinguer clairement deux types recherche nationaux de toute la région. Ces ré­ d'investissements : ceux consentis à la re­ sultats seront ensuite intégrés dans le service cherche pure et ceux qui concernent le déve­ global que l'ISNAR offre aux SNRA. loppement global du système de recherche du Niger. Cette dernière catégorie comprend aus­ Trois publications si les investissements dans des activités visant Des membres de l'ISNAR ont poursuivi avec la mise sur pied des institutions : la formation succès leurs efforts visant à composer un ou­ des scientifiques et la construction et l'équipe­ vrage de référence sur le suivi et l'évaluation. ment de laboratoires. Il est probable que les Cet ouvrage s'adressera aux responsables et bénéfices dus à la recherche et découlant d 'in ­ aux évaluateurs de la recherche agricole, mais vestissements en ressources physiques et hu ­ il sera également utile aux agences de déve­ maines se manifesteront au cours d 'une loppement, aux enseignants et aux forma­ période plus longue que les bénéfices qui ré­ teurs. sultent d'investissements directs dans des ac­ La parution de ce livre (en langue an­ tivités de recherche spécifiques. D'où glaise) est prévue au début de 1993 ; il sera l'approche sur deux fronts qui a été adoptée publié en collaboration avec le CAB interna­ dans cette étude du Niger. tional, moyennant un soutien financier du Centre de recherches pour le développement A m érique latine et Caraïbes : l'apprentis­ international (CRDI). Il se veut un guide concis de l'information et de l'expertise du sage par la pratique suivi et de l'évaluation. Il comprendra un Au cours de cette année, l'ISNAR a proposé glossaire et analysera une série de thèmes un important projet régional de renforcement dont voici quelques exemples : de la planification, du suivi et de l'évaluation de la recherche agricole en Amérique latine et • les processus institutionnels tels que la pla­ aux Caraïbes. Ce projet de 18 mois, qui est fi­ nification stratégique, la budgétisation des nancé par la BID (Banque interaméricaine de projets, les évaluations internes et les études développement) et qui débutera en février d'im pact ; 1992, associera recherche, conseil et formation. • les méthodes utilisées en matière de suivi et Des organisations régionales et subrégio­ d'évaluation : listes de contrôle, évaluations nales, dont l'IICA (l'institut interaméricain de économiques, études menées au niveau des coopération en agriculture) participeront au producteurs, notation et examen critique projet. Au cours de la préparation, un expert par des confrères ; de l'ISNAR a mené trois études de cas préli­ minaires, en Argentine, au Brésil et en Colom­ • les procédures d'examen externe du bie, afin d'identifier les problèmes et les GCRAI ; possibilités d'amélioration du suivi et de • la collecte et l'analyse des données ; l'évaluation de la recherche. Les études de cas serviront de modèle à un travail similaire dans • la planification des ressources humaines ; quatre sous-régions : l'Amérique centrale, les Andes, le cône Sud et les Caraïbes. • l'évaluation de la recherche sylvicole. Lorsque toutes les données sur ces pays La version préliminaire d 'un second docu­ auront été rassemblées, les organisations parti­ ment important a été soumise à l'appréciation 33 Rapport Annuel 1991 de confrères extérieurs et révisée par eux. Il 1990). Intitulé « Monitoring and evaluation of s'agit d 'une étude sur deux types d'évaluation agricultural research : Highlights of a consul­ économique, ex post et ex ante (au stade de la tation », cet ouvrage contient, en résumé, les planification), et sur leurs applications dans le discussions des responsables de la recherche domaine de l'établissement des priorités de recherche. La parution de l'ouvrage (en langue nationale sur l'état du suivi et de l'évaluation anglaise) est prévue à la fin 1992, chez Cornell des systèmes nationaux de recherche. Il University Press, pour le compte de l'ISNAR. contient leurs points de vue sur les besoins Enfin, cette année a vu la parution du des systèmes nationaux ainsi que des sugges­ compte rendu abrégé d 'une réunion qui avait tions quant aux formes d'aide concrète que eu lieu en novembre 1990 (cf. Rapport annuel l'ISNAR pourrait fournir dans ce domaine. Questions relatives à la biotechnologie La biotechnologie moderne comprend une chent à identifier des rôles appropriés pour les série de technologies devenues disponi­ agences donatrices. Une quatrième étude de bles depuis peu de temps, dont celles ba­ cas est actuellement en cours en Colombie. sées sur l'utilisation de l'ADN recombinant, Dans chacun des quatre pays, des structures d'anticorps monoclonaux et les nouvelles mé­ nationales pour la coordination des activités thodes de culture de cellules et de tissus. Cette biotechnologiques ont été établies ou bien sont « panoplie d'outils » a déjà prouvé son im­ en voie de constitution. Les informations pro­ mense utilité dans de nombreux domaines de venant de ces études sont réunies en une seule la recherche agricole, particulièrement pour la base de données, qui contient aussi les résul­ reproduction et l'amélioration des végétaux. tats d 'études réalisées précédemment dans dix Il est généralement admis que la bio­ autres pays. Ceci permettra au personnel de technologie constitue un domaine d'innova­ l'ISNAR et à d'autres experts d'effectuer des tion hautement complexe — sur les plans comparaisons entre pays. La parution des ré­ scientifique, économique, social et politique. sumés de ces études est prévue en 1992. En effet, elle évolue très rapidement, affecte tous les pays et soulève des controverses que S écurité biologique et gestion de la pro­ seule la coopération internationale et inter­ institutionnelle pourra résoudre. L'ISNAR priété intellectuelle estime qu 'un échange d'informations à grande Les deux rencontres organisées par l'ISNAR, échelle entre les différentes parties prenantes en avril et en septembre, ont fourni aux parti­ est primordiale si l'on souhaite que les pays cipants une information complète sur les acti­ en développement puissent exploiter la bio­ vités actuelles de biotechnologie au niveau technologie. Cette conviction sous-tend une national et international. Les échanges d'infor­ grande partie de notre travail dans ce do­ mation ont porté principalement sur des ques­ maine. tions de politique et de réglementation Cette année a vu l'achèvement de trois des concernant la propriété intellectuelle et la mise quatre études de pays que finance le gouver­ en circulation sans risque d'organismes géné­ nement des Pays-Bas. En outre, l'ISNAR a ac­ tiquement modifiés. L'essentiel des discus­ cueilli deux rencontres internationales sur la sions est repris sous le chapitre Formation et biotechnologie. Conférences, à partir de la page 50. Les études, dirigées par des collaborateurs Enfin, comme une suite logique aux en­ nationaux, ont porté sur la situation de la bio­ quêtes menées dans les différents pays et aux technologie au Kenya, au Zimbabwe et en In­ consultations avec les diverses parties intéres­ donésie. Elles portent, entre autres, sur les sées, l'ISNAR a commencé à planifier des me­ applications possibles de la biotechnologie et sures concrètes en vue d'apporter une aide sur les contraintes à surmonter, et elles cher­ directe aux pays en développement. A cette 34 Recherche fin, nous avons collaboré avec BIOTASK tobre. Le nouveau service adressera tout un é- (Groupe d'experts du GCRAI travaillant sur la ventail de questions de gestion et de politique. biotechnologie) et élaboré une proposition vi­ Il est prévu qu'il deviendra (en partie) opéra­ sant la création d 'un service de conseil et de tionnel vers le milieu de l'année 1992. Le sou­ formation en biotechnologie pour les pays en tien financier proviendra du gouvernement développement qui a été soumis aux bailleurs des Pays-Bas et d'autres bailleurs de fonds. de fonds à Washington, à la fin du mois d'oc­ Chine : étude du plus grand SNRA au monde La République populaire de Chine qui se SNRA le plus grand au monde, étalée sur distingue d'abord par sa population — la deux ans et demi. La Fondation Rockefeller et plus nombreuse au monde —, compte l'ISNAR financent tous deux ce projet qui est aussi plus de scientifiques et d'ingénieurs em­ exécuté en collaboration avec la CAAS (l'aca­ ployés dans la recherche agricole que toute démie chinoise des sciences agronomiques) et autre nation. Leurs efforts, combinés à ceux le CIFAP (le centre des politiques agricole et des vulgarisateurs, ont contribué de façon si­ alimentaire internationales) de l'Université du gnificative à une croissance annuelle remar­ Minnesota. quable de la production agricole entre 1949 et Le projet comporte trois objectifs princi­ 1989 : 4 %, le meilleur taux de croissance pour paux : un pays socialiste, supérieur à la moyenne des pays en développement. Les progrès réalisés • décrire le système chinois de recherche agri­ se rapportaient, en grande partie, à l'introduc­ cole, ainsi que son développement institu­ tion d'hybrides à rendement élevé et de varié­ tionnel et la croissance de sa capacité de tés naines. recherche ; Toutefois, ce système de recherche chinois, • estimer l'impact de la recherche agricole sur très complexe, est mal compris de l'extérieur, la croissance de la production aux niveaux tandis qu'en son sein même, l'existence d 'un national et régional ; certain nombre de faiblesses est chose admise. Une meilleure connaissance du système natio­ • procéder à une analyse préliminaire des nal permettrait, tout d'abord, aux responsa­ questions politiques essentielles qui concer­ bles chinois d'entreprendre l'amélioration de nent la distribution, selon les régions, des ses performances en s'appuyant sur une base ressources affectées à la recherche sur les solide. Elle pourrait de plus fournir des ensei­ cultures vivrières, la sylviculture, l'élevage gnements utiles à d'autres grands pays, tels le et la pêche. Brésil, l'Inde et l'Indonésie. Un troisième avantage se rapporte à l'énorme contribution D es indicateurs de recherche qu'apporte la Chine au commerce internatio­ En 1991, le projet a été centré sur trois activi­ nal, à la fois comme importateur et comme ex­ tés. La première consistait à poursuivre la portateur de produits agricoles de base. En compilation d 'une série d'indicateurs quanti­ effet, le degré d'autonomie d 'un aussi grand tatifs sur le système chinois de recherche agri­ pays sur le plan de la production alimentaire cole. Ce travail, commencé en 1990, a été exerce une influence profonde sur l'agricul­ poursuivi par le chercheur principal du projet ture à travers le monde. Une meilleure appré­ qui a mené une mission sur le terrain et actua­ hension de la contribution de la recherche lisé toutes les informations. nationale au processus constitue donc claire­ La seconde activité consistait à préparer la ment une donnée précieuse pour la commu­ version finale d 'une monographie sur le déve­ nauté mondiale. loppement du SNRA chinois : sa structure, Sur la base de ces considérations, l'ISNAR son financement, ainsi que les effectifs de ses et la Chine ont lancé, en 1990, une analyse du personnels et sa capacité de formation. L'ou- 35 Rapport Annuel 1991 vrage paraîtra en 1992 et couvrira la période Après avoir bénéficié d 'une formation au de 1949 à nos jours. Cette monographie sera siège central de l'ISNAR, un chercheur chinois probablement la description la plus complète a élaboré une proposition de projet. Une étude qui existe à ce jour, en langue anglaise, du pilote débutera en 1992 pour tester différentes SNRA chinois. En outre, les retombées de la méthodologies de définition des priorités et recherche agricole sur la croissance de la pro­ les adapter aux conditions particulières de la duction feront l'objet d 'une communication Chine. lors d 'une conférence internationale sur le dé­ Ce projet de l'ISNAR sur la Chine ne re­ veloppement agricole chinois. Cette confé­ présente que le modeste début d 'une tentative rence, qui se tiendra prochainement à Beijing, de comprendre et d'analyser le système de re­ sera financée par l'Association américaine cherche agricole le plus important, voire d'économie rurale, l'Association chinoise même le plus complexe au monde. A ce jour, d'économie rurale (République populaire de les analyses quantitatives sur la nature et les Chine) et la Société d'économie rurale de retombées du SNRA chinois sont encore rares. Chine (Taïwan). Ce nouveau travail devrait donc devenir un La troisième activité consistait en un tra­ outil précieux pour ceux qui doivent choisir vail préliminaire visant à définir les priorités entre les programmes et répartir les moyens fi­ du système chinois de recherche agricole. nanciers. Autres recherches Etude sur les « petits pays » : la dernière accompli par de hauts responsables de la re­ ligne droite cherche dans les pays concernés. Les études sur le Honduras, la Sierra Leone, le Togo et les îles Les « petits pays en développement ne dispo­ Fidji ont été achevées en 1990 ; celle sur la Jamaï­ sent que de modestes budgets de recherche bien que en 1991. Le Lesotho et l'île Maurice suivront qu'ils aient souvent à résoudre des problèmes en 1992. En outre, trois études régionales ont été agricoles aussi complexes et variés que ceux des accomplies à ce jour : sur les Caraïbes, l'Afrique grands pays. En outre, à cause de leur taille ré­ australe et le Pacifique Sud. duite, de nombreux petits SNRA ne bénéficient Dans le courant de cette année, l'ISNAR a pas d'une même attention de la part des agences ajouté un nouvel élément au projet. Moyennant de développement nationales et internationales, un financement du Centre technique de coopéra­ que les systèmes plus importants. tion agricole et rurale (CTA), nous avons entamé L'étude de deux ans sur les « petits pays » a une enquête sur les activités et les besoins d'in­ pour objectifs d'identifier des modèles organisa- formation scientifique des « petits pays ». Ce pro­ tionnels et des stratégies de gestion adaptés aux jet connexe, coordonné par le responsable de la petits SNRA et de permettre tant à l'ISNAR bibliothèque de l'ISNAR, examine la façon dont qu'aux bailleurs de fonds de mieux répondre aux les systèmes de recherche des « petits pays » ob­ besoins de ces systèmes nationaux. La phase de tiennent, sélectionnent, stockent et gèrent l'infor­ recherche et d'analyse s'est poursuivie en 1991 et mation. touche presque à sa fin. Les chercheurs ont éva­ Ce travail sur l'information apporte un com­ lué la capacité de recherche agricole de 50 pays plément à l'étude globale étant donné que les pe­ en développement. Des orientations à l'usage des tits pays — plus que les grands — dépendent responsables et des décideurs politiques doivent fortement de l'apport de technologies exté­ paraître fin 1992. rieures. L'année 1991 a vu l'achèvement des Le projet, financé par les gouvernements ita­ études de cas sur la Trinité et Tobago et sur le lien et danois, comprend des études de cas ap­ Swaziland. Celles de l'île Maurice et des Sey­ profondies pour sept pays dont les systèmes de chelles seront prêtes en 1992. Pour chaque pays, recherche agricole et les problèmes semblent être c'est un spécialiste national de l'information qui représentatifs des « petits pays ». Le travail a été prépare l'étude. 1 Voir note à la page 19. 36 Recherche Liaisons entre la recherche et le publication séparée. En outre, une méthode de transfert des technologies diagnostic et d'analyse des problèmes de liaisons RTT a été mise au point et sera testée en 1992. L'étude de l'ISNAR des liaisons entre la re­ Entre temps, un des bailleur de fonds s'est cherche agricole et le transfert des technologies déclaré très intéressé à financer une seconde (RTT) touche, elle aussi, presque à sa fin. phase du travail sur les liaisons RTT. Si ce finan­ L'ISNAR a lancé cette étude de quatre ans en cement supplémentaire se réalise, l'ISNAR éten­ 1988, comme projet spécial financé par les gou­ dra la portée de l'étude de manière à inclure les vernements d'Italie et d'Allemagne et par la Fon­ liaisons entre la recherche et les agriculteurs, sur­ dation Rockefeller. La demande provenait des tout leurs organisations représentatives. En ou­ SNRA, préoccupés, tout comme les bailleurs de tre, l'ISNAR avancera les travaux de préparation fonds, par le manque de communication entre la et de diffusion de matériels de formation sur recherche et la vulgarisation, avec pour résultat toutes les questions importantes traitées dans le le blocage de l'apport de technologies aux agri­ cadre du projet global. culteurs. En 1991, trois membres de l'ISNAR et quatre C onception et am énagem ent des experts consultants ont préparé, dans le cadre de bâtim ents destinés à la recherche ce projet, des rapports de synthèses d'études de cas antérieures sur les sous-systèmes technologi­ La gestion de l'équipement est une des tâches ques en Colombie, au Costa Rica, en Côte particulièrement délicates qu'assument les re­ d'ivoire, en République Dominicaine, au Nigeria, sponsables de la recherche agricole. Les labora­ aux Philippines et en Tanzanie. toires, bureaux, bibliothèques, ateliers, garages, Au mois de mai, lors d'une réunion au siège fermes, installations de stockage et logements sur de l'ISNAR de la plupart des participants au pro­ le terrain des instituts de recherche constituent jet, les auteurs des synthèses et des études de cas l'équipement le plus important, du moins en ont pu élucider certaines questions et informa­ terme de capitaux investis. tions relatives aux liaisons RTT. Cette rencontre a Au début de 1991, l'ISNAR a lancé une étude également donné lieu à une réévaluation de la d'envergure mondiale sur la conception, l'amé­ méthodologie adoptée pour le projet et enfin, à la nagement et l'entretien de tout ce matériel. présentation de cinq travaux de synthèse. L'étude est en partie financée par la DANIDA Chaque rapport de synthèse analyse un (l'agence danoise de développement internatio­ thème ou une question spécifique en rapport nal) et par l'Administration générale de la coopé­ avec les liaisons RTT, sur la base d'expériences ration au développement de la Belgique (AGCD). acquises dans les différents pays. Par exemple : La collecte et l'analyse des données ont été quelle est l'influence des différences de statut confiées à un architecte consultant possédant une professionnel existant entre chercheurs et agents longue expérience internationale dans la concep­ de transfert technologique sur la réalisation et le tion d'installations de recherche agronomique. fonctionnement des liaisons entre eux dans les Au cours de Tannée écoulée, il a examiné le sta­ différents pays ? Comment le niveau des res­ tut et les problèmes d'aménagement et d'entre­ sources disponibles pour la mise en place, le tien des bâtiments destinés à la recherche dans maintien et la gestion des liaisons RTT influence- neuf pays situés dans trois régions : en Amérique t-il leur fonctionnement ? Comment les liaisons latine, en Asie et en Europe. La plupart des infor­ RTT réussissent-elles ou échouent-elles, sous l'in­ mations ont été recueillies au cours de visites sur fluence de pressions externes exercées sur les sys­ le terrain et d'interviews avec des décideurs poli­ tèmes de technologie par les associations tiques, des responsables de la recherche et des d'agriculteurs, des décideurs politiques et autres architectes, ainsi qu'avec des employés au travail collaborateurs ? dans ces bâtiments. D 'id la fin de cette étude, Se basant sur les sept analyses thématiques, vers la mi-92, les chercheurs auront recueilli les le responsable du projet a rédigé la première données auprès d'une centaine d'instituts et de ébauche d'une monographie dont la publication stations de recherche, situés dans 20 pays au to­ est prévue en 1992. Il s'agit d'une « synthèse des tal, y compris des pays d'Afrique subsaharienne, synthèses » qui présentera les questions étudiées, d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et d'Amé­ émettra des recommandations et fournira des rique du Nord. orientations destinées à aider les responsables Le projet débouchera sur la publication des SNRA à diagnostiquer les problèmes de liai­ d'orientations à l'usage des décideurs politiques, sons entre la recherche et le transfert de technolo­ des responsables de la recherche, des architectes gies, et à identifier les solutions. Certaines et des bailleurs de fonds. Il traitera d'une série de communications thématiques feront l'objet d'une sujets pratiques, tels que l'aménagement des bâti­ 37 Rapport Annuel 1991 ments, les besoins en espace, les coûts de réparation des appareils d'éclairage de même construction, l'éclairage, le chauffage et la clima­ que les frais d'électricité. Pareillement, les tisation, l'aménagement des lieux de travail, la concepteurs de bâtiments nouveaux dans les sécurité, les matériaux de construction et l'entre­ pays tropicaux devraient privilégier la ventila­ tien. tion, de manière à réduire les besoins en sys­ Les résultats actuellement disponibles signa­ tèmes de climatisation coûteux. lent que dans de nombreux pays en développe­ L'étude comporte d'autres constatations et ment, les bâtiments affectés à la recherche observations préliminaires. Nous retenons : agricole sont dans un état de délabrement grave. Il apparaît clairement que la valeur de l'entretien • En matière de conception et d'aménagement n'est pas pleinement reconnue et que, par consé­ de bâtiments destinés à la recherche, il existe quent, les fonds réservés à cet effet sont insuffi­ une carence grave de manuels pratiques adap­ sants. Plusieurs responsables de recherche tés aux besoins des responsables de la re­ cherche et des architectes des pays en expérimentés ont suggéré que, dans la plupart développement. Il est clair que ceux-ci requiè­ des pays en développement, il serait raisonnable rent non seulement de telles informations, de consacrer 2 à 3 % de la valeur effective cou­ mais aussi des orientations pratiques. rante des bâtiments de recherche à l'entretien. Cependant, la moyenne actuelle n'est que de 0,3 • Du point de vue de leur conception, de nom­ à 0,6 %. breux laboratoires et autres bâtiments de re­ Le consultant a souligné qu'il existe plusieurs cherche présentent le désavantage d'une solutions intéressantes et peu coûteuses, d'amé­ flexibilité insuffisante. Cela signifie que les nagement et d'entretien des bâtiments. Ainsi, le concepteurs n'ont pas tenu compte d'éven­ placement de lucarnes peut réduire les coûts de tuelles évolutions quant à la portée ou au type Des travailleurs à l'oeuvre pour rénover des installations du Conseil national de la recherche scientifique à Lusaka en Zambie. La prio rité à la transformation, p lu tô t qu'à la construction, est un choix intéressant sur le plan financier. 38 Recherche de recherches. Il en découle que des transfor­ ques dangereuses. Un aménagement correct et mations ultérieures exigent des matériaux et un entretien plus régulier des bâtiments per­ une main d'oeuvre coûteux. Un simple exem­ mettraient d'éviter bon nombre de ces pro­ ple : il se peut que les câbles électriques et la blèmes. plomberie aient été encastrés dans des murs ou dans des sols en béton, ce qui complique • La conception et la construction de nouveaux alors de beaucoup la transformation du labora­ bâtiments restent souvent des démarches iso­ toire en vue d'une extension ou d'une réorien­ lées qui ne prennent pas en considération la si­ tation des activités de recherche. tuation générale d'un site de recherche. Il est essentiel qu'avant d'entreprendre une • La sécurité constitue un problème majeur dans construction, les responsables et les planifica­ de nombreux instituts de recherche des pays teurs évaluent l'utilisation des bâtiments et de en développement. Il n'est pas rare que les ex­ l'espace existants en fonction des besoins réels tincteurs n'aient plus été testés depuis des an­ du programme de recherche et du personnel nées. Les bornes d'incendie font généralement employé. défaut. Les produits chimiques sont parfois en­ treposés sur des étagères ouvertes plutôt que • L'évaluation des besoins doit rester réaliste. La dans des endroits protégés. En l'absence d'es­ construction de complexes de recherche trop paces de rangement adéquats, les dossiers et prestigieux ne contribue nullement à la qualité les rapports sont entassés pêle-mêle dans les de la recherche agricole. La stagnation, voire la coins des bureaux et constituent ainsi un ris­ réduction des financements pour la recherche que d'incendie. Certains laboratoires ne dispo­ agricole, nécessite des équipements modestes, sent pas des douches indispensables en cas de bien conçus et faciles à entretenir. La solution contact accidentel avec des substances chimi­ la plus économique n'est pas toujours de Le patio ombragé du centre national Macadamia de la recherche horticole à Thika, au Kenya, constitue un bon exemple de la possibilité de créer, sans trop dépenser, un lieu de travail agréable pour les chercheurs. 39 Rapport Annuel 1991 construire de nouveaux bâtiments. Au relatives aux femmes en agriculture et dans la re­ contraire, aux yeux des responsables soucieux cherche agricole. Un autre volet de ce pro­ d'économiser, la rénovation de bâtiments an­ gramme, qui est lié aux études d'impact, ciens, et — dans le cas de certains entrepôts et concerne le degré d'adéquation de la recherche locaux fonctionnels, des constructions simples agricole par rapport aux besoins des agricul- et réalisées avec des matériaux locaux peu coû­ teurs-femmes des pays en développement. Notre teux — peuvent constituer des options intéres­ spécialiste a participé, en tant qu'animatrice, à un santes. séminaire de sensibilisation destiné aux cadres supérieurs de onze centres du GCRAI et organisé • Les bailleurs de fonds qui financent la comme activité du projet, à Washington, D.C., au construction de bâtiments destinés à la re­ mois de novembre. Elle continue à travailler sur cherche incluent parfois des clauses générales ces questions avec le secrétariat du GC. d'entretien dans leurs contrats avec les institu­ L'ISNAR avait déjà abordé le problème de la tions bénéficiaires. Cependant, dans la plupart des cas, ces clauses ne détaillent pas le calen­ participation des femmes au milieu des années 1980, mais son initiative était restée sans suite. drier des activités d'entretien ni la part du Notre travail en 1991 marque le début de notre budget à y consacrer. implication systématique dans ce domaine. Per­ suadés qu'il vaut mieux entreprendre une chose Les fem m es et la recherche agricole à la fois, nous avons choisi de d'abord concentrer nos efforts sur les questions de personnel. C'est le Bien que la proportion de chercheurs profession­ domaine qui concerne directement notre mandat, nels féminins dans les SNRA du tiers monde va­ à savoir conseiller les SNRA en matière de déve­ rie fortement de pays en pays — de moins de 1 % loppement et de gestion des ressources humaines dans certains cas à plus de 50 % — l'on constate pour la recherche agricole. cependant que, dans l'ensemble, elle est en hausse. Le rôle des secteurs public et privé Au cours de l'année 1991, l'équipe de dans la recherche l'ISNAR chargée d'étudier ces questions a colla­ boré avec un consultant de l'Université de Prin­ L'ISNAR a poursuivi ses investigations, entamées ceton à la formulation d'une grille conceptuelle en 1990, sur le rôle des secteurs public et privé permettant d'analyser les aspects de la gestion dans la recherche agricole nationale. La tendance des personnels des SNRA qui sont liés au sexe mondiale à la privatisation et la réduction des des employés. budgets publics dans de nombreux pays nous in­ Le rapport analytique suggère que l'ISNAR cite à explorer les possibilités de collaboration en­ apportera sa meilleure contribution dans ce do­ tre les deux secteurs. maine en l'envisageant dans la perspective d'une Notre travail vise en particulier à déterminer gestion efficace, c'est-à-dire en constatant que les dans quels domaines d'activités les organisations femmes constituent un réservoir de qualités publiques et privées peuvent se compléter mu­ scientifiques sous-exploité tandis que les gestion­ tuellement, ainsi qu'à découvrir des sources et naires se doivent d'exploiter au maximum toutes des mécanismes alternatifs de financement pour les ressources humaines disponibles en vue d'at­ la recherche. teindre des objectifs fixés. Parallèlement, l'USAID, qui soutient intensé­ Ce document préliminaire a pris la forme ment la recherche agricole du secteur public en d'une communication informelle à diffusion limi­ Afrique subsaharienne, a revu sa démarche tée, dans le but d'encourager le dialogue entre d'aide au développement dans la région. Dans l'ISNAR et les responsables de SNRA. Nous es­ son nouveau « cadre stratégique » pour l'aide à la pérons qu'une collaboration avec les systèmes recherche, l'agence accorde un rôle plus impor­ nationaux s'ensuivra pour élaborer des stratégies tant aux organisations du secteur privé en tant visant à accroître la participation des femmes à la que partenaires, bénéficiaires et investisseurs. Ce recherche agricole. En outre, deux séminaires te­ faisant, l'USAID espère stimuler la recherche à nus au siège central dans le courant de l'année devenir, d'une part, plus sensible aux marchés in­ ont permis d'informer et sensibiliser le personnel ternes et externes susceptibles de provoquer une de l'ISNAR à ces questions. augmentation de la production, et d'autre part, Un autre membre de l'ISNAR a joué un rôle plus capable de rendre des comptes à toutes les important dans une étude sur la question de l'in­ parties impliquées. tégration des femmes au sein du GCRAI. Cette En 1991, l'intérêt commun de l'ISNAR et de activité est une composante du programme inter­ l'USAID pour les interactions des secteurs public institutionnel du GCRAI qui traite des questions et privé a donné lieu à un accord pour analyser la 40 Recherche question en Afrique. Grâce à un financement de prix, la recherche contractuelle, les entreprises l'USAID, l'ISNAR a pu mener une étude des do­ mixtes, les services d'experts, la participation à cuments relatifs aux liaisons et à la répartition du des associations professionnelles, les années sab­ travail entre les différentes organisations qui for­ batiques et les programmes d'échange. ment le vaste continuum entre la recherche publi­ Le travail de l'ISNAR sur les questions de la que et privée. Ce sont les départements de recherche publique/privée se poursuivra en 1992 recherche publics, les instituts autonomes, les par une étude pilote en Equateur. universités, les offices de commercialisation des produits, les fondations, les organisations non D éfin ition des priorités pour gouvernementales, les associations d'agriculteurs et les entreprises de production d'intrants tels la recherche que les engrais, les équipements ou les semences. Un volet important de l'étude a été l'examen des Le rapport annuel de l'an dernier décrivait dans implications des interactions entre secteur public le détail un projet important visant à développer et secteur privé pour la politique gouvernemen­ une méthode informatisée d'établissement des tale. priorités destinée aux responsables de la re­ Le rapport final à l'USAID décrit la recherche cherche agricole. Il s'agit d'un outil pour mesurer agricole publique et privée dans toute l'Afrique les effets d'une réallocation des ressources pour subsaharienne et comporte une liste préliminaire la recherche — d'un produit agricole ou d'une sé­ rie de produits agricoles de base, à un ou plu­ (à compléter) des organisations du secteur privé sieurs autres produits, d'une zone présentes dans une vingtaine de pays, ainsi que agroécologique à une autre, ou d'un type de la nature de leur activité de recherche. R&D à un autre. En guise d'illustration : des pla­ Le rapport étudie, entre autres, la répartition nificateurs de la recherche peuvent ainsi calculer des responsabilités de recherche entre les deux le bénéfice potentiel de l'application des résultats secteurs selon le type de technologie à mettre au d 'un programme de recherche donné (de nou­ point (agronomique, chimique, mécanique, biolo­ velles variétés de riz, par exemple, ou bien des gique, environnementale) et le type de recherche techniques d'exploitation nouvelles) dans d'au­ à réaliser (fondamentale, stratégique, appliquée, tres zones agroécologiques que la zone cible d'o­ adaptative). Ces deux facteurs influencent forte­ rigine. ment le bénéfice qu'une organisation peut tirer La méthode de simulation par ordinateur né­ des résultats de la recherche sous la forme de re­ cessite différentes informations : des données devances, de droits d'utilisation de la technologie agroécologiques, des prix de produits agricoles et d'autres mécanismes. de base, des statistiques de production et de L'étude constate que les incitations à la re­ consommation ainsi que des estimations par des cherche privée sont plus importantes dans le do­ scientifiques des résultats probables de la re­ maine de la technologie mécanique, suivie par les cherche. technologies chimique et, enfin, biologique. La La capacité de prévoir l'impact économique technologie de gestion reste l'investissement le de la recherche, surtout l'effet bénéfique des « ef­ moins attrayant pour le secteur privé, tandis que fets d'entraînement » d'une zone à une autre, les questions de l'environnement entrent rare­ peut être un outil puissant pour les planificateurs ment en ligne de compte. Les auteurs soulignent de la recherche. Il leur permet d'évaluer le béné­ le rôle important du secteur public dans la coor­ fice des programmes pour les producteurs dination de la recherche pour qu'elle couvre l'en­ comme pour les consommateurs, et de les classer. semble des problèmes. Pour certains domaines C'est pourquoi les chercheurs parlent de cette importants, les institutions publiques devront technique de simulation par ordinateur en continuer à assumer des recherches qui sont es­ termes de « structure d'appui à la décision ». sentielles au bien-être de la population, mais qui Ce projet de trois ans est une initiative com­ suscitent peu d'intérêt auprès du secteur privé, mune de l'ISNAR, de l'ACIAR australien et des par exemple, la recherche biologique fondamen­ systèmes de recherche d'Indonésie, de Papouasie tale, la recherche agronomique et l'étude de l'en­ Nouvelle-Guinée, des Philippines et de Thaï­ vironnement naturel. lande. La majeure partie du travail de l'ISNAR, Le rapport analyse également les mécanismes financé par le BMZ allemand (ministère fédéral politiques et de liaisons qui renforcent les interac­ pour la Coopération économique), est concentrée tions entre secteur public et secteur privé. Citons sur l'Indonésie. Nous avons mis sur pied une en quelques uns : les conseils nationaux pour la étroite collaboration avec le CASER (Centre de science et la technologie, l'introduction des droits recherche en socioéconomie agricole) au sein de de propriété intellectuelle, l'amélioration des ré­ l'AARD. glementations gouvernant le commerce et les Dans le courant de l'année, l'ISNAR a travail­ 41 Rapport Annuel 1991 lé avec le personnel du CASER à Bogor à la véri­ de la définition des priorités. Sa publication chez fication et au dernier tri des grandes quantités Cornell University Press est prévue au début d'informations d'ordre économique et autre, ras­ 1992. Le développement d'un logiciel complé­ semblées au cours de la première phase du pro­ mentaire est également à un stade avancé. jet. Plusieurs analystes du CASER se sont rendus au siège de l'ISNAR afin de participer au déve­ loppement de simulations d'évaluation de la re­ L'exem ple de l'Espagne cherche. En mai, l'équipe CASER-ISNAR a assisté à un atelier régional parrainé par l'ACIAR à Kuala Enfin, un paragraphe pour décrire une étude que Lumpur, en Malaisie. Des chercheurs de tous les l'ISNAR mène actuellement sur le système natio­ pays participants ont confronté leurs résultats nal de recherche agricole en Espagne. préliminaires. L'Evaluation externe du travail de l'ISNAR a Ensuite, au mois de juillet, le CASER et recommandé, entre autres, que l'Institut consacre l'ISNAR ont organisé un atelier d'une journée au un effort de recherche aux expériences des pays siège central de l'AARD à Djakarta. Ils y ont pré­ industrialisés en matière de gestion de la re­ senté leurs techniques de définition des priorités cherche. L'ISNAR, qui participait déjà à une à des cadres supérieurs de l'AARD et à plusieurs étude de la Banque mondiale sur la recherche instituts de recherche indonésiens. Le résultat de agricole en Amérique latine, a alors proposé de cette rencontre orientera les efforts de l'AARD en tirer des enseignements d'un pays développé qui vue d'institutionnaliser la capacité nationale seraient applicables à ce continent. Le choix est d'évaluation de la recherche et de définition des tombé sur l'Espagne, puisque son SNRA a traité priorités. avec succès des problèmes de croissance, de dé­ L'ISNAR pense que ses techniques de défini­ centralisation et d'intégration des universités et tion des priorités pourront être appliquées dans du secteur privé. En 1991, nous avons collaboré d'autres systèmes nationaux de recherche, bien avec un professeur de l'Université de Cordoue et au-delà de l'Indonésie et des trois autres pays avec l'INIA (institut national de recherche et de participant au projet. Par conséquent, parallèle­ technologie agricoles et alimentaires) et nous a- ment à sa collaboration avec le CASER, le per­ vons publié un document préliminaire décrivant sonnel de l'ISNAR a poursuivi son travail sur un le système espagnol de recherche. Une édition re­ ouvrage majeur traitant de la théorie et de la pra­ vue par la Banque mondiale paraîtra prochaine­ tique de l'évaluation de la recherche agricole et ment en langues anglaise et espagnole. Agricultural Research Policy Agricultural Research Policy : International Quantitative Perspectives. Edité par P.G. Pardey, Johannes Roseboom et J.R. Anderson. Publié pour compte de l'ISNAR par Cambridge University Press. 1991, 486 pp., ISBN : 0-521-40009-0. Prix : £27.50. Disponible chez Cambridge University Press, The Edinburgh Building, Cambridge CB2 2RU, Royaume-Uni. Un résumé en anglais de 24 pages portant sur les questions et données principales de ce livre est disponible auprès du service des publications de l'ISNAR. La demande mondiale en produits agricoles vivriers et autres ne cesse de croître, et avec elle, la responsabilité de la recherche agricole d'aider les agriculteurs à augmenter leur production et leur productivité. Dans ce contexte, il est clair que la politique de re­ cherche agricole fait partie intégrante de la politique de développement agricole. 42 Recherche « Agricultural Research Policy » décrit les recherches menées par douze écono­ mistes sur les dimensions politiques fondamentales de la recherche agricole, nationale et internationale. Le livre traite principalement du monde en développement. Les au­ teurs suivent une approche quantitative : le livre comporte une centaine de tableaux et plus de 30 graphiques. Les données proviennent principalement d'un ouvrage simi­ laire, « ISNAR Agricultural Research Indicator Sériés », publié également chez Cam­ bridge University Press, qui présente les dépenses consacrées à la recherche et les niveaux d'éducation formelle des membres des personnels, recueillis pour quelque 150 systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) entre 1960 et 1986 ; « Agricultural Re­ search Policy » expose plusieurs synthèses et interprétations caractéristiques de cet en­ semble de données. Le livre comprend cinq parties. La première traite des questions d'économie politi­ que, de politique internationale, de pérennité et d'incertitude en rapport avec la re­ cherche agricole. La deuxième passe en revue les méthodes de mesure en recherche agricole et en développement économique. Les troisième et quatrième parties traitent respectivement de la recherche agricole publique et privée. Le dernier chapitre définit certains des grands défis qui se posent à la recherche agricole au cours des prochaines décennies. Quelques une des principales constatations quantitatives sont : • Les pays en développement ont vu augmenter substantiellement leur part de la ca­ pacité de recherche agricole publique mondiale, en particulier sur le plan des res­ sources humaines. Au début des années 60, 33 % des chercheurs en agronomie au monde (à l'exclusion de l'ancienne URSS et de l'Europe de l'Est) se trouvaient dans les pays en développement. Au début des années 80, cette proportion s'est élevée à 58%. • Vers la fin des années 70 et au début des années 80, la croissance des dépenses en matière de recherche agricole s'est ralentie dans un grand nombre de pays en déve­ loppement, particulièrement en Afrique subsaharienne, en Amérique latine et aux Caraïbes. Ce sont ces mêmes régions qui ont le plus souffert de la dette extérieure et des crises économiques. • Tout au long des années 70 et au début des années 80, le nombre de chercheurs en agronomie dans les pays en développement a crû, souvent plus rapidement que le chiffre des dépenses. En fait, à travers le monde en développement, il y a eu une di­ minution du niveau des dépenses par chercheur. • Les données qui traduisent les dépenses pour la recherche agricole en fonction du budget total consacré à l'agriculture, indiquent que tous les gouvernements — des pays développés comme de ceux en développement — accordent la même priorité à la recherche agricole. Toutefois, la proportion du budget national consacrée à la re­ cherche agricole est plus élevée dans les pays à faible revenu que dans les pays riches. • Entre le début des années 60 et celui des années 80, la taille moyenne des SNRA moins développés est passée de 150 à 600 chercheurs. Néanmoins, 95 des 130 SNRA des pays en développement continuent à employer moins de 200 chercheurs, et 39 systèmes comptent moins de 25 chercheurs. Seuls 14 comptent plus de 1 000 cher­ cheurs. Faisant suite au travail décrit dans « Indicator Sériés » et dans « Agricultural Research Policy », l'ISNAR prépare une troisième collecte de données. En 1992, ce travail portera sur les SNRA d'Afrique subsaharienne. 43 Rapport annuel 1991 III. Formation et conférences Les activités de formation et les conférences de l'année 1991 ont favorisé, non seulement l'échange d'informations entre les responsables des SN R A , les décideurs politiques et le personnel de l’ISN A R , mais aussi le perfec­ tionnement de compétences spécifiques des responsables de la recherche. En outre, ces activités nous ont permis de recueillir les réactions et les sugges­ tions des responsables de SN R A à propos de la nouvelle stratégie institu­ tionnelle pour les années 1990. Pendant l’année écoulée, le personnel de l’ISN A R a contribué à la réalisa­ tion de 31 activités de formation et conférences (consultations, séminaires, ateliers, et autres rencontres importantes) dans 16 pays. Dans la plupart des cas, nous avons travaillé en partenariat avec une autre institution à la transmission d'outils pratiques visant à améliorer la gestion de la re­ cherche ; dans certains cas, nous avons organisé nous-mêmes l'activité, et de temps en temps, nos spécialistes ont servi d ’animateurs à des activités organisées ou financées par d’autres. Le budget formation et conférences pour 1991 a représenté environ 17 % des dépenses du budget central. Les activités de formation de 1991 traduisent un changement de direction important, tant au niveau du contenu que du public cible. Par le passé, nous nous efforcions principalement de sensibiliser les hauts fonctionnaires politiques au fait que la gestion de la recherche est une discipline. Par la suite, nos succès en la matière nous ont permis de tourner notre attention vers le développement de compétences spécifiques en matière de gestion chez les responsables de niveau intermédiaire. Les activités deformation en 1991 ont mis en relief l'importance d'acquérir certaines compétences, telles la dé­ finition des priorités, l'identification des ressources et la formulation de stratégies de gestion à moyen et long terme, l'utilisation de systèmes inté­ grés de gestion et la planification et le développement des ressources hu­ maines. Le présent chapitre décrit deux grands projets de formation, l'un au Kenya et l'autre dans la région de la SADCC, ainsi qu'un atelier national de ges­ tion de la recherche au Nigeria. Il présente également l'essentiel de quatre réunions, financées en tout ou en partie par l’ISN A R , sur les sujets sui­ vants : la gestion de la recherche en Asie, les défis qui se présenteront à l'agriculture mondiale et à la recherche agricole au cours des deux pro­ chaines décennies et les politiques relatives à la biotechnologie. De telles consultations servent souvent de catalyseurs aux activités de formation ou aux projets de recherche de l’ISN A R . Une liste complète des activités de for­ mation et des conférences de l'année 1991 figure à la fin du chapitre. 44 Formation et conférences Afrique australe : poursuite de la collaboration avec la SADCC L 'accomplissement, en 1991, de la phase 1 ment agricole et établi le programme des ac­ du projet ARMT (formation en gestion de tivités futures relatives aux domaines des la recherche agricole) et la réussite de politiques de la recherche. cette phase signifient que les SNRA d'Afrique australe ont franchi une nouvelle étape dans le • L'Atelier national du Zimbabwe (du 25 fé­ renforcement de leur gestion de la recherche vrier au 7 mars). Quelque 30 chercheurs et agricole. responsables du Zimbabwe se sont ferme­ Plus de 500 responsables de SNRA de ni­ ment engagés à promouvoir la création veau supérieur et intermédiaire ont participé à d 'une stratégie de recherche à long terme, ce projet de collaboration exécuté par l'ISNAR en formulant quatre déclarations qui corres­ et par les pays membres de la SADCC (la pondent à quatre caractéristiques majeures conférence pour la coordination du dévelop­ de la gestion de la recherche : la planifica­ pement de l'Afrique australe) : l'Angola, le tion et l'administration, la gestion des Botswana, le Lesotho, le Malawi, le Mozambi­ moyens, les liaisons pour le transfert des que, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie, le technologies et la gestion de l'information. Zimbabwe et la Namibie. • L'Atelier sous-régional de préparation d 'un Dix-neuf ateliers ont été organisés dans le cadre conceptuel pour la planification de la cadre de cette phase 1 du projet, qui a débuté recherche (du 6 au 10 mai). Au cours de en 1986 et que finançaient l'Agence cana­ cette rencontre, des chercheurs de haut ni­ dienne de développement international veau de trois pays d'Afrique australe — le (CRDI), TUSAID (l'agence pour le développe­ Botswana, le Lesotho et le Swaziland — ont ment international des Etats-Unis) et l'ODA appris des méthodes de préparation d 'une (le bureau pour le développement internatio­ stratégie de recherche agricole à long terme. nal du Royaume-Uni). Le but du projet était Parmi les principaux thèmes figuraient les de former les responsables à la planification, à analyses de système, la planification straté­ l'organisation et à la gestion efficaces. L'accent gique, la définition des priorités, la planifi­ a porté sur l'analyse des systèmes de re­ cation des ressources humaines et la gestion cherche pour en diagnostiquer les points forts de l'information. et les faiblesses, de même que sur la planifica­ tion et la gestion du changement. Des ques­ Cette première phase du projet a de plus tions de politique étaient à Tordre du jour abouti à la mise au point et à la collecte de ma­ d'ateliers qui mettaient en relief l'importance tériels qui serviront à des formations ulté­ de la recherche pour assurer la pérennité de rieures dans la région, ainsi qu 'à des études de l'agriculture et la nécessité d 'une influence des cas recouvrant les domaines de la politique, systèmes de recherche sur les politiques. de la planification, de la formulation du pro­ Trois grands projets en 1991 : gramme et de la gestion des ressources hu­ maines. • L'Atelier de Windhoek sur la politique ré­ En outre, les organisateurs du projet ont gionale (du 18 au 20 novembre). Cette ren­ planifié la phase 2 du projet, qui consistera à contre a réuni, dans la capitale namibienne, transférer l'appui accordé à la formation en 27 directeurs de la recherche, décideurs po­ gestion de la recherche agricole, de l'ISNAR à litiques et représentants d'organisations in­ la région de la SADCC. Cela permettra de ternationales. Les discussions ont porté sur concentrer les efforts en vue d'institutionnali­ les relations importantes qui existent entre ser la capacité propre de la région à former ses les politiques de développement agricole et responsables de la recherche. Un plus grand les politiques de recherche agricole. Les par­ nombre de formateurs africains bénéficieront ticipants ont souligné la nécessité de créer de formations et les instituts régionaux de ges­ un environnement favorable au développe­ tion s'en trouveront renforcés. Cette seconde 45 Rapport annuel 1991 phase doit recevoir un financement de lars EU et débuter à la mi-92. l'USAID d 'un montant de 1,5 million de dol- Kenya : six activités de formation en collaboration avec le KARI En 1991, le KARI (l'institut kenyan de la re­ la Commission des communautés euro­ cherche agricole) a organisé six ateliers péennes accorde une subvention de 1,12 mil­ auxquels ont assisté quelque 150 respon­ lion de dollars EU. Les quatre premiers sables de recherche et décideurs politiques. ateliers ont eu lieu en 1990. Ces ateliers s'inscrivent dans le programme de La série de 1991 a débuté le 11 février par la deuxième année du Projet de formation l'Atelier sur la définition des priorités. La plu­ KARI/ISNAR sur la gestion de la recherche part des cadres supérieurs du siège central du agricole. Cette formation vise une collabora­ KARI ont assisté à cette rencontre de cinq tion plus vaste entre le KARI et l'ISNAR. jours qui avait pour thème les différentes mé­ Les ateliers de 1991 font partie des 25 acti­ thodes de définition des priorités permettant vités de formation planifiées dans le cadre du d 'aboutir aux décisions de programmation. projet de cinq ans, dont le but est de renforcer A l'Atelier sur le développement et la ges­ la gestion interne du SNRA kenyan et auquel tion des ressources humaines (du 8 au 12 Améliorer la communication scientifique : les participants au second atelier K A R I/IS N A R sur la rédaction et la présenta­ tion de documents scientifiques à Thika, au Kenya. 46 Formation et conférences avril), 35 responsables de la recherche de ni­ ont eu recours à des exercices, des discussions veau supérieur et intermédiaire ont discuté de et des exposés pour familiariser les 25 partici­ questions fondamentales relatives aux res­ pants avec les composantes critiques d 'un pro­ sources humaines. Parmi les sujets abordés fi­ jet de recherche réussi. L'accent a porté sur guraient la planification, le recrutement, l'analyse des contraintes à la production, sur l'élaboration de profils d'emplois, l'évaluation la définition des priorités, ainsi que sur la des prestations et la formation. conception des projets et le développement Lors de l'Atelier sur le bilan de la re­ des ressources humaines. cherche sur les maladies virales animales, (du Le dernier atelier de 1991 — l'Atelier sur 24 au 28 juin), 40 chercheurs et responsables les politiques de recherche agricole au Kenya de huit instituts de recherche et d'universités (du 25 au 28 novembre) — a été le premier de du Kenya ont défini les priorités pour la re­ la série à réunir de manière formelle des déci­ cherche sur l'élevage. L'amélioration des com­ deurs politiques représentant tout l'éventail pétences pour le diagnostic, la mise au point des domaines concernés par la recherche agri­ de vaccins et l'épidémiologie, figuraient en cole : la planification, la recherche, l'enseigne­ tête de la liste des sujets abordés. L'objectif de l'Atelier sur la rédaction et la ment supérieur et le développement. Les 40 présentation de documents scientifiques (du participants ont discuté des avantages d 'une 23 septembre au 4 octobre) était d 'aider les collaboration plus étroite sur des questions participants à améliorer leurs techniques de politiques. Jusque là le KARI, une des institu­ présentation. Cette session s'est déroulée se­ tions clés en matière de planification de la re­ lon le modèle d 'un atelier tenu en 1990. cherche et de réalisation des programmes, Quinze scientifiques et responsables de la re­ n'avait joué qu 'un rôle politique modeste. L'a­ cherche se sont entraînés à prendre la parole mélioration des liaisons à la fois parmi les di­ en public. Des enregistrements à la vidéo et verses composantes du système de recherche les commentaires des confrères ont permis à kenyan et entre ces composantes et les déci­ chacun d'améliorer ses compétences dans ce deurs politiques, constitue un des objectifs domaine. Il incombe actuellement à ceux qui fondamentaux du projet. ont participé aux ateliers de 1990 et 1991 de fa­ Le bilan des activités de 1991 et des ensei­ ciliter le développement de ces compétences gnements qu'elles ont fournis a suscité chez pratiques parmi leurs collègues. les agents de formation de l'ISNAR un senti­ L'Atelier KARI/ISNAR sur la conception ment profond de progrès. L'immense bonne des programmes et l'établissement des priori­ volonté et le soutien du SNRA kenyan servi­ tés au niveau du programme s'est tenu du 28 ront de tremplin aux quinze ateliers restants octobre au 1er novembre. Les organisateurs de la série. Nigeria : favoriser l'unification du système national Le système national de recherche agricole tional à travers l'application de la recherche. du Nigeria est le SNRA le plus important L'atelier s'est tenu à l'ARMTI (institut de de l'Afrique subsaharienne, tant du point formation en gestion agricole et rurale), à de vue des effectifs des chercheurs que par Ilorin, du 18 au 22 février. Le ministère fédéral l'étendue des problèmes agricoles à traiter. de la Science et de la Technologie a également L'ISNAR a donc répondu avec enthousiasme participé à son organisation. lorsque le CODRI (comité nigérian des direc­ Un des buts principaux de l'atelier était de teurs d 'institut de recherche) l'a invité à parti­ favoriser, parmi les instituts nigérians de re­ ciper à l'organisation d 'un atelier destiné aux cherche agricole, le sentiment d'appartenance décideurs politiques et aux responsables de à un système national ayant des objectifs com­ recherche du pays. Le CODRI est une associa­ muns. Parmi les 46 participants se trouvaient tion bénévole de directeurs de la recherche qui des directeurs d'instituts de recherche, rele­ cherche à promouvoir le développement na­ vant du ministère fédéral de la Science et de la 47 Rapport annuel 1991 Technologie, les directeurs d 'autres instituts D 'autres recommandations prônaient des nationaux, des assistants d'université et le améliorations sur les plans de la communica­ personnel de l'ISNAR. tion et de la gestion des ressources humaines Une des 33 recommandations de l'atelier au sein même du SNRA, ainsi que des forma­ préconisait la formulation d 'une politique na­ tions pour le personnel de gestion de niveau tionale explicite en matière de recherche agri­ supérieur et intermédiaire, en matière de for­ cole et des mécanismes de financements mulation, d'analyse et de mise en oeuvre des adéquats et stables. Les participants ont pro­ politiques. posé qu 'une suite soit donnée à la recomman­ L'atelier a enregistré un excellent taux de dation antérieure de créer un comité national participation. L'échangé d'informations et de de conseil pour la recherche agricole. Un tel points de vue a été bénéfique. Un compte ren­ comité examinerait périodiquement les politi­ du, réalisé par le CODRI avec l'aide de ques et les objectifs et conseillerait le gouver­ l'ISNAR, servira de référence nationale aux nement en conséquence. chercheurs en agronomie. Objectif 2010 : anticiper l'avenir D u 23 au 25 mai 1991, l'ISNAR a organisé il se pourrait que vers Tan 2010, dans de nom­ une suite de discussions de type breuses régions du globe, la contrainte ma­ « brainstorming » afin de recueillir des jeure à la production agricole soit le manque vues et des idées d'experts quant aux pro­ d'eau. blèmes susceptibles d 'apparaître dans les do­ L'accroissement du rendement et la réduc­ maines de l'agriculture et de la recherche tion des coûts de production seront le leitmo­ agricole au cours des deux prochaines décen­ tiv de la recherche agricole au cours des nies. Ces discussions devaient ainsi aider prochaines décennies. L'emprise grandissante l'ISNAR à formuler sa nouvelle stratégie et de la science sur l'agriculture obligera les sys­ son plan à moyen terme. tèmes nationaux à diffuser un flux continu de Les huit experts invités à cette consultation technologies nouvelles destinées à améliorer informelle étaient E.R. de Andrade Alves (Bré­ le rendement des récoltes. La coopération ré­ sil), Pierre Crossan (Etats-Unis), M. Yusof bin gionale ou subrégionale pourrait entraîner le Hashim (Malaisie), Moïse Mensah (Bénin), développement de certaines cultures vivrières David Norse (Royaume-Uni), M.S. Swamina- qui ne sont pas sujettes à la concurrence au than (Inde), Decían Walton (Irlande) et Aart plan des exportations. Les experts consultants de Zeeuw (Pays-Bas). ont cependant noté que les SNRA devront res­ Les participants ont défini les domaines ter les fondements de la recherche agricole. Il précis dans lesquels la recherche agricole de­ faut « les soutenir et non les remplacer » au ni­ vra renforcer son intervention au cours des veau régional. « Le rôle le plus créatif que prochaines décennies, à savoir l'augmentation peuvent revêtir les organisations internatio­ du rendement des cultures vivrières, l'irriga­ nales (y compris l'ISNAR), c'est de collaborer tion, la lutte contre les mauvaises herbes et les avec les personnes clés dans le travail d'élabo­ prévisions météorologiques. En outre, l'exode ration de démarches et de modèles alternatifs rural influera de plus en plus sur la produc­ dans le domaine de la coopération à la re­ tion agricole locale. cherche ». Au bas mot, d'ici Tan 2010, les pays en dé­ En conclusion, les experts ont souligné que veloppement auront besoin d 'un demi-mil­ l'attitude actuelle d'autosatisfaction par rap­ liard de tonnes de céréales supplémentaires port aux problèmes de l'alimentation mon­ par an pour nourrir leurs populations, et ce, diale est dangereuse. Ils ont rappelé que « tout alors que les pressions sur l'environnement se affaiblissement de l'effort de recherche pour­ multiplient et que la déforestation continue à rait entraîner un désastre » dans l'avenir. dégrader les sols. Selon l'opinion des experts Un rapport de 20 pages sur ces discus­ 48 Formation et conférences sions, intitulé « Towards 2010 : Challenges for disponible auprès du service des publications Agriculture and Agricultural Research » est de 1TSNAR. Consultation à Bangkok : les défis quotidiens de la recherche en Asie A u cours d 'une consultation sur la gestion l'Inde, le Pakistan le Sri Lanka, le Bangladesh, de la recherche agricole en Asie, qui s'est l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines et la tenue à Bangkok du 17 au 19 octobre Thaïlande — ainsi que six cadres de l'ISNAR 1991, les responsables des SNRA de la région et un représentant du Bureau régional de la ont partagé leurs expériences et discuté des FAO pour l'Asie et le Pacifique. perspectives d'avenir de la recherche agricole Pendant les trois jours du programme, les ainsi que des défis qu'elle rencontrera. Le participants ont présenté des rapports de pays groupe a, par la même occasion, fourni des sur de nombreux aspects de la gestion de la commentaires précieux sur la version prélimi­ recherche. Des stratégies pour la collaboration naire de la stratégie de l'ISNAR pour les an­ régionale en Asie ont été débattues, ainsi que nées 1990 et il a proposé des possibilités les problèmes qui se posent à l'agriculture et à d'améliorer les services que l'ISNAR dispense la recherche agricole. en Asie. Les participants ont reconnu avoir certains Les participants étaient des responsables problèmes en commun, parmi lesquels la diffi­ de la recherche de neuf pays — la Chine, culté d'identifier des ressources et des sources A u mois d'octobre, de hauts responsables de recherche de neuf pays asiatiques se sont réunis à Bangkok avec le personnel de l'IS N A R . Ils sont tombés d'accord sur la nécessité d'améliorer l ’aide publique et politique à la recherche agricole. CONSULTATION ON AGRICULTURAL RESEARCH MANAGEMENT IN ASIA * SSCATCQk n 49 Rapport annuel 1991 de financement. Ils ont décidé de rechercher La définition des priorités et la planification conjointement, et de partager, des moyens au niveau du système et du programme, la d'obtenir un appui public et politique et d 'ex­ gestion des ressources humaines et le dévelop­ ploiter les sources potentielles de financement pement de compétences d'encadrement ont de la recherche agricole. Ils ont réclamé l'assis­ été déclarés prioritaires. Les jeunes responsa­ tance de l'ISNAR pour ce faire, lui demandant bles de la gestion en Asie tireraient grand pro­ de continuer à favoriser les communications fit de formations organisées par l'ISNAR, entre les responsables des SNRA d'Asie et à comme la plupart d 'entre eux n'ont que peu faire connaître par des écrits les expériences réussies de gestion dans le cadre des SNRA ou pas d'expérience en gestion, selon le dire asiatiques. des participants. Ceux-ci ont également pro­ Les participants ont en outre suggéré posé à l'ISNAR d'identifier les questions sus­ qu 'un appui de l'ISNAR pourrait contribuer ceptibles de se poser prochainement aux au renforcement de composantes spécifiques SNRA et de diffuser des documents sur ces de la politique et de la gestion de la recherche. sujets à l'usage des décideurs. Deux réunions sur les politiques relatives à la biotechnologie Fin avril, l'ISNAR a accueilli à La Haye une veaux organismes seront mis en circulation. consultation informelle de deux jours sur Selon un des interlocuteurs, le problème prin­ la biotechnologie agricole. Quelque 20 par­ cipal de la sécurité biologique consiste à faire ticipants, membres de diverses agences inter­ progresser l'application de la biotechnologie nationales et de l'ISNAR étaient présents. Les en agriculture en évitant les risques ou les objectifs principaux de la rencontre concer­ coûts excessifs (y compris la méfiance du pu­ naient les programmes actuels et les nouvelles blic face aux produits biotechnologiques). initiatives en matière de biotechnologie, ainsi Les droits de propriété intellectuelle. Le que l'identification des perspectives de colla­ scepticisme des pays en développement face à boration future et d'échange d'informations. la protection légale des nouveaux processus et Plusieurs participants ont présenté leur des organismes génétiquement modifiés s'est travail dans le domaine de la biotechnologie. quelque peu atténué. Auparavant, nombre de Les sujets traités touchaient à la sécurité biolo­ scientifiques craignaient que l'introduction de gique, aux droits de propriété intellectuelle, « droits de propriété intellectuelle » — par aux études sur les produits agricoles et aux exemple, la protection par brevets d'invention études de cas, ainsi qu 'à l'information et à la — ralentirait la circulation du matériel généti­ documentation biotechnologiques. Nous dé­ que nécessaire à la recherche. Mis à part les crivons ici quelques tendances et questions en pays industrialisés, la protection légale reste rapport avec les deux premiers points. faible dans les domaines de la biotechnologie. Sécurité biologique. Les organisations in­ Toutefois, de nombreux pays — aussi bien in­ ternationales et les gouvernements ont lancé dustrialisés qu'en développement — procè­ de nombreuses initiatives visant l'établisse­ dent actuellement à l'adoption de mesures ment de consignes, procédures, et réglementa­ pour protéger les droits des sélectionneurs de tions pour garantir une mise en circulation plantes. Celles-ci garantissent aux sélection­ sans risque d'organismes génétiquement mo­ neurs une modeste protection des variétés difiés. De nombreux pays s'efforcent actuelle­ nouvelles qu'ils ont développées, que ce soit ment d'établir des systèmes nationaux de par des méthodes biotechnologiques ou tradi­ sécurité biologique et de les harmoniser avec tionnelles. les directives internationales. Il a été souligné Il est clair que toute démarche de recon­ que ce sera au travers de tels mécanismes na­ naissance des droits de propriété intellectuelle tionaux, et non internationaux, que les nou­ par les pays en développement devrait repo­ 50 Formation et conférences ser sur un conseil de qualité, basé sur une in­ veloppements actuels en Amérique latine, en formation actualisée. Pour le moment, on ne Afrique et en Inde, ainsi que les expériences dispose pas d'informations complètes sur les d 'u n centre international de recherche agri­ effets actuels, ou prévisibles, de l'application cole, d 'une société semencière et d 'une agence de ces droits de propriété intellectuelle sur la de biotechnologie. possibilité des pays en développement à accé­ Certaines des discussions relatives à la sé­ der à du matériel protégé. Pour ce qui est de la curité biologique et aux droits de propriété in­ position des centres internationaux de re­ tellectuelle présentent un intérêt particulier cherche du GCRAI : leur préoccupation pré­ pour les Centres internationaux de recherche pondérante et permanente — dans toute agricole (CIRA). En voici quelques unes. discussion sur la protection d'inventions nou­ velles, que ce soit par des brevets ou par d 'au ­ Sécurité biologique tres mesures — doit être le besoin de garantir aux pays en développement un accès facile • La plupart des CIRA sont situés dans des ré­ aux nouvelles technologies. gions où leurs cultures cibles revêtent une Du 2 au 4 septembre, l'ISNAR a accueilli importance économique. La mise en circula­ une consultation plus formelle sur la bio­ tion d'organismes génétiquement modifiés technologie. Parmi les 70 participants se trou­ nécessitera des précautions supplémen­ vaient des représentants d'agences taires en vue de protéger les cultures exis­ internationales, de centres internationaux de tantes dans la région et les autres ressources recherche agricole, de systèmes nationaux de génétiques locales. recherche, d'universités, d 'instituts des sec­ • De nombreux CIRA distribuent leur maté­ teurs public et privé impliqués dans la bio­ riel génétique à grande échelle par des ré­ technologie, et de l'ISNAR. seaux. Des pratiques peu sûres pourraient BIOTASK, le groupe d'experts du GCRAI avoir de graves conséquences et doivent chargé de promouvoir le dialogue internatio­ donc être évitées. nal sur la biotechnologie entre les bailleurs de fonds, les SNRA et les centres internationaux • Vu le caractère international des bénéfi­ de recherche, a également accordé son soutien ciaires, les CIRA doivent être à même de à cet atelier international sur « les politiques respecter les exigences en matière de sécuri­ biotechnologiques et le GCRAI ». Les princi­ té biologique d 'u n grand nombre de pays paux sujets de discussions étaient la sécurité différents, outre celles du pays qui les ac­ biologique et les politiques relatives à la pro­ cueille. priété intellectuelle qui ont trait au travail des centres de recherche du GCRAI. Comme au • Qui sera responsable des dégâts éventuels mois d'avril, la rencontre visait avant tout à causés par l'introduction d'organismes gé­ promouvoir l'échange d'information, plutôt nétiquement modifiés ? qu'à formuler des politiques ou des recom­ • Les centres du GCRAI devraient jouer un mandations. rôle plus actif dans la sensibilisation du pu ­ Les exposés traitaient des développements blic aux questions de sécurité biologique et survenus dans le domaine de la réglementa­ à celles relatives à la biotechnologie. tion de la sécurité biologique aux niveaux in­ ternational, régional, et national. Les communications décrivaient les initiatives en La gestion de la propriété intellectuelle cours au sein de l'OCDE, de la Communauté • Les centres du GCRAI pratiquent une politi­ européenne, de l'IICA, des organismes des que « de la porte ouverte » pour ce qui est Nations unies, des pays d'Amérique latine, du des résultats de leurs recherches : les organi­ Kenya, des Philippines ainsi que de deux cen­ sations tant à but lucratif que bénévoles tres internationaux de recherche. Une ap­ peuvent y accéder gratuitement. Où faut-il proche similaire a été suivie lors des débats fixer les limites d 'une telle politique ? sur les droits de propriété intellectuelle : les exposés concernaient les tendances et les dé­ • Les mesures de protection de la propriété 51 Rapport annuel 1991 intellectuelle vont-elles favoriser ou entra­ bué à approfondir la compréhension interna­ ver les efforts visant la diffusion effective tionale de la biotechnologie, en particulier en des résultats de la recherche auprès des ce qui concerne les aspects qui touchent aux agriculteurs des pays en développement ? pays en développement. En effet, à ce titre, ce • Dans quelle mesure une meilleure protec­ séminaire a apporté une contribution de va­ tion de la propriété intellectuelle peut-elle leur au dialogue politique sur la biotechnolo­ devenir une source de revenus pour les cen­ gie qui anime actuellement le GCRAI. Il tres internationaux ? convient de préciser que ce dialogue constitue • Quels avantages et quels risques accompa­ la base conceptuelle des politiques et direc­ gnent les collaborations avec le secteur pri­ tives que le GCRAI compte établir prochaine­ vé des pays industrialisés en vue d'accéder ment et qui influenceront les comportements aux biotechnologies protégées ? dans le domaine de la R&D internationale fon­ L'ISNAR estime que l'atelier de septembre dée sur la biotechnologie, dans les années a rempli une fonction importante : il a contri­ riches en promesses qui s'annoncent. Activités de formation et conférences par région La section qui suit contient une liste des consultations, ateliers, séminaires, activités de formation et autres réunions importantes qui ont eu lieu en 1991 — classés par région. Il s'agit d ’activités que l'ISN A R a organisées soit seul, soit en collaboration avec d'autres organisations. Dans certains cas, l'ISN A R a apporté sa contribution en fournissant les services de ses experts comme animateurs. La description de chaque activité est suivie de la date, du lieu, du nombre de participants, et de leur fonction. Afrique Ateliers KARI/ISNAR sur la formation en ges­ Conception des programmes et établissement tion de la recherche agricole. des priorités au niveau du programme. Du 28 octobre au 1er novembre, au Kenya. 25 respon­ Définition des priorités dans les systèmes na­ sables de niveau intermédiaire et supérieur. tionaux de recherche agricole. Du 11 au 16 fé­ vrier, au Kenya. 31 responsables de niveau La politique de recherche agricole au Kenya. intermédiaire et supérieur. Du 25 au 28 novembre, au Kenya. 40 hauts re­ sponsables. Développement et gestion des ressources hu­ maines. Du 8 au 12 avril, au Kenya. 35 respon­ Atelier 1SNAR/AGIR/CILSS/CRDI sur l'analyse sables de niveau intermédiaire et supérieur. des systèmes. Du 28 janvier au 1er février, au Niger. 52 décideurs politiques et responsables de Bilan de la recherche sur les maladies virales niveau intermédiaire. animales. Du 24 au 28 juin, au Kenya. 40 déci­ deurs politiques et responsables de la re­ Atelier CODRI/ISNAR sur la gestion de la re­ cherche de niveau intermédiaire et supérieur. cherche agricole. Du 18 au 22 février, au Nigeria. 46 décideurs politiques et responsables de haut Rédaction et présentation de documents scien­ niveau. tifiques. Du 23 septembre au 4 octobre, au Kenya. 15 chercheurs et responsables de la ges­ Atelier ISNAR/AGIR/CILSS/CRDI sur les défis tion de niveau intermédiaire. rencontrés par l'Institut sénégalais de recherches 52 Formation et conférences agricoles (ISRA). Du 18 au 22 février, au Sénégal. Atelier sous-régional de préparation d'un cadre 32 responsables de niveau supérieur et intermé­ pour la planification de la recherche (Botswana, diaire. Lesotho, Swaziland). Du 6 au 10 mai, au Swazi­ land. 30 responsables de niveau supérieur. Atelier national sur le développement d'un cadre pour la planification des SNRA (SACCAR). Du Atelier régional de Windhoek sur la politique de 25 février au 7 mars, au Zimbabwe. 30 responsa­ la recherche. Du 18 au 20 novembre, en Namibie. bles de niveau supérieur et intermédiaire. 27 décideurs politiques et responsables de niveau supérieur. Asie Atelier sur la planification stratégique des SNRA responsables de niveau supérieur. des petits pays du Pacifique Sud. Du 4 au 8 mars, aux Samoa occidentales. 23 responsables de Atelier sur la planification stratégique. Du 10 au niveau supérieur. 13 septembre, en Chine. 25 décideurs politiques et responsables de niveau supérieur et intermédi­ Atelier sur les systèmes d'information pour la aire. gestion. Du 8 au 9 mars, en Indonésie. 53 re­ sponsables de niveau supérieur et intermédiaire. Consultation sur la gestion de la recherche agri­ cole en Asie : stratégie de demain. Du 7 au 9 oc­ Atelier de diffusion des résultats du projet tobre, en Thaïlande. 20 responsables de niveau AARD/ISNAR sur les priorités de recherche. Le supérieur. 25 juillet, Indonésie. 30 décideurs politiques et Amérique latine Recherche agricole et transfert des technologies tobre, au Costa Rica. 75 responsables de niveau au Costa Rica : présent et avenir. Du 28 au 30 oc- supérieur. M oyen-Orient et Afrique du Nord INRA/Office de mise en valeur de Ouar- rôle des services de recherche-développement de zazate/ISNAR. Méthode d'élaboration des pro­ l'INRA. Les 25 et 26 avril, au Maroc. 70 responsa­ jets de recherche et application au programme du bles de niveau supérieur et intermédiaire. palmier dattier. Du 25 au 27 février, au Maroc. 35 responsables de niveau intermédiaire. Atelier d'initiation à l'INFORM. Le 27 avril, en Egypte. 20 responsables de niveau supérieur. Hassan II/INRA/ISNAR. Méthode de program­ mation à long terme. 1er mars, au Maroc. 35 Atelier sur la définition de priorités pour les lé­ responsables de niveau intermédiaire. gumineuses. Les 16 et 17 septembre, au Maroc. 25 responsables de niveau supérieur. INRA : liaisons en recherche-développement et Activités m enées au niveau mondial Cours de l'ICRA : Cadre logique et OFCOR. Le Réunion de synthèse : projet de liaison du trans­ 20 février, aux Pays-Bas. 18 chercheurs, africains fert recherche-technologie. Du 6 au 10 mai, aux pour la plupart. Pays-Bas. 18 chercheurs et conseillers du projet RTTLde l'ISNAR. Consultation informelle sur la biotechnologie ag­ ricole. Les 22 et 23 avril, aux Pays-Bas. 20 dé­ Consultation informelle - Objectif 2010 : les défis cideurs politiques et responsables de niveau à l'agriculture et à la recherche agricole. Du 23 au supérieur. 25 mai, aux Pays-Bas. 8 experts internationaux 53 Rapport annuel 1991 invités, 8 responsables principaux de l'ISNAR. Atelier de hauts responsables du GC sur les questions hommes/femmes. Les 1 et 2 novembre, Cours de l'ICRA : Conception d'un programme aux Etats-Unis. 25 responsables de haut niveau. de recherche avec établissement de priorités. Les 30 et 31 mai, en France. 15 chercheurs, la plupart Définition des priorités de recherche africains. (FAO/CIRAD). Les 7 et 8 novembre, en France. 21 responsables de niveau supérieur et Séminaire BIOTASK/ISNAR sur les politiques relatives à la biotechnologie et le GCRAI. Du 2 au intermédiaire. 4 septembre, aux Pays-Bas. 70 décideurs poli­ tiques et responsables de niveau supérieur. Outre les activités énumérées ci-dessus, l ’ISN A R a accueilli plusieurs réunions organi­ sées par d'autres organismes internationaux : le Comité consultatif technique du GCRAI, l'IC LARM (Centre international d'aménagement des ressources bioaquatiques vivantes), VIF DC (Centre international de développement des engrais), l'UMI (Institut internatio­ nal de management de l'irrigation) et l'IC RISAT (Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides). 54 Information et administration IV. Information et administration Bibliothèque et centre de documentation La bibliothèque de l'ISNAR s'adresse avant congé sabbatique. Sa visite coïncidait avec le tout au personnel de l'institut, aux con­ transfert des quelque 16 000 informations de sultants et aux communautés scientifique la banque de données de la bibliothèque, du et chargée du développement des Pays-Bas. m iniordinateur existant (WANG) au système Elle répond également aux demandes exté­ microinformatique utilisant CDS/ISIS, un pro­ rieures émanant d'instituts de recherche, de gramme mis au point par le CRDI. La biblio­ bailleurs de fonds et d 'autres organisations thèque peut ainsi utiliser ses bases de données mondiales. avec une plus grande souplesse et offrir une L'année 1991 a été une année particulière­ gamme plus complète de produits d'informa­ ment active. Outre le service d'information au tion. L'introduction de logiciels standardisés personnel, la bibliothèque a participé à plu­ et partagés avec de nombreux services d'infor­ sieurs autres activités. Le responsable de la bi­ mation dans les SNRA, devrait améliorer les bliothèque de l'Institut de recherche possibilités d'échanges. agronomique de l'Université d'A hm adu Bello De plus, la bibliothèque a participé étroite­ au Nigeria est arrivé à l'ISNAR au mois de ment à l'étude de l'ISNAR sur la recherche septembre, pour y passer les six mois de son agricole dans les petits pays, cf. page 36. Service des publications Les remaniements profonds au niveau du Les membres du service des publications personnel n 'ont pas empêché le service de ont également assuré la production du rap­ réaliser 27 publications officielles de port annuel, depuis les recherches de fond jus­ l'ISNAR (cf. page 63) et neuf documents pour qu'à la mise en page. En outre, l'équipe a le compte d'autres organisations. En outre, le publié trois numéros de la lettre d'information service a participé à la préparation de nom­ de l'institut, 1'« ISNAR Newsletter ». breux documents internes, dont des commu­ Un consultant externe fut engagé, pendant nications de fond en vue de l'Evaluation une semaine au mois d'avril, pour évaluer les externe, le rapport final de l'Evaluation et les premières versions de la stratégie de l'ISNAR. politiques et les procédures de publication à La publication de « Agricultural Research l'ISNAR. La réalisation de ses nombreuses re­ Policy : International Agricultural Perspec­ commandations, ainsi que de celles émises par tives » (cf. page 42) a été un événement mar­ l'équipe d'évaluateurs externes, est déjà en quant. En effet, le travail de révision et de cours. 1992 s'annonce comme une année de conception graphique pour cet ouvrage fonda­ changements importants. mental a été réalisé à l'ISNAR même. Le livre La liste de distribution des publications a a été imprimé par Cambridge University crû d'environ 5 % en 1991 et comporte aujour­ Press. d 'hu i quelque 4 375 adresses. Service informatique Les ressources que l'ISNAR a consenties à mais réalisé dans ce domaine. Cela a marqué l'informatique en 1991 représentent l'in­ un changement radical quant au mode de vestissement le plus important qu'il ait ja­ fonctionnement par ordinateur de l'institut : la 55 Raport annuel 1991 formule mixte d 'u n système centralisé et de teurs compatibles à domicile et en mission. postes autonomes a été remplacée par un ré­ Presque la moitié du personnel dispose au­ seau décentralisé. La majeure partie des inves­ jourd'hui d 'un PC installé à domicile, loué à tissements a consisté à équiper tous les l'ISNAR. membres de l'ISNAR d'ordinateurs person­ Les changements apportés par l'informati­ nels (PC). que dans nos habitudes de travail devraient Le service informatique, dont la création dépasser le simple niveau du confort — à no­ formelle a fait suite à l'Evaluation externe du ter, par exemple, la capacité interne de fournir programme, s'est attaché à deux grandes en­ des documents prêts à être reproduits, parfois treprises cette année : il lui fallait à la fois élar­ gir le réseau institutionnel de PC et déclasser même provenant d'informations transmises progressivement le système WANG, vieux de au siège par courrier électronique de l'autre cinq ans, en veillant au remplacement des lo­ bout du monde (ce texte en est une illustra­ giciels d'application et à la conversion des tion). Cela permet non seulement de réaliser données stockées. des économies, mais aussi de produire, plus Si au début de l'année 1991, les taux de rapidement, des documents mieux présentés. présence du réseau de PC exploité sous VAX, Par ailleurs, et chose peut-être plus impor­ commandé à la mi-1990, et du système WANG tante à longue échéance, l'expérience de déve­ étaient, respectivement, de 20 et 80 %, à la fin loppement institutionnel que l'ISNAR a ainsi de l'année, ils étaient inversés, ce qui sonnait acquise en technologie de l'information nous a virtuellement le glas du système WANG. sans doute rendus plus aptes à conseiller les La transition technologique au siège est al­ SNRA et inspirera les efforts que nous dé­ lée de pair avec l'usage croissant d 'ordina­ ployons pour les servir dans ce domaine. Services administratifs Sur le plan administratif, le règlement du nouvel arrangement a non seulement réduit personnel de l'ISNAR, y compris les les frais élevés d'appel à un sous-traitant, mais conditions d'emploi, a été révisé pour il offre en outre une plus grande souplesse du l'harmoniser avec les exigences actuelles aux service lors des nombreux ateliers et réunions niveaux juridique et de gestion de ressources accueillis au siège de l'ISNAR. humaines. Le Conseil d'adm inistration a ap­ En ce qui concerne les finances, les services prouvé ce nouveau règlement en septembre. Il administratifs ont adopté un nouveau logiciel comprend une actualisation des échelles de salaires tant pour le personnel payé en florins de comptabilité. La formation du personnel et que pour les agents rémunérés en dollars EU, la réalisation de divers éléments du nouveau ainsi qu 'un système d'augmentations an­ système ont débuté en avril. nuelles. L'ajustement des fourchettes de sa­ L'ISNAR a aussi entamé une série d 'audits laires en florins a été précédé d 'une enquête internes. Le service des publications et celui administrative sur les traitements et les avan­ des voyages furent les deux premiers à faire tages accordés au personnel, qui fut menée en l'objet d 'une évaluation de leur mode de fonc­ collaboration avec les auditeurs externes de tionnement et de leurs financements. l'ISNAR. Enfin, le personnel des services adminis­ Un programme d'orientation a été lancé tratifs a contribué à la préparation de l'Evalua­ pour accueillir le personnel nouvellement re­ tion externe en dressant l'inventaire des cruté et une personne a été embauchée à informations de base, statistiques pour la plu­ temps plein pour assurer un service de restau­ part, sur les activités de l'ISNAR au cours des ration destiné à l'ensemble du personnel. Ce cinq dernières années. 56 Analyse interne et Evaluation externe V. Analyse interne et Evaluation externe A u x mois de ju in et de juillet, un comité international a procédé à l'Evalua­ tion externe du programme et de la gestion de l'ISN A R , à la demande du Comité consultatif technique (CCT) du GCRAI. Son rapport final élogieux portait sur la période 1986-1990. Afin de faciliter son travail, le comité avait demandé à l'ISN A R d'analyser ses réalisations, leur impact et les contraintes rencontrées au cours des cinq dernières années. En réponse, nous avons préparé deux analyses rétrospec­ tives. La première examine nos collaborations avec les systèmes nationaux de recherche agricole. La seconde analyse nos activités de R&D liées à cer­ tains thèmes importants, ou facteurs critiques, dans les domaines de la poli­ tique, de l'organisation et de la gestion de la recherche. Nous avons de plus rédigé une série de documents complémentaires sur des sujets précis. La grande majorité du personnel de l'ISN A R a contribué, d 'une façon ou d'une autre, à cette entreprise sérieuse d’« introspection institutionnelle ». Ce chapitre présente quelques unes des leçons tirées de cette autoévaluation. Il décrit brièvement la procédure suivie au cours de l'Evaluation externe même et met en relief quelques-unes des 18 recommandations du comité d'évaluation. La collaboration avec les SNRA : réalisations et conclusions Il est notoirement difficile pour une institu­ tout de même tenté de mesurer les résultats de tion comme l'ISNAR, dont les produits de notre travail avec les SNRA et d 'en tirer des base sont le conseil et l'aide aux tiers, d 'é ­ enseignements pour l'avenir. Cette première valuer avec exactitude les effets de son action. autoanalyse portait sur nos efforts dans 46 Tout d'abord, il n'existe pas de méthode uni­ pays et était fondée sur les réponses à une en­ verselle pour évaluer le développement insti­ quête menée auprès du personnel de l'ISNAR tutionnel, en partie parce qu'il s'agit d 'un responsable des différents pays. Mêmes quel­ processus long et complexe. Il est possible que que peu subjectives, ces évaluations n'en des actions entreprises aujourd'hui ne portent reflètent pas moins les expériences profession­ des fruits que dans dix ans, ou même plus. nelles effectives des agents de l'ISNAR les Ensuite, en présence de forces politiques et so- mieux placés pour comprendre le fonctionne­ cioéconomiques dynamiques, la réussite ment interne des SNRA. comme l'échec peuvent ne pas être dus à l'ISNAR, ni même au partenaire qu'il cher­ Voici quelques conclusions particulière­ chait à aider. Enfin, vu les contributions ap­ ment intéressantes : portées par d 'autres organisations beaucoup • Dans environ 60 % des pays étudiés au plus importantes, il est difficile de distinguer cours de l'enquête, les politiques de re­ quelles améliorations sont le fait d 'interven­ cherche ont été mieux définies et associées tions spécifiques de l'ISNAR. plus étroitement aux politiques nationales Conscients de ces contraintes, nous avons de développement, rejoignant en cela l'un 57 Rapport Annuel 1991 des principaux objectifs de l'ISNAR. Plus de et à long terme. La moitié environ a enregis­ la moitié des pays ont adopté de nouvelles tré des améliorations dans le domaine de la lois destinées à améliorer la gestion de la re­ définition des priorités au niveau national cherche agricole. Toutefois, TISNAR doit ou bien au sein des programmes. continuer à rassembler des informations en la matière et à rechercher les moyens d'am é­ • Des changements organisationnels majeurs, liorer le cadre législatif et politique des tels que la restructuration du système de re­ SNRA. cherche tout entier ou le renforcement d 'in ­ stituts de recherche existants, ont été • L'appui politique accordé aux SNRA et à enregistrés dans plus de 40 % des pays avec leur travail a augmenté dans pratiquement lesquels l'ISNAR a collaboré. L'organisation 70 % des pays avec lesquels l'ISNAR colla­ interne de près de 60 % des SNRA clients de bore. Cela a toutefois rarement entraîné des l'ISNAR a été améliorée. financements plus élevés ou plus réguliers de la part des gouvernements (c'est-à-dire • Les liaisons entre la recherche et les agences provenant du Trésor public). On estime que de transfert des technologies ont progressé seuls 20 % des pays analysés ont bénéficié dans presque la moitié des pays. La re­ d 'un appui financier plus stable. En re­ cherche en milieu réel a progressé d'environ vanche, le soutien financier des bailleurs de 40 %. L'ISNAR attribue cette tendance à une fonds étrangers aux projets de recherche prise de conscience grandissante, au sein agricole a augmenté dans plus de la moitié des SNRA, de la nécessité de veiller à une des pays. meilleure adaptation des technologies aux besoins des agriculteurs. • Dans presque 50 % des pays, on observe • Dans plus d 'un tiers des pays, on a observé une meilleure orientation vers les priorités une amélioration des interactions et de la nationales des projets de recherche financés coordination entre les instituts de recherche par l'extérieur. L'ISNAR estime toutefois qui forment le SNRA ; les liaisons avec les que le manque de coordination entre les ef­ universités se sont améliorées dans plus de forts des bailleurs de fonds et ceux des gou­ 40 % des pays. vernements nationaux constitue toujours un problème de taille. • La formulation et la budgétisation du pro­ gramme se sont améliorées dans plus de la • La meilleure démarche à suivre, après moitié des pays. Cependant, dans deux do­ l'identification des changements qui s'im ­ maines importants, celui de la gestion de posent sur les plans de la politique, de l'or­ l'information et celui du suivi et de l'éva­ ganisation et de la gestion, consiste à luation de la recherche, relativement peu procéder par étapes. En effet, un change­ d'améliorations ont été enregistrées à ce ment trop radical peut affecter sérieusement jour. le fonctionnement interne du SNRA. Les nouveaux programmes de planification et • L'expérience montre qu'il est bon de com­ de gestion de la recherche doivent rester mencer par la planification stratégique et de simples, pratiques et accessibles. poursuivre par une formulation systémati­ que des programmes afin de garantir la • Il est essentiel que les responsables des prise en considération des objectifs princi­ SNRA et leur personnel participent active­ paux des programmes dans les protocoles ment à la planification du changement pour expérimentaux. en garantir la réussite et donc son adoption et sa mise en oeuvre. L'ISNAR n'intervient • La gestion des ressources humaines s'est qu'en tant que « facilitateur ». améliorée dans environ 60 % des pays. Il en va autrement des ressources physiques et fi­ • L'étude montre que la majorité des progrès nancières. 25 % des pays constatent une portent sur la planification de la recherche. amélioration de la gestion de l'équipement, 80 % des pays ont apporté des améliora­ contre 15 % seulement, pour la gestion des tions sur le plan de la planification à moyen ressources financières. 58 Analyse interne et Evaluation externe L'ISNAR, un service axé sur la recherche : enseignements pour l'avenir La deuxième étape pour préparer l'évalua­ ments et des méthodes de gestion doivent tion externe de 1991 a consisté à analyser aller de pair. Dans le domaine de la planifi­ les efforts consentis, pendant les cinq an­ cation stratégique, par exemple, il y a peu nées étudiées, pour acquérir des connais­ d'intérêt à introduire un meilleur outil de sances sur les thèmes majeurs du m andat de définition des priorités de recherche, si ce­ l'ISNAR. Ces thèmes, ou « facteurs critiques » lui-ci n'est pas associé à une méthode adé­ dans le jargon de l'ISNAR, se classent sous quate de collecte de données sur les trois rubriques : contexte politique de la re­ produits de base. cherche agricole, organisation et structure de la recherche et gestion des programmes et des • L'ISNAR doit renforcer et diversifier son ré­ ressources de la recherche (cf. page 9). seau de partenaires de recherche. Une petite Le souci de mieux comprendre ces do­ organisation ne peut pas tout connaître. maines est présent dans chacun des pro­ Nous devons par conséquent forger des grammes — service conseil, recherche et liens avec d 'autres institutions et individus formation — de l'ISNAR. Toutefois, c'est sur­ disposant du savoir-faire qui nous fait dé­ tout à la recherche qu'il incombe de faire la faut. S'ajoutant aux experts présents au sein synthèse de l'expérience de l'ISNAR et de gé­ des SNRA mêmes, ces collaborateurs for­ nérer de nouvelles connaissances et de nou­ ment une sorte de « collège invisible » au ­ veaux instruments. Ce travail s'est fortement quel l'ISNAR peut avoir recours. développé depuis 1985, date de la dernière Evaluation externe qui recommandait à • Il arrive fréquemment que les personnes qui l'ISNAR d'accorder plus d'attention à la re­ déterminent la forme d 'un système national cherche. de recherche agricole n 'en font pas partie. Il Nos expériences en recherche-développe­ faudrait accorder plus d'importance aux dé­ ment thématique ont apporté de précieux en­ cideurs de niveau supérieur et à l'ensemble seignements, dont voici quelques éléments de la communauté chargée du développe­ principaux : ment, en leur qualité de clients des connais­ sances et de l'information sur le • L'implication directe des responsables de la développement institutionnel que fournit recherche nationale dans le développement l'ISNAR. de concepts de gestion, de procédés, d 'ou ­ tils et de méthodes permet de s'assurer de la • Vu la restriction des financements au sein pertinence de ces produits pour les bénéfi­ d 'un grand nombre de SNRA, il est essentiel ciaires. Les SNRA les adopteront donc avec que ceux-ci fassent preuve d 'une plus plus de facilité. grande efficacité dans la gestion des res­ sources disponibles. Dans un même temps, • Si, durant les premiers stages de la R&D ils devront collaborer plus étroitement avec thématique à l'ISNAR, nous pensions pou­ le secteur privé et d 'autres institutions non voir mettre au point des outils et des mé­ gouvernementales pour entreprendre des thodes normalisés qui seraient applicables recherches. Il y a là des questions que dans toute une série de systèmes nationaux, l'ISNAR doit étudier de plus près afin de il est devenu clair que les besoins des SNRA pouvoir aider les SNRA à faire face aux varient d 'un pays à l'autre, en fonction de changements inévitables. leur niveau de développement. En effet, l'expérience a montré qu'il faut à chaque • Il importe que l'ISNAR et ses partenaires fois adapter les produits de l'ISNAR pour chargés de la gestion de la recherche amé­ satisfaire les exigences nationales. liorent leur travail de suivi et d'évaluation des changements planifiés et réalisés. L'éva­ • La mise au point et l'application des instru­ luation de l'im pact menée conjointement 59 Rapport Annuel 1991 avec les SNRA renforcera la capacité natio­ thèmes du mandat de l'ISNAR. Elles font nale dans ce domaine important de la ges­ office à la fois de banc d'essai pour des ins­ tion. En outre, cela fournira à l'ISNAR des truments et matériels nouveaux de forma­ informations utiles sur son travail. tion, de lieu de synthèse des expériences et • Les rencontres internationales constituent de catalyseur, permettant d'accélérer le tra­ une formule efficace pour préciser les vail sur des thèmes spécifiques. Le vote de confiance en l'ISNAR Les analyses rétrospectives décrites ci-des­ « une place centrale au sein du GCRAI ». sus ont amplement informé le comité Le comité a émis une série de 18 recom­ chargé de l'Evaluation externe sur les acti­ mandations dont l'ISNAR a entériné la plu­ vités de l'ISNAR au cours des cinq dernières part. La mise en oeuvre progresse rapidement. années. Cependant, le véritable indicateur des En voici quelques-unes qui concernent spécifi­ performances de l'ISNAR a été l'ensemble des quement la capacité institutionnelle de réactions des partenaires de l'ISNAR lorsque l'ISNAR à servir ses partenaires, les SNRA : le comité les a interrogés, c'est-à-dire les infor­ mations provenant des systèmes nationaux de • L'ISNAR devrait mettre au point une mé­ recherche auxquels s'adressent les services de thode plus efficace lui permettant d'établir l'ISNAR. ses priorités parmi les pays et les régions, en Au mois de juin, les huit membres du co­ fonction du niveau de développement, des mité ont commencé leur travail en formant de besoins et des possibilités des différents petites équipes et en visitant sept pays parte­ SNRA. naires de l'ISNAR : le Costa Rica, le Ghana, • L'ISNAR devrait consacrer une partie de l'Indonésie, le Mali, le Sri Lanka, la Tanzanie son effort de recherche à l'étude de la ges­ et l'Uruguay. Dans ces pays, ils ont eu des en­ tion de la recherche agricole dans certains trevues avec les principaux responsables de la des SNRA les plus importants ou les plus recherche, avec des scientifiques et avec des avancés sur le plan technique. fonctionnaires gouvernementaux. Le comité au complet a de plus visité un huitième pays, • L'ISNAR devrait étudier de façon plus sys­ le Kenya. tématique le rôle important des universités Pour compléter cette série de discussions et des écoles d'agronomie dans les SNRA directes, le comité a contacté par écrit un des pays en développement. grand nombre de systèmes nationaux pour leur demander d'évaluer leur collaboration • L'ISNAR devrait s'efforcer d'élaborer une avec l'ISNAR. Après les visites sur le terrain, stratégie de formation qui accentue l'im por­ le groupe s'est réuni durant trois semaines au tance de l'effet multiplicateur. Pour ce faire, siège de l'ISNAR pour examiner les analyses il devrait mettre au point des unités de for­ de fond préparées par l'ISNAR, pour inter­ mation permettant à des institutions inter­ viewer des membres du personnel et préparer médiaires ou à des formateurs d 'une région le rapport final. donnée de dispenser les formations directes Le dernier jour de l'Evaluation, le prési­ requises par les cadres moyens des SNRA. dent du comité, John Lewis, professeur à • Le GCRAI, qui reconnaît le rôle prépondé­ l'Université de Princeton, a adressé la parole à rant de l'ISNAR dans le domaine du déve­ la direction et à tout le personnel de l'ISNAR. loppement institutionnel, devrait accroître « Notre opinion fondamentale et prédomi­ sa contribution au budget central d 'au nante est très, très positive » a-t-il déclaré, en moins deux millions de dollars EU en 1993. ajoutant que l'ISNAR devrait désormais avoir Cette contribution serait suivie de plus fai­ suffisamment confiance en soi pour occuper bles augmentations ultérieurement. 60 Analyse interne et Evaluation externe Membres du comité chargé de l'Evaluation externe Président : M. John P. Lewis, consultant et professeur d'économie et d'affaires inter­ nationales, Université de Princeton, Etats-Unis. M. Eric Craswell, responsable de recherche agricole (gestion des ressources), Comité consultatif technique du GCRAI (CCT), Rome, Italie. Mme Elizabeth Field, spécialiste de la gestion, Secrétariat du GCRAI, Washington, D.G , Etats-Unis. M. Edgardo Moscardi, directeur général, Instituto nacional de Tecnología Agropecuaria, Argentine. M. Bakary V. Ouayogode, directeur des programmes de recherche et de la formation, ministère de l'Education, de la Recherche scientifique et des Affaires culturelles, Côte d'ivoire. M. Chavaly Srinivasa Sastry, consultant, ancien secrétaire permanent et coordinateur des quatre départements du ministère de l'Agriculture de l'Inde. M. Burton Eugene Swanson, professeur et directeur associé, Office of International Agriculture, Université de l'Illinois, Etats-Unis. M. Tilo L.V. Ulbricht, consultant et ancien conseiller scientifique de niveau supérieur, Conseil de la recherche agronomique (ARC), Royaume-Uni. A u siège de l'IS N A R , les membres du comité de l'Evaluation externe apportent les touches finales à leur rapport. De gauche à droite : M M . U lbricht, Swanson, Sastry et Lewis. 61 Rapport Annuel 1991 Dans ses commentaires sur le rapport de prit critique nos réalisations et nos insuffi­ l'évaluation externe, le CCT notait : « Aux sances, et d'orienter nos activités pour le re­ yeux du comité, l'ISNAR émerge de l'évalua­ stant de la décennie. De toute évidence, nous tion comme une organisation solide et crédi­ sommes actuellement mieux préparés à assis­ ble. Une mission importante l'attend ... D 'une ter les SNRA à faire face aux exigences crois­ façon générale, le CCT avalise à la fois les re­ santes auxquelles ils seront confrontés. commandations officielles et les nombreuses L'ISNAR espère que les bailleurs de fonds lui autres suggestions. Le CCT est d'avis que si accorderont l'augmentation de la contribution l'ISNAR donne suite à ces recommandations, recommandée. Elle nous permettra de pour­ il sera tout à fait en mesure d'améliorer ses suivre et de perfectionner notre travail en ai­ performances ». dant les pays à mettre en place des institutions Quant à l'ISNAR : l'Evaluation externe a de recherche et des systèmes de recherche eu le mérite de nous aider à évaluer d 'u n es­ agricole viables. 62 Rapport annuel 1991 Les publications de l'ISNAR en 1991 Publications relatives à l'ISNAR Rapports de réunions Annual Report 1990. M ars 1991. M anagem ent Inform ation for National Agricultural Research Systems in Asia. Proceedings. INFORM Se­ R apport annuel 1990. N ovem bre 1991. ries. Juin 1991. Informe A nual 1990. N ovem bre 1991. Towards 2010: C hallenges for Agriculture and Agri­ Catalogue des Publications 1991 (trilingue). N ovem ­ cultural Research. Conclusions d 'u n e consultation bre 1991. informelle organisée par l'ISNAR. La Haye, d u 23 au 25 m ai 1991. Publié en octobre 1991. 1SNAR Newsletter, N ° 16. Mai 1991. Highlights of a consultation on m onitoring and eva­ ISNAR Newsletter, N ° 17. Août 1991. luation of agricultural research. La Haye, du 12 au 14 novem bre 1990. Publié en octobre 1991. ISNAR Newsletter, N ° 18. Décembre 1991. Avec un encart de six pages : NARS in a N ew Age : ISNAR's Rapport spécial Centers Week Presentation. Par C. Bonte-Friedheim. Towards a new agricultural revolution: Research, Octobre 1991. Technology Transfer and A pplication for Food Secu­ Ouvrages rity in Sub-Saharan Africa. IFPRI/ISNAR. Octobre 1991. A gricu ltu ra l Research Policy: International Quantitative Perspectives. Edité par Philip Pardey, Johannes Rose- Documents de travail boom, et Jock R. Anderson. Publié pour l'ISNAR par N ° 37. An Approach to Long-Term Program Design, C am bridge University Press. Juillet 1991. including priority setting and hum an resource allo­ 1. Economie Policy and Investm ent in Rural cation. Par M arie-Hélène Collion et Ali Kissi. Janvier Public Goods: A Political Economy Perspective 1991. (T.L. Roe et P.C. Pardey). N ° 38. Organization and Structure of N ational Agri­ 2. A gricultural Research in an International Policy cultural Research Systems in A nglophone sub-Saha­ Context (G.E. Schuh et G. W. Norton). ran Africa. Par T. Ajibola Taylor. Janvier 1991. 3. Sustainability: Concepts and Im plications for N ° 37F. Une dém arche de conception d 'u n pro­ Agricultural Research Policy (T. Graham-Tomasi). gram m e à long terme. Par M arie-Hélène Collion et 4. Agricultural Research in a Variable and U npre­ Ali Kissi. Juillet 1991. dictable World (J.R. Anderson). N ° 39. Planification de la recherche agricole : le cas 5. Internationally C om parable Growth, Develop­ de M adagascar. Par Clet Pascal Ravohitrarivo. Juillet ment, and Research M easures (BJ. Craig, PG. Par­ 1991. dey, et J. Roseboom). N° 40. N ational A gricultural Research from a 6. Patterns of Agricultural Grow th and Economic Regional and Agroecological Perspective. Par Philip E)evelopment (B.J. Craig, P.G. Pardey, et J. Rose­ G. Pardey et Johannes Roseboom. A oût 1991. boom). 7. Regional Perspectives on N ational Agricultural N° 36s. Problemas y Soluciones para « Descentrali­ Research (P.G. Pardey, J. Roseboom, et J.R. Anderson). zar » los Sistemas N acionales de Investigación Agro­ pecuaria. Par S. H untington Hobbs. Octobre 1991. 8. Topical Perspectives on N ational Agricultural Research (PC. Pardey, J. Roseboom, et J.R. Anderson). Série des « petits pays » 9. International Agricultural Research (G. Gryseels N° 1. The Scale and Scope of National Agricultural et J.R. Anderson). Research in Small Developing Countries: Concepts 10. Private-Sector Agricultural Research in Less- and Methodology. Par Pablo Eyzaguirre. M ars 1991. Developed Countries (C.E. Pray et R.G. Echeverría). N ° 2. M anaging the Flow of Scientific Information 11. Im pact of Research and Seed Trade on M aize for Agricultural Research in Small Countries: An Is­ Productivity (R.G. Echeverría). sues Paper. Par Peter Ballantyne. N ovem bre 1991. 12. Challenges to Agricultural Research in the 21st C entury (V.W. Ruttan). N ° 3. M anaging Scientific Inform ation to Meet the Changing N eeds of Agricultural Research in Trini­ dad and Tobago. Par M aritza Hee H oung et Peter 63 Rapport annuel 1991 Ballantyne. Décembre 1991. Documents internes préparés pour l'Evalua­ Série INFORM - Guides d'utilisation tion externe. ISNAR Collaboration w ith N ational Agricultural Re­ N ° 1. An O verview of INFORM, an Information search Systems: Achievements, Impacts and M anagem ent System. Par Barry Nestel. Juin 1991. Constraints. N ° 2. M ethods and Procedures for the Developm ent Them atic Developm ent a t ISNAR: Achievement, of INFORM. Par G overt Gijsbers. Juin 1991. Constraints and Lessons, 1986-1990. Annex: ISNAR Research Program , 1986-1990. N° 3. Revenue and Cost Codes for Use w ith INFORM. Par Barry Nestel. Juin 1991. Institutional Developm ent in NARS: Illustrative Cases. Edité par W arren Peterson. N° 4. A M inithesaurus of Keywords for Use with INFORM. Par Barry Nestel. Juin 1991. Recent Im provem ents in NARS: Results of a Survey of C ountry Officers. Par Douglas Horton, Rudolf Série OFCOR (Etude sur la recherche en mi­ C ontant, Beatriz Uribe, Warren Peterson, et lieu réel axé sur l'utilisateur) H. Krishan Jain. Discussion Paper N° 2. A N ew M odel for Technolo­ Recent Im provem ents in NARS: C ountry Sum m a­ gy Transfer in Guatem ala: Closing the G ap betw een ries. Par Rudolf Contant. Research and Extension. Par Ramiro Ortiz, Sergio Ruano, Horacio Juarez, Francisco Olivet e t Adlai ISNAR Diagnostic Reviews: An Analysis of Recom­ Meneses. Février 1991. m endations. Par Jaap Reijmerinck et Beatriz Uribe. Collaboration w ith NARS in Planning: A Review of Rapport de pays ISNAR's Experience. Par M arie-Hélène Collion. R52. Review of the G hana A gricultural Research Training at ISNAR. Par Paul Marcotte et Robert System. Volumes I et II. CSIR et ISNAR. Juillet 1991 Raab. (une prem ière édition limitée a paru en décembre 1989). Key Elements of ISNAR's Revised Strategy. Autres publications -1991 Bojanic, A. et R.G. Echeverría. 1991. Retornos a la in­ Elliott, H. 1991. Agricultural research and the policy version en investigación : El caso de la soya (le environm ent. Dans : Proceedings of a C O D R I/IS N AR parte). ProCampo. (Febrero): 35-41. International Workshop on A gricu ltu ra l Research Mana­ gement, llo r in , Nigeria, 18-21 February 1991. La Haye, Bojanic, A. et R.G. Echeverría. 1991. Retornos a la in­ Pays-Bas : 21-31. version en investigación : El caso de la soya (2e parte). ProCampo. (M arzo ): 17-23. Fan, S. 1991. Effects of technological change and in­ stitutional reform on production growth in Chinese Bonte-Friedheim, C.H. 1991. The benefits of agricul­ agriculture. American Journal of A gricu ltu ra l Economics tural research in European C om m unity and develo­ 73 (2) : 266-275. ping countries. Dans : A gricu ltu ra l and Pood Research: Who benefits? edité par Wise, T.E. Reading, UK: Cen­ Fan, S. et V.W. Ruttan. 1991. Induced technical tre for Agricultural Strategy (CAS Paper 23): 66-80. change in centrally p lanned economies. St. Paul, MN: University of Minnesota, Economic Develop­ Dagg, M. 1991. Planning and priority setting: Tools m ent Center, EDC Bulletin. 91-3. and processes. Dans : Proceedings of a C O D R I/IS N AR International Workshop on A g ricu ltu ra l Research Mana­ Gijsbers, G et B. Nestel. 1991. A gricultural Research gement, llo r in , Nigeria, 18-21 February 1991. La Haye, in Sri Lanka: Program s and Resources. Troisième Pays-B as: 49-63. conférence sur le Sri Lanka, d u 3 au 5 avril 1991, Am sterdam , Pays-Bas. Elliott, H. 1991. N ational agricultural research sys­ tem s in developing countries: A report on progress. Gijsbers, G., B. Nestel et D.T. W ettasinghe. 1991. Dans : Proceedings o f a C O D R I/IS N AR International A gricultural Research in Sri Lanka: Program s and Workshop on A gricu ltu ra l Research Management, llo rin , Resources. Sri Lanka Council for Agricultural Re­ Nigeria, 18-21 February 1991. La Haye, Pays-Bas : 1-9. search Policy (CARP), Colombo, Sri Lanka. 64 Rapport annuel 1991 Horton, D.E. 1991. Social scientists in international m anagem ent. Dans : Planned change in farm ing sys­ africultural research: Ensuring relevance and contri­ tems: Progress in on-farm research, édité par R. Tripp. buting to the know ledge base. Dans : Participatory ac­ Chichester, UK: John Wiley & Sons. tion research, édité par W.F. W hyte. N ew bury Park, CA: Sage: 218-236. Norton, G.W. 1991. Return on Investm ent in U.S. A gricultural research. Dans : The Economic Impacts of Horton, D.E. et P.T.Ewell. International Potato C en­ A gricu ltu ra l Research, édité pa r W.B. Sundquist. Agri­ ter. 1991. Sweet Potato Pest M anagem ent: A Global cultural Research Institute W ashington D.C. Perspective. Westview Press. Norton, G.W. 1991. Procedures for setting agricultu­ Horton, D.E., P. Ballantyne et B. Uribe. ISNAR. 1991. ral research priorities. Dans : The Economic Impacts of ISNAR Review of M onitoring and Evaluation in A gricu ltu ra l Research, édité pa r W.B. Sundquist. Agri­ Agricultural Research. A .I.D . Evaluation News. 3 (4). cultural Research Institute W ashington D.C. Kazmierczczak, R.F. et G.W. N orton. 1991. M ana­ Norton, G.W. et W.L. Peterson. 1991. Economic im­ ging the im pact of regulations on the developm ent pact of research on livestock production. Informa­ of pest resistance to insecticides. Staff Paper SP-91- tion Report No. 91-1. Blacksburg, U.S.A.: Virginia 24. Blacksburg, U.S.A.: Virginia Polytechnic Institute Polytechnic Institute and State University, Depart­ and State University, D epartm ent of Agricultural m ent of Agricultural Economics. Economics. N orton, G.W. 1991. M ethods for agricultural re­ Kramer, C. 1991. Choisir les meilleurs. Journal des As­ search priority setting: Im plications for rice research sociations patronales suisses. 86 (4): 101-102. prioritization. Staff Paper SP-91-93. Blacksburg, Kramer, C. 1991. En Afrique : faire fructifier la re­ U.S.A.: Virginia Polytechnic Institute and State Uni­ cherche. versity, D epartm ent of Agricultural Economics. Cahiers d'information du directeur de personnel. 16 : 9-11. Pardey, P.G., J. Roseboom et J.R. Anderson (Edi­ Kramer, C. 1991. Anticiper le développem ent inter­ teurs). A gricu ltu ra l Research policy: International Quan- national. Cahiers d'information du directeur de person­ titaive Perspectives. C am bridge, UK: C am bridge nel. 16:9-11. University Press. Kramer, C. 1991. Evaluer et apprécier. Cahiers d 'in fo r­ Persley, G.J. Report of an Agricultural Biotechnology mation du directeur de personnel. 17: 7-14. Consultation, The Hague, The N etherlands, 22-23 April 1991. AgBiotech News and Information, 3(4): 621- Kramer, C. 1991. Progrès hum ain, quels indices ? Ca­ 627. hiers d'information du directeur de personnel. 18 : 13-17. Persley, G.J. 1991. Biotechnology: Prom ise or pro­ Kramer, C. (P.A.) 1991. Responsable, quel m étier ? blem s for the future. Farming World. (1660). Journal des associations patronales suisses. 86 (47) : 1085- 1087. Sivan, P. et PB. Eyzaguirre. 1991. A gricultural Re­ search in the Pacific. Courrier. 130: 94-96. Kramer, C. (P.A.) 1991. Pourquoi privatiser ? Journal des associations patronales suisses. 86 (51/52) : 1245- Sivan, P. et PB. Eyzaguirre. 1991. La recherche agri­ 1247. cole dans le Pacifique Sud. Courrier. 130 : 94-96. Marcotte, PL. 1991. An introduction to structure and Stoop, W.A. et R.J. Bingen. 1991. Systems research or organization. Dans : Proceedings o f a CODRI/1SNAR research w ith a system perspective: Some organiza­ International Workshop on A g ricu ltu ra l Research M ana­ tional and technical issues. A gricu ltu ra l Systems. gement, Ilo r in , Nigeria, 18-21 February 1991. La Haye, 35(3): 235-249. Pays-Bas : 71-76. Witters, R.E. et E. Haque. 1991. M anual for the pre­ Merrill-Sands, D., S.D. Biggs, R.J. Bingen, P.T. Ewell, paration of an ex post type m anagem ent informa­ J.L. Me Allister et S.V. Poats. 1991. Institutional tion system for individual research institutes w ithin considerations in strengthening on-farm client- the Bangladesh national agricultural research sys­ oriented research in national agricultural research tem. Dhaka, Bangladesh: Bangladesh A gricultural systems: Lessons from a nine-country study. Experi­ Research Council. mental Agriculture, 27 (4): 343-373. Witters, R.E., A.M. Miazi et E. Haque. 1991. U ser's Merrill-Sands, D., S.D. Biggs, R.J. Bingen, P.T. Ewell, m anual for the hum an resources information system J.L. Me Allister et S.V. Poats. 1991. Integrating on- (HRIS) for the Bangladesh national agricultural re­ farm research into national agricultural research sys­ search system. Dhaka, Bangladesh: Bangladesh tems: Lessons from research policy, organization and Agricultural Research Council. 65 Rapport annuel 1991 Les Consultants de l'ISNAR 1 Nom, affiliation, location Nature du travail réalisé j Tonyawo M. Aithnard, a réalisé une étude de cas sur le Togo dans le cadre du pro­ Ministère du Développement rural, jets des « petits pays ». Lomé, Togo Erdogan F. Akyüz, a analysé l'organisation et la structure des services adminis­ Consultant indépendant, tratifs, de la bibliothèque et des services informatiques de Rome, Italie l'ISNAR et a émis des recommandations. Julian Alston, a collaboré à la préparation d'un document sur l'évaluation University of California de la recherche et la définition des priorités. Davis, Californie, Etats-Unis E.R. Andrade de Alves, a participé à la réunion informelle « Towards 2010: Chal­ Empresa Brasileira de Pesquisa lenges for Agriculture and Agricultural Research », tenue au Agropecuaria (EMBRAPA), siège de l'ISNAR. Brazilia, Brésil Paul Auriol, a rassemblé les matériaux d'une étude sur les ressources Consultant indépendant, utilisées par les programmes de recherche sur l'élevage. Rome, Italie Célestin P. Bélem a participé à deux consultations d'experts : l'une sur le suivi Institut d'études et de recherches et l'évaluation, l'autre sur l'organisation et la structure de la agricoles (INERA), recherche ; a animé l'atelier sur la gestion de Ouagadougou, Burkina Faso l'AGIR/ISNAR/CRDI au Niger. Emiliana Bernardo a participé à une rencontre au siège de l'ISNAR des partici­ University of the Philippines, pants au projet sur les liaisons entre la recherche et le trans­ Manille, Philippines fert de technologies. Adriaan M. Burger a exécuté un audit interne des travaux de publication de Auditeur indépendant, l'ISNAR. Veenendaal, Pays-Bas Hugh Bunting a préparé un document sur l'organisation et la structure de University of Reading la recherche agricole en Afrique anglophone. Reading, Royaume-Uni GerryCambier a édité des documents de fonds rédigés en vue du plan Consultative Group Language Systems stratégique pour la recherche agricole au Mali. (CGLS), Bruxelles, Belgique Thomas Chacho a révisé la seconde mouture du règlement du personnel de Consultant indépendant, l'ISNAR. Rome, Italie Simon Chater a édité le document de la stratégie de l'ISNAR. Editeur indépendant, Exeter, Royaume-Uni Chris Chetsanga a réalisé une étude sur les possibilités et les contraintes en University of Zimbabwe, matière de biotechnologie au Zimbabwe ; a participé à un Harare, Zimbabwe séminaire sur la biotechnologie organisé par BIOTASK et l'ISNAR à La Haye. 66 Rapport annuel 1991 Moussa Kola Cissé a animé l'atelier sur la gestion donné par Centre africain d'études supérieures en AGIR/ISNAR/CRDI au Niger, gestion (CESAG), Dakar, S é n é g a l________________________________________________ Donald C. M. Corbett a rédigé un document sur les ressources financières ; a par­ Consultant indépendant, ticipé à une mission au Rwanda pour aider les chercheurs à Redbourn, Herts., Royaume-Uni améliorer leurs propositions de programme._____________ Louise Côté a édité un manuscrit sur les liaisons entre la recherche et le Editeur indépendant, transfert de technologies, ainsi qu'un rapport sur le SNRA Zurich, Suisse de Hongrie.________________________________________ John Coulter est le co-auteur d'un document sur les facteurs importants Consultant indépendant, relatifs au développement institutionnel dans les SNRA ; a Mayfield, East Sussex, Royaume-Uni participé à la mission d'évaluation critique de la recherche agricole en Hongrie._________________________________ Pierre Crosson a participé à la réunion informelle « Towards 2010: Chal­ Resources for the Future, lenges for Agriculture and Agricultural Research », tenue au Washington, P.C., Etats-Unis siège de l'ISNAR.____________________________________ Mohammed Dahniya a réalisé une étude de cas sur la Sierra Leone dans le cadre Institute of Agricultural Research, du projet des « petits pays ». Freetown, Sierra Leone Peter Dart a réalisé une étude sur les possibilités et les contraintes en University of Queensland, matière de biotechnologie en Indonésie ; a participé à un Brisbane, Australie séminaire sur la biotechnologie organisé par BIOTASK et l'ISNAR à La Haye.__________________________________ Horst Dequin a travaillé en consultation avec le groupe de travail ougan­ Consultant indépendant, dais 9A et les ministères concernés afin de développer et Westerhorn, Allemagne mettre à jour les apports au volume II de la stratégie et du plan de recherche agricole en Ouganda._________________ Caas Eerkens a participé à la mission d'évaluation critique de la recherche Ministère de l'Agriculture des Pays-Bas, agricole en Hongrie. Wageningen, Pays-Bas_____ Johnson Ekpere a participé à une rencontre au siège de l'ISNAR des partici­ Uyole Agricultural Centre, pants au projet sur les liaisons entre la recherche et le trans­ Uyole, Tanzanie_________ fert de technologies._________________________________ Robert Ellinger a fait partie de l'équipe qui préparait un plan directeur de Consultant indépendant, recherche agricole et zootechnique pour la Tanzanie. Drysdale, Australie_____ Paul Engel a participé à ime rencontre au siège de l'ISNAR des partici­ Université agronomique de pants au projet sur les liaisons entre la recherche et le trans­ Wageningen, fert de technologies. Wageningen, Pays-bas_____ Robert W. Etheredge a visité les centres et stations de recherche d'Amérique Consultant indépendant, latine, d'Asie, d'Europe, et d'Afrique du Nord et a défini les Reston, Virginie, Etats-Unis orientations en matière de conception, d'aménagement, et d'entretien des bâtiments destinés à la recherche agricole. William K. Gamble a collaboré avec le département de la recherche agricole du Consultant indépendant, Malawi afin d'aider à la préparation d'un plan directeur Brainerd, Minnesota, Etats-Unis pour la recherche. 67 Rapport annuel 1991 Elon Gilbert a participé à la préparation de la stratégie et du plan de la Consultant indépendant, recherche agricole en Ouganda ; a réalisé une étude sur le Serrekunde, Gambie coût de la recherche en milieu réel axée sur l'utilisateur ; a mené à bien une étude régionale sur l'Afrique de l'Ouest dans le cadre du projet des « petits pays »._______________ Ayele-Mawuto Gninofou a réalisé une étude de cas sur le Togo dans le cadre du projet Ministère du Développement rural, des « petits pays ». Lomé, Togo____________________ Arthur A. Goldsmith a rédigé une communication intitulée « Institutional University of Massachusetts, development for agricultural research: Concepts, models, Boston, Etats-Unis and measures ». Mohamed Yusof bin Hashim a participé à la réunion informelle « Towards 2010: Chal­ MARDI (institut de recherche et de lenges for Agriculture and Agricultural Research » au siège développement agronomique de de l'ISNAR. Malaisie), Kuala Lumpur, Malaisie_________ Maritza Hee Houng a réalisé une étude de cas sur la gestion de l'information Ministère de l'Agriculture, Ressources scientifique à la Trinité-et-Tobago. terrestres et marines, Centeno, Trinité-et-Tobago__________ Pamela van den Heuvel était chargée de la préparation et du secrétariat d'un sémi- International Development Program of naire sur la biotechnologie organisé par BIOTASK et Australia, l'ISNAR à La Haye. Canberra, Australie Alexander von Hildebrand a réalisé une étude des coûts des programmes de recherche Institute of Social Studies (ISS), zootechnique. La Haye, Pays-Bas___________ Jurgen E. Huhn a participé à une mission au Rwanda pour aider les cher­ Consultant indépendant, cheurs à améliorer leurs propositions de programme. Berlin, Allemagne______ Lee Ann Jackson a mené une recherche de fond sur l'intégration de la re­ Yale University cherche forestière et agroforestière dans les SNRA. New Haven, Connecticut, Etats-Unis Beth Johnson-Kat a collaboré à l'élaboration du document de la stratégie de Consultant indépendant, l'ISNAR. Amsterdam, Pays-Bas Qian Keming a préparé une proposition de projet sur l'établissement des CAAS (académie chinoise des sciences priorités en Chine. agronomiques), Beijing, Chine_____________ K. Robert Kern a assumé le rôle de formateur lors de l'atelier KARI/ISNAR Consultant indépendant, sur la rédaction des documents scientifiques à Nairobi, Communications for Agriculture Kenya. World-wide, Ames, Iowa, Etats-Unis John Komen a réalisé des recherches liées aux études de cas de l'ISNAR Université d'Amsterdam, concernant la biotechnologie dans différents pays. Amsterdam, Pays-Bas 68 Rapport annuel 1991 La Gro Advocaten ont fourni de nombreuses opinions juridiques pertinentes Spédalistes du conseil juridique et fiscal dans les domaines du droit public international et du règle- Woerden, Pays-Bas ment de l'aide sociale, et sur des questions fiscales, tant nationales qu'internationales. Robert K. Lindner a réalisé une étude sur les taux de rendement de la re­ University of Western Australia, cherche en Indonésie. Perth, Australie Ildefonse Lupanga a participé à une rencontre au siège de TISNAR des partici­ Botswana Agricultural Collège, pants au projet sur les liaisons entre la recherche et le trans­ Gaborone, Botswana fert de technologies. Violet M. Malone a donné un séminaire sur la gestion des ateliers pour le per­ University of Illinois, UIUC, sonnel de TISNAR. Urbana, Illinois, Etats-Unis Ibrahim Manwan a réalisé une étude sur les possibilités et les contraintes en Central Research Institute for Food matière de biotechnologie en Indonésie ; a participé à un Crops, séminaire sur la biotechnologie organisé par BIOTASK et Bogor, Indonésie TISNAR à La Haye. Théo Marien a participé à un audit interne du service voyages de Consultant indépendant, TISNAR. Capri, Italie Jagadish Manrakhan a réalisé une étude de cas sur l'île Maurice dans le cadre du Université de Maurice, projet des « petits pays ». Réduit, l'île Maurice Makana Mavuso a réalisé une étude de cas sur la gestion de l'information University of Swaziland, scientifique au Swaziland. Kwaluseni, Swaziland Alex Mend a réalisé une étude de cas sur la gestion de l'information Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, scientifique aux Seychelles. Victoria, Seychelles Moïse Mensah a participé à la réunion informelle « Towards 2010: Chal­ IFAD (Fonds international pour le lenges for Agriculture and Agricultural Research », tenue au développement agronomique) siège de TISNAR. Rome, Italie Ian Montagnes a passé en revue les politiques et procédures de TISNAR en University of Toronto Press matière de publication de TISNAR et a rédigé un rapport Toronto, Canada avec recommandations. Amir Muhammed a préparé un document sur les perspectives du CCT quant à Asianics Agro-Dev International la gestion de la recherche agricole en Asie, pour la réunion à Islamabad, Pakistan Bangkok ; a assisté à cette réunion en tant qu'animateur. Trower Namane a réalisé une étude de cas sur le Lesotho dans le cadre du Ministère de l'Agriculture, projet des « petits pays ». Maseru, Lesotho Rosemay Ng Kee Kwong a réalisé une étude de cas sur la gestion de l'information Institut de recherche sur l'industrie du scientifique à l'île Maurice. sucre à l'île Maurice, Réduit, île Maurice Fred E. Nichols a fait partie de l'équipe qui préparait un plan directeur de Consultant en économie, recherche agricole et zootechnique pour la Tanzanie. Kansas City, Kansas, Etats-Unis 69 Rapport annuel 1991 David Norse a partícipe à une consultation informelle « Towards 2010 FAO (Organisation des Nations unies Challenges for Agriculture and Agricultural Research » pour l'alimentation et l'agriculture), tenue au siège de l'ISNAR. Rome, Italie Norah Olembo a réalisé une étude sur les perspectives et les contraintes en University of Nairobi, matière de biotechnologie au Kenya ; a participé à un sémi­ Nairobi, Kenya naire sur la biotechnologie organisé par BIOTASK et l'ISNAR à La Haye.__________________________________ Viviana Palmieri a participé à une rencontre au siège de l'ISNAR des partici­ Consultant indépendant pants au projet sur les liaisons entre la recherche et le trans­ Montes de Oca, Costa Rica fert de technologies._________________________________ Samsundar Parasram a réalisé une étude régionale sur les Caraïbes dans le cadre CARDI (Institut de recherche et de du projet des « petits pays ». développement agricoles des Caraïbes), St Augustine, Trinité-et-Tobago ____________________________________________ Jagoda Paukovic a préparé un résumé des divers plans de recherche que Institute of Social Studies (ISS), l'ISNAR appuie, comme document de fond pour l'Evalua­ La Haye, Pays-Bas___________ tion externe. Kham Pham a préparé une analyse des activités de l'ISNAR au Came­ Consultant indépendant (ancien roun. membre du personnel de l'ISNAR) Houston, Texas, Etats-Unis Hugh Quigley a rédigé un résumé du livre de l'ISNAR « Agricultural Re­ Ecrivain indépendant, search Policy ». Amsterdam, Pays-Bas Anu R. Rao est co-auteur d'un document intitulé « Issues of professional Princeton University, women in agricultural research in developing countries » ; a Merion, Pennsylvanie, Etats-Unis donné un séminaire sur ce sujet (les femmes engagées dans la recherche agricole dans les pays en développement) ; a établi une bibliographie et fourni des documents de réfé­ rence sur les problèmes de personnel considérés sous l'angle hommes/femmes. Jaap Reijmerink a préparé une analyse des évaluations de pays réalisées par Consultant indépendant, l'ISNAR, comme article de fond pour l'Evaluation externe. Amsterdam, Pays-Bas Walter G. Rockwood a préparé les guides d'utilisation d'INFORM et le matériel Réviseur-écrivain indépendant, didactique. Chelsea, Vermont, Etats-Unis Miguél Rojas Rodrigues a examiné les documents de la bibliothèque de l'ISNAR sur Institut des études sociales (ISS), le Mexique, le Brésil, la Colombie, et le Chili, pour appuyer La Haye, Pays-Bas____________ le projet sur la recherche agricole en Amérique latine. Paramjit Sachdeva a rédigé la réponse de l'ISNAR à l'Evaluation externe de Banque mondiale, 1985, en préparation à l'Evaluation externe de 1991. Washington, D.C., Etats-Unis Olga Salazar Jaramillo a fourni un travail statistique et administratif au moment de London School of Economies, l'Evaluation externe de l'ISNAR. Londres, Royaume-Uni_________________________________ 70 Rapport annuel 1991 Jonathan Sands a préparé la première version d'un document de travail sur Consultant indépendant, la collaboration entre l'ISNAR et l'INRA du Maroc, en vue Orford, New Hampshire, Etats-Unis de mettre au point un système de budgétisation et de ges- tion des projets pour la recherche agricole de ce pays.______ Tatiana Sikoska a réalisé une étude bibliographique des sociétés privées qui Institut des études sociales (ISS) financent ou exécutent des recherches agricoles en Afrique La Haye, Pays-Bas subsaharienne, dans le cadre du projet sur la recherche des secteurs public et privé.______________________________ Param Sivan a réalisé une étude de cas sur les îles Fidji pour l'étude des University of the South Pacific, « petits pays ». Apia, Samoa occidentales____ David Smith a rédigé un document intitulé « Joint government-producers Consultant indépendant, funding of agricultural R&D: The Australian scheme and its Melbourne, Australie lessons ». Petra Smits a analysé les données recueillies par l'ISNAR au cours des Université d'Amsterdam, études de cas sur la biotechnologie dans différents pays. Amsterdam, Pays-Bas Boris Sperling a fourni une analyse du programme de formation de Coverdale l'ISNAR, comme préparation à l'Evaluation externe. Munich, Allemagne M.S. Swaminathan a participé à la réunion informelle « Towards 2010: Chal­ Centre for Sustainable Agriculture and lenges for Agriculture and Agricultural Research », tenue au Rural Development, siège de l'ISNAR. Madras, Inde Colin Thirtle est co-auteur d'un document sur les rôles des secteurs pu­ University of Reading, blic et privé en recherche agricole en Afrique subsaharienne. Reading, Royaume-Uni Ricardo Torres a préparé une étude de cas sur les perspectives et con­ Colciencias, traintes en matière de biotechnologie en Colombie ; a par­ Bogota, Colombie ticipé à un séminaire sur la biotechnologie organisé par BIOTASK et l'ISNAR à La Haye._______________________ Alexis Vazques a participé aux préparatifs de la visite du groupe d'Evalua­ Consultant indépendant, tion externe au Costa Rica. San José, Costa Rica Declan Walton a participé à la réunion informelle « Towards 2010: Chal­ Consultant indépendant, lenges for Agriculture and Agricultural Research », tenue au Florence, Italie siège de l'ISNAR.____________________________________ Stanley Wood a participé à l'étude des aspects agroécologiques du projet RT. Intersys Kelola Maju sur la définition des priorités en Indonésie. Bogor, Indonésie_______ Carlos Zacarias a rédigé une étude sur la diversification de l'exportation au Commission des Nations unies pour le Honduras dans le cadre de l'étude des « petits pays ». commerce et le développement (UNCTAD) Tegucigalpa, Honduras_____________ Fang Zhou a préparé le matériel didactique pour un atelier de gestion Consultant indépendant, de la recherche en Chine. Rotterdam, Pays-Bas 71 Rapport annuel 1991 Rapport annuel 1991 Le personnel de l'ISNAR en 1991 Cadres supérieurs et associés Christian Bonte-Friedheim, directeur Valentina Mazzucato, * assistante de général recherche Howard Elliott, directeur général adjoint | Adiel Mbabu, chercheur invité (détaché au pour la recherche et la form ation Kenya à partir de novembre) H.K. Jain, directeur général adjoint pour la [ Deborah Merrill-Sands, chercheur collaboration avec les SNRA principal Coenraad A. Kramer, directeur Byron Mook, chercheur principal adm inistratif | Barry Nestel, chercheur principal Luka Abe, chercheur principal (formation) George Norton, chercheur principal invité Peter Ballantyne, responsable de la (à tem ps partiel) bibliothèque Andrew Okello, assistant de recherche N'Guetta Bosso, chercheur principal Paul O'Nolan, spécialiste de la gestion de Robin Bougeois, * chercheur associé l'inform ation Edwin Brush, chercheur principal Philip Pardey, chercheur principal Marie-Hélène Collion, chercheur principal Paul Perrault, chercheur principal (planification de la recherche) Gabrielle Persley, * chercheur principal Rudolf Contant, chercheur principal Warren Peterson, chercheur invité Roy da Costa, comptable Kham Pham, * chercheur principal en Matthew Dagg, chercheur principal gestion de la recherche (détaché au Cam eroun) Rubén Echeverría, * chercheur Robert Raab, * chercheur associé Thomas Eponou, chercheur principal invité Motlubor Rahman, chercheur principal Wilhelmina Eveleens, assistante de (détaché en O uganda) recherche Ralph Retzlaff, chercheur principal Pablo Eyzaguirre, chercheur Guy Rocheteau, * chercheur principal Shenggen Fan, chercheur associé Han Roseboom, chercheur associé Alan Fletcher, * chercheur principal (publications) Jonathan Sands, * chercheur associé Kathleen Sheridan, éditeur D ely Gapasin, chercheur principal invité Ajibola Taylor, chercheur principal Govert Gijsbers, chercheur associé Gerald Toomey, éd iteu r/responsab le des Peter Goldsworthy, chercheur principal publications Ghazi Hariri, chercheur principal Beatriz Uribe, ** assistante de recherche Huntington Hobbs IV, chercheur principal Carlos Valverde, chercheur principal Douglas Horion, chercheur principal Robert Witters, chercheur principal en Charles Kramer, chercheur principal gestion de la recherche (détaché au Gregory Krapp, coordinateur de la Bangladesh) planification et du développem ent D ennis Wood, chercheur principal en Paul Marcotte, chercheur principal gestion de la recherche (formation) I Anna Wuyts, assistante de recherche 73 Rapport annuel 1991 Personnel d'encadrement Els Buytelaar, * aide-com ptable Lupe Salazar, ** secrétaire Richard Claase, graphiste Arlene Slijk, secrétaire Jeanette Connelly, secrétaire de direction Hilly Smeenge, coordinatrice voyages Willy Dooren, secrétaire Bob Solinger, responsable de Anne Duhr, secrétaire de direction l'inform atique Carmel Freeman, ** secrétaire Christine Solinger, * secrétaire Viviana Galleno, assistante à la Louise Spenceley, secrétaire planification et au développem ent Kathy Sutherland, form atrice en Sandra Gardner, aide-bibliothécaire inform atique Helen Gaskin, secrétaire Dolinda Tetteroo, réceptionniste Mary Gavin, spécialiste des fichiers Lynette Thomas, ** secrétaire centraux Pamela Gené, Christine Tipper, * assistante dans le secrétaire service des publications M onique Hand, secrétaire Peter van Urk, * responsable de Fionnuala Hawes, secrétaire l'inform atique Isabelle Henchoz, * secrétaire Deirdre van Veen, secrétaire du directeur Hans Hendriks, assistant à l'entretien général Johann Hoddinott, secrétaire Anita Varkevisser, aide-com ptable Manon Kleinveld, secrétaire de direction Jacobine Verhage, secrétaire Cocky Kuyvenhoven, secrétaire Anne Verschoor, assistante adm inistrative Concilio M cNeill, * assistante aux fichiers Martha Vonk, assistante aux fichiers centraux/opératrice en télécom m unications centraux/télécom m unications Sarah Neal, aide-fournisseur Joyce Voom-Ogiste, secrétaire de direction Peter Nolet, ** responsable de la restauration Lorraine Walton, ** secrétaire Tatiana van der Noordaa, secrétaire de Cathy Wheat, ** assistante dans le service direction des publications Rivka Peyra, secrétaire de direction ** Prise de fonction en 1991 Tracy van Putten, * secrétaire * D épart en 1991 74 Rapport annuel 1991 Les bailleurs de fonds de l'ISNAR en 1991 Banque asiatique de développem ent I Australie Australian International D evelop m en t Bureau Australian Centre for International Agricultural Research I Belgique Adm inistration générale de la coopération au développem ent ■ Brésil I Canada Agence canadienne de développem ent international Centre de recherches pour le d éveloppem ent international I R épublique populaire de Chine I Com m unauté économ ique européenne C om m ission des com m unautés européennes Centre technique de coopération agricole et rurale H Finlande Direction de la coopéation internationale au développem ent I France i A llem agne Bundesm inisterium für W irtschaftliche Zusam m enarbeit (BMZ) D eutsche G esellschaft für Technische Zusam m enarbeit (GTZ) H Italie I Japon ! Luxembourg ! Pays-Bas i P hilipp ines I Fondation Rockefeller I Espagne I Suède A gence suédoise pour la coopération sc ientifique avec les pays en développem ent I Suisse ! Royaum e-Uni I Programme des N ations un ies pour le d éveloppem ent (PNUD) I Etats-Unis A gency for International D evelopm ent I La Banque m ondiale N ote : la liste ci-dessus ne com prend pas les pays et institutions qu i ont rem boursé les dépenses d e l'ISNAR pour des services rendus. 75 Rapport annuel 1991 Situation financière de l'ISNAR I Bilan de l'ISN A R au 31 décem bre 1991 (en dollars EU) Actif disponible 1991 1990 Liquidités 2 056 831 2 395 490 A recevoir des donateurs 817 500 433 878 Autres créances 294 311 361 420 Comptes de régularisation 404 572 184 028 Total de l'actif disponible 3 573 214 3 374 816 Actif immobilisé Immobilier, bâtiments et équipements (au prix coûtant) 1 981 819 2 095 395 Amortissement (1 287537) (1 605 949) Total de l'actif immobilisé (valeur comptable nette) 694 282 489 446 TOTAL DE L'ACTIF 4 267 496 3 864 262 Passif Perçus à l'avance sur la dotation budgétaire centrale pour Tannée prochaine - - 0 - - 83 921 Comptes de régularisation 961 676 873 480 Total du passif 961 676 957 401 Soldes disponibles Investis dans l'actif immobilisé 694 282 489 446 Fonds non utilisés : - non limités au budget central (116 099) (45 743) - limités au budget central 255 542 288 641 - capital (204 836) 0 - fonds de roulement 1 750 000 1 750 000 - projets spéciaux 926 931 424 517 Soldes disponibles totaux 3 305 820 2 906 861 TOTAL DU PASSIF ET DES SOLDES DISPONIBLES 4 267 496 3 864 262 76 Rapport annuel 1991 Sources et affectations des fon d s (en dollars EU) Sources de financement 1991 1990 1. Opérations liées au budget central Non limitées au budget central 7 224 836 6 374 000 Banque mondiale (pour l'Evaluation externe) 250 000 0 Limitées au budget central 315 062 472 000 Solde de l'année précédente des subventions non limitées au budget central (45 743) 29 096 Solde de l'année précédente des subventions limitées au budget central 288 641 470 132 Recettes affectées au budget central 685 601 1 128 515 8 718 397 8 473 743 2. Capital Solde non utilisé de l'année précédente 0 97 363 Recettes affectées au capital 302 368 0 302 368 97 363 3. Fonds de roulement Solde non utilisé de l'année précédente 1 750 000 1 750 000 4. Projets spéciaux - chiffres cumulés des revenus sur projets non achevés 6 358 067 7 474 102 TOTAL DES SOURCES DE FINANCEMENT 17128 832 17 795 208 Affectation des fonds 1. Opérations liées au budget central Service conseil aux SNRA 2 822 270 3 444 042 Recherche 2 050 252 2161 882 Formation 1 498 581 1 380 745 Soutien aux programmes 617 525 515 593 Gestion et administration 1 182 073 728 583 Evaluation externe 408 253 0 8 578 954 8 230 845 2. Capital Ajouts de capital 507 204 97 363 3. Projets spéciaux - Chiffres cumulés des revenus sur projets non achevés 5 431 136 7 049 585 4. Solde non utilisé Non limité au budget central (116 099) (45 743) Limité au budget central 255 542 288 641 Capital 204 836 0 Fonds de roulement 1 750 000 1 750 000 Projets spéciaux 926 931 424 517 2 611 538 2 417415 TOTAL DES FONDS AFFECTES 17 128 832 17 795 208 77 Rapport annuel 1991 Les centres du GCRAI 1. A DRAO Association pour le développem ent de la riziculture en Afrique de l'Ouest, Bouaké, Côte d'ivoire 2. CIAT Centro Internacional de Agricultura Tropical (Centre international d'agriculture tropicale), Cali, Colombie 3. CIMMYT Centro Internacional de Mejoramiento de Maíz y Trigo (Centre international pour l'amélioration du maïs et du blé), El Batan, M exique 4. CIP Centro Internacional de la Papa (Centre international de la pom m e de terre), Lima, Pérou 5. CIPEA Centre international pour l'élevage en Afrique, A ddis Abeba, Ethiopie 6. IBPGR International Board for Plant Genetic Resources (Conseil international des ressources phytogénétiques), Rome, Italie 7. ICARDA International Center for Agricultural Research in the Dry Areas (Centre international de recherche agricole dans les zones arides), Alep, Syrie 8. ICRAF International Centre for Research in Agroforestry (Centre international de recherche en agroforesterie), Nairobi, Kenya 9. ICRISAT International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics (Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides), Hyderabad, Inde 10. IFPRI International Food Policy Research Institut (Institut international de recherche sur les politiques alimentaires), Washington, D.C., Etats-Unis 11. IIMI International Irrigation Management Institute (Institut international de management de l'irrigation), Colombo, Sri Lanka 12. IITA International Institute of Tropical Agriculture (Institut international d'agriculture tropicale), Ibadan, Nigeria 13. ILRAD International Laboratory for Research on Anim al Diseases (Laboratoire international de recherche vétérinaire), Nairobi, Kenya 14. INIBAP International N etw ork for the Improvement of Banana and Plantain (Réseau international pour l'amélioration de la banane et de la banane plantain), Montpellier, France 15. IRRI International Rice Research Institute (Institut international d e recherche sur le riz), Los Baños, Philippines 16. ISNAR International Service for National Agricultural Research (Service international pour la recherche agricole nationale), La Haye, Pays-Bas 78 Rapport annuel 1991 — 10 3 — • 2 — • 4 — » 79 A uteur : Gerry Toomey Assistante à la publication : Michelle M arks Editeur (traduction française) : Rivka Peyra G raphism e : Richard Claase Traduction : Context Language Services, Bruxelles Crédits photographiques : couverture, T. Ajibola Taylor; pp. 7 et 61, Richard Claase; pp. 22 et 23, Dely Gapasin, Peter Goldsw orthy; pp. 38 et 39, Robert Etheredge; p. 72, Fotobureau T huring B.V. ISSN 1019-5211 Service International pour la Recherche Agricole Nationale Siège Laan van Nieiuw Oost Indie 133, 2593 BM La Ilaye, Pays-Bas Correspondance Boîte Postale 93375, 2509 AJ La Haye, Pays-Bas Coordonnées Téléphone : (31) (70) 349-6100, Télécopie : (31) (70) 381-9677, Télex : 33746 Email : Dialcom (CGNET) : 157 : CGI601 ou Internet : ISNAR@CGNET.COM