Technologies et pratiques agricoles prometteuses pour le développement de chaînes de valeur climato-intelligentes au Mali, Niger et Sénégal Glossaire Par: Mathieu Ouedraogo, Prosper Houessionon, Moussa Sall, Diaminatou Sanogo, Abasse Tougiani, Siaka Dembélé Technologies et pratiques agricoles prometteuses pour le développement de chaînes de valeur climato-intelligentes au Mali, Niger et Sénégal Mathieu Ouedraogo, Prosper Houessionon, Moussa Sall, Diaminatou Sanogo, Abasse Tougiani, Siaka Dembélé Dans le cadre de la mise en œuvre du projet UE-FIDA « Développer les moyens de subsistance et la résilience au changement climatique en Afrique de l’Est et de l’Ouest », le programme de recherche du CGIAR sur le Changement Climatique, l’Agriculture et la Sécurité alimentaire (CCAFS) envisage de développer des chaînes de valeur (CV) intelligentes face au climat pour accroitre la résilience des moyens de subsistance en Afrique de l’Ouest. Le développement de ces CVs procède par leur analyse afin d'identifier les risques climatiques et autres contraintes auxquelles elles font face et qui pourraient être résolues par des options climato-intelligentes. Les activités préliminaires du projet ont permis d'identifier 9 chaînes de valeur végétales prioritaires au niveau régional dans les trois pays d’intervention du projet dont 4 CVs (riz, mil, légumes, niébé) au Mali, 2 CVs (riz, mil) au Niger et 3 CVs (Sorgho/mil, arachide, produits forestiers non ligneux) au Sénégal. Depuis 2011, la mise en œuvre de l’approche village intelligent face au climat, par le programme de recherche du CGIAR sur le Changement Climatique, l’Agriculture et la Sécurité alimentaire (CCAFS) a permis de tester et de valider une cinquantaine de technologies et pratiques d’agriculture intelligente face au climat (AIC) en Afrique de l’Ouest. Certaines de ces technologies et pratiques présentent un potentiel pour le développement de chaînes de valeur intelligentes au Mali, Niger et Sénégal par le projet. Le présent document décrit les technologies et pratiques testées dans les différents villages intelligents face au climat et présentant un potentiel pour le développement de chaînes de valeur intelligentes dans les régions de Ségou (Mali), Tillabéry (Niger) et Kaffrine (Sénégal). Ces technologies et pratiques sont : Ngakoro et de Tongo au Mali : 1. Plantation d'arbres 2. Régénération Naturelle Assistée 3. Variétés améliorées tolérantes à la sécheresse 4. Association culturale 5. Aménagement en courbe de niveau 6. Microdose d'engrais minéral 7. Matière organique 8. Microdose d'engrais minéral + fumure organique 9. Gestion intégrée de la fertilité des sols et l’eau Kampa-Zarma au Niger : 1. Plantation d’arbres (Moringa Olifera) 2. Régénération Naturelle Assistée 3. Variétés améliorées tolérantes à la sécheresse (Mil, sorgho, niébé, gombo, cassia tora) 4. Zaï (conservation des eaux) 5. Demi-lunes, cordons pierreux (conservation des eaux) 6. Matière organique (fumier, compost) 7. Association culturale. Daga – Birame au Sénégal : 1. Plantation d'arbres à but productif 2. Régénération naturelle Assistée (RNA) 3. Variétés améliorées tolérantes à la sécheresse 4. Labour minimum 5. Microdose d’engrais minéraux (NPK, Urée) + Matière organique (fumier, compost) 6. Microdose d’engrais minéraux (NPK, Urée) 7. Matière organique (fumier, compost) Photo: Siaka Dembele GLOSSAIRE-SUIVI AIC 2020 (Cinzana-Mali) Villages 1. Siekourani 6. Kallan 2. N'Tlomabougou 7. Noumouwere 3. Kamanago 8. Tongo 4. Folanassibougou 9. N’Gakoro 5. Dougakoungo Pratiques AIC Evènements climatiques 1. Plantation d'arbres 1. Baisse des pluies 2. Régénération Naturelle Assistée 2. Irrégularité des pluies 3. Variétés améliorées tolérantes à la sécheresse 3. Vents violents 4. Association culturale 4. Vagues de chaleur/ hautes 5. Aménagement en courbe de niveau températures 6. Microdose d'engrais minéral 5. Poches de sécheresse 7. Matière organique 6. Inondation 8. Microdose d'engrais minéral + fumure organique 7. Début tardif/arrêt précoce des 9. Gestion intégrée de la fertilités des sols et l’eau pluies 1. Plantation d'arbres Description (et piliers d’AIC couvert) Il s’agit de la plantation d’espèce comme: Gliricidia sepium, Cajanus cajan, Moringa olifera, etc.. Associé aux cultures pour la restauration et le maintien de la fertilité du sol, la protection contre l'érosion et l'ombrage. Les feuilles, les fruits et graines constituant une source d’alimentation pour les animaux et les humains durant la période de soudure. Critère de différentiation avec la Photo: Siaka Dembélé pratique traditionnelle ou conventionnelle Jachère arbustive spontanée devient trop courte pour restaurer complètement la fertilité du sol. L’utilisation Gliricidia sepium, Cajanus cajan et Moringa oleifera permet d’augmenter la production agricole et de sédentariser les paysans sur des parcelles données. Photo: Siaka Dembélé 2. Régénération naturelle Assistée (RNA) Description (et piliers d’AIC couvert) La RNA est une pratique de l’agroforesterie dont le but est de stimuler la régénération naturelle d'espèces ligneuses dans l'espace agricole (champ). Elle consiste à épargner et à entretenir dans la parcelle de culture, les arbres afin d’assurer une régénération naturelle spontanée. La RNA contribute aux trois piliers de l’AIC: la Productivité, adaptation et la mitigation. Photo: Mathieu Ouedraogo Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle D’une manière générale, les producteurs n’épargnent pas suffisamment d’arbres dans les champs. Lorsqu'ils en épargnent, ils ne font pas d’entretien. La RNA permet d’améliorer le couvent végétal, la fertilité et la capacité de rétention en eau du sol contribuant ainsi aux trois piliers de l’AIC. Photo: Mathieu Ouedraogo 3. Variétés améliorées tolérantes à la sécheresse Description (et piliers d’AIC couvert) Il s’agit de variétés améliorées mil, maïs, niébé, sorgho, sésame et fonio tolérantes à la sécheresse. Ces variétés ont la capacité à maintenir leur production de biomasse dans des conditions arides ou de sécheresse. Elles couvrent le pilier de l’adaptation et de la productivité. Critère de différentiation avec la pratique Photo: Siaka Dembélé traditionnelle ou conventionnelle Les variétés traditionnelles de mil, sorgho, sésame et fonio utilisées sont généralement de cycles longs et à faible rendement grain. Les variétés tolérantes à la sècheresse sont de cycle plus court. Photo: Siaka Dembélé 4. Association culturale (céréales / niébé) Description (et piliers d’AIC couvert) L’association cultural est un système où plus d'une culture (céréales et niébé) est cultivée en même temps dans la même zone de gestion (généralement un seul champ). Celle-ci permet l’augmentation des rendements, la conservation des eaux et des sols, le maintien et l’amélioration de la fertilité des sols en cultures pluviales. Photo: Siaka Dembélé Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle De façon traditionnelle, l'enherbement des parcelles se fait par sarclage. Association du niébé à densité élevée permet de mieux contrôler les mauvaises herbes, garder l’humidité, fertilise et protège le sol . Photo: Siaka Dembélé 5. Aménagement en courbe de niveau (billon) Description (et piliers d’AIC couvert) L’aménagement en courbe de niveau consiste à faire une crête permanente ou semi-permanente de sol ou de pierre qui ralentit le déplacement de l'eau hors du site. La technique permet une conservation de l’humidité pendant plusieurs jours et gère les poches de sécheresse au début et à la fin de la saison des pluies; de réduire l’eau de ruissellement et empêcher l’érosion hydrique, de baisser les températures au sol Photo: ICRISAT grâce à la réserve d’eau qu’elle peut constituer. Elle Photo credit: Aastha Bhusal permet également l’amélioration de la fertilité du sol en réduisant le transport des éléments nutritifs par l'eau de ruissellement. Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle Dans l'agriculture traditionnelle, l'érosion n'était pas un problème grave en raison du défrichement incomplet, de la taille réduite des champs et de la jachère. Il n'y a Photo: Siaka Dembélé donc pas traditionnellement de méthode de lutte contre l'érosion. 6. Microdose d’engrais minéraux (NPK, Urée) Description (et piliers d’AIC couvert) Le microdosage d'engrais implique l'application de petites quantités d'engrais sur ou à proximité des plants. Elle permet de résoudre les problèmes liés à la mauvaise fertilité des sols. L’application localisée de micro-dose favorise l’application de moins d'engrais minéraux. Pilier de l’AIC couvert: productivité, mitigation et adaptation. Photo: ICRISAT Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle De façon traditionnelle, les producteurs n’utilisent pas les engrais chimiques. Lorsqu’ils en utilisent, ils procèdent par un épandage à la volée dans le champs. Cet épandage entraine une faible efficience d’utilisation des engrais. Photo: ICRISAT 7. Matière organique (fumier, compost) Description (et piliers d’AIC couvert) Elle consiste en un apport de fumier, de compost dans les champs. Le compostage consiste en l’édification d’un tas de couches successives de matières végétales et de déjections animales qui peut s’effectuer au-dessus du sol (compostage en tas) ou dans une fosse (compostage en fosse). Un apport de la fumure organique (fumier, compost) permet Photo: Siaka Dembélé d’améliorer la fertilité et les propriétés du sols Photo credit: Aastha Bhusal contribuant à la production, adaptation et mitigation. Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle Les paysans produisent sans un apport de fumure organique en quantité et en qualité. Ils utilisent souvent le fumier de parc qui a une valeur fertilisante faible comparée au compost. Photo: Siaka Dembélé 8. Microdose d’engrais minéraux (NPK, Urée) + Matière organique (fumier, compost) Description (et piliers d’AIC couvert) Le microdosage d'engrais implique l'application de petites quantités d'engrais sur ou à proximité des plants. Elle permet de résoudre les problèmes liés à la mauvaise fertilité des sols. L’application localisée de micro-dose favorise l’application de moins d'engrais minéraux. On apporte également de la matière de la matière organique Pilier de l’AIC couvert: productivité, mitigation et Photo: ICRISAT adaptation Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle De façon traditionnelle, les producteurs n’utilisent pas les engrais chimiques. Lorsqu’ils en utilisent, ils procèdent par un épandage à la volée dans le champs. Cet épandage entraine une faible efficience d’utilisation des engrais. Photo: ICRISAT 9. Gestion intégrée de la fertilité des sols et de l'eau (Aménagement en courbe de niveau/billon + fumure organique + microdose engrais minéral) Description (et piliers d’AIC couvert) La gestion intégrée de la fertilité des sols et de l'eau vise à gérer les sols en combinant les différentes méthodes d'une utilisation combinée des éléments nutritifs organiques et inorganiques Photo credit: Aastha Bhusal des plantes dans la production agricole et la conservation de l'eau. Les techniques peuvent régénérer des sols dégradés et par la suite maintenir la fertilité des sols en utilisant de manière efficace et durable les éléments nutritifs disponibles. Photo: Siaka Dembélé Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle Traditionnellement, les paysans restauraient la fertilité de leur sol par la pratique de la jachère, mais la pression démographique actuelle ne permet plus cette pratique et on assiste à une accélération de la mise en culture de certaines terres marginales. Ceci a des conséquences sur l'environnement, notamment à cause de la dégradation continue des sols. Photo: Siaka Dembélé GLOSSAIRE -SUIVI AIC 2020 (Kampa Zarma- Niger) Villages 1. Toutiel 5. Togo Zeno 2. Baboussay 6. Maourey Kouara Zeno 3. Kampa Zarma 7. Kida Tafa Kouara 4. Dey Tegui Pratiques AIC Evènements climatiques 1. Plantatation d’arbres (Moringa Olifera) 1. Baisse des pluies 2. Régénération Naturelle Assistée 2. Irrégularité des pluies 3. Variétés améliorées tolérantes à la sécheresse 3. Vent violents (Mil, sorgho, niébé, gombo, cassia tora) 4. Vague de chaleur/Hautes 4. Zai (conservation des eaux) températures 5. Demi-lunes, cordons pierreux (conservation des 5. Poches de sécheresse eaux) 6. Inondation 6. Matière organique (fumier, compost) 7. Association culturale. 1. Plantation d’arbres (Moringa Olifera) Description (et piliers d’AIC couvert) La variété stenopetala de Moringa est la plus productive et la plus plantée dans les champs de récupération de terre. Moringa stenopetala pousse comme un arbuste et a multiples usages, et de surcroît doté de vertus médicinales. Il contribue à la séquestration de carbone et aussi avec efficacité, à fertiliser ou regénérer le sol. C’est un engrais naturel. Il Photo credit: Aastha Bhusal contribue au trois piliers de l’AIC: Productivité, Adaptation et mitigation. Critère de différentiation avec la pratique Photo: Dougbedji Fatondji traditionnelle ou conventionnelle La variété stenopetala est la plus résistante à la sècheresse et pousse comme un arbuste. 2. Régénération naturelle Assistée (RNA) Description (et piliers d’AIC couvert) La RNA est une pratique de l’agroforesterie dont le but est de stimuler la régénération naturelle d'espèces ligneuses dans l'espace agricole (champ). Elle consiste à épargner et à entretenir dans la parcelle de culture, les arbres afin d’assurer une régénération naturelle spontanée. La RNA contribute aux trois piliers de l’AIC : la Productivité, adaptation et la mitigation. Photo: Mathieu Ouedraogo Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle D’une manière générale, les producteurs n’épargnent pas suffisamment d’arbres dans les champs. Lorsqu'ils en épargnent, ils ne font pas d’entretien. La RNA permet d’améliorer le couvent végétal, la fertilité et la capacité de rétention en eau du sol contribuant ainsi aux trois piliers de l’AIC. Photo: Mathieu Ouedraogo 3. Variétés tolérantes à la sécheresse Description (et piliers d’AIC couvert) Il s’agit de variétés améliorées de mil, sorgho, niébé, gombo, cassia toratolérantes à la sécheresse. Ces variétés ont la capacité à maintenir leur production de biomasse dans des conditions arides ou de sécheresse. Elles couvrent le pilier de l’adaptation et de la productivité. Photo credit: Aastha Bhusal Critère de différentiation avec la Photo: Siaka Dembélé pratique traditionnelle ou conventionnelle Les variétés traditionnelles de Mil, sorgho, niébé, gombo, cassia tora utilisées sont généralement de cycles longs et à faible rendement grain. Les variétés tolérantes à la sècheresse sont de cycle court. Photo: Siaka Dembélé 4. Zaï (conservation des eaux) Description (et piliers d’AIC couvert) Le zaï, pratiqué la saison sèche, est une technique qui consiste à creuser des trous d’un diamètre d’environ 30 cm entre les espaces de culture, puis à les remplir de nouveau en mélangeant environ 500 g de fumier à la terre. Les trous ne sont toutefois pas complètement remplis, mais seulement jusqu’à une profondeur d’environ 10 cm, et l’excédent de terre est accumulé du côté le plus bas, pour contribuer à la capture du Photo: Dougbedji Fatondji ruissellement. Utilisation efficace des intrants locaux pour une augmentation de la production totale et de la productivité par unité de surface grâce à la reconstitution à moyen et long terme de la fertilité des sols contribuant ainsi aux trois piliers de l’AIC. Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle D’une manière générale, l’utilisation de zaï favorise la conservation de la structure des sols et réduit le ruissellement et l'érosion, améliore la conservation de l'humidité in situ (infiltration d'eau). Photo: Dougbedji Fatondji 5. Demi-lunes, cordons pierreux (conservation des eaux) Description (et piliers d’AIC couvert) Les cordons pierreux sont des dispositifs antiérosifs constitués de blocs de moellons / cailloux assemblés par séries de deux à trois. Ils sont construits en lignes le long d’une courbe de niveau après décapage de 10 à 15 cm de sol le long de la ligne. Les sommets des pierres atteignent une hauteur de 20-30 cm du sol. L’écartement entre les cordons pierreux est de 20 à 50 m suivant la pente du terrain. La rétention et l’infiltration d’eau augmentent la Photo: Dougbedji Fatondji disponibilité d’eau pour les cultures et sécurisent la récolte. Bien végétalisés, les cordons pierreux réduisent la température du sol et le protègent contre l’érosion éolienne contribuant ainsi aux trois piliers d’AIC. Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle D’une manière générale, les cordons pierreux sont intéressants à de multiples égards dans l’optique d’une adaptation au changement climatique. Ils protègent les terres en cas de fortes pluies. En cas de réduction générale de la pluviométrie, les cordons pierreux et demi-lunes contribuent à une meilleure mise en valeur Photo: Dougbedji Fatondji des eaux pluviales. 6. Matière organique (fumier, compost) Description (et piliers d’AIC couvert) Elle consiste en un apport de fumier, de compost dans les champs. Le compostage consiste en l’édification d’un tas de couches successives de matières végétales et de déjections animales qui peut s’effectuer au-dessus du sol (compostage en tas) ou dans une fosse (compostage en fosse). Un apport de la fumure organique (fumier, compost) permet Photo: Siaka Dembélé d’améliorer la fertilité et les propriétés du sols contribuant à la production, adaptation et mitigation. Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle Les paysans produisent sans un apport de fumure organique en quantité et en qualité. Ils utilisent souvent le fumier de parc qui a une valeur fertilisante faible comparée au compost. Photo: Siaka Dembélé 7. Association culturale. Description (et piliers d’AIC couvert) L’association cultural est un système où plus d'une culture (céréales et niébé) est cultivée en même temps dans la même zone de gestion (généralement un seul champ). Celle-ci permet l’augmentation des rendements, la conservation des eaux et des sols, le maintien et l’amélioration de la fertilité des sols en cultures pluviales. Photo: Siaka Dembélé Critère de différentiation avec la pratique Photo credit: Aastha Bhusal traditionnelle ou conventionnelle De façon traditionnelle, l'enherbement des parcelles se fait par sarclage. Association du niébé à densité élevée permet de mieux contrôler les mauvaises herbes, garder l’humidité, fertilise et protège le sol Photo: Siaka Dembélé Photo: Dansira Dembele GLOSSAIRE -SUIVI AIC 2019 (Kaffrine - Sénégal) Villages 1. Fass Sy 8. Touba Keur Cheikh 2. Mbane 9. Djida 3. Touba Taba 10. Daga-Birame 4. Toune Mosquée 5. Medina Ndiognick 6. Ngouye 7. Ndamboul Mboul Pratiques AIC Evènements climatiques 1. Plantation d'arbres à but productif 1. Baisse des pluies 2. Régénération naturelle Assistée (RNA) 2. Irrégularité des pluies 3. Variétés améliorées tolérantes à la sécheresse 3. Poche de sécheresse 4. Labour minimum 4. Inondation 5. Microdose d’engrais minéraux (NPK, Urée) + 5. Hautes températures Matière organique (fumier, compost) 6. Vents 6. Microdose d’engrais minéraux (NPK, Urée) 7. Matière organique (fumier, compost) 1. Plantation d'arbres productifs Description (et piliers d’AIC couvert) Il s’agit de la plantation de variétés améliorées d’espèces fruitières de jujubier (Z. mauritiana), Gola vs Var. Locale); de tamarinier T. indica Var.(Sucrée, Niger 309, TB 3) vs Var. Locale; et de baobab A. digitata Var. (Nonokène) vs Var. Locale de goyavier, manguier, etc. Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou Photo: Mathieu Ouedraogo conventionnelle Traditionnellement le baobab, jujubier et le tamarinier n’étaient pas plantés. Par ailleurs les espèces naturelles qui existaient étaient de cycle long et à faible rendement. Les Nouvelles variétés se distinguent des variétés traditionnelles par leur précocité et leur rendement, Elles rentrent en production à des tailles relativement petites comparée aux espèces traditionnelles. Photo: Diaminatou Sanogo 2. Régénération naturelle Assistée (RNA) Description (et piliers d’AIC couvert) La RNA est une pratique de l’agroforesterie dont le but est de stimuler la régénération naturelle d'espèces ligneuses dans l'espace agricole (champ). Elle consiste à épargner et à entretenir dans la parcelle de culture, les arbres afin d’assurer une régénération naturelle spontanée. La RNA contribute aux trois piliers de l’AIC: la Productivité, adaptation et la mitigation. Photo: Mathieu Ouedraogo Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle D’une manière générale, les producteurs n’épargnent pas suffisamment d’arbres dans les champs. Lorsqu'ils en épargnent, ils ne font pas d’entretien. La RNA permet d’améliorer le couvent végétal, la fertilité et la capacité de rétention en eau du sol contribuant ainsi aux trois piliers de l’AIC. Photo: Mathieu Ouedraogo 3. Variétés tolérantes à la sécheresse Description (et piliers d’AIC couvert) Il s’agit de variétés améliorées de mil, maïs et d’arachide tolérantes à la sécheresse. Ces variétés ont la capacité à maintenir leur production de biomasse dans des conditions arides ou de sécheresse. Elles couvrent le pilier de l’adaptation et de la productivité. Critère de différentiation avec la Photo: Diaminatou Sanogo pratique traditionnelle ou conventionnelle Les variétés traditionnelles de mil, mais et d’arachide utilisées sont généralement de cycles longs et à faible rendement grain. Les variétés tolérantes à la sècheresse sont de cycle court. Photo: Dansira Dembele 4. Labour minimum Description (et piliers d’AIC couvert) Le labour minimum est un système de conservation du sol qui permet de minimiser la manipulation du sol nécessaire à une production agricole réussie. C'est une méthode de travail du sol qui permet de ne pas retourner le sol. Pilier couvert: mitigation et productivité. Critère de différentiation avec la pratique Photo: Mariola Acosta traditionnelle ou conventionnelle Traditionnellement les producteurs procèdent au semi direct sans travail préalable du sol. Photo: Mathieu Ouedraogo 5. Microdose d’engrais minéraux (NPK, Urée) + Matière organique (fumier, compost) Description (et piliers d’AIC couvert) L'utilisation mixte de microdose d'engrais chimique azote-phosphore-potassium (NPK), urée et de matière organique augmente les concentrations de carbone organique, d'azote, de phosphore et de potassium du sol, augmentant ainsi la productivité des cultures. Photo credit: Aastha Bhusal Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle De façon traditionnelle, les producteurs n’utilisent ni d’engrais chimiques, ni de fumure organique dans les Photo: ICRISAT champs. Lorsqu’ils utilisent les engrais chimiques, ils procèdent par épandage dans le champs. 6. Microdose d’engrais minéraux (NPK, Urée) Description (et piliers d’AIC couvert) Le microdosage d'engrais implique l'application de petites quantités d'engrais sur ou à proximité des plants. Elle permet de résoudre les problèmes liés à la mauvaise fertilité des sols. L’application localisée de micro-dose favorise l’application de moins d'engrais minéraux. Pilier de l’AIC couvert: productivité, mitigation et adaptation. Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle De façon traditionnelle, les producteurs n’utilisent pas les engrais chimiques. Lorsqu’ils en utilisent, ils Photo: ICRISAT procèdent par un épandage dans le champs. Cet épandage entraine une faible efficience d’utilisation des engrais. 7. Matière organique (fumier, compost) Description (et piliers d’AIC couvert) Elle consiste en un apport de fumier, de compost dans les champs. Le compostage consiste en l’édification d’un tas de couches successives de matières végétales et de déjections animales qui peut s’effectuer au-dessus du sol (compostage en tas) ou Photo credit: Aastha Bhusal dans une fosse (compostage en fosse). Un apport de la fumure organique (fumier, compost) permet d’améliorer la fertilité et les propriétés du sols contribuant à la production, adaptation et mitigation. Critère de différentiation avec la pratique traditionnelle ou conventionnelle Photo: Moussa Magassa Les paysans produisent sans un apport de fumure organique en qualité et en qualité. Ils utilisent souvent le fumier de parc qui a une valeur fertilisante faible comparée au compost.