SEMINAIRE ANNUEL DU CTA Gestion intégrée de l’eau pour une agriculture durable : réduisons l’écart des connaissances Afrique du Sud Johannesburg, 22-26 nov 2010 http://annualseminar2010.cta.int Organisé par le CTA en collaboration avec : Résumés Organisé par le CTA en collaboration avec : Publié par Le Centre technique de coopération agricole et rurale ACP-UE (CTA) Postbus 380 - 6700 AJ Wageningen Pays-Bas COMPILATION : CTA Tél : + 31 317 467 100 Edition / mise en page : www.greenink.co.uk Fax : + 31 317 460 067 Graphisme : www.acg-bxl.be E-mail: cta@cta.int Impression : Digital Print Solutions Site Web : www.cta.int © CTA 2010 — ISBN : 978 92 9081 461 0 Le CTA souhaite remercier les membres internationaux du comité de pilotage 2 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 2010 pour leur assistance à déinir la conception et la structure du séminaire. AVA N T - P R O P O S Gestion intégrée de l’eau pour une agriculture durable : réduisons l’écart des connaissances Dans la région ACP (Afrique, Caraïbes et Paciique), l’agriculture contribue durablement à relancer la croissance, à lutter contre la pauvreté et à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le développement agricole, avec ses liens en amont et en aval, peut contribuer à stimuler la croissance dans d’autres secteurs de l’économie. L’agriculture reste donc nécessaire pour surmonter les obstacles spéciiques au secteur, mais aussi relever les déis émergents dans d’autres secteurs connexes. Le changement climatique pose déjà un certain nombre de déis majeurs aux producteurs agricoles des pays ACP, à savoir: des inondations plus fréquentes et intenses, des vagues de sécheresse prolongées, des ouragans et d’autres phénomènes climatiques extrêmes. L’agriculture devrait être confrontée à un risque de stress hydrique accru à mesure que la variabilité climatique s’intensiie. Les pratiques de gestion de l’eau en agriculture ne sont pas encore mises en œuvre dans la plupart des pays ACP, même si, selon la FAO, une irrigation maîtrisée permettrait d’accroître les rendements des cultures de 100 à 400%. Les investissements dans la gestion de l’eau en agriculture seront essentiels pour assurer l’accès à un approvisionnement abordable et iable en eau. Ceci constituerait une première étape importante pour permettre aux petits exploitants et aux agriculteurs pauvres d’améliorer leur productivité, leurs moyens de subsistance et leur sécurité alimentaire. En mettant en exergue le thème « Gestion intégrée de l’eau pour une agriculture durable: réduisons l’écart des connaissances » pour le séminaire annuel, le CTA et le NPCA ont pour objectif d’identiier les besoins en informations et connaissances nécessaires à l’appui des décisions de planiication politique et stratégique qui auront un impact sur l’utilisation eicace des ressources en eau, en vue d’améliorer la productivité agricole et la croissance dans les pays ACP. Les participants exploreront les sources de connaissances pertinentes et examineront dans quelle mesure il est possible de les partager ain d’accroître massivement les investissements dans la gestion intégrée de l’eau. Il sera en outre nécessaire d’identiier les lacunes existantes (au niveau technique et politique) et de formuler une stratégie visant à combler ces lacunes. Nous espérons que les rélexions et les discussions, appuyées sur des présentations et des documents de référence (dont les résumés igurent dans cette brochure), déboucheront sur des actions concrètes pour résoudre les problèmes de l’eau dans l’agriculture ACP. Michael Hailu Dr Ibrahim Assane Mayaki Directeur du CTA Directeur général du NPCA Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – i TA B L E D E S M AT I E R E S Exposé introductif 1. Dr D. Molden, International Water Management Institute (IWMI), Sri Lanka Doubler les rendements agricoles pour faire face aux pénuries d’eau et au changement climatique 1 Exposé introductif 2. Prof. J.N. Elof, Programme de phytopathologie, University of Pretoria, Afrique du Sud Sciences, connaissances autochtones et innovations – déis pour le développement 2 THEME 1 : DISPONIBILITE ET ACCES A L’EAU 3 Exposé thématique 1 :- STRATEGIES POUR AUGMENTER LA PRODUCTIVITE DE L’EAU AGRICOLE DANS LES REGIONS ACP SOUFFRANT D’UNE PENURIE D’EAU PHYSIQUE ET ECONOMIQUE M.M. Malesu, World Agroforestry Centre (ICRAF), Kenya 4 Exposé thématique 2 :- REPONSES ACTUELLES ET FUTURES AUX MOTEURS DU CHANGEMENT POUR L’ACCES ET L’UTILISATION DE L’EAU POUR L’AGRICULTURE Prof. Elijah K. Biamah, Département d’ingénierie environnementale et des systèmes biologiques, University of Nairobi, Kenya 5 Etudes de cas 1 : Stratégies d’adaptation au déicit en eau pour les communautés rurales vulnérables 6 Stratégies pour augmenter la productivité de l’eau parmi les agriculteurs dans le système d’irrigation de Taung de la province du Nord-Ouest, Afrique du Sud O.I. Oladele et S.S. Tekena, Département d’économie agricole et de vulgarisation, North-West University, Maikeng, Afrique du Sud 6 Gestion durable des sols et des eaux pour les petits exploitants R. Roop et S. Persad, Trinidad and Tobago Agri-Business Association, Trinité-et-Tobago 6 Activités agro sylvo pastorales durables autour du lac de Lagdo A. Kaïgama, Cellule pour le Développement Intégré et l’Environnement (CELDIE), Cameroun 7 Gestion de l’eau et émergence des cultures de contre saison dans l’ancien bassin cotonnier camerounais W.Z. Félix, Département de Géographie, Université de Maroua, Cameroun 7 La gestion des faibles ressources en eau et du changement climatique pour une production agricole durable dans les Caraïbes L.A. Simpson, Caribbean Agricultural Research and Development Institute, Trinité-et-Tobago 8 Mettre l’accent sur les populations mal desservies ? F.A. Zandgrond, Ware Tijd, Surinam 8 ii – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 Simulation de la sensibilité du rendement du maïs au changement climatique saisonnier en utilisant cropwat-8 T.A. Ewemoje et S.A. Okanlawon, Département d’ingénierie agricole et environnementale, University of Ibadan, Nigeria 9 Mobilisation des ressources en eau supericielle a des ins agricoles dans les départements du Mono-Coufo I. Yabi, F. Afouda and M. Boko, Université d’Abomey-Calavi, Bénin 9 Modèle développé par la communauté pour la restauration et la gestion d’une source d’eau en voie de disparition D.K. Nkwanga, Nature Palace Foundation, Ouganda 10 Gestion intégrée des ressources en eau et agriculture durable au Nigeria: une étude du bassin Sokoto-Rima W.B.R. Graham, Département d’ingénierie agricole, Waziri Umaru Federal Polytechnic, Nigeria 10 Irrigation par l’utilisation de pots d’argile et efet de la densité de plantation sur le rendement des laitues A-H. Abubakari, G. Nyarko et S. Maalinyuur, Faculté d’agriculture, University for Development Studies, Ghana 11 Etudes de cas 2 : Stockage de l’eau pour l’adaptation au changement climatique (récupération des eaux de pluie) 12 Systèmes intégrés de collecte et de gestion des eaux pluviales pour le développement durable dans les environnements semi-arides du Kenya S. Ngigi, K. Allan et S. Kung’u, Greater Horn of Africa Rainwater Partnership (GHARP)/ Kenya Rainwater Association (KRA), Kenya 12 Satisfaire aux besoins de production et de consommation de riz de l’Afrique de l’Ouest avec de meilleures technologies de gestion des ressources en eau K. O. Asubonteng, M.M. Buri, R.N Issaca, E. Annan-Aful et T. Wakatsuki, Council for Scientiic and Industrial Research (CSIR) Soil Research Institute, Ghana 12 Aspects économiques et environnementaux connexes du stockage de l’eau en Afrique subsaharienne S. Xenarios et M. McCartney, International Water Management Institute (IWMI), Bureau d’Afrique de l’Est & du Bassin du Nil, Éthiopie 13 Simulation de l’impact du changement climatique sur la réduction du rendement des légumes en utilisant cropwat-8 T A. Ewemoje et P.O. Ashaolu, University of Ibadan, Nigeria 13 Identiier les zones adaptées à la collecte des eaux dans le bassin supérieur du Nil bleu, Éthiopie Y. Dile, L. Karlberg et J. Rockström, Stockholm Environment Institute, Éthiopie 14 Structures de collecte des eaux de pluie décentralisées en inde: pertinence pour les pays ACP R.P.S. Malik, M. Giordano et V. Sharma, International Water Management Institute (IWMI), Inde 14 Pratiques de collecte des eaux de pluie et conception du système de collecte des eaux de pluie pour la communauté Otukpa, état de Benue, Nigeria S.B. Onoja, I.E. Ocheja et M.O. Isikwue, Département d’ingénierie agricole et environnementale, Université d’agriculture, Makurdi, Nigeria 15 Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – iii Contents THEME 2 : POLITIQUE ET INVESTISSEMENT PUBLICS 17 Exposé thématique 5 :- ACCROITRE L’ACCESSIBILITE DE L’EAU : INVESTISSEMENT STRATEGIQUE ET PRIORITES POLITIQUES DANS LA GESTION DE L’EAU DANS LE SECTEUR AGRICOLE Dr W. Teshome, Université d’Addis Ababa, Ethiopie 18 Présentation en panel 1 : Investir dans l’irrigation à petite échelle et les systèmes de culture pluviale 19 Premiers acquis du projet WAIPRO de revitalisation des performances des périmètres irrigués au Sahel H. Lévite, H. Sally, International Water Management Institute (IWMI) et Clément Ouedraogo, Comité permanent inter états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), Burkina Faso 19 Présentation en panel 2 : Investissements pour améliorer l’accessibilité dans des régions économiquement déicitaires en eau 20 Maximiser la productivité de l’eau agricole requiert les bonnes politiques et les bons intrants, en particulier dans les régions soufrant d’une pénurie d’eau D. Wichelns, International Water Management Institute (IWMI), Sri Lanka 20 Exposé thématique 6 :- REVITALISATION DE L’IRRIGATION EN ASIE : Y A-T-IL DES LEÇONS UTILES POUR L’AFRIQUE ? D. Molden, A. Mukherji et R. Namara, International Water Management Institute (IWMI), Sri Lanka 21 Le système de crédit eau verte en tant que mécanisme de gestion pour l’agriculture durable : évaluation ex-ante au Malawi O.C. Ajayi, F.K. Akinnifesi, G. Sileshi, T. Beedy, A.O. Ajayi, S. Mng’omba et B.I. Nyoka, World Agroforestry Centre (ICRAF), Malawi 22 THEME 3 : EAU ET SOCIETE 25 Etudes de cas 3 : Gouvernance et réforme du secteur de l’eau 26 Lien entre réduction de la pauvreté et gestion des ressources en eau en Afrique Subsaharienne A.O. Elemide, Federal College of Agriculture, Nigeria 26 Utilisation de l’eau agricole dans deux bassins versants diférents – une rapide comparaison des bassins du Limpopo et indo-gangétique X.L. Cai, B.R. Sharma et P. Karimi, International Water Management Institute (IWMI), Afrique du Sud 26 iv – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 Agriculture professionnelle durable dans une zone de vallée luviale K. Abamet, Cellule pour le Développement Intégré et l’Environnement (CELDIE), Cameroun 27 Une meilleure gestion intégrée des ressources en eau pour soutenir l’agriculture : nécessité d’instruments économiques et inanciers K. Sena Adessou, D. Koi Sodahlon et A. Tokpa, Institut Africain pour le Développement Economique et Social - Centre africain de formation (INADES-Formation), Togo 27 Les modèles conventionnels des réformes des systèmes d’irrigation fonctionnent-ils ? Un examen mondial du transfert de la gestion de l’irrigation (TGI) et de la gestion participative de l’irrigation (GPI) A. Mukherji, N. Senanayake and B. Fuleki, International Water Management Institute (IWMI), Sri Lanka 28 Associations d’utilisateurs d’eau au Nord du Ghana : de la panacée institutionnelle à la dure réalité E. Nti Acheampong et J-P. Venot, International Water Management Institute (IWMI), Ghana 28 Etudes de cas 4 : Distribution équitable des droits et accès a l’eau : eau, pauvreté et genre 30 Comprendre les dimensions sexospéciiques de l’accès à l’eau chez les petits horticulteurs à Domboshava I. Gutsa, Département de sociologie, University of Zimbabwe 30 Le délicat partage de l’eau dans le basin de la Haute Comoé (Burkina Faso) H. Lévite, International Water Management Institute (IWMI), Burkina Faso 30 Conlits et coopération entre les utilisateurs de l’eau dans le sous-bassin versant de Nduruma : le rôle des propriétés commerciales dans les accords locaux de gestion de l’eau H.C. Komakech, M. Condon et P. Van Der Zaag, Organisation des Nations unies pour l’Education, la science et la culture - Institut pour l’éducation à l’eau (Unesco-IHE), Pays Bas 31 Accès à l’eau pour la riziculture de bas-fonds dans la région centre du Bénin P. Babadankpodji, Université d’Abomey-Calavi, Bénin 31 La bataille de l’hégémonie : les stratégies pour garantir les droits exclusifs de l’eau – leçons tirées d’études de cas provenant du Malawi et du Mozambique F. Nkoka, Projet MFA, Save The Children, Malawi 32 L’émergence des Associations d’utilisateurs d’eau dans les marais au Rwanda T. Lassalle, Groupe de Recherche et d’Echange Technologique (GRET), France 32 Evaluation de la participation des femmes à l’agriculture irriguée : une étude de cas de l’état d’Oyo, Nigeria O.A. Alade, E.A. Amao et P.O. Eniola, Département des technologies agricoles, The Polytechnic, Ibadan, Nigeria 33 Approvisionnement en eau et utilisation de l’eau par les ménages ruraux dans la province de Limpopo en Afrique du Sud K.A. Tshikolomo, A.E. Nesamvuni, B.M. Petja et S. Walker, Département d’agriculture de Limpopo, Afrique du Sud 33 Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – v Contents THEME 4 : SYSTEMES DE SOUTIEN A LA CONNAISSANCE 37 Systèmes de soutien à la connaissance (Etudes de cas) 38 Recherche-action pour l’apprentissage social et la gouvernance des ressources en eau – l’approche du service facilitateur Dr B. Lankford, East Anglia University, Royaume-Uni 38 Systèmes d’analyse stratégique et de gestion de connaissances (SAKKS) : éclairer la mise en œuvre du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) P. Chilonda, International Water Management Institute (IWMI), Afrique du Sud, M. Johnson et S. Benin, Institut international de recherche sur les politique alimentaires (IFPRI), Etats-Unis 38 Approches de partage des connaissances pour la promotion de la gestion intégrée de l’eau dans les zones semi-arides du Nord-Est de la Tanzanie K.F.G. Masuki, M.M. Malesu, Z.A. Mattee, F.B. Rwehumbiza et S.D. Tumbo, African Highlands Imitative (AHI) / Centre international pour la recherche en agroforesterie (ICRAF), Kampala, Ouganda 39 La pertinence des eaux de pluie collectées en toiture en tant que source d’eau d’irrigation pour les jardins potagers familiaux O.A. Akintola et A.Y. Sangodoyin, National Institute of Horticultural Research (NIHORT), Ibadan, Nigeria 39 Evaluation de l’impact de la participation paysanne dans les aménagements hydro agricoles (cas des programmes de formation des associations des usagers des eaux agricoles des projets de petite et moyenne hydraulique dans les provinces du Nord B. Ridouane, Ministère de l’agriculture/Direction des aménagements hydro agricoles Direction régionale d’agriculture Chaouia Ourdigha, Maroc 40 De la radio et des jardins de recherche aux festivals alimentaires multimédia M. Kambalame, Story Workshop, Malawi 40 Sensibilisation pour la préservation du leuve Milo (aluent du Niger): Le Milo en danger A. Sangare, Radio Télévision Guinéenne, République de Guinée 41 SIGLES 43 PROGRAMME DU SEMINAIRE 44 vi – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 EXPOSE INTRODUCTIF 1 : DR D. MOLDEN, DEPUTY DIRECTEUR ADJOINT, INTERNATIONAL WATER MANAGEMENT INSTITUTE (IWMI), SRI LANKA DOUBLER LES RENDEMENTS AGRICOLES POUR FAIRE FACE la productivité en dépit du changement climatique. Dans AUX PENURIES D’EAU ET AU CHANGEMENT CLIMATIQUE les poches de pauvreté d’Afrique subsaharienne et d’Asie, l’amélioration de l’accès à l’eau à travers la mise en place de Mots clés : alimentation, changement climatique, fertilité solutions de gestion des ressources est une condition clé pour du sol, réserve en eau, ressources en eau garantir la sécurité alimentaire et lutter contre la pauvreté. Les pénuries d’eau et le changement climatique posent un Le stockage de l’eau a un rôle particulièrement important double déi en termes de sécurité alimentaire et de protection à jouer dans la lutte contre le changement climatique et de l’environnement. Il faudra produire suffisamment de la variabilité accrue des précipitations. Certaines options nourriture pour nourrir une population croissante, plus peuvent également être envisagées, à savoir les bassins et riche et urbanisée, qui exerce davantage de pression sur les les étangs-réservoirs des exploitations agricoles, mais aussi ressources en eau. Le changement climatique risque d’afecter l’utilisation des eaux souterraines et de l’humidité des sols. substantiellement les rendements agricoles en Afrique Toutefois, à des ins d’utilisation durable de l’eau, l’agriculture subsaharienne (en raison de la fréquence accrue des vagues doit être considérée comme un écosystème qui interagit avec de sécheresse et de la hausse des températures), où 95% plusieurs autres. Ces actions impliqueront des changements des terres cultivées arables ne sont pas irriguées et les taux signiicatifs dans la manière dont nous utilisons l’eau et la de perte de fertilité des sols sont alarmants. Pour produire nourriture, et la façon dont nous gérons nos ressources en eau suffisamment de nourriture avec des disponibilités d’eau et nos terres cultivables. La bonne nouvelle est que toutes les limitées, il convient d’améliorer l’accès à l’eau et de restaurer mesures qui contribuent actuellement à renforcer la sécurité la fertilité des sols dans les zones irriguées et non irriguées à alimentaire, aux ins d’améliorer la production agricole, nous faible rendement, où il serait possible de doubler voire tripler aideront à lutter contre les efets du changement climatique. Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 1 Exposé introductif EXPOSE INTRODUCTIF 2 : PROF J.N. ELOFF, PROGRAMME DE MEDECINE VEGETALE, UNIVERSITY OF PRETORIA, AFRIQUE DU SUD SCIENCES, CONNAISSANCES AUTOCHTONES ET principaux acteurs dans le domaine ont des buts diférents. INNOVATIONS – DEFIS POUR LE DEVELOPPEMENT Nous examinerons l’interaction actuelle entre la science et les connaissances autochtones ainsi que les facteurs principaux Mots clés : connaissances locales, plantes médicinales, limitant l’innovation et l’utilisation rationnelle des composés produits naturels chimiques dans les plantes, notamment en agriculture. Parmi Nous aborderons l’interaction historique entre les ces facteurs, on compte la vision étroite que nous adoptons connaissances autochtones, les sciences et les innovations et quand nous ne cherchons que des produits pharmaceutiques les déis que nous avons rencontrés lors du développement de potentiels pour la santé de l’homme en laissant de côté médicaments. Nous analyserons aussi l’utilisation des plantes l’utilisation complexe d’extraits de plantes, et l’association médicinales des différents continents en phytothérapie ponctuelle des différents acteurs dans le domaine de la occidentale, les raisons de la faible performance des plantes science et notamment entre la science, l’industrie et la médicinales africaines et les mesures prises pour remédier législation. Nous identiierons et discuterons un large éventail à ce problème. L’utilisation rationnelle des espèces de des applications possibles notamment dans l’agriculture en plantes africaines peut grandement améliorer la qualité donnant quelques exemples. Enfin nous proposerons un de vie des populations en Afrique. Il n’y a pas de commune modèle qui pourra être pris en compte pour améliorer la mesure entre le montant des fonds prévus pour financer fourniture de produits bien réels qui permettraient une de nombreux documents rédigés par des chercheurs, la utilisation plus rationnelle des produits naturels à base de délivrance par les universités de doctorats et de masters et plantes au bénéice des populations en Afrique. la fourniture de produits utiles. Peut être est-ce parce que les 2 – RESUMES – Seminaire annuel du CTA 2010 THEME 1 : DISPONIBILITE ET ACCES A L’EAU Thème 1 EXPOSE THEMATIQUE 1 : STRATEGIES POUR AUGMENTER LA PRODUCTIVITE DE L’EAU AGRICOLE DANS LES REGIONS ACP SOUFFRANT D’UNE PENURIE D’EAU PHYSIQUE ET ECONOMIQUE M.M. Malesu, World Agroforestry Centre (ICRAF), Kenya un taux annuel de 3%, la production alimentaire stagne à 1-2%, principalement en raison de la dégradation des terres, Mots clés : développement agricole, irrigation, production de l’érosion des sols, des pertes de rendement causées par alimentaire, utilisation de fertilisants les mauvaises herbes et les insectes, de la pénurie d’eau Le groupe « Afrique, Caraïbes et Pacifique » (ACP) est un physique et économique, de la faible utilisation des intrants, groupe composé de 79 pays, dont 48 sont africains, 16 du changement climatique et des catastrophes associées. caribéens et les 15 restants du Pacifique. Les principaux En outre, la prévalence croissante du VIH/SIDA parmi la objectifs du groupe sont le développement durable et la population a réduit la disponibilité de la main-d’œuvre, et réduction de la pauvreté au sein de ses États membres, ainsi par conséquent la productivité des exploitations. Ceci est en qu’une meilleure intégration dans l’économie mondiale. outre aggravé par des investissements inadéquats en termes de capital humain, d’infrastructure agricole, de recherche et La région est située entre les latitudes 27,3 Nord et 35 Sud de réseaux de vulgarisation. Pour toutes ces raisons, la région et longitudes 89,7 Ouest et 165 Est, la plaçant ainsi dans les ACP est fortement touchée par la faim et la malnutrition. zones tropicales et sub-tropicales. En dehors des pays des îles des Caraïbes et du Paciique, la structure des sols en Afrique Comparé à d’autres pays en développement, dont la est assez complexe, et la structure des cultures diverse en proportion de terres arables irriguées en 2001 était de 26%, raison de nettes diférences en termes de composants du sol, le pourcentage pour les pays ACP n’était que de 4,9%. De de relief, d’altitude et de climat. la même manière, l’utilisation de fertilisants dans d’autres pays en développement était de 110 kg/ha, contre 14,8 kg/ En 2002, les ACP avaient une population totale de 727 millions ha pour les ACP. de personnes – soit 15% de la population totale des pays en développement – dont 94% vivent en Afrique, près de 5% Afin d’exploiter le plein potentiel du développement dans les Caraïbes et à peine 1% dans les pays du Paciique. agricole et rural pour réduire la faim et la malnutrition Le PIB par habitant des pays ACP varie considérablement, de dans les pays ACP, des ressources supplémentaires doivent plus de 9 000 US$ (€6 380) dans certains pays des Caraïbes être spécifiquement mobilisées pour faciliter la gestion à moins de 100 US$ (€71) dans les pays africains les plus des ressources en eau, notamment la collecte des eaux de pauvres. L’agriculture représente 16% du PIB dans cette pluie, la promotion de l’irrigation et l’amélioration de la région. En ce qui concerne les secteurs de production, les sécurité alimentaire. Par conséquent, l’objectif général de pays ACP sont davantage tributaires de l’agriculture pour la ce document est de souligner les problèmes de pénurie génération de revenus et d’emplois. d’eau auxquels sont confrontés les pays ACP et les stratégies permettant de relever ces défis. Les « success stories » L’agriculture est essentiellement pluviale et varie grandement impliquant des meilleures pratiques ont également été parmi et au sein des pays ACP. Alors que la croissance soulignées dans ce document. démographique en Afrique subsaharienne augmente à 4 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 EXPOSE THEMATIQUE 2 : REPONSES ACTUELLES ET FUTURES AUX MOTEURS DU CHANGEMENT POUR L’ACCES ET L’UTILISATION DE L’EAU POUR L’AGRICULTURE Prof. Elijah K. Biamah, Département d’ingénierie futurs sur la disponibilité de l’eau seront inluencés par les environnementale et des systèmes biologiques, University of moteurs suivants : Nairobi, Kenya (1) démographiques : la structure de la population, la Mots clés : développement agricole, irrigation, production croissance démographique, l’urbanisation et la demande alimentaire, utilisation de fertilisants associée en eau, les pressions de l’industrialisation et la migration au sein des pays ACP ; Soutenir la disponibilité en eau pour l’agriculture dans un avenir proche représente un grand déi et une opportunité (2) technologiques : les technologies de l’utilisation des pour les communautés dans les pays ACP. Ils doivent jouer terres, les technologies de l’information, la biotechnologie, un rôle fondamental dans la création et le maintien de l’accès les technologies d’énergie renouvelable (l’hydroélectricité et la disponibilité de ce qui se fait rare pour les générations par exemple), l’eicacité de l’utilisation de l’eau, la pollution présentes et futures. Cela aurait pour effet d’améliorer la de l’eau, les nouvelles variétés de plantes résistantes à la productivité agricole et la croissance économique globale. sécheresse, aux ravageurs et au sel, l’assainissement, le dessalement ; Le défi a été augmenté, sachant que les problèmes de la qualité et de la disponibilité de l’eau douce se sont multipliées (3) sociaux : les préférences de modes de vie et culturelles, la et ont évolué en réponse à la croissance démographique et pauvreté, l’inégalité économique ; l’activité économique au cours des dernières décennies. (4) environnementaux : les changements climatiques futurs, L’approvisionnement adéquat en eau nécessaire pour les maladies liées à l’eau, la salinisation, l’épuisement et la répondre aux besoins humains fondamentaux est essentiel pollution des eaux supericielles et souterraines, l’intégrité pour maintenir et améliorer le bien-être de tous les et la santé des écosystèmes aquatiques ; habitants des pays ACP. Pour la génération actuelle, les préoccupations liées à l’eau se concentrent principalement (5) de gouvernance : les institutions, la législation, la sur la répartition des ressources au sein de la société et la domination du marché, la structure du pouvoir, les conlits, préservation et la protection de la qualité de l’eau. Pour la mondialisation. les générations futures, d’autres préoccupations seront de L’accès à l’eau dans les pays ACP sera inluencé de manière veiller à l’approvisionnement adéquat en eau et de préserver significative par la disponibilité réelle, les politiques la qualité de l’environnement, en plus de réaliser une plus d’accès, les infrastructures disponibles et institutions. grande équité dans la distribution de l’eau à travers les pays. Les interventions efficaces seront introduites en vertu de Les principaux facteurs de changement qui auront un impact conditions propices à l’agriculture à différents niveaux sur la disponibilité future de l’eau comprennent: les facteurs hiérarchiques politiques. Quelques unes de ces conditions macro-environnementaux qui créent un contexte plus large favorables qui se sont développées comprennent la politique de développement et les facteurs micro-environnementaux appropriée de l’utilisation des terres, l’accent sur l’agriculture qui inluent sur des éléments particuliers du système agro- de conservation des petits propriétaires et les partenariats hydrologiques. Tous ces facteurs interagissent et s’inluencent publics et privés. mutuellement au sein du système/scénario. Les scénarios Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 5 Thème 1 ETUDES DE CAS 1 : STRATEGIES D’ADAPTATION AU DEFICIT EN EAU POUR LES COMMUNAUTES RURALES VULNERABLES STRATEGIES POUR AUGMENTER LA PRODUCTIVITE GESTION DURABLE DES SOLS ET DES EAUX POUR DE L’EAU PARMI LES AGRICULTEURS DANS LE LES PETITS EXPLOITANTS SYSTEME D’IRRIGATION DE TAUNG DE LA PROVINCE Ramgopaul Roop et Seunarine Persad, Agricultural DU NORD-OUEST, AFRIQUE DU SUD Development Consultants with the Trinidad and Tobago O.I. Oladele et S.S. Tekena, Département d’économie Agri-Business Association (TTABA), Trinité-et-Tobago agricole et de vulgarisation, North-West University, Mots clés : gestion durable des sols et des eaux, sols Maikeng, Afrique du Sud argileux lourds, fertilité des sols et gestion de l’eau, alliances Mots clés : productivité de l’eau, agriculteurs, système stratégiques, développement agricole durable d’irrigation de Taung, stratégies, Afrique du Sud À Trinité-et-Tobago, près de 70% des terres consacrées à Le système d’irrigation de Taung a été établi en 1939 par l’agriculture sont des sols argileux lourds. Généralement, ces le gouvernement sud-africain et couvre 1054 ha. Celui-ci sols argileux présentent un drainage déicient en saison des entendait assurer une distribution d’eau pour soutenir pluies, une dessiccation et des craquelures en saison sèche et la les activités de subsistance de la population du fait des terre est dense et compacte tant à la surface qu’en profondeur. conditions semi-arides et arides de la région. Ce système La fertilité des sols et la gestion de l’eau doivent absolument a subi plusieurs cycles de gestion et d’administration au il être abordées au niveau national pour revitaliser notre secteur du temps en vue d’améliorer son impact sur les utilisateurs. agricole. Le déi consiste par conséquent à développer et à Actuellement, près de 71% des surfaces irriguées sont dotées mettre en œuvre des mesures pour assurer la disponibilité d’un système d’arrosage rotatif et les surfaces restantes d’eau en quantité suffisante durant la saison sèche et présentent un système d’arrosage conventionnel. Le système d’autres périodes où l’on peut raisonnablement s’attendre alloue au moins 1,7 ha par agriculteur. à des pénuries d’eau, et à fournir des systèmes de drainage adéquats pour l’excédent d’eau durant la saison des pluies. Ce document examine les stratégies actuellement en place pour exploiter et optimiser l’utilisation eicace du système. Ce document évoque un projet de recherche de 3 ans Parmi ces stratégies, citons la présentation du système aux réalisé sur une petite exploitation de 3 ha comprenant un nouveaux agriculteurs, la formation de groupes d’agriculteurs sol argileux acide ayant un pH de 3,5, visant à installer un et de coopératives, la création d’une zone de vulgarisation système de gestion de l’eau durable pour produire toute pour le système ainsi que l’afectation d’un responsable de la une série de fruits et légumes tout au long de l’année. Des vulgarisation pour superviser le système. Les autres stratégies alliances stratégiques ont été établies avec les agriculteurs incluent la diversification de la production, la création et les principaux chercheurs du ministère de l’agriculture, de débouchés commerciaux et le micro-financement des d’ Université of the West Indies (UWI) et d’autres agences agriculteurs du système. Ce document conclut sur la manière agricoles. Les eforts sont documentés dans les publications dont ces stratégies ont contribué à améliorer la productivité de recherche. de l’eau du système d’irrigation. Au cours des 25 dernières années, nous avons développé et testé des processus de gestion des sols argileux lourds par la mise en œuvre de techniques de gestion novatrices des sols et des eaux requises pour le développement d’une agriculture durable dans les petites exploitations de Trinité-et-Tobago. 6 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 Dans le cadre du développement d’un plan de gestion durable Nous faisons des formations sur les techniques de production des ressources en eau pour les exploitations commerciales durable telles que l’utilisation des engins de pêche (plus de 41 ha), les éléments suivants ont été considérés: conventionnels et bonnes techniques de pêche, l’utilisation plan de gestion des eaux d’orage, gestion des sédiments et des fours améliorés, l’amélioration des techniques culturales de l’érosion, système de traitement des eaux usées, plan de et la diversification des productions(cultures annuelles, gestion de la qualité de l’eau et plan d’assurance qualité. cultures irriguées). Les cultures irriguées se font en aval du barrage (riz, maïs, canne à sucre). Le maraîchage se fait un peu partout. ACTIVITES AGRO SYLVO PASTORALES DURABLES Nous appuyons des actions relatives à l’eau potable et AUTOUR DU LAC DE LAGDO l’assainissement car la santé est nécessaire aux communautés Abamet Kaïgama, Chargé des programmes et projets, pour pouvoir bien produire et parce que l’accès à l’eau potable Conseiller Technique de la Cellule pour le Développement et l’assainissement est malheureusement très réduit dans Intégré et l’Environnement (CELDIE), Cameroun cette zone d’intervention. Mots clés : eau, arbre, poisson, terres, cultures Le lac de Lagdo en république du Cameroun est un lac GESTION DE L’EAU ET EMERGENCE DES CULTURES artiiciel mis en place en 1984 dans la partie septentrionale DE CONTRE SAISON DANS L’ANCIEN BASSIN avec pour but un triple aspect: production d’hydro électricité, COTONNIER CAMEROUNAIS production agricole et pêche. La retenue d’eau fait une Watang Zieba Félix, Enseignant/Chercheur en Géographie supericie totale de 700 km2 avec 70 km de long sur 15 km rurale, Département de Géographie, Université de Maroua, de large, une profondeur de 10 m et 7 milliards de m3. La Cameroun zone compte 103 villages environ avec une population estimée à plus de 100 000 habitants. La production agricole Mots clés : ancien bassin cotonnier, cultures de contre saison, s’élève à environ 500 000 t de céréales. Les mauvaises gestion de l’eau, Extrême-Nord Cameroun pratiques culturales et la déforestation causent un problème La culture du coton a été introduite dans la région de d’ensablement du lac avec pour efet la réduction du volume l’Extrême-Nord Cameroun dans les années 1950. La chute et la dégradation des terres. Moins de 1% des eaux du lac des cours du coton près d’un demi-siècle après, la baisse de la sont utilisées pour l’agriculture durable. Les eaux de pluie pluviométrie et de la fertilité des sols ont compromis de façon sont moins valorisées. considérable l’économie rurale de cette région. La pratique Pour une bonne gestion intégrée des ressources en eau, des cultures de contre saison constitue de plus en plus un nous travaillons avec les bénéficiaires et les partenaires moyen de compenser les déicits liés à la mévente du coton. de développement pour conserver les eaux de la retenue Celles-ci incluent des cultures maraîchères (oignon et autres dans un premier temps, puis accroître les productions agro légumes), le sorgho de contre saison ou muskuwaari, cultures sylvo pastorales et halieutiques au rythme de la poussée consommatrices d’eau nécessitant un accès permanent à l’eau. Un nombre important de producteurs s’est tourné vers démographique. Pour arriver à cette gestion intégrée nous ces cultures au cours des dix dernières années, nécessitant avons la stratégie suivante: activités de sensibilisation sur des surfaces de plus en plus importantes selon la délégation les problématiques environnementales (déforestation, régionale de l’agriculture et du développement rural de utilisation des engins de pêche non conventionnels, pollution l’Extrême Nord, les supericies de culture de contre saison des eaux et de la nature, meilleure valorisation des eaux du sont passées de 90 000 ha en 1999 à 200 000 ha en 2006. lac et de la pluie pour l’agriculture), pour inverser la tendance à la dégradation des terres, des eaux et de la ressource Face à l’augmentation des besoins en eau et au contexte halieutique et de les utiliser d’une manière durable. environnemental marqué par l’insuisance des ressources Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 7 Thème 1 hydriques, les producteurs s’organisent pour une gestion sévères. Avec le changement climatique, ces périodes de durable de l’eau. L’objet de cette étude est de déterminer les sécheresse sont susceptibles de devenir plus longues et moyens et les mécanismes mis en œuvre par les producteurs plus fréquentes. Cette présentation aborde certaines des pour un accès permanent à l’eau et une gestion commune pratiques agricoles de la région qui s’avèrent eicaces pour des ressources hydriques afin de développer ces cultures gérer cette diminution des ressources en eau. Elle met en qui permettent de renforcer l’économie rurale de l’ancien avant également certains systèmes de gestion des ressources bassin cotonnier. Pour ce faire, des enquêtes auprès des en eau et certaines pratiques agricoles qui doivent être producteurs sur les pratiques visant à disposer en quantité renforcés pour garantir que la région puisse faire face à un et en permanence de l’eau sont nécessaires. Des données avenir plus sec. secondaires relatives aux supericies exploitées, aux quantités produites, obtenues auprès des services agricoles sont aussi utilisées. Les entrevus avec les autres acteurs du milieu rural METTRE L’ACCENT SUR LES POPULATIONS MAL (pouvoirs publics, ONG, chercheurs) peuvent renseigner DESSERVIES ? sur les méthodes d’encadrement des producteurs en vu Fenny Adeline Zandgrond, Journaliste senior, Ware Tijd, d’une gestion eicace de l’eau et le développement d’une Surinam agriculture de contre saison durable pouvant jouer un rôle capital dans l’économie rurale d’une région profondément Mots clés : irrigation, mine d’or, politique agricole, Surinam marquée par l’instabilité des cours du coton. Présentation d’un poster L’analyse des résultats obtenus grâce aux enquêtes Le Surinam est divisé en quatre régions agricoles: Est, Ouest, préliminaires fait part de la mise en place de stratégies Centre et Sud. L’Est, l’Ouest et le Centre sont la bande côtière assez originales: la construction des points d’eau à et la région du Sud forme l’arrière-pays qui couvre environ usage commun, l’aménagement des espaces de culture, 80% du pays. L’arrière-pays du Surinam est essentiellement l’équipement en matériel moderne d’irrigation par des habité par des Marrons et des indigènes qui vivent dans des producteurs organisés en groupe, la formation sur les communautés tribales. Ils sont largement tributaires de nouvelles techniques d’irrigation eicaces dans un contexte l’agriculture qu’ils pratiquent sur les terres entourant leurs marqué par l’insuisance de la ressource hydrique. Le succès villages. Les rivières, criques et marais fournissent l’eau des cultures de contre saison constitue un nouveau soule d’irrigation. Ces cours d’eau subissent les aléas des conditions pour l’ancien bassin cotonnier. climatiques et des changements dans d’autres secteurs tels que le secteur de l’or. La distance entre ces puits et les lopins de terre détermine souvent la qualité et la quantité de la récolte. LA GESTION DES FAIBLES RESSOURCES EN EAU Il y a une forte concurrence entre les villages proches des ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE POUR UNE mines d’or et les mineurs à petite échelle pour les ressources PRODUCTION AGRICOLE DURABLE DANS LES en eau. Pour les agriculteurs de ces communautés, il est CARAIBES di cile de trouver une bonne eau d’irrigation, et ils doivent Leslie Anthony Simpson, Spécialiste en gestion des en plus la partager avec les processus miniers très gourmands ressources naturelles, Caribbean Agricultural Research and en eau. Plusieurs criques et rivières entourant les mines d’or Development Institute (CARDI), Trinité-et-Tobago sont polluées, asséchées ou réduites à peau de chagrin. Le gouvernement n’a jamais investi dans la gestion de l’eau, Mots clés : agriculture, Caraïbes, changement climatique, par exemple dans la construction de canaux d’irrigation gestion, sécheresse dans l’arrière-pays (région du Sud). La présentation montre Bon nombre des sols dans les Caraïbes, conjugués au climat les attributions spéciiques pour le développement agricole prévalant dans la région, exposent la production agricole de l’intérieur, les contraintes et recommandations, parmi majoritairement pluviale à des périodes de déicits hydriques d’autres aspects. 8 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 SIMULATION DE LA SENSIBILITE DU RENDEMENT MOBILISATION DES RESSOURCES EN EAU DU MAIS AU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUPERFICIELLE A DES FINS AGRICOLES DANS LES SAISONNIER EN UTILISANT CROPWAT-8 DEPARTEMENTS DU MONO-COUFFO T.A. Ewemoje et S.A. Okanlawon, Département Ibouraima Yabi, Fulgence Afouda et Michel Boko, d’ingénierie agricole et environnementale, University of Université d’Abomey-Calavi, Bénin Ibadan, Nigeria Mots clés : aléas pluviométriques, mobilisation de l’eau, Mots clés : calendrier d’irrigation, changement saisonnier, Mono-Coufo (Bénin), production agricole, suggestions modèle Cropwat-8, réduction du rendement, variation de Les départements du Mono-Couffo sont réputés comme température une région de forte production agricole abritant plusieurs Le document simule la sensibilité de la réponse du rendement ‘’greniers’’ du Sud-Bénin. Mais, depuis quelques années, du maïs à la hausse de température avec un calendrier la production agricole est mise à mal par les aléas d’irrigation approprié qui pourrait prévenir l’impact négatif pluviométriques dans ce secteur. de la hausse de température sur le rendement. Le modèle Le s d o n n é e s u t i l i s é e s co n ce r n e nt l e s h a u te u r s s’est basé sur les registres météorologiques de l’Institut pluviométriques décadaires et mensuelles extraites de la base international d’agriculture tropicale (IIAT) d’Ibadan pour la de l’ASECNA-Cotonou. Ces données sont complétées par des période 2000 à 2008, les registres météorologiques annuels informations issues des investigations auprès des principaux ayant été divisés en registres trimestriels pour représenter acteurs (producteurs, agents de la promotion agricole, etc.), les saisons de croissance du maïs depuis la plantation jusqu’à de même que les observations directes de terrain. L’analyse la récolte. Les saisons de croissance « trimestrielles » pour tendancielle, l’utilisation des fréquences et l’utilisation du le maïs sont: de janvier à mai (I), mai à septembre (II), modèle Force-Pression-Etat-Impacts-Réponses (FPEIR),ont septembre à janvier (III). été mis à contribution pour traiter les données. Les résultats de simulation ont été analysés au moyen de Les résultats montrent une fréquence accrue des anomalies l’outil statistique SPSS et de la méthode des moindres pluviométriques caractérisées par une installation tardive carrés. Les résultats ont révélé que l’augmentation de la et une fin précoce de la saison pluvieuse dans le milieu température moyenne de 1ºC, 2ºC et 3ºC pour les saisons d’étude. En raison du caractère argileux des sols, l’anomalie de croissance génère une réduction du rendement moyen. pluviométrique provoque des assèchements prononcés des Cette réduction du rendement moyen était de 5,3% à 8,7% sols, ce qui affecte considérablement le rendement des (saison I), de 0% (saison II) et de 0,5% à 1,7% (saison III) produits agricoles. Les eforts de mobilisation des eaux de lorsque l’irrigation était apportée à un intervalle de 3 jours ; surface à des ins agricoles constituent la principale mesure de 6,1% à 8,4% (saison I), 0% (saison II) et de 1,7% à 0,8% d’adaptation aux conséquences des aléas pluviométriques (saison III) avec une irrigation à un appauvrissement critique dans la région d’étude. Ces eforts méritent d’être poursuivis et une profondeur d’application d’eau de 2 mm, et de 17% et soutenus pour une production agricole durable. à 21% (saison I), 0% (saison II) et 3,6% à 7,2% (saison III) en condition pluviale. Ceci montre qu’à la saison II, la hausse de température n’a aucun efet sur le rendement du maïs en raison de la disponibilité des chutes de pluie à des conditions de croissance optimales. Toutefois, la température a eu un efet négatif sur le rendement du maïs pendant les saisons I et III, présentant peu ou pas de précipitations. Dès lors, l’intervalle de 3 jours et la profondeur d’application d’eau de 2 mm se sont avérés plus performants sur les trois saisons. Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 9 Thème 1 MODELE DEVELOPPE PAR LA COMMUNAUTE POUR GESTION INTEGREE DES RESSOURCES EN EAU ET LA RESTAURATION ET LA GESTION D’UNE SOURCE AGRICULTURE DURABLE AU NIGERIA : UNE ETUDE D’EAU EN VOIE DE DISPARITION DU BASSIN SOKOTO-RIMA David K. Nkwanga, Nature Palace Foundation, Ouganda W.B.R. Graham, Conférencier principal, Département d’ingénierie agricole, Waziri Umaru Federal Polytechnic, Mots clés : adaptation, modèle développé par la Nigeria communauté, restauration Mots clés : conservation des sols, gestion de l’eau, irrigation, La rivière Bukoola, qui se trouve dans la zone semi-aride du plaines inondables, systèmes en amont district de Rakai dans le Sud-Ouest de l’Ouganda, fait environ 70 km de long et rejoint deux autres grandes étendues d’eau: Le système Sokoto-Rima situé dans le Nord-Ouest du Nigeria les lacs Kijanebalora et Victoria. Tout au long de son cours, fait partie du Bassin du Niger. En 1969, l’Organisation des la rivière Bukoola joue depuis toujours un rôle important Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a pour les populations locales en tant que source d’eau pour réalisé une étude des sols et des ressources en eau du bassin les habitants, leurs animaux et l’agriculture, et elle demeure et a recommandé un certain nombre de petits barrages et de un élément capital pour aider la population locale à mieux systèmes d’irrigation et de polders dans le cadre d’un plan de s’adapter aux efets du changement climatique. Toutefois, développement complet du bassin. au cours de ces cinq dernières années, le niveau d’eau de la Cette étude a été utilisée en tant que référence pour la rivière a diminué de façon drastique en raison des efets du construction de projets d’irrigation grandioses et gourmands changement climatique, conjugués à la destruction aveugle en capital dans la région par les gouvernements nigérians de ses berges par l’abattage des arbres, le pâturage incontrôlé successifs. L’impact des activités en amont sur les réservoirs et le jardinage des berges des rivières, exposant la population et l’impact en aval des endiguements sur l’agriculture et leurs animaux à une vulnérabilité extrême et menaçant traditionnelle en zone inondable n’ont pas été pris en leurs moyens de subsistance. considération dans la planiication de ces projets. Ceci est Avec l’aide de la Nature Palace Foundation, la communauté a actuellement aggravé par des précipitations réduites et développé un modèle intégré de conservation et de gestion extrêmement variables. Dans la plupart des cas, ces projets de l’eau qui implique la restauration des berges des rivières, s’enlisent dans un cycle continu de dégradation et de la gouvernance de l’eau au travers de comités de gestion de réhabilitation. Par exemple, le Projet d’irrigation de Wurno l’eau et un plan de gestion globale des bassins versants. Le est sur le point de subir sa quatrième réhabilitation en 50 modèle de réhabilitation de l’écosystème développé par ans d’existence. Avec le début de la construction du Projet la communauté, qui divise l’écosystème de chaque côté du polder Zauro de 50 000 ha, il apparaît évident que les de la rivière en trois zones et stipule des interventions leçons n’ont pas été retenues. Ce document souligne que dans chacune de ces zones, vise à rétablir l’écosystème et la sécheresse et la désertiication, la dégradation des sols, ses zones de captage, tout en abordant d’autres besoins la déforestation et le surpâturage, la sédimentation des fondamentaux de la communauté, par exemple l’accès à réservoirs et les inondations, la pauvreté, etc. sont autant de l’eau et aux denrées alimentaires, tout en promouvant la facteurs interconnectés afectant l’agriculture durable dans résilience au changement climatique. le bassin. Il est par conséquent essentiel qu’une approche holistique soit utilisée dans la gestion des ressources en eau de la région. Ceci peut se faire grâce à la gestion intégrée des ressources en eau. 10 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 IRRIGATION PAR L’UTILISATION DE POTS D’ARGILE par des pots d’argile avec une densité de plantation de 20 × ET EFFET DE LA DENSITE DE PLANTATION SUR LE 20 cm (traitement 5), irrigation par des pots d’argile avec une RENDEMENT DES LAITUES densité de plantation de 30 × 30 cm (traitement 6). Abdul-Halim Abubakari, G. Nyarko et Sheila Maalinyuur, Les traitements ont été répliqués à trois reprises avec un Faculté d’agriculture, Université des études de développe- total de 18 unités expérimentales. Dix-huit grands bassins ment, Ghana en émail (50 cm de diamètre et 20 cm de hauteur) ont ainsi été remplis de terre arable. Les pots d’argile (fabriqués avec Mots clés : arrosoir, eaux usées, irrigation, légumes, pot un ratio de 1:2 sable/argile) ont été enterrés profondément d’argile dans les bassins. Des plants de laitues de trois semaines ont Une expérience (plan d’expérience complètement aléatoire) a été plantés dans les dix-huit bassins, à 5 cm des parois du été mise sur pied pour déterminer la réponse de la croissance bassin, selon les diférents traitements. 500 ml d’eaux usées et du rendement des laitues à l’irrigation au moyen de ont été appliquées chaque jour, aussi bien à l’aide des pots pots d’argile et à la densité de plantation. Les différents d’argile que des arrosoirs. Les paramètres étudiés étaient la traitements observés furent les suivants: irrigation par des hauteur de la plante, le nombre de feuilles, l’indice foliaire, pots d’argile avec une densité de plantation de 15 × 15 cm la circonférence de la tête, ainsi que le poids sec et humide (traitement 1), irrigation par des pots d’argile avec une des feuilles et des racines. Les données ont été analysées densité de plantation de 20 × 20 cm (traitement 2), irrigation avec Genstat Les résultats indiquaient que l’irrigation par par des pots d’argile avec une densité de plantation de 30 × des pots d’argile favorisait la densité de plantation la plus 30 cm (traitement 3). Les traitements de contrôle ont été élevée, promouvait une meilleure croissance et un meilleur déinis comme suit: irrigation par des pots d’argile avec une rendement de la laitue. densité de plantation de 15 × 15 cm (traitement 4), irrigation Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 11 Thème 1 ETUDES DE CAS 2 : STOCKAGE DE L’EAU POUR L’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE (RECUPERATION DES EAUX DE PLUIE) SYSTEMES INTEGRES DE COLLECTE ET DE GESTION eaux pluviales pour les petits exploitants dans les districts DES EAUX PLUVIALES POUR LE DEVELOPPEMENT semi-arides du Kenya. Plus particulièrement, le document DURABLE DANS LES ENVIRONNEMENTS SEMI- se concentre sur les structures de stockage des eaux pluviales ARIDES DU KENYA à la ferme (étangs de 50-100 m3) alimentant les systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte basse pression pour la Dr Stephen Ngigi, Coordinateur de projets, Katie Allan, production de légumes. Chargée d’Information et de Communication et Susan Kung’u, Greater Horn of Africa Rainwater Partnership L’innovation comprend les systèmes intégrés de collecte (GHARP)/Kenya Rainwater Association (KRA), Kenya de gestion des eaux pluviales (étangs) et la technologie complémentaire (irrigation goutte à goutte) comme une Mots clés : changement climatique, collecte et gestion des stratégie d’adaptation au changement climatique pour eaux pluviales, environnement semi-aride, micro-irrigation, les petits agriculteurs dans les environnements semi- petits exploitants arides. La publication présente 15 ans d’expérience de L’agriculture pluviale des petits exploitants dans les Kenya Rainwater Association et montre comment leur environnements semi-arides du Kenya est affectée par la connaissance et compréhension des technologies liées à rareté croissante de l’eau. Les environnements semi-arides la collecte et la gestion des eaux pluviales a évolué vers un bénéficient d’une pluviométrie faible, erratique et mal paquet technologique intégré pour libérer le potentiel de la répartie (200 à 800 mm par an) et soufrent d’une sécheresse petite agriculture en zone semi-aride. persistante, aggravée par le changement climatique. Le régime pluviométrique bimodal accentue également la rareté de l’eau en raison d’une baisse pluviométrique par saison de SATISFAIRE AUX BESOINS DE PRODUCTION ET DE culture et des périodes de sécheresse entre les saisons de CONSOMMATION DE RIZ DE L’AFRIQUE DE L’OUEST culture qui afectent les rendements. Les petits exploitants AVEC DE MEILLEURES TECHNOLOGIES DE GESTION comptent sur les pluies saisonnières pour leur agriculture DES RESSOURCES EN EAU de subsistance mais avec l’intensification des impacts Kwame Osafredu Asubonteng, M.M. Buri, R.N Issaca, du changement climatique, ces moyens de subsistance E. Annan-Aful et T. Wakatsuki, Chercheur Senior, Council deviennent de moins en moins durables. for Scientiic and Industrial Research (CSIR) Soil Research Cependant, des systèmes intégrés de collecte et de gestion des Institute, Ghana eaux pluviales ainsi que des technologies complémentaires Mots clés : abattis-brûlis, bas-fonds, référence, riz paddy, peuvent aider les petits exploitants à augmenter et à sawah diversiier leur production, et dès lors passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture commerciale. La collecte Le rendement moyen obtenu par les petits producteurs de et la gestion des eaux pluviales permettent une meilleure riz en Afrique de l’Ouest est très faible (0,5 à 1,5 t/ha). Cela utilisation des eaux pluviales disponibles pour réduire le stress est dû au fait que la plupart des petits producteurs de riz de hydrique, en particulier via une irrigation complémentaire la sous-région cultivent toujours le riz selon la méthode de durant les périodes de sécheresse inter-saisonnières et culture pluviale de riz sur brûlis, sans amélioration des sols, l’utilisation d’une irrigation au goutte-à-goutte économe en ni technologie de gestion de l’eau. Plus de 60% des besoins eau pour la production de légumes. Ce document présente en riz de la sous-région sont donc importés. Les marais des quelques unes des technologies de collecte et de gestion des bas-fonds, qui présentent des conditions hydrologiques 12 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 spécifiques adaptées à la culture du riz par les petits pour l’amélioration du processus de décision contribuant exploitants, sont nombreux dans la sous-région de l’Afrique au processus de sélection des méthodes de stockage de de l’Ouest. Toutefois, ils présentent des contraintes majeures l’eau. L’étude s’est concentrée sur l’Afrique subsaharienne et en termes de gestion des ressources en eau, qui entravent la principalement sur les petits systèmes de stockage utilisés production de riz. Pour surmonter ces contraintes, un système à des fins d’irrigation. La méthodologie a été testée dans d’amélioration des sols et de la gestion des ressources en eau six agglomérations représentatives situées en Éthiopie et (champs nivelés présentant des diguettes pour une culture au Ghana. Les résultats indiquent une nette amélioration irriguée du riz), connu sous le nom de système SAWAH, a dans le processus d’aide à la prise de décision soutenu par été étudié parallèlement à la culture pluviale traditionnelle des procédures transparentes. du riz des agriculteurs locaux dans un site de référence au Ghana. Les résultats indiquent que le rendement du riz paddy obtenu avec le système sawah était sensiblement SIMULATION DE L’IMPACT DU CHANGEMENT supérieur (rendement moyen de 5 t/ha) à celui obtenu avec CLIMATIQUE SUR LA REDUCTION DU RENDEMENT la méthode traditionnelle des agriculteurs. La recherche DES LEGUMES EN UTILISANT CROPWAT-8 indique également que l’amélioration de la gestion de l’eau T. A. Ewemoje et P.O. Ashaolu, University of Ibadan, grâce à la technologie sawah améliore en outre la chimie Nigeria des sols en réduisant l’acidité du sol et en augmentant à la fois les macronutriments et micronutriments essentiels à la Mots clés : changement climatique, cultures maraîchères, production de riz. modèle CROPWAT-8, prédiction du rendement, réduction du rendement Les effets du changement climatique sur la réduction du ASPECTS ECONOMIQUES ET ENVIRONNEMENTAUX rendement et la prédiction des cultures maraîchères ont CONNEXES DU STOCKAGE DE L’EAU EN AFRIQUE été évalués avec CROPWAT-8 en fonction de calendriers SUBSAHARIENNE d’irrigation déterminés: un appauvrissement critique avec Stefanos Xenarios et Matthew McCartney, International une profondeur d’application d’eau de 2 mm, un intervalle Water Management Institute, Bureau d’Afrique de l’Est & du de 3 jours à une profondeur de 2 mm et aucune irrigation. Bassin du Nil, Ethiopie Le modèle s’est basé sur les registres météorologiques sur 9 ans pour Ibadan, Nigeria, entre 2000 et 2008. Les registres Mots clés : aide à la décision, bénéices, coûts, dispositifs météorologiques ont été divisés en registres trimestriels de stockage représentant les saisons de croissance des cultures L’introduction des analyses des coûts et bénéfices pour maraîchères depuis la plantation jusqu’à la récolte. l’indentification des solutions optimales de stockage Les saisons de croissance trimestrielles pour les cultures de l’eau inclut un principe commun dans le processus maraîchères sont: de janvier à avril (I), d’avril à juillet (II), de prise de décision. Toutefois, les analyses des coûts et de juillet à octobre (III), d’octobre à janvier (IV) avec une bénéfices ne comportent pas souvent une orientation hausse de température de 1ºC. Les analyses des résultats appropriée des décisions dans les pays en développement. de simulation pour la période de 2000 à 2008 à un Plus particulièrement, la difficulté d’obtenir les données appauvrissement critique révèlent qu’à chaque hausse de pertinentes et d’interpréter les informations en termes température de 1ºC, la réduction du rendement est de 9% financiers est une tâche complexe donnant des résultats à 12,3% pour la saison I, de 0% à 0,2% pour la saison II, de ambigus. 0% pour la saison III et de 12,2% à 14,9% pour la saison À cet efet, le document suggère l’introduction d’une série IV. Aussi, à partir de l’analyse (2009-2013) obtenue avec d’attributs qualitatifs et quantitatifs liés à des critères l’outil statistique SPSS et la méthode des moindres carrés, d’efficience économique et d’impact environnemental pour la condition ambiante du lieu de l’étude, la réduction Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 13 Thème 1 du rendement est plus importante, de 9% à 11,68% pour STRUCTURES DE COLLECTE DES EAUX DE PLUIE la saison I, de 0% à 0,77% pour la saison II, de 0% à 0,76% DECENTRALISEES EN INDE : PERTINENCE POUR LES pour la saison III, et de 12,2% à 12% pour la saison IV, PAYS ACP respectivement. En conséquence, le changement climatique Ravinder P.S. Malik, Meredith Giordano et Vivek Sharma, a eu un impact négatif sur les réductions de rendement plus International Water Management Institute (IWMI), Inde élevées escomptées de trois des quatre saisons considérées entre l’année 2009 et 2013. Mots clés : communauté, cultivable, décentralisé, eaux de pluie, structures L’utilisation excessive des nappes souterraines par les IDENTIFIER LES ZONES ADAPTEES A LA COLLECTE agriculteurs pour les besoins de l’irrigation au il des ans a DES EAUX DANS LE BASSIN SUPERIEUR DU NIL donné lieu à une diminution drastique des niveaux des nappes BLEU, ETHIOPIE phréatiques (jusqu’à 400-500 pieds) (122-152 m) dans le Yihun Dile, Louise Karlberg et Johan Rockström, district de Dewas, dans l’État de Madhya Pradesh en Inde. Stockholm Environment Institute, Ethiopie Les nouveaux investissements dans les puits tubulaires n’ont pas été suisants pour améliorer le rendement des nappes Mots clés : analyse de pertinence, bassin supérieur du Nil souterraines. Confrontés à une grave pénurie d’eau d’irrigation bleu, collecte des eaux, évaluation multicritères et à une chute drastique de leurs revenus, les agriculteurs se L’extrême variabilité des précipitations, caractérisée par des sont tournés vers la collecte des eaux de pluie – mais avec une tempêtes de forte intensité et une fréquence élevée des diférence. Conscients des problèmes liés au partage des coûts périodes sèches et des sécheresses, est un des grands facteurs et aux conlits potentiels pouvant découler du partage des contribuant à la famine et à la dégradation environnementale eaux provenant de structures communes, certains agriculteurs de l’Éthiopie au cours de ces 40 dernières années. Les plus entreprenants ont décidé de construire des structures de prévisions du changement climatique indiquent que ces collecte des eaux de pluie sur leurs propres terres. Ainsi, ces chocs climatiques deviendront de plus en plus fréquents au agriculteurs novateurs construisent des structures de collecte cours des prochaines décennies. Les études ont révélé que des eaux individuelles, consacrant, en règle générale, un les systèmes de collecte des eaux peuvent transformer ces dixième de leurs terres cultivables au stockage des eaux de défis en opportunités. Dans ce document, le potentiel et pluie. La profondeur des structures varie de 7 à 25 pieds l’emplacement des zones adaptées à la collecte des eaux dans (2-8 m), mais en général les structures peuvent contenir le bassin supérieur du Nil bleu en Éthiopie sont identiiés en l’eau pendant environ 5 mois. Depuis leur introduction il y a utilisant la technique de l’évaluation multicritères basée sur 4 ans, plus de 4 000 structures de ce type ont été construites. le SIG. En outre, la sensibilité de la pertinence de la collecte Les agriculteurs ont déclaré avoir récupéré leur mise de départ des eaux aux diférents facteurs de restriction, c’est-à-dire en 3 ans environ et avoir retiré des bénéfices tangibles en les précipitations, la pente, l’occupation des sols et les sols, termes de revenus. Par exemple, si les agriculteurs continuent est évaluée. de cultiver du soja pendant le Kharif (saison des pluies), L’analyse indique qu’une grande partie du bassin supérieur pendant le Rabi (saison sèche), époque à laquelle les terres du Nil bleu est en fait adaptée à la collecte des eaux: 6 à restaient généralement en friche, les agriculteurs peuvent 24% de la surface a été classée comme fortement adaptée maintenant cultiver du blé et des lentilles grâce à l’eau à la collecte des eaux, et les zones considérées comme collectée par ces structures. En outre, le fourrage dérivé de modérément adaptées couvrent plus de 50% de la surface la production de blé a encouragé les agriculteurs à investir considérée. La fourchette de valeurs dans chaque catégorie dans le bétail, et certains agriculteurs se sont également de pertinence est le résultat de l’inluence variable assignée lancés dans des activités d’aquaculture dans les étangs de aux facteurs de restriction, et cette étude a montré que les stockage. Ce modèle de collecte des eaux de pluie gagnerait précipitations sont le facteur le plus décisif de la pertinence à être répliqué dans d’autres régions et pays présentant des de la collecte des eaux dans ce bassin. conditions similaires à la région de l’étude. 14 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 PRATIQUES DE COLLECTE DES EAUX DE PLUIE ET structures placées en toiture. Les toitures étaient en tôles CONCEPTION DU SYSTEME DE COLLECTE DES EAUX d’acier galvanisé ondulées. Le rendement annuel potentiel de DE PLUIE POUR LA COMMUNAUTE OTUKPA, ETAT DE la collecte des eaux de pluie allait de 157 200 l à 571 600 l, en BENUE, NIGERIA fonction de la taille des toitures. Les collectes réelles étaient bien inférieures à ces chiffres, en raison des contraintes S.B. Onoja, I.E. Ocheja et M.O. Isikwue, Département de capacité des réservoirs disponibles. Les capacités des d’ingénierie agricole et environnementale, University of réservoirs allaient de 15 780 l à 95 420 l par ménage et de Agriculture, Makurdi, Nigeria 104 010 l pour l’école primaire. Mots clés : collecte, dispositif en toiture, eaux de pluie, L’étude a également conclut que la qualité des eaux de pluie Otukpa, système collectées dans la région était globalement adaptée à un La communauté d’Otukpa dans la zone de gouvernement usage domestique, à condition toutefois d’être bien gérée. Un local d’Ogbadibo, État de Benue, Nigeria, éprouve quelques système de collecte des eaux de pluie surélevé comprenant di cultés à accéder aux eaux de surface et souterraines. La une surface de collecte et un réservoir de 450 000 l a été population dépend de la collecte des eaux de pluie pour leurs conçu pour distribuer de l’eau à 250 personnes au taux besoins en eau potable, pour d’autres usages domestiques et recommandé par l’OMS de 30 l/jour/habitant (pour les zones pour les activités de transformation agricole nécessitant de rurales) aux mois critiques de l’année, à savoir mars, avril et l’eau. Durant la saison des pluies, cette dépendance est totale, mai, soit la période de pénurie d’eau dans la région. Le coût et elle est partielle durant la saison sèche, la population d’un tel système a été évalué à 2 870 050 Naira (13 525 €). parcourant de longues distances pour s’approvisionner en eau Ce système peut être construit dans diférentes zones de la ain de compléter les eaux de pluie collectées. Cette étude a communauté. Il pourrait être utilisé dans des communautés examiné les pratiques de collecte des eaux de pluie dans la similaires présentant des problèmes d’eau identiques. Les communauté d’Otukpa. Cet examen entendait déterminer les gouvernements, les ONG et les organisations internationales modèles des structures de collecte en toiture, le rendement sont invités à aider la communauté en construisant le potentiel des eaux de pluie pouvant être collectées et la système de collecte des eaux de pluie conçu dans ce travail qualité des eaux de pluie. L’examen révèle que la population en tant que moyen d’approvisionnement en eau durable pour utilise des techniques de collecte des eaux de pluie via des la communauté d’Otukpa. Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 15 NOTES 16 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 THEME 2 : POLITIQUE ET INVESTISSEMENT PUBLICS Thème 2 EXPOSE THEMATIQUE 5 : ACCROITRE L’ACCESSIBILITE DE L’EAU: INVESTISSEMENT STRATEGIQUE ET PRIORITES POLITIQUES DANS LA GESTION DE L’EAU DANS LE SECTEUR AGRICOLE Dr W. Teshome, Addis Ababa University, Ethiopie disponibles. Diverses options pour les investissements dans la gestion de l’eau agricole ont été identiiées dont l’irrigation Mots clés : agriculture, gestion de l’eau, gouvernance de et la récolte de l’eau souterraine et pluviale. Nous explorerons l’eau, investissements les dispositions en termes de ressources d’investissement, de Environ deux tiers de la population totale des pays ACP politiques et d’institutions. Nous évaluerons les facteurs clés dépendent directement ou indirectement de l’agriculture tels que le changement climatique et la gouvernance de pour leurs moyens d’existence. Les pays des régions ACP l’eau qui auront un impact sur la disponibilité future de l’eau seront confrontés à des déis dans les années qui viennent pour l’agriculture. Cette étude déinit l’évolution du contexte en même temps qu’ils tenteront de s’embarquer vers la de la demande et de l’ofre de l’eau agricole et identiie les croissance économique, notamment ceux qui sont axés sur la options de reformes politiques, institutionnelles et incitatives faim et la pauvreté. Ce document fait le bilan de l’information qui permettent de relever les déis pour améliorer l’accès à sur les investissements stratégiques et les priorités politiques l’eau. Elle énonce les priorités pour les investissements dans dans la gestion de l’eau agricole comme la clé pour assurer la gestion de l’eau agricole et les retombées et les compromis l’augmentation de l’accessibilité de l’eau dans de nombreux qui doivent être faits. pays ACP où la demande en eau dépasse les ressources 18 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 PRESENTATION EN PANEL 1 : INVESTIR DANS L’IRRIGATION A PETITE ECHELLE ET LES SYSTEMES DE CULTURE PLUVIALE PREMIERS ACQUIS DU PROJET WAIPRO DE réalisations de nouveaux périmètres irrigués, mais aussi sous REVITALISATION DES PERFORMANCES DES forme de réhabilitation de systèmes existants. En réaction PERIMETRES IRRIGUES AU SAHEL à l’envolée des prix des céréales en 2008, l’USAID Afrique de l’Ouest a décidé d’appuyer des projets en ce sens. IWMI Herve Lévite, Hilmy Sally, International Water a proposé un programme de recherche action centré sur le Management Institute (IWMI) et Clément Ouedraogo, Niger et le Burkina Faso, mis en œuvre en collaboration avec Comité permanent inter états de lutte contre la sécheresse le CILSS qui entend devenir un acteur de promotion de l’eau dans le Sahel (CILSS), Burkina Faso agricole au Sahel. Mots clés : Burkina-Faso, diagnostics participatifs, irrigation, L’hypothèse principale du projet WAIPRO est la suivante: la Niger, sécurité alimentaire mauvaise gestion de l’eau dans les aménagements hydro La question de la réhabilitation des périmètres irrigués agricoles perturbe fortement la production et les revenus publics en Afrique de l’Ouest se pose de manière régulière, paysans. IWMI propose de mieux comprendre les évolutions surtout à la lumière des crises alimentaires. La maintenance récentes du secteur à travers des diagnostics participatifs des périmètres reste en efet très faible, les performances techniques et socio économiques. Ces diagnostics doivent être s’en trouvent réduites et la rentabilité n’est pas assurée. De réalisés avec les paysans ain que ces derniers s’engagent sur création souvent récente, ces infrastructures très coûteuses des réformes de gestion. Un plan d’action de réhabilitation étaient par le passé entièrement gérées par l’Etat. Elles ont légère comportant des travaux et du renforcement de capacité souvent connu des opérations de réhabilitation avant que le est systématiquement proposé. On espère d’un tel plan qu’il transfert de gestion ne soit fait au proit des paysans. Mais ces aura un efet « dopant » pour une reprise en main sérieuse transferts qui ont eu lieu dans les années 90 sont loin d’avoir de la gestion par les producteurs. Pour mesurer les progrès permis les améliorations escomptées. De plus la tension sur la et également motiver les agriculteurs il leur est proposé ressource en eau s’est accentuée avec le temps soit parce que d’examiner les questions de performance et de mettre en les réservoirs ont perdu du volume par sédimentation, soit en place un tableau de bord simple de suivi de ces performances. raison d’une compétition accrue entre usagers. On assiste à Enfin on engage parallèlement les instituts nationaux de des conlits locaux. Les bailleurs de fonds sont aussi de plus recherche à s’investir sur des mesures de proitabilité (étude en plus réticents à s’engager de nouveau dans des cycles de socio économique), un suivi des variétés et une redéinition réhabilitation. des apports en fertilisants. Cinq diagnostics ont été faits dans le cadre du projet WAIPRO. Il ressort d’ores et déjà des Cependant les épisodes de sécheresse récurrents ainsi que la éléments bien connus de ces diagnostics mais aussi des pression démographique de la région remettent au goût du éléments nouveaux. jour les politiques de soutien à l’eau agricole sous forme de Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 19 Thème 2 PRESENTATION EN PANEL 2 : INVESTISSEMENTS POUR AMELIORER L’ACCESSIBILITE DANS DES REGIONS ECONOMIQUEMENT DEFICITAIRES EN EAU MAXIMISER LA PRODUCTIVITE DE L’EAU AGRICOLE perspectives d’approvisionnement en eau et les demandes REQUIERT LES BONNES POLITIQUES ET LES BONS futures. En bref, les politiques et stratégies en matière d’eau INTRANTS, EN PARTICULIER DANS LES REGIONS doivent reléter les conditions de rareté. SOUFFRANT D’UNE PENURIE D’EAU Les stratégies doivent également inclure des efforts pour Dennis Wichelns, International Water Management garantir aux agriculteurs un accès abordable aux intrants Institute (IWMI), Sri Lanka complémentaires, à des services de transport opportuns et à des marchés viables. Parmi les intrants essentiels, citons Mots clés : assurance, crédit au niveau de l’exploitation, les semences de haute qualité, les éléments nutritifs, les incitations économiques, marchés, rendements produits chimiques, les crédits et l’assistance technique La rareté peut aiguiser les perspectives des utilisateurs des adaptée à la production agricole dans les régions soufrant ressources ainsi que des fonctionnaires publics chargés de pénurie d’eau. Maximiser la productivité de l’eau exige que d’allouer ces ressources avec circonspection parmi les intérêts les agriculteurs ne passent pas à côté d’opportunités d’obtenir concurrents. En un sens, la rareté complique le déi abordé de plus hauts rendements parce que d’autres intrants sont dans ce document – celui d’augmenter la productivité de manquants. Les agriculteurs doivent également avoir accès l’eau agricole – mais elle fournit également une partie de à des systèmes de stockage et de transport eicaces, ain la solution. La rareté motive les agriculteurs à sélectionner que les rendements ne soient pas réduits entre la ferme minutieusement les stratégies d’irrigation et à appliquer et le marché. En résumé, les spécialistes de l’eau doivent l’eau de manière eiciente, à condition que les conditions reconnaître et promouvoir l’importance des intrants autres de rareté soient communiquées précisément, par exemple que l’eau dans les eforts visant à augmenter la productivité les prix de l’eau, les allocations des ressources ou les droits. de l’eau agricole, en particulier dans les régions soufrant Dès lors, les eforts publics visant à augmenter la productivité de pénurie d’eau. Les stratégies décrites dans ce document de l’eau agricole doivent commencer en veillant à ce que reflètent et se basent sur cette meilleure perspective en les agriculteurs et d’autres utilisateurs de l’eau évaluent matière de rareté et de productivité de l’eau agricole. concrètement les conditions de rareté actuelles ainsi que les 20 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 EXPOSE THEMATIQUE 6 : REVITALISATION DE L’IRRIGATION EN ASIE: Y A-T-IL DES LEÇONS UTILES POUR L’AFRIQUE ? David Molden, Aditi Mukherji et Regassa Namara, besoins et demandes des utilisateurs individuels découlant International Water Management Institute (IWMI), Sri des changements sociétaux de plus grande envergure. Lanka Si la revitalisation des systèmes d’irrigation existants en Asie Mots clés : Afrique, Asie, irrigation, environnement politique constitue un déi, leur construction et entretien en Afrique relèvent véritablement du parcours du combattant. Les pays L’irrigation a toujours joué un rôle central dans l’économie d’Afrique subsaharienne en particulier doivent augmenter agraire de l’Asie, que ce soit en tant que soutien des célèbres leur production alimentaire et la réponse se trouve dans civilisations hydrauliques de l’histoire ancienne ou en tant la gestion de l’eau agricole, notamment l’irrigation à une que fer de lance de la Révolution verte dans les années 60 et échelle appropriée. Ce document analyse les tendances de 70. L’Asie représente 70% des zones irriguées du monde et la croissance agricole et révèle que si les cultures végétales est le berceau d’un des plus anciens et plus grands systèmes sont très sensibles à la variabilité pluviométrique, le d’irrigation. Si ces systèmes d’irrigation ont autrefois joué secteur du bétail lui l’est beaucoup moins. Un examen un rôle important en garantissant une sécurité alimentaire des institutions et politiques, en particulier dans les pays à des milliards de personnes, leur état actuel laisse beaucoup du Nil, montre également que les organisations telles à désirer. Ce document analyse les tendances actuelles que l’Initiative du Bassin du Nil (IBN), ancrées dans un de l’irrigation en Asie et suggère des façons et moyens paradigme du « partage de l’eau », mettent moins l’accent de revitaliser l’irrigation pour satisfaire à nos besoins sur la gestion de l’eau agricole parce que cette consommation alimentaires futurs et pour alimenter la croissance agricole. d’eau est gourmande de nature. Par conséquent, bien que Le document recommande une approche en cinq étapes la nécessité d’investir dans la gestion de l’eau agricole soit pour revitaliser l’irrigation en Asie et propose des stratégies pressante, l’environnement politique pour ce faire est quant spéciiques à la région pour ce faire. Le principe sous-tendant à lui soumis à quelques contraintes. C’est dans ce contexte ces multiples stratégies est la croyance que les institutions que l’expérience asiatique pourrait s’avérer précieuse publiques au cœur de la gestion de l’irrigation en Asie doivent pour informer le processus politique et les opportunités abandonner cette rigidité confortable et répondre aux d’investissement en Afrique. Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 21 Thème 2 LE SYSTEME DE CREDIT EAU VERTE EN TANT QUE Nous avons évalué les perspectives de mise en œuvre du MECANISME DE GESTION POUR L’AGRICULTURE système GWC dans le bassin en estimant le coût économique DURABLE: EVALUATION EX-ANTE AU MALAWI de la dégradation dans le bassin de Shire pour les grandes entreprises publiques et la volonté des consommateurs O.C. Ajayi, F.K. Akinnifesi, G. Sileshi, T. Beedy, A.O. Ajayi, publics de coinancer le GWC. Les résultats ont montré que S. Mng’omba et B.I. Nyoka, World Agroforestry Centre la dégradation du bassin afecte l’agriculture et les parties (ICRAF), Malawi prenantes de diverses façons. Pour les entreprises publiques Mots clés : agriculture pluviale, changement climatique, de production d’électricité, les coûts incluaient également développement de bassins versants, évaluation contingente, une incidence plus fréquente des plantes aquatiques de paiement pour services environnementaux l’ordre de 2 500 t par mois, des coûts opérationnels plus élevés estimés à 960 000 US$ (€680 000) par an, une perte La dégradation des sols et la déforestation ont un impact de revenus de 1,2 million d’US$ (€850 000) par an due aux négatif sur l’approvisionnement en eau verte pour une pannes d’alimentation. Pour les compagnies de distribution agriculture durable et la sécurité alimentaire au Malawi. Ce d’eau, le coût du traitement de l’eau est de 8 à 10 fois problème est aggravé par le changement climatique, qui plus élevé. Plus de la moitié (54%) des consommateurs augmente le risque d’imprévisibilité de l’approvisionnement d’électricité interrogés sont prêts à payer un supplément pour en eau dans l’agriculture pluviale. L’une des réponses à ce coinancer le GWC jusqu’à 8,8 US$ (€6,2), soit l’équivalent problème est le système « Crédit eau verte » [Green Water de 42% de la facture mensuelle d’électricité. Le document Credit (GWC)], un mécanisme visant à récompenser les conclut que le GWC en tant que système permettant d’assurer bonnes pratiques de gestion des terres qui améliorent de l’eau pour une agriculture durable est faisable, sous réserve la quantité et la qualité de l’eau pour l’agriculture. Mais d’évaluations hydrologiques, d’accords de gouvernance l’information sur le coût de la dégradation du bassin de eicaces et d’incitations appropriées. Shire n’est pas disponible, limitant ainsi les possibilités de prendre des décisions politiques informées et éclairées sur les perspectives du système GWC dans le bassin. 22 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 NOTES Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 23 NOTES 24 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 THEME 3 : EAU ET SOCIETE Thème 3 ETUDES DE CAS 3 : GOUVERNANCE ET REFORME DU SECTEUR DE L’EAU LIEN ENTRE REDUCTION DE LA PAUVRETE ET Tous les aspects de la pauvreté sont considérés dans l’analyse GESTION DES RESSOURCES EN EAU EN AFRIQUE de la contribution potentielle de l’eau aux objectifs du SUBSAHARIENNE millénaire pour le développement. L’importance politique des problèmes de l’eau est rarement traduite en priorités Elemide Oyebola Adebola, Maître de conference au Federal d’investissement dans les pays d’Afrique subsaharienne. College of Agriculture, Nigeria Mots clés : Afrique subsaharienne, gestion des ressources en eau, lien, réduction de la pauvreté UTILISATION DE L’EAU AGRICOLE DANS DEUX BASSINS VERSANTS DIFFERENTS – UNE RAPIDE La communauté mondiale est unie par un engagement COMPARAISON DES BASSINS DU LIMPOPO ET commun à combattre le léau de la pauvreté mondiale au INDO-GANGETIQUE travers d’actions rassemblant des organisations et intérêts divers dans des partenariats efficaces œuvrant pour les X.L. Cai, B.R. Sharma et P. Karimi, International Water objectifs du millénaire pour le développement. Management Institute (IWMI), Afrique du Sud Ce document analyse les liens et souligne les différentes Mots clés : bassin, indo-gangétique, Limpopo, utilisation manières par lesquelles ces améliorations à la gestion de l’eau de l’eau agricole peuvent faire avancer la cause de la réduction de la pauvreté. Les bassins du Limpopo et indo-gangétique sont deux bassins La contribution de la gestion de l’eau à la réduction de la diférents soumis à de fortes pressions pour leur eau à l’usage pauvreté va bien au-delà de la disponibilité de l’eau potable de la production alimentaire. Sur la base des résultats des et sanitaire. L’eau est essentielle pour améliorer la santé et « Basin Focal Projects » (projets axés sur les bassins) du les moyens de subsistance des plus démunis, en assurant programme de recherche « Challenge Program on Water une durabilité environnementale générale, en réduisant la and Food » (CPWF) du Groupe consultatif pour la recherche misère urbaine et en éradiquant la faim. Elle est également agricole internationale menés dans ces deux bassins, ce indispensable pour lutter contre les inégalités entre les sexes document entend examiner les raisons sous-tendant les et pour améliorer l’accès des pauvres à l’éducation. différences dans les utilisations de l’eau agricole et les Ce document montre que l’objectif consistant à renforcer la implications pour chacun d’entre eux. Le document résume contribution de la gestion des ressources en eau à la réduction d’abord les méthodes utilisées pour évaluer l’utilisation de de la pauvreté n’est pas seulement réalisable mais qu’en plus l’eau agricole dans ces deux bassins. Ensuite les utilisations il est abordable. Dans de nombreux cas, il s’agit d’un bon de l’eau pour les cultures et les indicateurs de productivité investissement qui génère une croissance et un taux de de l’eau sont comparées. Les diférences avaient trait à divers rendement comparables aux investissements consentis dans facteurs spatiaux, notamment les modèles de culture, les n’importe quel secteur. Les bénéices ciblent directement précipitations, les conditions climatiques et la topographie, les plus démunis et en particulier les femmes, qui sont qui fournissent des indications pour des interventions à fort davantage afectées par l’absence d’investissements dans le potentiel. secteur de l’eau. Investir dans l’eau, dans les réformes des Les résultats ont montré des modèles de consommation institutions qui régissent la gestion des ressources en eau et d’eau à l’usage des cultures très différents dans les deux créer plus de partenariats eicaces pour concentrer le soutien bassins. Bien que dans les deux cas la majeure partie international sur l’eau et la durabilité environnementale de l’eau disponible dans le bassin soit consommée par s’avèrent essentiels. 26 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 l’évapotranspiration, le bassin indo-gangétique utilise Quelques villages, quelques exploitants de la vallée davantage d’eau pour ses cultures et le bassin du Limpopo produisent aujourd’hui à la fois en saison sèche et en saison beaucoup moins. Il n’y a pas de diférence signiicative dans le des pluies, récoltant deux fois du riz, deux fois du maïs et taux de consommation d’eau des cultures mais la production deux fois des produits maraîchers. L’Etat encourage cette des cultures dans le bassin du Limpopo est inférieure malgré double production pour une large contribution à la sécurité une plus forte consommation d’eau. L’analyse des facteurs a alimentaire. révélé que le bassin indo-gangétique a tendance à utiliser L’organisation de la société de façon générale dans la vallée plus d’eau que nécessaire ; et la consommation d’eau dans dans le cadre de la nouvelle dimension de l’agriculture pourra les champs du Limpopo ne se fait bien souvent pas au bon accroître les rendements sous conditions d’aménagement, de moment. On peut en conclure que si les économies d’eau sont mise à disposition des matériels agricoles pour l’irrigation une activité majeure dans le bassin indo-gangétique, l’apport (irrigation par pivot). Tout ceci devrait tenir compte de la de la bonne quantité d’eau au bon moment aux cultures est protection de l’environnement en respectant les normes primordial pour le bassin du Limpopo. environnementales du pays hôte. AGRICULTURE PROFESSIONNELLE DURABLE DANS UNE MEILLEURE GESTION INTEGREE DES UNE ZONE DE VALLEE FLUVIALE RESSOURCES EN EAU POUR SOUTENIR Abamet Kaïgama, Conseiller Technique de la Cellule pour L’AGRICULTURE : NECESSITE D’INSTRUMENTS le Développement Intégré et l’Environnement (CELDIE), ECONOMIQUES ET FINANCIERS Cameroun K. Sena Adessou, D. Koi Sodahlon et André Tokpa, Mots clés : aménagement, calendrier agricole annuel, eau Institut Africain pour le Développement Economique et luviale, irrigation, pluie Social - Centre africain de formation (INADES-Formation), Togo Le plus souvent les vallées des fleuves sont des zones par excellence où l’on peut pratiquer des activités agricoles Mots clés : agriculture durable, GIRE, instruments diversiiées, des activités de pêche, des activités pastorales économiques et inanciers et mêmes sylvicoles. Dans la vallée de la vallée de la Bénoué, Il est reconnu que l’eau est une ressource essentielle pour 17 000 ha sont réservés à l’agriculture. Sur les 17 000 ha, la vie et le développement. Ce siècle est caractérisé par seulement 2 000 ha sont aménagés pour l’agriculture. Les des défis énormes compromettant un meilleur accès aux autres 15 000 ha restent à aménager pour l’agriculture. L’eau services durables d’eau à des milliards de personnes d’après est essentielle pour les conditions de vie des agriculteurs, les objectifs du millénaire pour le développement. Nul ne éleveurs et autres sylviculteurs. doute alors de la nécessité d’améliorer l’efficacité de la L’objectif est de permettre aux agriculteurs de produire toute gestion du secteur de l’eau, ni des conséquences positives l’année en pratiquant deux cultures: les cultures pluviales que cette gestion apportera surtout au développement des pendant la saison des pluies et les cultures irriguées pendant pays à travers l’agriculture. En efet, l’agriculture est de loin la saison sèche. Le travail à mener est premièrement le plus grand consommateur d’eau dans toutes les régions l’aménagement des terres et ensuite le renforcement des du monde sauf l’Europe et l’Amérique du Nord, puisque 69% capacités des agriculteurs pour une production double des prélèvements mondiaux lui sont imputables. En Afrique afin de rehausser les rendements, les revenus et lutter particulièrement, cette agriculture consomme jusqu’à 84% eicacement contre la pauvreté ain d’améliorer le niveau des ressources en eau (FAO). de vie des populations. Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 27 Thème 3 Dans ce contexte, les instruments économiques et inanciers vue attribuer un score unique et a été classée en termes de constituent des outils de gestion et d’investissement pour succès ou d’échec. La majorité des cas (64% en Asie, 70% en permettre d’assurer un accès juste et durable à l’eau pour Afrique et 52% en Amérique latine) ont été jugés comme le développement d’une agriculture durable, sans oublier la étant un échec en vertu de ce système de classiication – un protection des écosystèmes. Ces instruments permettent de système qui s’est avéré robuste comparé au jugement des fournir des incitations à l’augmentation ou à la diminution auteurs des études de cas. de l’utilisation de l’eau, d’apporter plus de capitaux propres, En procédant à la révision systématique de ces études de recouvrer des coûts, de réduire les pollutions, de soutenir de cas, il a été démontré que les actions fructueuses en des réformes dans le secteur. matière de systèmes publics d’irrigation à grande échelle Dans un environnement où la maîtrise de l’eau constitue la ont été prises dans une série de conditions contextuelles pierre angulaire d’une agriculture soutenable et où il faut très spécifiques et lourdes en termes de processus – des œuvrer pour augmenter la productivité de chaque mètre cube conditions qui sont di ciles et coûteuses, quasi impossibles d’eau utilisée en agriculture pluviale, ces instruments doivent à répliquer ailleurs. L’étude révèle également que l’absence être explorés, analysés et perfectionnés pour être appliqués de réplicabilité des cas de TGI fructueux n’a rien à voir avec eicacement. De toute évidence, ces instruments joueraient une mauvaise mise en œuvre ou l’absence de conditions un rôle important. propices, comme on aurait tendance à penser, mais qu’elle a plutôt trait aux faiblesses conceptuelles du modèle TGI en lui-même et qu’un changement de paradigme de la manière LES MODELES CONVENTIONNELS DES REFORMES dont sont gérés les systèmes d’irrigation publics s’avère par DES SYSTEMES D’IRRIGATION FONCTIONNENT- conséquent nécessaire. Le document poursuit en soulignant ILS? UN EXAMEN MONDIAL DU TRANSFERT DE LA les composants de ce changement de paradigme. GESTION DE L’IRRIGATION (TGI) ET DE LA GESTION PARTICIPATIVE DE L’IRRIGATION (GPI) ASSOCIATIONS D’UTILISATEURS D’EAU AU NORD DU Aditi Mukherji, Nari Senanayake et Blanka Fuleki, GHANA : DE LA PANACEE INSTITUTIONNELLE A LA International Water Management Institute (IWMI), Sri Lanka DURE REALITE Mots clés : gestion participative de l’irrigation, transfert de Ernest Nti Acheampong et Jean-Philippe Venot, la gestion de l’irrigation International Water Management Institute (IWMI), Ghana Le transfert de la gestion de l’irrigation et la gestion Mots clés : Ghana, irrigation, projets de développement, participative de l’irrigation (TGI/GPI) sont des mots à la mode stratégies de subsistance, transfert de technologie dans le secteur de l’irrigation depuis près de 30 ans. Toutefois, malgré les années de mise en œuvre et des centaines d’études Les petits réservoirs (PR) sont devenus un véritable pilier de cas documentées, les preuves de l’impact de la TGI /GPI des communautés du Nord du Ghana, soutenant diverses sont restées assez loues. L’objectif de ce document est de stratégies de subsistance (élevage, pêche, irrigation et usage combler les lacunes des précédentes études au travers d’une domestique). Au milieu des années 90 et au début des années méta-analyse de 182 études de cas documentées de TGI/GPI 2000, plusieurs projets de développement à l’initiative issues de 43 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. À des donateurs ont investi dans la réhabilitation et la « l’effet de cette étude, toutes les études de cas ont été modernisation » des PR avec des infrastructures d’irrigation. classées en fonction de paramètres spéciiques au contexte. La plupart des projets ont établi des associations d’utilisateurs Un score composite comprenant neuf variables de résultat d’eau visant à assurer une gestion durable des PR. L’hypothèse et d’impact a ensuite été établi et chaque étude de cas s’est sous-jacente était que les communautés locales ont tendance 28 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 à être plus concernées que les acteurs externes dans la d’une faible capacité sociotechnique. Ce document airme préservation de leurs ressources naturelles. L’organisation que l’échec relatif des associations d’utilisateurs d’eau est des agriculteurs locaux en associations d’utilisateurs d’eau principalement dû à l’approche adoptée pour leur mise en renforcerait leur sentiment d’appartenance, donnant lieu à œuvre lors des précédents projets de développement, au une meilleure gestion et performance du système. manque d’attention accordé au tissu social complexe et aux multiples acteurs et stratégies de subsistance qui se sont L’examen de la situation dans le Nord du Ghana a révélé que organisés autour des PR. Les projets de développement les associations d’utilisateurs d’eau ont obtenu des résultats doivent réitérer le modèle de « transfert de technologie » mais mitigés. Il y a bel et bien des associations d’utilisateurs d’eau cette fois, en promouvant une « réparation institutionnelle ». ayant obtenu des impacts positifs. Le document souligne Le gouvernement et les donateurs ne doivent pas seulement certaines conditions en vertu desquelles les associations investir dans la réhabilitation de l’infrastructure mais d’utilisateurs d’eau peuvent favoriser une action collective également dans les composants connexes (organisation, puissante pour la gestion d’une ressource collective telle capacité, vulgarisation) qui doivent être basés sur le tissu que les PR. Cependant, il est clair également que la plupart social local. des associations d’utilisateurs d’eau ont échoué en raison Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 29 Thème 3 ETUDES DE CAS 4 : DISTRIBUTION EQUITABLE DES DROITS ET ACCES A L’EAU : EAU, PAUVRETE ET GENRE COMPRENDRE LES DIMENSIONS SEXOSPECIFIQUES puisque le déi de l’accès à l’eau se manifeste de lui-même DE L’ACCES A L’EAU CHEZ LES PETITS parmi les petits horticulteurs puisant de l’eau dans le barrage HORTICULTEURS A DOMBOSHAVA de Mutsvati. Ignatius Gutsa, Doctorant, Département de sociologie, University of Zimbabwe LE DELICAT PARTAGE DE L’EAU DANS LE BASIN DE Mots clés : changement climatique, genre, eau, LA HAUTE COMOE (BURKINA FASO) ethnographie Hervé Lévite, Consultant, International Water Management Ce document examine la dynamique sexospécifique Institute (IWMI), Burkina Faso changeante entourant l’accès à l’eau et le contrôle de l’eau Mots clés : barrage, irrigation, Kariguela, partage de l’eau au barrage de Mutsvati chez les petits horticulteurs du village de Mutsvati dans le district de Domboshava. Le barrage de Karfiguela est l’une des sept grandes plaines rizicoles du Mustvati s’assèche de plus en plus sous l’effet de divers Burkina Faso. La plupart des 700 agriculteurs qui irriguent sur facteurs, depuis le changement des régimes pluviométriques ces 350 ha ont été déplacés suite à la création d’un périmètre dans le district, en passant par l’extraction intensive d’eau sucrier d’Etat en 1968. Trois barrages ont été construits pour pour les besoins de l’irrigation et l’envasement au fil des assurer l’irrigation de la canne à sucre et maintenir de années, jusqu’à la variabilité et le changement climatique. l’eau pour les autres usagers. Mais dans les années 2000, Dans le district de Domboshava, l’horticulture à petite échelle le périmètre sucrier a été vendu au proit d’une entreprise est l’épine dorsale de la communauté puisqu’elle a contribué privée à qui a été aussi coniée la gestion des barrages publics. au il des ans à garantir un revenu à ceux qui la pratiquaient, La pression sur la ressource s’accentue au fil des ans. Les tout en aidant à surmonter la pauvreté et à améliorer la producteurs de Kariguela souhaitent disposer de plus d’eau sécurité alimentaire. et faire une double culture mais ont du mal à faire entendre Ce document a adopté une approche ethnographique leur voix. La société privée est réticente à leur transférer plus interprétant l’ethnographie comme un processus de recherche d’eau car elle considère que cette eau est mal utilisée par les basé sur le travail sur le terrain, en utilisant toute une série agriculteurs. Un retour de l’Etat pour contrôler le partage de de techniques de recherche (principalement qualitatives) l’eau est de plus en plus nécessaire. Certes la productivité parmi lesquelles l’usage de méthodes de recherche multiples économique de l’eau est supérieure pour l’industrie sucrière sous la forme d’histoires vécues, d’interviews approfondies, que pour le périmètre rizicole mais en terme social, la d’observations, de discussions de groupe d’intérêt et discussion reste ouverte. d’engagement dans la vie de la communauté du district de Car les frustrations sont fortes pour les producteurs Domboshava, ain d’obtenir une compréhension qualitative de Karfiguela qui se sentent doublement lésés: leurs de la nature de la dynamique sexospécifique changeante anciennes terres ont été confisquées et ils ne maîtrisent entourant l’accès à et le contrôle de l’eau pour les besoins plus leur allocation en eau. En mesurant les performances de l’irrigation. La théorie de la structuration de Giddens du périmètre, le projet WAIPRO souhaite apporter dans une est adoptée en tant que cadre théorique pour analyser les première étape des arguments aux producteurs lors des résultats. Ceux-ci révèlent que les dimensions sexospéciiques négociations au niveau du comité local de l’eau comme de entourant l’accès à l’eau prennent une nouvelle tournure la future agence de bassin. 30 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 CONFLITS ET COOPERATION ENTRE LES également entre les différents niveaux administratifs du UTILISATEURS DE L’EAU DANS LE SOUS-BASSIN gouvernement. Les gouvernements locaux sont désireux VERSANT DE NDURUMA : LE ROLE DES PROPRIETES de « maintenir la paix » plutôt qu’appliquer la législation en COMMERCIALES DANS LES ACCORDS LOCAUX DE matière d’eau – qui est en fait trop changeante pour être GESTION DE L’EAU systématiquement applicable. Ce document souligne par conséquent comment les réformes de l’eau sanctionnées par Hans C. Komakech, Madison Condon et Pieter Van Der l’État acquièrent diférentes signiications et perspectives au Zaag, Organisation des Nations unies pour l’Education, niveau local. la science et la culture - Institut pour l’éducation à l’eau (Unesco-IHE), Pays-Bas Mots clés : agriculture irriguée de subsistance, allocation ACCES A L’EAU POUR LA RIZICULTURE DE BAS- prioritaire, conlit, droits à l’eau, Tanzanie FONDS DANS LA REGION CENTRE DU BENIN Dans ce document, nous présentons les luttes pour le droit Pascaline Babadankpodji, Chercheur, Université et l’accès à l’eau dans la région de la rivière Nduruma, bassin d’Abomey-Calavi, Bénin supérieur de la rivière Pangani, Tanzanie. La géographie Mots clés : eau pour l’agriculture, genre, pauvreté, riziculture spatiale de Nduruma est telle que les petits exploitants sont de bas-fonds, variabilité et changement climatique situés en amont et en aval, tandis que les grandes propriétés commerciales sont dans la partie centrale du sous-bassin La région centre du Bénin dispose de bas-fonds exploitables. versant. Il n’y a pas suisamment d’eau dans la rivière pour Les producteurs et les productrices de cette région pratiquent satisfaire à toutes les demandes. La majeure partie des petits l’agriculture pluviale. Les schémas de production difèrent exploitants agricoles ont actuellement accès à l’eau en vertu selon le genre dans la zone. Les droits sur la ressource terre d’accords coutumiers, mais les propriétés commerciales pour la production agricole sont des droits masculins. Les ont des permis d’utilisation de l’eau délivrés par l’État. agricultrices disposent de mode de faire valoir indirect. Néanmoins, pour accéder à l’eau, les propriétés adoptent Depuis plusieurs années, tous subissent les changements diverses stratégies: (1) elles tentent de revendiquer un accès qui s’opèrent dans le domaine climatique et qui fragilisent à l’eau en s’en tenant à la législation de l’État en matière leur système de connaissance de l’environnement physique d’eau ; (2) elles négocient une tournante des allocations des et leur maîtrise des cycles de production agricole. L’étude ressources en eau avec les petits exploitants en aval ; et/ou examine les réadaptations sociales qui s’opèrent face à la (3) elles s’associent avec des agriculteurs en aval pour obtenir variabilité et au changement climatiques dans la zone ainsi davantage d’eau des agriculteurs en amont. que les conséquences économiques sur le genre. L’étude montre qu’avec les conditions climatiques antérieures Cette recherche a révélé que les propriétés commerciales meilleures, les hommes pratiquaient les spéculations sur qui ont été en mesure d’obtenir un accès à l’eau sont terre ferme abandonnant ainsi les terres de bas-fonds celles qui se sont engagées auprès du système local et lourds, di ciles à emblaver aux femmes pour y installer le qui ont négocié des accords de partage de l’eau tournants riz et les cultures maraîchères. Mais avec le déclin des cultures et équitables. En adoptant cette stratégie, les propriétés valorisantes, la baisse de la fertilité sur terre ferme, le retard commerciales évitent non seulement les conflits avec les et l’irrégularité des pluies, ces mêmes hommes, arrachent agriculteurs pauvres en aval mais gagnent également une les terres exploitées depuis longtemps par les femmes ain réputation sociale, augmentant les chances de coopération de pouvoir survivre, aggravant ainsi la pauvreté parmi leurs des agriculteurs vis-à-vis de leurs investissements dans épouses, malgré leur rôle vital dans la fourniture des aliments l’infrastructure hydraulique. Nous constatons également qu’il aux membres du ménage. La conséquence est l’insécurité existe une certaine dualité dans la mise en œuvre des permis alimentaire généralisée, l’augmentation de la pauvreté, la d’utilisation de l’eau délivrés par l’État – non seulement entre vulnérabilité des femmes et des enfants. les formes locales et étatiques de gouvernance de l’eau mais Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 31 Thème 3 LA BATAILLE DE L’HEGEMONIE : LES STRATEGIES L’EMERGENCE DES ASSOCIATIONS D’UTILISATEURS POUR GARANTIR LES DROITS EXCLUSIFS DE L’EAU – D’EAU DANS LES MARAIS AU RWANDA LEÇONS TIREES D’ETUDES DE CAS PROVENANT DU Thierry Lasalle, Responsable de projet, Groupe de MALAWI ET DU MOZAMBIQUE Recherche et d’Echange Technologique, France Francis Nkoka, Gestionnaire de la section Agriculture, Projet Mots clés : associations d’utilisateurs d’eau, riz, Rwanda MFA, Save The Children, Malawi Dans les divers pays d’Afrique orientale et australe, les Mots clés : droits à l’eau, irrigation, Malawi, Mozambique associations d’utilisateurs d’eau n’ont été promues qu’assez Les systèmes d’irrigation gérés par les agriculteurs récemment. Le Rwanda a étudié dernièrement la possibilité contribuent de manière signiicative à la sécurité alimentaire de mettre en place des associations d’utilisateurs d’eau pour de nombreux pays en Afrique subsaharienne. L’irrigation mieux gérer les ressources en eau dans les marais réhabilités est considérée comme une option durable de production en rizières. La gestion de l’eau en tant que tâche spéciique alimentaire en raison de l’insuisance de la production de devant être gérée par un type d’organisation spéciique a céréales en agriculture pluviale, des pluies erratiques et de la récemment été soutenue par le gouvernement du Rwanda, croissance démographique dans les zones urbaines et rurales. qui a élaboré un cadre juridique à cet effet. Toutefois, Les défaillances constatées dans les systèmes d’irrigation à l’émergence d’associations d’utilisateurs d’eau viables et grande échelle ont détourné l’attention sur les systèmes à durables peut être mal accueillie par certaines parties petite échelle, qui ont plutôt obtenu de bons résultats jusqu’à prenantes, en particulier celles qui ont été en charge (même présent. sans grand succès) de ces tâches de gestion de l’eau jusqu’à aujourd’hui, à savoir les coopératives de producteurs de riz Les droits à l’eau des petits agriculteurs ne sont bien souvent et les autorités locales. En outre, dans un environnement pas clairement déinis. Les agriculteurs réclament des droits où la disponibilité de l’eau d’irrigation dans les marais est sur la base de leur contribution à la construction d’un extrêmement tributaire de la manière dont sont protégés système d’irrigation, de leur emplacement dans un système les coteaux avoisinants, il serait peut-être utile de développer d’irrigation, de leurs réseaux sociaux et politiques. Bien des associations d’utilisateurs d’eau « double face », ayant des souvent, ces droits entrent en conlit avec les revendications compétences au-delà des limites des marais. d’autres utilisateurs ainsi qu’avec les systèmes juridiques nationaux. D’autres utilisateurs de l’eau (grands agriculteurs D’une part, les associations d’utilisateurs d’eau ont tendance à ou agriculteurs commerciaux, industries, etc.) réclament être envisagées comme des organisations de gestion de l’eau souvent des droits à l’eau formels, alors que les petits d’irrigation agissant exclusivement dans les marais, collectant exploitants ne sont soit pas au courant, soit pas intéressés une redevance auprès des utilisateurs d’eau en échange à oicialiser ces droits, en raison de leur capacité limitée à d’un service de distribution d’eau conforme aux besoins poursuivre l’exercice rigoureux d’obtention de droits à l’eau. du calendrier des cultures. Dans ce cas, les associations Les droits sont accordés aux nouveaux utilisateurs sans mettre d’utilisateurs d’eau couvriraient des fonctions actuellement les circonstances locales en perspective. Des exemples au assumées par la coopérative de producteurs de riz. D’autre Mozambique et au Malawi indiquent que des droits à l’eau part, le champ d’application des associations d’utilisateurs formels deviennent critiques lors de certaines périodes de d’eau pourrait être plus large, en leur coniant la gestion de pénurie d’eau. Une bonne compréhension des droits à l’eau l’eau non seulement dans les marais mais également dans les dans le contexte local par opposition au contexte national, coteaux avoisinants. Dans certaines régions, des associations ainsi qu’une compréhension des institutions, sont absolument d’utilisateurs d’eau implantées dans les coteaux sont sur le indispensables pour soutenir l’agriculture irriguée des petits point d’être lancées pour gérer l’irrigation dans les parcelles exploitants. En raison de la pression croissante exercée sur ayant introduit un terrassement radical. des ressources en eau limitées, les petits exploitants risquent d’être évincés de l’agriculture irriguée. 32 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 Selon nous, la manière dont les associations d’utilisateurs dans les zones rurales. Dans l’agriculture irriguée, les femmes d’eau aborderont les questions suivantes pourrait sont impliquées dans toutes sortes d’activités telles que la conditionner leur légitimité à une gestion durable de l’eau. plantation, le désherbage, la récolte, l’application d’engrais et la commercialisation, tout en ayant peu ou pas d’accès à Quelle est l’étendue des responsabilités confiées aux la terre, aux intrants, à l’eau et à d’autres services agricoles, associations d’utilisateurs d’eau par les autorités locales, comparé aux hommes. Cette étude vise à déterminer les gardiennes des ressources naturelles en tant que biens caractéristiques personnelles des répondants, les types communs, et quels sont les moyens par lesquels elles sont de cultures, les activités entreprises pendant les pratiques autorisées a remplir ce mandat? En d’autres mots, pourquoi d’irrigation, les efets sur leurs moyens de subsistance et les payer un nouvel impôt? contraintes rencontrées dans l’agriculture irriguée. Comment construire une véritable appropriation de L’étude a révélé que la majorité des femmes sont mariées l’association par les utilisateurs, par rapport à leurs plus avec cinq enfants en moyenne. Les femmes cultivent fortes coopératives de riziculteurs qui jusque là géraient les essentiellement des légumes et se chargent elles-mêmes services de l’eau et se inançaient directement à partir de la de la plantation, du désherbage, du transport et de la vente des produits? En d’autres mots, pourquoi ne pas rester commercialisation des produits. Elles sont confrontées à des avec la coopérative seule? problèmes tels que le manque d’accès à la terre, aux crédits Comment travailler avec les agriculteurs des collines dont et aux systèmes de distribution d’eau. L’agriculture irriguée les pratiques et l’éventuelle utilisation d’eau pourrait afecter a été en mesure d’améliorer le niveau de vie des femmes en les terres irriguées, en particulier quand les agriculteurs des augmentant les revenus et la production, ce qui leur permet terres hautes n’ont pas accès ou un accès limites aux bas- de satisfaire aux besoins de leurs familles, par exemple le fonds? En d’autres mots, pourquoi s’en soucieraient-ils? paiement de la scolarité des enfants et des services de soins de santé. Les femmes doivent avoir accès aux crédits La présentation discute comment le gouvernement du et à des approvisionnements en eau iables au travers des Rwanda et les organisateurs agricoles ont amélioré un coopératives et banques agricoles, de façon à pouvoir se processus pour mettre en place les Comités de district de lancer dans d’autres cultures qui amélioreront la productivité coordination de la gestion de l’eau pour fournir des réponses agricole des femmes, réduiront la pauvreté et promouvront au cas par cas à ces déis. la sécurité alimentaire. EVALUATION DE LA PARTICIPATION DES FEMMES A L’AGRICULTURE IRRIGUEE : UNE ETUDE DE CAS DE APPROVISIONNEMENT EN EAU ET UTILISATION L’ETAT D’OYO, NIGERIA DE L’EAU PAR LES MENAGES RURAUX DANS LA PROVINCE DE LIMPOPO EN AFRIQUE DU SUD O.A. Alade, E.A. Amao et P.O. Eniola, Département des technologies agricoles, The Polytechnic, Ibadan, Nigeria K.A. Tshikolomo, A.E. Nesamvuni, B.M. Petja et S. Walker, Département d’agriculture de Limpopo, Afrique Mots clés : eau, genre, légumes, moyens de subsistance, du Sud sécurité alimentaire Mots clés : approvisionnement en eau, ménage, Les femmes jouent un rôle capital dans la production agricole municipalité, utilisation de l’eau, zone de gestion de l’eau des pays en développement, représentant en moyenne 32% du PIB, et produisent la plupart des aliments consommés L’accès à un approvisionnement adéquat en eau est localement à savoir les légumes, les fruits et les céréales. un indicateur universel de développement humain. En étant à l’origine de la majeure partie de la production Les répondants de 467 ménages de dix villages dans alimentaire, les femmes se posent en tant que principal trois municipalités de la zone de gestion de l’eau de agent de la sécurité alimentaire et du bien-être des ménages Luvuvhu-Letaba ont été interrogés au moyen d’un Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 33 Thème 3 questionnaire structuré. L’objet de l’étude était d’examiner consommée était variable, 7,4% consommaient moins de les conditions socio-économiques des ménages et leurs 25 l et 21,2% consommaient plus de 200 l par jour. La majorité approvisionnements et usages en eau. des ménages n’utilisaient l’eau que pour des activités de base telles que l’eau de boisson (95,9%), la cuisson des La majorité (54,9%) des chefs de ménage étaient des aliments pour une consommation à domicile (95,4%) et hommes, dans la tranche d’âge 36-50 ans (34,8%) et l’hygiène corporelle (92,8%) comparé à ceux qui utilisaient 51-65 ans (26,6%) et ils étaient peu instruits. Les ménages l’eau pour des activités productives telles que le lavage des étaient petits avec un maximum de quatre membres chacun voitures (6,6%) et l’arrosage des cultures (5,7%). La quantité et disposaient de faibles revenus puisque 41,1% gagnaient utilisée pour une activité de base s’élevait majoritairement à moins de 1000 rand (€103) et 40,4% gagnaient entre 1001 moins de 25 l par ménage. Quatre ménages sur cinq n’étaient et 5000 rand (€104-519) par mois. La propriété de maisons pas satisfaits de l’approvisionnement en eau de la région. suggérait que les ménages étaient aisés puisque certains Le département des afaires de l’eau, ainsi que les parties logements étaient parfois mis à disposition gratuitement prenantes pertinentes, devraient examiner les possibilités par le gouvernement. d’augmenter les approvisionnements qui permettront La moitié (50,1%) des ménages bénéiciait d’une distribution d’utiliser davantage d’eau tant pour les activités de base que d’eau par les canalisations publiques et 46,7% parcouraient pour les activités productives nécessaires à l’amélioration de moins d’un km jusqu’à une source d’eau. La quantité la situation inancière des ménages. 34 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 NOTES Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 35 NOTES 36 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 THEME 4 : SYSTEMES DE SOUTIEN A LA CONNAISSANCE Thème 4 SYSTEMES DE SOUTIEN A LA CONNAISSANCE (ETUDES DE CAS) RECHERCHE-ACTION POUR L’APPRENTISSAGE SYSTEMES D’ANALYSE STRATEGIQUE ET DE GESTION SOCIAL ET LA GOUVERNANCE DES RESSOURCES EN DE CONNAISSANCES (SAKKS): ECLAIRER LA MISE EAU – L’APPROCHE DU SERVICE FACILITATEUR EN ŒUVRE DU PROGRAMME DETAILLE POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’AGRICULTURE EN AFRIQUE Dr Bruce Lankford, Maître de conférence et directeur, East (PDDAA) Anglia University, Royaume-Uni Pius Chilonda, Directeur, International Water Management Mots clés : gouvernance des ressources en eau, irrigation Institute, Afrique du Sud, Michael Johnson et Samuel La présentation se concentrera sur la recherche menée au Benin, chercheurs associés, IFPRI, Etats-Unis cours de ces 10 dernières années sur la politique d’irrigation Mots clés : PDDAA, ReSAKSS, Union africaine et la fourniture en eau en Afrique subsaharienne qui est axée sur les agriculteurs et les fournisseurs de services (par Reconnaissant que le secteur agricole représente la exemple, les ingénieurs de district) qui les soutiennent. La meilleure opportunité pour stimuler la croissance, réduire la présentation préconise que les programmes de soutien de pauvreté et garantir la sécurité alimentaire sur le continent l’irrigation doivent abandonner cette domination par des africain, les pays membres de l’Union africaine (UA) se sont ingénieurs consultants au proit d’un mélange de services engagés à mettre en œuvre le Programme détaillé pour le proposés par des ONG et le personnel gouvernemental, des développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA). Pour ingénieurs et des experts en sciences sociales. soutenir cette initiative, le système régional d’analyse stratégique et de gestion des connaissances (ReSAKSS), Les piliers de cette approche sont un engagement à long en collaboration avec un réseau de partenaires nationaux, terme autour d’un programme d’action et de recherche régionaux et internationaux, facilite l’accès à des analyses, (influencer, superviser et réfléchir sur la fourniture des données et des instruments stratégiques en vue de scientiique et de services) ; le rôle des scientiiques en tant promouvoir un dialogue basés sur des éléments probants, que courtiers de connaissances ; la multi/transdisciplinarité ; mais aussi de faciliter les procédures d’évaluation et d’examen la promotion des experts locaux, dirigeants et artisans en tant associées au PDDAA. Dans le cadre de la composante que catalyseurs de l’apprentissage communautaire et de la gestion des connaissances et communication, par exemple, re-conception de l’infrastructure ; des cadres de gouvernance le ReSAKSS et son réseau de partenaires collectent des mono/polycentrique ; et un processus facilitateur de la données sur des indicateurs clés, tels que les dépenses gestion des changements, notamment une approche publiques et la croissance du secteur agricole, pour faciliter ludique à la gestion des ressources naturelles. Des exemples en temps voulu l’accès des décideurs africains et partenaires de l’Afrique subsaharienne sont utilisés pour illustrer les de développement aux informations. ReSAKSS a conçu à principes présentés. cet effet un site internet interactif (www.resakss.org) de données et d’indicateurs en format lisible qui contiennent des informations à référence géographique, facilement accessibles, et qui permettent à l’ensemble des partenaires et des parties prenantes de suivre l’état d’avancement de la mise en œuvre du PDDAA. Le site Web propose des outils de visualisation ainsi qu’une analyse des tendances et perspectives de développement agricole à l’échelon national et régional. 38 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 APPROCHES DE PARTAGE DES CONNAISSANCES d’informations différents. Des méthodes faisant appel au POUR LA PROMOTION DE LA GESTION INTEGREE DE folklore interactif complétées par un matériel audiovisuel et L’EAU DANS LES ZONES SEMI-ARIDES DU NORD-EST papier s’avèrent plus eicaces et encouragent l’apprentissage DE LA TANZANIE par expérience. K.F.G. Masuki, M.M. Malesu, Z.A. Mattee, F.B. Rwehumbiza et S.D. Tumbo, African Highlands LA PERTINENCE DES EAUX DE PLUIE COLLECTEES EN Imitative (AHI) / World Agroforestry Centre (ICRAF), TOITURE EN TANT QUE SOURCE D’EAU D’IRRIGATION Kampala, Ouganda POUR LES JARDINS POTAGERS FAMILIAUX Mots clés : communication et partage des connaissances, O.A. Akintola et A.Y. Sangodoyin, Responsable de gestion intégrée des ressources en eau, innovations dans les recherche et Responsable suppléant de Programme, réseaux de distribution d’eau, innovations dans les systèmes Farming Systems Research, avec le National Institute of des petits exploitants Horticultural Research (NIHORT), Ibadan, Nigeria L’un des plus grands déis qui se posent aux chercheurs en Mots clés : eau de pluie, facteur anthropogénique, irrigation, gestion des ressources naturelles consiste sans doute à mettre jardins potagers familiaux, pollution les connaissances en pratique pour obtenir des résultats et solutions tangibles en vue d’améliorer les moyens de Les jardins potagers familiaux sont souvent recommandés subsistance des petits exploitants. Ce poster présente un dans les pays en développement, puisqu’ils leur permettent cas dans lequel le partage des connaissances a été amélioré de disposer de fruits et légumes frais et de bonne qualité. pour assurer une bonne communication des résultats de la Pour ce faire, une source d’irrigation s’avère indispensable. La recherche aux principales parties prenantes, ain d’accroître contamination de surfaces et des puits de faible profondeur les moyens de subsistance et d’inluencer la prise de décision en raison d’une élimination inappropriée des déchets et l’utilisation de meilleures technologies. industriels et domestiques est la principale raison pour laquelle l’utilisation des eaux de pluie collectées en toiture Cet exemple est utilisé pour démontrer les bienfaits de la est généralement recommandée. Les eaux de pluie sont communication des résultats de la recherche en gestion censées être propres puisqu’elles ont été purifiées lors du intégrée de l’eau et de leur mise en pratique par les petits cycle hydrologique. On accorde généralement davantage exploitants dans les zones semi-arides du Nord-est de la d’attention à la quantité qu’à la qualité de l’eau de pluie Tanzanie. Une stratégie de communication a été développée collectée. Par conséquent, cette étude a évalué la qualité des et mise en œuvre pour améliorer le partage d’informations eaux de pluie collectées en toiture dans diverses conditions et de connaissances. Diférentes méthodes ont été utilisées environnementales en vue d’une utilisation pour l’irrigation pour partager les informations et les connaissances afin des jardins potagers. d’ofrir la possibilité de donner un retour d’information aux chercheurs et à la communauté agricole. Parmi ces méthodes, Des échantillons des eaux de pluie collectées en toiture ont citons les ateliers d’agriculteurs, les visites d’échange, été prélevés à Ibadan, Lagos et Port Harcourt, au Nigeria, les écoles d’agriculture de terrain, les démonstrations qui représentent respectivement des régions résidentielles, techniques, les journées de terrain, le matériel audiovisuel industrielles et de brûlage de gaz de la production pétrolière. et des jeux de gestion de bassins hydrographiques. La mise Dans chaque site, des eaux de pluie collectées à partir de en œuvre de la stratégie de communication impliquait une quatre matériaux de toiture (tôle d’acier ondulée, aluminium, participation active du Conseil de district, véritable centre de amiante et tuiles) et trois âges de toit (moins de 5, entre 5 et développement à l’échelon local, pour assurer la continuité 10 et plus de 10 ans de service) ont été évaluées. après la fin du projet. Il en est ressorti que l’adoption des Les principaux contaminants microbiologiques retrouvés innovations en matière de gestion intégrée de l’eau dépend étaient l’Escherichia coli à 1,00 – 2,50, 0,98 – 6,00 et d’une combinaison d’outils et de méthodes de partage Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 39 Thème 4 0,49 – 3,11 × 105 cfu/ml respectivement pour Ibadan, phases du projet d’aménagement, allant de l’identiication, Lagos et Port Harcourt. Le Pseudomonas lourescens a été la contribution dans les études, le contrôle des travaux et détecté dans 23, 53 et 69% des échantillons d’Ibadan, Lagos aux mesures d’accompagnement à travers les formations et et Port Harcourt respectivement. Pour les trois sites, du le suivi évaluation. plomb et du cadmium ont été détectés dans les fourchettes L’objectif de cette communication est d’évaluer la de 0,01 – 0,13 mg/l et 0,01 – 0,15 mg/l, respectivement. participation des usagers dans ces projets, en examinant Ces contaminants étaient imputables à des facteurs comment les associations des usagers des eaux agricoles anthropogéniques. Du fer et du nitrate ont été retrouvés ont fonctionné et participé dans les diférentes phases de dans les fourchettes de 0,21 – 1,13 mg/l et 51,05 – 305,93 réalisation pour identifier les facteurs qui freinent cette mg/l, respectivement. dynamique participative et pour en tirer les enseignements Les propriétés des eaux de pluie collectées en toiture au pour des projets similaires dans le futur. Nigeria ne sont pas sûres d’un point de vue microbiologique Toutefois, on relève de multiples formes d’appropriation et pour tous les sites, et pas sûres d’un point de vue chimique des points forts de cette approche participative à travers dans les régions industrielles et de brûlage de gaz. Il n’est l’instauration de nouveaux partenariats de travail entre donc pas possible d’exclure l’accumulation de métaux lourds usagers, entreprises et administration, la formation de et d’autres contaminants provenant de l’eau d’irrigation dans nouveaux leaders et la crédibilisation des interventions les cultures ainsi que la transmission à l’homme par la chaîne étatiques dans ces zones sensibles. alimentaire. EVALUATION DE L’IMPACT DE LA PARTICIPATION DE LA RADIO ET DES JARDINS DE RECHERCHE AUX PAYSANNE DANS LES AMENAGEMENTS HYDRO FESTIVALS ALIMENTAIRES MULTIMEDIA AGRICOLES (CAS DES PROGRAMMES DE FORMATION DES ASSOCIATIONS DES USAGERS DES EAUX Mike Kambalame, Producteur Senior de ilms, Story AGRICOLEX DESA PROJETS DE PETITE ET MOYENNE Workshop, Malawi HYDRAULIQUE DANS LES PROVINCES DU NORD Mots clés : ilm, multimédia, Mwana Alirenji, vidéo Berrhazi Ridouane, Chef de service d’irrigation, Ministère La vidéo explique le chemin parcouru par le projet Mwana de l’agriculture/Direction des aménagements hydro agricole, Alirenji avant de devenir un festival alimentaire de village. Direction régionale d’agriculture Chaouia Ourdigha, Maroc Mwana Alirenji, un projet financé par l’Union européenne Mots clés : action collective, aménagement, approche depuis 1999, a débuté en tant que programme radiophonique, participative, associations des usagers des eaux agricoles mais a introduit des jardins de recherche et des illustrations (AUEA)petite et moyenne hydrauliques (PMH), réhabilitation adaptée à un public peu alphabétisé durant sa phase de 2003. Se rendant à l’évidence que les illustrations avaient besoin de En 1996, les projets de Petite et Moyenne Hydraulique (PMH) quelqu’un pour les expliquer, l’idée est née de lancer un projet pour développer des périmètres irrigués dans les provinces du communautaire multimédia de 2007 à 2011. mord marocain, a connu plusieurs projets de réhabilitation intégrés dans le cycle de projet participatif. S’inscrivant dans L’un des aspects multimédia du projet est le ilm pédagogique. une nouvelle approche, la Gestion Participative de l’Irrigation Le ilm est construit autour des problèmes perçus et de leurs (GPI), la principale composante du projet d’aménagement solutions possibles. Le ilm pédagogique, d’une durée de 45 était la mise en place des Associations des Usagers des Eaux à 60 minutes, est envoyé dans le village où les animateurs Agricoles (AUEA) pouvant prendre en charge la gestion et de la communauté travaillent pendant cinq jours en utilisant l’exploitation de l’infrastructure et des équipements en place diférents outils dans diférents groupes, dans le cadre de ce et s’impliquer d’une façon concrète dans les différentes que l’on appelle communément des festivals alimentaires de 40 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 village. Au soir du quatrième jour, le ilm pédagogique est un bassin de 2 274 000 km2, occupe le troisième rang après le difusé sur grand écran dans le village. Nil et le Congo en Afrique. Il ofre de nombreux avantages: de l’eau potable, du poisson comestible et un bel environnement Mwana alirenji, un projet multimédia complet, continue naturel dans les neuf pays qu’il arrose. d’inspirer et de proiter à de nombreuses personnes au travers de la plateforme de mise en réseau qu’il ofre au niveau du Un de ses aluents le Milo est à Kankan à 680 km de Conakry, village. La conservation des sols, l’irrigation, la collecte des la capitale guinéenne. Kankan, grand centre commercial eaux au moyen de technologies simples et adaptées et important particulièrement pour les produits agricoles, est l’utilisation de fumier sont les aspects les plus couramment frappé par un climat subsaharien inluencé par l’harmattan. abordés dans les ilms pédagogiques. Sa pluviométrie moyenne est de 188,3 mm par an avec une saison sèche de sept mois (octobre à avril), et une saison Mwana alirenji, une expression courante malawienne pluvieuse de cinq mois (mai à septembre). Le Milo et ses signiiant « il n’y aucune raison qu’un enfant pleure lorsqu’il ressources nourrissent les 355 739 habitants (statistiques y a tout ce qu’il faut à manger », vise à obtenir une autonomie oicielles 2005) de Kankan: cultivateurs, pêcheurs, artisans, alimentaire parmi les agriculteurs à petite échelle du Malawi exploitants de sable, commerçants etc. Mais aujourd’hui le rural. Milo est en voie de disparition, si rien n’est fait. Il y a 40 ans, le fleuve était navigable de juillet à janvier. SENSIBILISATION POUR LA PRESERVATION DU Aujourd’hui seule une courte période navigable de in octobre FLEUVE MILO (AFFLUENT DU NIGER) : LE MILO EN à fin janvier subsiste. Moins d’eau, c’est aussi moins de DANGER ressources pour cultiver les champs et faire boire les cheptels. Moins d’eau avec une forte croissance démographique, c’est Sangare Aminatagbe, journaliste, Radio Télévision moins d’espaces pour faire cohabiter des activités devenues Guinéenne (RTG), République de Guinée antagonistes et c’est moins de chances aussi pour la lutte Mots clés : eau potable, leuve Niger, pollution, rivière Milo contre la pauvreté. Qui dit grande richesse, dit aussi grande responsabilité. Le Niger et le Milo se portent tous deux mal à cause de la Chaque citoyen a un rôle à jouer dans la protection de nos désertiication, le sable se dépose de jour en jour dans leurs eaux douces. Après tout, notre vie en dépend, tout autant lits. Les berges labourées et fragilisées tombent en lambeaux qu’elle dépend de l’air que nous respirons et du sol que nous dans un fleuve ensablé, des techniques non-adaptées cultivons. Pour que chaque citoyen ait accès à de l’eau potable d’exploitation de sable jouent un rôle dans la fragilisation salubre, la première chose à faire est de protéger l’eau à sa des berges. source. Justement une des sources d’eau de haute importance L’érosion et l’efritement de la source à Faranah s’efectuent est menacée en Guinée: le leuve Milo. sous le poids de la démographie, du surpâturage, de Le fleuve Milo est un des affluents du majestueux fleuve l’agriculture, du déboisement. La pollution par les rejets Niger, la légendaire artère ouest africaine qui prend sa d’usines et rejets domestiques non traités côtoient teintures source en Guinée. Le leuve Milo déinit Kankan comme la et intrants agricoles, déchets solides déversés dans un leuve Seine déinit Paris, ou la Tamise Londres. Long de 430 km, nourricier transformé en poubelle. le Milo prend sa source dans les plateaux de Beyla et arrose Bref, il s’avère nécessaire de plaider aujourd’hui pour une successivement les préfectures de Kérouané et Kankan stratégie, si possible à l’échelle régionale, en vue d’une (région de la Haute Guinée). Son bassin versant est de utilisation et d’un développement durable du fleuve et 13 100 km², nourrissant plusieurs plaines cultivables de ses ressources liées. Pour les populations riveraines, il est la région. Le Milo, tout comme le Niger, est menacé par le absolument essentiel d’augmenter la sensibilisation des phénomène de sécheresse et d’avancée du désert. Le Niger, communautés et des décideurs sur le fonctionnement de la plus grand leuve en Afrique de l’Ouest, long de 4 200 km avec rivière et les enjeux et déis associés. Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 41 Thème 4 NOTES 42 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 SIGLES ACP Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et KRA Kenya Rainwater Association du Paciique NBI Nile Basin Initiative CGIAR Groupe Consultatif pour la Recherche NIHORT National Institute of Horticultural Research Agricole Internationale NPCA NEPAD Planning and Coordinating Agency CILSS Comité permanent Inter-Etats de Lutte OMS Organisation mondiale de la santé contre la Sécheresse dans le Sahel ONG Organisation non-gouvernementale CPWF Challenge Program on Water and Food du PDDAA Programme détaillé de développement de CGIAR l’agriculture africaine CSIR Council for Scientiic and Industrial PIB Produit intérieur brut Research / Conseil pour la recherche ReSAKSS Regional Strategic Analysis and Knowledge scientiique et industrielle Support System CTA Centre technique de coopération agricole et SACAU Southern African Confederation of rurale (ACP-EU) Agricultural Unions FAO Organisation des nations unies pour SIG Système d’information géographique l’alimentation et l’agriculture SPSS Statistical Package for the Social Sciences GIC Gestion de l’information et de la TIC technologies d’information et communication communication GHARP Greater Horn of Africa Rainwater Partnership TTABA Trinidad and Tobago Agri-Business / Partenariat eau pluviale de la grande corne Association de l’Afrique UE Union européenne GRET Groupe de recherché et d’échanges UNESCO-IHE Organisation des Nations unies pour technologiques l’Education, la science et la culture - ICRAF World Agroforestry Centre / Centre Institute for Water Education / Institut pour international de recherche en agroforesterie l’éducation à l’eau IFAD International Fund for Agricultural USAID United States Agency for International Development Development IFPRI Institut International de Recherche sur les WAIPRO West Africa Irrigation Project Politiques Alimentaires WUA Water Users Association – Association IGB Indo-Gangetic Basin d’utilisateurs d’eau IITA International Institute of Tropical Agriculture WUR Wageningen University IWMI International Water Management Institute IWRM Integrated water resources management / Gestion intégrée des ressources en eau Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 43 PROGRAMME DU SEMINAIRE Horaires Détails de la session Facilitation de la session Premier jour : Lundi 22 novembre 2010 08h30-10h00 Enregistrement des participants Secrétariat du séminaire 10h00-10h30 PAUSE CAFE 10h30-12h00 Enregistrement des participants (suite) Secrétariat Session de brieing pour l’équipe du séminaire annuel du CTA du séminaire Session de brieing pour les présidents et les facilitateurs des sessions plénières, les membres du Equipe comité de pilotage, les animateurs des groupes de travail, les modérateurs et rapporteurs des du CTA et groupes de travail. comité de pilotage du séminaire 12h00-14h00 DEJEUNER 16h00-18h00 SESSION 1: Cérémonie d’ouverture oicielle Président de Une session d’ouverture commune pour les quatre évènements de la semaine CTA la session 16h00-16h50 Cérémonie d’ouverture oicielle Maître de cérémonie Propos d’accueil : Dr Ibrahim Mayaki, Directeur, NEPAD/NPCA, Afrique du Sud Propos d’ouverture : M. Michael Hailu, Directeur, CTA, Pays Bas Salutations des Caraïbes Salutations du Paciique 16h50-17h10 Exposé introductif I: Doubler les rendements agricoles pour faire face aux pénuries d’eau et au changement climatique Dr David Molden, directeur général adjoint, International Water Management Institute (IWMI), Sri Lanka 17h10-17h30 Exposé introductif II: Sciences, connaissances autochtones et innovations - déis pour le développement Pr J. N. Elof, Enseignant chercheur et chef du programme de médicine végétale - University of Pretoria, Afrique du Sud 17h30-17h50 Allocution et lancement de la semaine CTA/ NPCA : Son excellence Monsieur le Ministre des Sciences et Technologies, Afrique du Sud 17h50-18h00 Remerciements : M. Fred Kalibwani, IWMI, Afrique du Sud 18h00-18h30 Conférence de presse 18h30-20h00 Cocktail 20h00 Fin de la première journée 44 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 Horaires Détails de la session Facilitation de la session Deuxième jour : Mardi 23 novembre 2010 08h00-10h30 SESSION 2: Présentation plénière de quatre exposés thématiques Président de Chaque exposé sera de 20 minutes suivi de 10 minutes de questions et commentaires modérés par la session le président de session 08h00-08h15 Présentation des objectifs et de la structure du séminaire M. André Vugayabagabo, CTA, Pays-Bas M. Fred Kalibwani, IWMI, Afrique du Sud 08h15-08h35 Exposé thématique 1: Stratégies pour augmenter la productivité de l’eau dans le secteur agricole dans les régions ACP soufrant d’une pénurie d’eau physique et économique. Cette communication abordera : • Les stratégies pour la réafectation de l’eau et ses avantages pour les utilisateurs de même que les stratégies pour une utilisation plus eicace de l’eau – plus de production par goutte et plus de valeur par goutte • Les combinaisons les plus prometteuses en matière de petires technologies de stockage de l’eau par zone agro-écologique spéciique et les moyens de les partager M. Maimbo Malesu – World Agroforestry Centre (ICRAF), Kenya 08h35-08h55 Exposé thématique 2 : Réponses actuelles et futures aux moteurs du changement pour l’accès et l’utilisation de l’eau pour l’agriculture. Cette communication abordera : • Les éléments moteurs qui auront un impact sur la disponibilité future en eau et son utilisation pour l’agriculture dans les pays ACP • Des exemples de réponses actuelles dans divers pays et autres stratégies d’adaptation à la variabilité et au changement climatiques qui contribueront également à réduire la pression sur les systèmes d’eau Pr Elijah Biamah, Université de Nairobi, Kenya 08h55-09h15 Exposé thématique 3 : Gouvernance de l’eau, réforme du secteur de l’eau et justice sociale. Cette communication abordera : • L’amélioration de la gouvernance de l’eau par la gestion intégrée des ressources en eau • La façon dont l’eau peut être mieux gérée dans les contextes de bassins spéciiques des régions ACP • Les modèles et les options pour une réforme de la politique de l’eau et une gouvernance basées sur des preuves scientiiques et économiques • Politiques équitables de gestion de l’eau et distribution plus juste des ressources en eau (droits de l’eau) Dr Faustin Maganga, Institute of Resource Assessment, University of Dar-Es-Salaam, Tanzanie Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 45 Horaires Détails de la session Facilitation de la session 09h15-09h35 Exposé thématique 4: Les liens entre les niveaux actuels d’investissements, les taux de productivité et de croissance et les niveaux actuels de la pauvreté et de la faim dans les pays ACP (liens de croissance) Analyse des tendances des scénarios « les afaires continuent comme d’habitude » ou « les afaires ne continuent pas comme d’habitude » 10h00-10h30 PAUSE CAFE 10h30-12h30 SESSION 3: Groupes de travail et présentations d’études des cas Président de Les participants seront divisés en quatre groupes de travail. Les participants resteront dans les la session mêmes groupes de travail tout le long du séminaire Chaque groupe de travail suivra 4-5 présentations d’études de cas et 4-5 présentations de posters (réparties sur les 3 jours du séminaire) Chaque groupe de travail débattra des problématiques évoquées dans les exposés thématiques, ainsi que les problématiques émergeant des présentations d’études de cas et posters 10h30-11h00 Présentation en plénière des résultats de la discussion électronique et introduction des sessions de groupe de travail, M. George de Gooijer, Consultant indépendant, Suède 11h00-12h30 Groupe de travail 1 Groupe de travail 2 Groupe de travail 3 Groupe de travail 4 Stratégies Stockage de l’eau Gouvernance de Répartition d’adaptation des pour l’adaptation l’eau et réforme du équitable des communautés au changement secteur de l’eau droits et de l’accès rurales vulnérables climatique Etudes de cas et à l’eau (eau, au déicit en eau (récupération des discussions pauvreté et genre) Etudes de cas et eaux de pluie) Mme Avril Etudes de cas et discussions Etudes de cas et Alexander discussions Dr Stefan discussions GWP – Caraïbes, Dr Gert Jan Thiemann M. Maimbo Trinité-et-Tobago Veldwisch Consultant, Suisse Malesu Dr Leslie Simpson WUR, Pays-Bas ICRAF, Kenya CARDI, Jamaïque Dr Stephen Ngigi, RWH, Kenya 12h30-14h00 DEJEUNER 14h00-15h30 SESSION 3 : Présentation des groupes de travail et d’études des cas (suite) Président de 14h00-15h30 Groupe de travail 1 Groupe de travail 2 Groupe de travail 3 Groupe de travail 4 la session Stratégies Stockage de l’eau Gouvernance de Gouvernance de d’adaptation des pour l’adaptation l’eau et réforme l’eau et réforme communautés au changement du secteur de l’eau du secteur de l’eau rurales vulnérables climatique (suite) (suite) au déicit en eau (récupération des (suite) eaux de pluie) (suite) 15h00-15h30 PAUSE CAFE 46 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 Horaires Détails de la session Facilitation de la session 15h30-17h30 SESSION 4: Panel sur la politique et l’investissement publique Facilitateur de la Augmentation des investissements publics dans un large éventail d’options de gestion de l’eau session agricole ain d’accroître la disponibilité et l’accès à l’eau pour la production agricole, ainsi qu’un Format « Hard environnement politique propice à un soutien accru des investissements et de la croissance Talk » 15h30-16h00 Exposé thématique 5: Accroître l’accessibilité de l’eau : investissement stratégique Panélistes et priorités politiques dans la gestion de l’eau dans le secteur agricole. Cette complémentaires communication répondra à cinq questions principales NEPAD/NPCA • Compte tenu des demandes concurrentes face à des ressources disponibles limitées, dans quels domaines de la gestion de l’eau dans le secteur agricole Mme Nobu Ngele, les pays ACP devraient-ils investir Quels en sont les gains et quels compromis Département doivent être consentis? des afaires de l’eau, des forêts et • Quelle est la faisabilité opérationnelle de ces investissements dans le contexte pêche (DWAFF) – politique actuel Quelles ressources sont nécessaires et quel rôle le secteur privé Afrique du Sud peut-il jouer ? Ishmael Sunga • Le contexte politique actuel est-il suisant pour soutenir l’investissement accru (SACAU), Africa dans le sous-secteur de l’eau agricole? Quels changements politiques doivent Development accompagner les investissements proposés ? Bank (AfDB) • Quels sont les investissements complémentaires nécessaires de manière à Dr David Molden, réaliser les bénéices d’un investissement accru dans la gestion de l’eau? directeur adjoint, • Quel est le coût de l’absence d’action ? IWMI Dr Woldeab Teshome, Directeur des études de développement régionales et locales, Dr Andrew Addis Ababa University, Ethiopie Sanewe , 16h00-16h45 Réponse du panel et présentation (et Q&R facilitées) Water Research Prioriser les investissements dans l’irrigation à petite échelle et dans les systèmes Commission de récupération d’eau de pluie (WRC), Afrique M. Clément Ouédraogo, CILSS, Burkina Faso du Sud Investissements publiques pour améliorer l’accessibilité dans les régions déicitaires en eau Dr Dennis Wilchens, IWMI, Sri Lanka Un environnement politique propice à l’investissement eicace dans l’eau Dr Rudolph Cleveringa, IFAD, Italie 16h45-17h30 Séance Q&R et conclusion du panel 17h30 Fin de la deuxième journée Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 47 Horaires Détails de la session Facilitation de la session Troisième jour : Mercredi 24 novembre 2010 08h00-10h00 08h00-08h30 Exposé thématique 6 : Revitalisation de l’irrigation en Asie : y a-t-il des leçons utiles pour l’Afrique ? Dr Aditi Mukherij, chercheuse, IWMI, Sri Lanka SESSION 5: Discussions du groupe de travail et études de cas (suite) Facilitateur Dans cette session, les groupes de travail discuteront également de toutes les questions concernant de la session la politique publique et l’investissement 08h30-10h00 Groupe de travail 1 Groupe de travail 2 Groupe de travail 3 Groupe de travail 4 Stratégies Stockage de l’eau Gouvernance de Répartition d’adaptation des pour l’adaptation l’eau et réforme du équitable des communautés au changement secteur de l’eau droits et de l’accès rurales vulnérables climatique et à l’eau (eau, au déicit en eau (récupération des pauvreté et genre) Politique publique et eaux de pluie) et investissements et Politique publique et Politique publique et investissements Politique publique et investissements et investissements 10h00-10h30 PAUSE CAFE 10h30-12h00 SESSION 6: Etudes de cas sur les systèmes de soutien de connaissance Président de Information et systèmes de soutien de connaissance dans la gestion intégrée de l’eau comme outil la session d’aide à la décision en matière de politique et d’investissement, et permettant une adoption accrue des pratiques d’adaptation et de gestion. Recherche-action pour l’apprentissage social et la gouvernance de l’eau – une approche par la facilitation, Dr Bruce Lankford, East Anglia University Systèmes d’analyse stratégique et de gestion de connaissances (SAKKS), Dr Pius Chilonda, Directeur, IWMI, Afrique du Sud Expérience du CTA en gestion de l’information et de la communication (GIC) et systèmes de soutien de connaissance, Mme Oumy Nidaye, CTA, Pays-Bas GIC et systèmes de soutien de connaissance comme outil d’aide à la décision pour les décisions politiques et d’investissement, Dr Gervais Mbarga, Université de Moncton, Canada 12h00-14h00 DEJEUNER 14h00-15h30 SESSION 7: Session interactive pour les groupes de travail (sous forme de marché) Président de Espace ouvert permettant des commentaires de groupes à mi-chemin du séminaire ainsi que la la session possibilité pour les groupes de s’enrichir les uns les autres avec de nouvelles idées 14h00-15h30 Espace d’interaction sous forme de marché et commentaires des 4 groupes de travail 15h30-16h00 PAUSE CAFE 48 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 Horaires Détails de la session Facilitation de la session 16h00-17h30 SESSION 8: Discussions des groupes de travail (suite) Président de Dans cette session, les groupes de travail discuteront des stratégies de Gestion de l’information et la session de la communication (GIC) pour combler les lacunes en terme de connaissance émergeant au sein du groupe 16h00-17h30 Groupe de travail 1 Groupe de travail 2 Groupe de travail 3 Groupe de travail 4 Stratégies Stockage de l’eau Gouvernance de Répartition d’adaptation des pour l’adaptation l’eau et réforme du équitable des communautés au changement secteur de l’eau droits et de l’accès rurales vulnérables climatique et à l’eau (eau, au déicit en eau (récupération des Stratégies de GIC pauvreté et genre) et eaux de pluie) et Stratégies de GIC et Stratégies de GIC Stratégies de GIC 19h00 - Cérémonie de remise des prix du CTA 20h30 • Concours de rédaction Ardyis • Concours de photos sur les gens, l’eau et les TIC 20h30-22h00 Dîner de gala 22h00 Fin de la troisième journée Quatrième jour : Jeudi 25 novembre 2010 08h30-17h30 SESSION 9: Visite de terrain Facilitation de la La visite de terrain sera à la fois thématique et récréative visite de terrain 17h30 Fin de la quatrième journée Cinquième jour : Vendredi 26 novembre 2010 08h30-10h00 SESSION 8 (suite) : Les groupes de travail continuent de débattre des stratégies de gestion de l’information et de la communication (GIC) pour traiter des lacunes en termes d’information et de connaissances émergeant au sein du groupe Groupe de travail 1 Groupe de travail 2 Groupe de travail 3 Groupe de travail 4 Stratégies Stockage de l’eau Gouvernance de Répartition d’adaptation des pour l’adaptation l’eau et réforme du équitable des droits communautés au changement secteur de l’eau et de l’accès à l’eau rurales vulnérables climatique et (eau, pauvreté et au déicit en eau (récupération des Stratégies de GIC genre) et eaux de pluie) plus et Stratégies de GIC et Présentations Stratégies de GIC plus Stratégies de GIC inales plus Présentations plus Présentations inales Présentations inales inales 10h00-10h30 PAUSE CAFE Séminaire annuel du CTA 2010 – RESUMES – 49 Horaires Détails de la session Facilitation de la session 10h30-12h00 SESSION 9: Présentation des résultats des groupes de travail et adoption des conclusions et Président de recommandations la session 10h30-11h30 Présentation des rapports des groupes de travail (15 minutes chacun) suivi par des réponses en plénière Groupe 1 : Stratégies d’adaptation des communautés rurales vulnérables au déicit en eau Groupe 2 : Stockage de l’eau pour l’adaptation au changement climatique (récupération des eaux de pluie) Groupe 3 : Gouvernance de l’eau et réforme du secteur de l’eau Groupe 4 : Répartition équitable des droits et de l’accès à l’eau (eau, pauvreté et genre) 11h30-12h30 Vue d’ensemble et adoption des résultats du séminaire Résumé du séminaire : conclusions clés, recommandations et messages 12h30-14h00 DEJEUNER 15h00-16h30 SESSION 10: Cérémonie oicielle de clôture Président de Une session conjointe de clôture des 4 évènements de la semaine CTA la session 15h00-16h30 Cérémonie oicielle de clôture Messages principaux : Séminaire annuel du CTA 2010 Messages principaux: 9ème réunion du comité consultatif sur les sciences et la technologie Messages principaux : Observatoire des TIC du CTA Messages principaux : Agriculture, développement rural et jeunesse dans la société de l’information (ARDYIS) Remerciement : Mme Oumy Ndiaye, Chef du département Services de Communication, CTA, Pays Bas Panorama sur la semaine CTA/NPCA : M. Michael Hailu, Directeur, CTA, Pays Bas Propos de clôture : Dr Ibrahim Mayaki, Directeur, NEPAD /NPCA, Afrique du Sud Invité d’honneur 16h30 Fin du séminaire et de la semaine CTA/NEPAD en Afrique du Sud Rafraîchissements 50 – RESUMES – Séminaire annuel du CTA 2010 Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) a été créé en 1983 dans le cadre de la Convention de Lomé signée entre les États du groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Paciique) et les États membres de l’Union européenne. Depuis 2000, le CTA opère dans le cadre de l’Accord de Cotonou ACP-UE. Le CTA a pour mission de développer et de fournir des produits et des services qui améliorent l’accès des pays Le Nouveau partenariat pour le développement ACP à l’information pour le développement agricole et de l’Afrique (NEPAD) est une initiative de l’Union rural. Le CTA a également pour mission de renforcer africaine (UA) adoptée à Lusaka (Zambie) en 2001. les capacités des pays ACP à acquérir, traiter, produire Le NEPAD constitue une stratégie d’intervention et diffuser de l’information pour le développement radicalement nouvelle conçue et élaborée par les agricole et rural. dirigeants africains pour cerner les nouvelles priorités et approches liées aux transformations politiques et socio-économiques en Afrique. En février 2010, les dirigeants africains réunis lors du 14ème sommet de l’Union africaine ont approuvé la création de l’Agence de planiication et de coordination du NEPAD (APCN) en tant qu’organe technique, en remplacement du Secrétariat du NEPAD, avalisant ainsi l’intégration du NEPAD dans les structures de l’UA. L’APCN a pour mandat de faciliter et coordonner la mise en oeuvre des programmes et projets prioritaires au niveau régional et continental, mais aussi de promouvoir la création de partenariats, la mobilisation de ressources ainsi que la gestion des activités de recherche et des connaissances. RSHIP FOR AFRICA NEPAD A PROGRAMME OF THE AFRICAN UNION NEPAD Planning and Coordinating Agency CTA Agence de Planification et de Coordination du NEPAD Postbus 380 - 6700 AJ Wageningen Pays-Bas T : + 31 317 467 100 F : + 31 317 460 067 cta@cta.int www.cta.int Le CTA est inancé par l’Union Européenne TH E NEW PARTNE ’S DEV ELOPMENT SEMINAIRE ANNUEL DU CTA 2010 – Gestion intégrée de l’eau pour une agriculture durable – RESUMES