Des haricots de meilleure qualité pour l’Afrique … … grâce aux travaux de l’Alliance de recherche panafricaine sur le haricot (PABRA). En 2006, l’Alliance a célébré ses dix premières années d’accomplissements et a évalué, à cette occasion, les défis qu’il lui reste à relever. Faits et chiffres • Les petits exploitants africains cultivent chaque année plus de quatre millions d’hectares de haricots, source d’alimentation pour plus de 100 millions d’africains. • L’Afrique de l’Est détient le record mondial de consommation de haricots par personne, celle-ci s’élevant à environ 50 à 60 kg par an. • Avec un taux de 22%, le haricot est riche en protéines; il contient également du fer, du zinc, des fibres et des carbohydrates lents. • Le haricot représente une source de revenus notable et de plus en plus importante en faveur des foyers ruraux, les ventes annuelles africaines s’élevant à plus de 580 millions de dollars en 2005. La PABRA facilite également le développement des capacités. Avec l’appui de l’Alliance, les réseaux régionaux identifient, développent et déploient une expertise nationale dans des domaines tels que l’amélioration des plantes, la recherche participative des agriculteurs, la diffusion des semences, le développement d’agro-entreprises et la lutte intégrée contre les ravageurs et les maladies. L’attention accrue accordée au développement des capacités a permis Le haricot en Afrique de faire passer le nombre de scientifiques travaillant à l’échelon régional en qualité de personnes ressources Originaire d’Amérique du sud, le haricot commun de la PABRA, de 5 en 2003 à 23 en 2005. (Phaseolus vulgaris L) est cultivé sur tout le continent Les partenaires clés en matière de recherche africain, principalement par les femmes. Sa qualité participative et de développement des capacités dans le de légumineuse en fait à la fois un fertilisant, et une domaine de l’amélioration des plantes sont l’Université source de nourriture et de revenus pour les ménages. de Nairobi, au Kenya, et la station de recherche agricole de Chitedze, à Lilongwe, au Malawi. Une Alliance pour le progrès La PABRA est appuyée par le CIAT, également Etablie en 1996, l’Alliance de recherche panafricaine partenaire au sein du programme de recherche sur le haricot (PABRA) est un consortium de réseaux stratégique de l’Alliance. L’Alliance est administrée par régionaux sur le haricot qui rassemble les groupes un Comité directeur qui se réunit tous les ans avec nationaux de recherche agricole, les scientifiques du Centre international d’agriculture tropicale (CIAT) et les représentants de divers donateurs. Par ses recherches sur le haricot, l’Alliance vise à améliorer la sécurité alimentaire, les revenus et la santé des agricul- teurs pauvres en ressources sur le continent africain. Pour atteindre cet objectif, l’Alliance travaille en partenariat avec les exploitants et les communautés rurales, les organisations non gouvernementales (ONG), les commerçants et d’autres partenaires du secteur privé. Les travaux de l’Alliance bénéficient en premier lieu aux femmes, principales responsables de la production agricole, comme des activités post-récolte. Les populations pauvres des zones urbaines, pour qui le haricot est une source majeure de protéines, constituent également une catégorie importante de bénéficiaires. L’Alliance favorise la recherche collaborative entre ses divers partenaires. Cette approche implique, au-delà de l’exécution même des projets, un effort de planification, de définition des priorités, de suivi et d’évaluation. L’approche collaborative engendre des économies d’échelle grâce au partage de l’information, à l’échange de matériel génétique, et à la dissémination des technologies et des méthodes au-delà des frontières nationales. 2 Deux réseaux régionaux sur le haricot, solidement les participants aux réseaux et les représentants des établis, font partie de l’Alliance : donateurs, de manière à examiner les activités réalisées • Le Réseau de recherche sur le haricot pour et planifier les projets à venir. l’Afrique de l’Est et du Centre (ECABREN), et • Le Réseau de recherche sur le haricot pour l’Afrique australe (SABRN). Dix années de succès Des efforts sont en cours en vue de créer un Depuis 1996, les partenaires de l’Alliance ont troisième réseau pour l’Afrique occidentale et centrale. réussi à résoudre plusieurs questions de recherche Les réseaux instaurés sont affiliés à leurs organisations complexes, concernant notamment la lutte contre les sous-régionales respectives – l’Association pour le ravageurs et les maladies du haricot, et l’amélioration renforcement de la recherche agricole en Afrique de la fertilité des sols. Ils ont également réalisé de l’Est et du Centre (ASARECA) et la Division des ressources naturelles de la Communauté pour le des progrès très rapides en matière de diffusion développement de l’Afrique australe (SADC-FANR). de nouvelles variétés de haricot. Le réseau à venir pour l’Afrique occidentale et centrale sera affilié au Conseil Ouest et centrafricain pour la L’éradication du pourridié recherche et le développement agricoles (CORAF). Le début des années 1990 reste marqué comme Les 18 pays participant à l’Alliance sont l’Afrique une période noire pour les agriculteurs et les du sud, l’Angola, le Burundi, le Cameroun, l’Ethiopie, le Kenya, le Lesotho, le Madagascar, le Malawi, le consommateurs des grandes régions productrices Mozambique, l’Ouganda, la République démocratique de haricots en Afrique de l’Est: le pourridié a du Congo, le Rwanda, le Soudan, le Swaziland, littéralement décimé les récoltes, entraînant une la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe. hausse des prix et de graves pénuries alimentaires. Afin de résoudre ce problème, les scientifiques du CIAT et de l’Institut des sciences agronomiques du Rwanda (ISAR) ont entrepris des études de recherche intensives qui ont permis d’identifier des variétés Sortir de la faim et de la pauvreté Les variétés améliorées de haricot volubile mises au point et diffusées par les partenaires de la PABRA ont un rendement trois fois supérieur à celui des variétés naines traditionnelles. Leur résistance au pourridié les rend parfaitement adaptées aux hautes terres humides densément peuplées, où la maladie est particulièrement destructive. En outre, leur croissance verticale induit une moindre superficie cultivée, permettant d’allouer plus d’espace aux autres cultures. Ces divers cultivars ont d’abord été introduits au Rwanda, chef de file de la recherche au niveau régional. L’ISAR s’emploie actuellement à reproduire des variétés qui conjuguent des qualités de résistance aux maladies et d’autres traits souhaités. L’expansion de la culture du haricot volubile s’étend désormais au-delà du Rwanda, à d’autres pays africains. Un grand nombre d’agriculteurs établis dans les hautes terres du sud-ouest de l’Ouganda, et dans le centre et l’ouest du Kenya, ont adopté ces variétés. 3 de haricot nain et plantes. Ces technologies intégrées de lutte contre les grimpant résistantes ravageurs permettent de réduire l’emploi de pesticides à la maladie. Ces chimiques. La plantation ou l’application sur le terrain dernières ont été de légumineuses telles que l’espèce Tephrosia restaure largement diffusées la fertilité des sols, tout en repoussant les ravageurs. au Rwanda, puis Certaines variétés améliorées mises au point par introduites dans les partenaires de la PABRA nécessitent un temps l’ouest du Kenya de cuisson plus court que les variétés traditionnelles. et le sud-ouest de Les femmes estiment que celle-ci est réduite de l’Ouganda. Selon une presque moitié, ce qui représente un avantage certain étude d’impact réalisée dans l’ouest du Kenya, le taux en termes de temps de travail et de protection de de ménages ayant adopté au moins l’une des variétés l’environnement. naines résistantes à la maladie s’élevait à 80% dès 2001, améliorant ainsi nettement la sécurité alimentaire. Vers un secteur paysan plus L’utilisation de variétés résistantes s’est vue associée dynamique à la lutte intégrée contre les ravageurs et les maladies, La PABRA a encouragé le développement de groupes fondée sur une combinaison du savoir traditionnel de recherche d’agriculteurs dynamiques. En mars et des connaissances scientifiques. La mise en œuvre 2006, on dénombrait plus de 300 groupements de simultanée de ces deux activités s’est avérée extrême- la sorte et plus de 5000 agriculteurs membres avaient ment efficace pour lutter contre le pourridié du reçu une formation en matière de tests variétaux et de haricot, tout comme les autres maladies et ravageurs. production semencière. Le partage des connaissances entre cultivateurs a permis d’accélérer de façon signifi- Vers des écosystèmes plus sains cative la dissémination et l’adoption des technologies. La PABRA aborde les problèmes connexes de la De même, les programmes nationaux ont été pauvreté des sols et de la vulnérabilité aux maladies incités à diriger des programmes participatifs de et aux ravageurs en adoptant une approche holistique sélection variétale ou d’amélioration des plantes en des écosystèmes. Les efforts visant à confronter ces association avec les agriculteurs. Grâce à ces approches, obstacles sont ainsi intégrés aux activités tendant à les exploitants ont pu adopter les nouvelles variétés mettre au point et expérimenter d’autres interventions. bien avant leur introduction officielle. L’Alliance a identifié un certain nombre de variétés de haricot en mesure de donner de très bons résultats dans des sols peu fertiles, et a encouragé leur utilisation, tout en expérimentant de façon simultanée des options disponibles sur le plan local, telles que les engrais et les amendements organiques. Les sélectionneurs de plantes ont ainsi réussi à mettre au point des variétés améliorées combinant les atouts de tolérance à des sols de faible fertilité, de résistance aux maladies et aux ravageurs, et d’autres traits souhaités. Pour combattre efficacement les maladies et les ravageurs, les agriculteurs associent à la culture de variétés améliorées, toute une série de technologies et méthodes nouvelles. Ces dernières incluent notamment le strict respect du calendrier de plantation, ainsi que le recours à des extraits de souci, de neem et d’autres espèces de 4 Semer des graines pour faire pousser une entreprise A 47 ans, Haile Wako, père de quatre enfants, cultive le haricot depuis sa plus tendre enfance. Haile et sa famille vivent à Boffa, village situé dans la vallée centrale de l’Ethiopie. « J’ai décidé de cultiver des haricots améliorés car je savais que je pourrais en retirer 400 birr par mois » indique Haile. Cela représente environ 48 dollars, une somme largement supérieure au revenu mensuel moyen de 30 dollars ou moins que perçoit la majorité des agri- culteurs pauvres en ressources en Ethiopie. Depuis 2001, Haile est semencier sous contrat pour la « Ethiopian Seed Enterprises», compagnie produisant des semences de classe Fondation destinées aux communautés locales, aux ONG et aux coopératives. Il est également devenu vendeur de semences, à son propre compte. Les revenus issus de la culture du haricot lui ont permis d’acheter une pompe à eau et un camion, et de construire une maison en briques pour sa famille. Enfin, il a pris en fermage des terres additionnelles en vue de l’expansion de son exploitation de haricots. Atteindre les populations Afin d’accélérer plus encore les activités de traditionnellement délaissées diffusion, la PABRA a appuyé le développement de Avec l’appui du CIAT, les chercheurs nationaux et la production semencière au niveau communautaire, les vulgarisateurs ont adopté des approches non dans le cadre d’agro-entreprises. Parallèlement, des conventionnelles de diffusion des technologies, manuels techniques portant sur le sujet ont été publiés impliquant, dans un souci constant d’atteindre en huit langues et ont été distribués aux agriculteurs et de nouveaux utilisateurs, la participation de lieux aux organisations de vulgarisation. de vente tels que les cliniques, les magasins de semences, et même les kiosques de vente de boissons. Des millions de bénéficiaires Cette initiative, appelée l’approche concertée En 2004, 245 nouvelles variétés de haricot avaient de partenariat, a été couronnée de succès. A peine été introduites dans les 18 pays de l’Alliance. Les 18 mois après son lancement en 2003, des variétés études d’impact menées de 2003 à 2005 ont montré améliorées de haricot avaient été distribuées à que, dans 7 pays seulement, environ 35 millions quelques 2,5 millions de foyers en Afrique centrale, australe et orientale. Autrement dit, l’initiative a déjà d’agriculteurs semaient ces nouvelles variétés sur une largement dépassé le chiffre de 2 millions qu’elle superficie représentant pratiquement la moitié des s’était fixé au départ. En Ethiopie seulement, une terres cultivées en haricot. Une fois expérimentées, les année de campagne aura suffi pour que 137 tonnes variétés améliorées ont le plus souvent été adoptées de semences améliorées soient distribuées aux de façon permanente, ce qui laisse à penser que les agriculteurs, comprenant essentiellement des paysans pauvres qui expérimentaient du germoplasme nouvelles technologies répondent aux besoins des amélioré pour la première fois. familles paysannes. L’empaquetage des semences en lots de petite En vue d’augmenter le nombre de bénéficiaires, taille, peu coûteux, constitue un facteur déterminant une nouvelle cible a été définie en en 2003 : toucher de la réussite d’une telle initiative. 50 tonnes de deux millions supplémentaires de ménages d’ici à semences permettront d’atteindre des millions 2008. Et pour atteindre cet objectif, une approche d’agriculteurs si tant est que l’on utilise des paquets contenant seulement 50 grammes de graines. concertée de partenariat a été élaborée (voir encadré). Plus de 80 partenaires se sont joints à l’initiative Les études de suivi et d’évaluation réalisées par la par le biais d’accords avec les instituts nationaux de PABRA démontrent qu’en 2005 quelques 400 000 recherche en matière de production et diffusion des cultivateurs utilisaient des méthodes améliorées de lutte semences. contre les ravageurs et les maladies. Certes, ce chiffre est 5 largement inférieur à Dans certains pays, la recherche-développement celui des agriculteurs sur le haricot a généré des retombées économiques ayant adopté des spectaculaires. En Tanzanie, par exemple, le taux variétés améliorées; interne de retour aux investissements de la recherche il n’en représente sur les deux décennies qui se sont écoulées entre 1985 pas moins un et 2005 a été estimé à 60%. Dans l’est de la République point de départ très démocratique du Congo, le revenu que les exploitants prometteur, à l’appui tirent du haricot a été multiplié par cinq. des activités futures L’augmentation des revenus résulte non seulement des partenaires. de la vente d’un plus grand volume de haricots pour la consommation, mais également de la vente des Le haricot, source de richesse et semences qui est devenue une activité rentable dans de santé plusieurs pays. Les études d’impact indiquent que les agriculteurs Les technologies applicables à la culture du ayant recours aux variétés améliorées enregistrent un haricot sont accessibles à tous, indépendamment du rendement supérieur et subissent dans une moindre niveau de richesse : dans plusieurs pays, au Rwanda mesure les pertes dues aux ravageurs, aux maladies et notamment, les cultivateurs ont indiqué que les à la pauvreté des sols. Parallèlement, ces derniers ont nouvelles technologies pouvaient être adoptées autant vu la nutrition et la santé de leur famille s’améliorer et par les familles démunies, voire très pauvres, de la leurs revenus augmenter. communauté que par les agriculteurs plus riches. Ce 6 sont souvent les femmes qui adoptent ces technologies, demeurera donc une activité majeure. L’apparition voyant ainsi leurs revenus s’accroître considérablement. constante de nouvelles menaces impose d’intensifier Afin d’éviter que les hommes s’accaparent les profits la lutte contre les ravageurs et les maladies et d’en réalisés en prenant en charge une culture traditionnelle- élargir la portée. Outre le pourridié, l’attention doit ment aux mains des femmes, l’Alliance s’est attachée à se porter sur d’autres maladies critiques, telles que la développer la capacité des groupements de femmes et tache anguleuse, l’anthracnose, la rouille, la brûlure de leurs fournisseurs de services en matière de création bactérienne commune, et le virus de la mosaïque et de gestion d’agro-entreprises. du haricot. De son côté, la lutte contre les ravageurs Selon les exploitants, ces technologies ont généré doit accorder la priorité à la mouche du haricot, aux d’autres bénéfices, prenant la forme de nouveaux aphidés et au ver gris. Dans les deux cas, à l’image services disponibles, tels que le crédit, la fourniture de l’approche actuellement suivie, la sélection et de ressources, ainsi qu’une information actualisée en l’amélioration visant les qualités de résistance et de matière de nutrition et de santé. tolérance seront associées à la lutte intégrée contre les ravageurs et les maladies, de manière à maximiser les gains en faveur des agriculteurs et la santé de l’écosystème. Le haricot est extrêmement vulnérable aux aléas climatiques, particulièrement à la sécheresse. La progression du réchauffement climatique pourrait transformer cette contrainte en réelle menace dans certaines parties de la région. Ces dernières années, les partenaires de l’Alliance ont redoublé d’efforts en vue de mettre au point des variétés associant la tolérance à la sécheresse à d’autres traits souhaités. Il est essentiel de poursuivre et d’intensifier ces efforts, les nouvelles variétés obtenues devant être sélectionnées et testées en vue d’une introduction et d’une diffusion rapides. Il faut également intensifier les efforts de diffusion des technologies semencières et des autres technologies. Les pratiques d’adoption qui Quels lendemains? Les ressortent des études d’impact ont révélé deux besoins importants : d’une part, la nécessité d’étendre les enjeux de l’avenir efforts de diffusion aux zones jusque là négligées, Le haricot joue un rôle crucial dans le combat que ce qui permettra d’atteindre les agriculteurs pauvres livre le continent africain pour sortir du déclin et marginaux pour qui les nouvelles technologies actuel et s’acheminer vers l’Objectif du Millénaire demeurent largement inconnues; d’autre part, pour le développement visant à réduire de moitié accroître le nombre de variétés disponibles pour le nombre de personnes vivant dans la faim et la parvenir, grâce à cette diversité accrue, à une plus pauvreté d’ici à 2015. La PABRA entame donc une grande stabilité de la production et de la sécurité seconde décennie d’existence aux enjeux encore alimentaire. La diffusion des technologies fondées sur plus importants que ceux relevés au cours des dix les connaissances (telles que la lutte intégrée contre les premières années. Comment va-t-elle confronter ravageurs et les maladies), qui accusent toujours un ces problèmes? net retard par rapport aux technologies semencières, La PABRA a mis l’accent sur les semences devrait faire l’objet d’une attention particulière. et les technologies qui y sont associées, et cette Face à l’expansion continue du HIV/AID, les approche a porté ses fruits. L’amélioration des efforts doivent s’attacher à améliorer l’apport nutritif plantes, qui est le fondement de ces technologies, du haricot aux personnes malades. Outre la mise au 7 Haricots et lutte contre le VIH/SIDA Le VIH/SIDA a paralysé l’agriculture de petite ou tardives, permet également de réduire le échelle dans de vastes zones du continent africain. temps alloué au désherbage. Au-delà des pertes qui en résultent au niveau des Les partenaires de l’Alliance travaillent ressources, des revenus et de la sécurité alimentaire, conjointement en vue d’aider les familles la force de travail se trouve amoindrie et le savoir rwandaises touchées par le sida à améliorer leur traditionnel agricole qui se passe de génération nutrition, et à utiliser des méthodes culinaires et à génération s’érode. Souvent, la nourriture se des recettes plus nutritives. Le projet a permis de fait de plus en plus rare, le régime alimentaire de distribuer quatre variétés améliorées de haricot moins en moins varié, ouvrant la voie vers une faim à quelques 12 000 agriculteurs, dont la famille chronique et cachée. ou la communauté était touchée par le sida. La PABRA aborde le problème des besoins nutritionnels des personnes atteintes du sida en mettant au point des variétés de haricot riches en fer et en zinc. L’Alliance accorde également une attention particulière aux technologies permettant de réduire la main d’oeuvre, tout en augmentant la productivité. La culture du haricot présente un avantage certain pour les familles touchées par le sida en ce qu’elle exige moins de travail que les cultures céréalières. L’association de variétés naines et grimpantes, conjuguée à des cultures précoces point et la diffusion de que la production augmente, il conviendra d’explorer nouvelles variétés riches en de nouvelles possibilités de transformation et de minéraux, il importe de stimuler la création de nouveaux marchés régionaux. consolider les liens avec les La stabilité des prix du haricot et d’autres cultures de professionnels de la santé et rente devrait inciter les cultivateurs à investir dans leur de la nutrition travaillant au exploitation, notamment dans la fertilité des sols. niveau de la communauté, La question de l’autonomisation des agriculteurs qui devront activement pauvres en ressources par un meilleur accès au crédit, participer aux campagnes aux ressources, et à l’information demeurera probable- promotionnelles. ment un défi majeur tout au long des dix prochaines Afin d’assurer que la années. La PABRA affrontera ce défi de taille en culture du haricot demeure travaillant avec d’autres organisations, sur la base des une activité rentable pour les enseignements tirés du nombre restreint mais croissant petits exploitants alors même des succès rencontrés aux quatre coins de la région. Pour de plus amples informations, veuillez visiter notre site web: http://www.ciat.cgiar.org/africa/pabra.htm ou contacter: Dr Robin Buruchara Coordinateur de la PABRA Kawanda Agricultural Research Institute P.O. Box 6247, Kampala, Uganda Tél: + 256 41 567670 Courrier électronique: r.buruchara@cgiar.org ciat-uganda@cgiar.org L’Alliance panafricaine de recherche sur le haricot tient à exprimer sa gratitude aux organisations suivantes pour l’appui financier qu’elles ont apporté à ses activités: l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre, le Département britannique pour le développement international, l’Agence canadienne de développement international, la Fondation Rockefeller, l’Agence Suisse pour le 8 développement et la coopération, et l’Agence des Etats-Unis pour le développement international. Les vues exprimées dans ce document ne représentent pas nécessairement la position de ces organisations. Compiled and produced by Green Ink Ltd (www.greenink.co.uk)