Radio :la fréquence des nuages

cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
cg.howPublishedFormally Published
cg.issn1011-0046
cg.journalSpore
cg.number41
cg.placeWageningen, The Netherlands
dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dc.date.accessioned2015-03-23T11:06:06Zen
dc.date.available2015-03-23T11:06:06Zen
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/60169
dc.titleRadio :la fréquence des nuagesen
dcterms.abstractAvec les progrès de la météorologie, la radio va devenir un instrument de transmission d’informations de plus en plus vitales pour les paysans.L’agriculture au Sahel est très aléatoire. Dans cette région où il tombe, en moyenne, entre 30 et...en
dcterms.accessRightsLimited Access
dcterms.bibliographicCitationCTA. 1992. Radio :la fréquence des nuages. Spore 41. CTA, Wageningen, The Netherlands.en
dcterms.descriptionAvec les progrès de la météorologie, la radio va devenir un instrument de transmission d’informations de plus en plus vitales pour les paysans. L’agriculture au Sahel est très aléatoire. Dans cette région où il tombe, en moyenne, entre 30 et 75 cm de pluie par an, les plantes, malgré une adaptation apparente, vivent dans un équilibre précaire. Que ce soient les tubercules comme le manioc ou la patate douce au sud, les céréales rustiques comme le mil ou le sorgho au centre ou même les pâturages des troupeaux transhumants aux confins du désert, ces plantes vivent toutes dans des conditions limites. Le moindre incident météorologique suffit à mettre leur vie en cause. Certes, les grandes sécheresses sont des calamités pour toute la région mais, aux yeux du paysan, tout aussi grave est une simple perturbation dans le déroulement de l’hivernage, même si les moyennes nationales ne s’en trouvent pas modifiées pour autant. Précieux indicateurs Gouverner un pays ou gérer son lopin, c’est prévoir. En matière agricole, savoir le temps qu’il fera est sans doute la prévision la plus précieuse : pour les Etats qui doivent planifier comme pour les paysans qui doivent accomplir les gestes quotidiens de l’agriculture, semer, sarcler, récolter, sécher, stocker. Grâce aux satellites, à des réseaux d’observation terrestres très développés et à l’exploitation informatisée des données statistiques, les Etats disposent maintenant de « tableaux de bord » qui leur permettent de suivre, de dix jours en dix jours, l’évolution de l’hivernage. Avec un léger différé dans le temps, les divers systèmes d’alerte rapide sont aujourd’hui des indicateurs fiables. On sait par exemple que si, à une date donnée, les pluies n’ont pas atteint un certain niveau à tel ou tel endroit, il y aura un déficit alimentaire chiffrable dans la zone. Mais il n’en va pas de même pour la véritable prévision météorologique. C’est pourtant celle qui intéresse le paysan qui, regardant le ciel, se demande si le nuage qui se forme à l’horizon va, oui ou non, arroser ses cultures. Le climat sahélien, régi par la montée vers le nord puis la redescente du FIT (front intertropical) paraît pourtant bien simple. Les énormes masses nuageuses (leur taille peut couvrir plusieurs pays) sont visibles et faciles à suivre dans leur déplacement grâce aux satellites. Mais nuage ne signifie pas pluie et les précipitations qui se déclenchent sous ces masses d’air humide sont capricieuses. Ces phénomènes météorologiques sont très locaux et la science n’arrive pas encore à les prévoir avec assez de précision pour faire de la vraie prospective. « Il n’est pas possible de parler de prévision véritable. Tout au plus peut-on parler de probabilité de précipitation « expliquait en mai der nier un agro météorologiste lors d’un séminaire qui s’est tenu sur ce thème à Bamako. Celui-ci poursuivait : « à 24 heures, la probabilité est de 90%, à 48 heures, elle n’est plus que de 50% et à trois jours, nous avons trois chances sur quatre de nous tromper ». Prévision ou analyse Les deux questions qui se posent alors sont, premièrement, est-on capable de transmettre en 24 h l’information aux paysans pour qu’ils en fassent usage ? Et, deuxièmement, l’information en temps différé sur les précipitations qui ont eu lieu sont-elles, pour l’agriculteur, d’une quelconque utilité ? A la première question, la réponse est encore négative dans bien des cas. Le séminaire -atelier « Agro météorologie et Radios Rurales » organisé à Bamako, Mali, par le CTA et l’Organisation Météorologique Mondiale, en collaboration avec la FAO, a montré que du chemin restait à parcourir pour que, dans des délais si courts, l’information des services nationaux de la météorologie puisse être traitée, mise dans un langage approprié et transmise aux paysans par la voie des ondes. Parmi les neuf pays du CILSS représentés, ils n’étaient que deux à avoir établi des relations fréquentes entre les journalistes des radios rurales et les services météo. Les GTP (groupes de travail pluridisciplinaires) constitués entre les journalistes, les météorologues et les divers services concernés (agriculture, élevage, sécurité alimentaire...) se créent peu à peu et organisent, dans un esprit de concertation entre les techniciens et les médiateurs, ce que sera la prévision agro météo de demain. A la seconde question, le séminaire a répondu oui: l’information différée peut aider l’agriculture. Encore à titre expérimental, l’aide à la décision par l’information agro météo passée est un outil efficace. Les paysans des « projets pilotes » savent maintenant semer, sarcler ou lutter contre les ravageurs dans des conditions optimales grâce aux données locales diffusées par l’encadrement et les médias. L’expérience acquise dans plusieurs pays du Sahel laisse à penser que ces « pilotes » pourront se généraliser et que, peu à peu, les agriculteurs maîtriseront ce nouvel outil. Prévision et usage des données statistiques, l’information devient un intrant agricole et plus que jamais les radios rurales vont jouer un rôle capital dans le développement.en
dcterms.isPartOfSporeen
dcterms.issued1992
dcterms.languagefr
dcterms.publisherTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dcterms.typeNews Item

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