Oui aux herbicides !

cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
cg.howPublishedFormally Published
cg.identifier.urlhttps://hdl.handle.net/10568/99649
cg.issn1011-0046
cg.journalSpore
cg.number75
cg.placeWageningen, The Netherlands
dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dc.date.accessioned2015-03-23T11:09:31Zen
dc.date.available2015-03-23T11:09:31Zen
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/60901
dc.titleOui aux herbicides !en
dcterms.abstractRené Rabezandrina, du Département Agricultureen
dcterms.accessRightsOpen Access
dcterms.bibliographicCitationCTA. 1998. Oui aux herbicides !. Spore 75. CTA, Wageningen, The Netherlands.en
dcterms.descriptionOui aux herbicides ! René Rabezandrina, du Département Agriculture à l'Université d'Antananarivo, Madagascar, nous livre quelques réflexions à propos des mauvaises herbes (Spore 72, p. 4) : « Si tous les paysans n'ont pas accès aux herbicides, difficiles à obtenir dans les régions reculées, cela n'est pas une raison pour en priver les régions moins difficiles d'accès en s'abstenant systématiquement, comme c'est le cas actuellement à Madagascar, de mener des recherches, des actions de formation sur ces produits. Le coût des herbicides par rapport au coût du sarclage est à relativiser. Les spécialités sont en effet une fois et demie plus chères que le sarclage manuel, mais les produits banalisés tels que le 2-4-D coûtent ici deux fois moins que ce sarclage. La toxicité des substances met en danger la santé de l'agriculteur. C'est vrai comme pour n'importe quelle substance chimique. Seulement, les herbicides sont nettement moins dangereux que les fongicides et surtout les insecticides, alors que ces derniers sont largement vulgarisés et utilisés à Madagascar contre les poux et les borers du riz, les sauterelles, etc., sans que le paysan ait eu à en souffrir. Mal dosés ou répandus au mauvais moment, les herbicides peuvent nuire à la culture. C'est un risque qu'on peut éviter si on apprend aux paysans malgaches les protocoles d'application. Ces paysans ne sont pas moins éveillés que d'autres : le fait qu'ils savent utiliser correctement les insecticides ou les engrais en est la preuve. L'usage répété des herbicides favorise certaines espèces résistantes de mauvaises herbes. Plus exactement, il faudrait dire l'usage répété d'un herbicide, car, si on alternait l'usage de plusieurs types d'une année à l'autre, cet inconvénient ne serait pas à craindre. L'arrachage manuel et le sarclage restent les plus efficaces contre les mauvaises herbes, affirmation à nuancer parce que, quel que soit l'effort du paysan pour maîtriser les mauvaises herbes sur sa rizière par le sarclage, le rendement est toujours plus faible qu'avec l'emploi de l'herbicide convenable. En effet, il n'enlève les mauvaises herbes que quand elles existent et c'est déjà trop tard, car elles auront accompli leurs actions néfastes en assimilant les éléments fertilisants destinés au riz, principalement l'azote. Les herbicides, en revanche, peuvent empêcher les mauvaises herbes d'apparaître. Toutefois, je suis entièrement de l'avis de l'auteur de l'article quand il affirme que les herbicides ont permis d'alléger la charge de travail. Il m'a fallu une heure avec un pulvérisateur à dos pour traiter un quart d'hectare de rizière avec un herbicide en solution, soit 4 heures de travail pas trop pénible. À côté, il y avait quatre femmes pour sarcler manuellement une surface identique en une journée de dur labeur (il fallait rester constamment plié en deux), soit 16 jours par hectare. J'ajouterai que l'usage d'un herbicide permet de moins remuer le sol et le protège mieux contre l'érosion que si on devait biner ou labourer pour enlever ou enfouir les adventices. »en
dcterms.isPartOfSporeen
dcterms.issued1998
dcterms.languagefr
dcterms.publisherTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dcterms.typeNews Item

Files